Franz26 a dit (10 Mai 2017 à 07:56)
Déjà conquis par la direction artistique et la réalisation chatoyante proposée par le titre de Moon Studio, seul le temps me faisait défaut pour profiter de ce petit bijou. Compte rendu d’un voyage inoubliable et d’un émerveillement, tant visuel que ludique, permanent.
Ori and The Blind Forest attise d’abord l’intérêt par une esthétique magnifique et envoûtante. Rarement un jeu 2D n’aura été aussi beau, aussi fin, saupoudré d’effets et jeux de lumières somptueux et usant d’une animation générale exceptionnelle. La direction artistique transcende cette technique et nous convie à s’abandonner corps et âme dans les contrées magiques de la gigantesque forêt d’Ori, qui dégage une ambiance mystique hors-norme à la mélancolique enivrante. Ori and The Blind Forest se pare ainsi d’un univers totalement dépaysant, propice à une quête spirituelle onirique au ton grave.
Néanmoins, ce voyage féerique sera rythmé par un gameplay nerveux et exigeant dans la pure lignée d’un Metroid. On se retrouve avec un jeu d’action en scrolling horizontal où l’exploration prend une place prépondérante au sein de l’aventure. Limité au début, notre petit bonhomme déverrouillera au fil du temps des capacités indispensables pour accéder à de nouvelles zones. En parallèle, un arbre de compétences assure le développement progressif de nos pouvoirs, afin d’être en mesure de découvrir l’intégralité du monde et de percer les secrets qu’il dissimule. Cellules d’énergie et de vitalité faisant parti des bonus les plus convoités ! Notez aussi que la gestion judicieuse des checkpoints permet de doser la difficulté à sa guise, certains passages prenant parfois des airs non dissimulés de pur Die & Retry. Malgré quelques nouveautés Ori réemprunte donc les codes bien connus du genre et les exploite avec brio. En résulte un gameplay parfaitement maîtrisé frôlant la perfection, véritable condensé de plaisir de jeu.
Continuons les louanges avec la bande son, constituée de thèmes magnifiques tantôt doux et poétiques, tantôt sombres et angoissants. Cette harmonie sonore délicate, en parfaite symbiose avec l’aventure, force également le respect. Sans surprise le scénario se voudra très épuré, incitant le joueur à sauver la forêt tout en insistant sur la relation d’Ori et sa mère adoptive, Naru. Une quête passionnante qui s’étalonnera sur une bonne douzaine d’heures pour les plus acharnés, la Definitive Edition apportant quelques améliorations et zones inédites.
Divin sur la forme et exemplaire sur le fond, Ori and The Blind Forest se vit comme une vraie bouffée d’oxygène, comme un vent de fraîcheur enchanteur et merveilleux. Un petit chef d’œuvre aux charmes irrésistibles.
Franz26 a dit (28 Avril 2017 à 07:43)
Si Metal Gear Solid 2 s’inscrivait dans la continuité du premier opus, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater s’attaque aux origines de la saga afin de lever le mystère sur de nombreuses zones d’ombres. Sans pour autant oublier de rafraîchir son concept et de s’appuyer sur ses points forts. Affichant l’ambition quasi démesurée de transcender une licence déjà au sommet. Et pourtant… Présentation d’un chef d’œuvre.
Au cœur des années 60, alors que la guerre froide et la menace permanente d’un conflit nucléaire pèsent sur le monde, le jeu débute aux commandes du célèbre « Big Boss » dont le visage vous semblera indubitablement familier. Lâché en pleine jungle hostile, la première mission consiste à secourir le scientifique à l’origine du projet Shagohod (futur Metal Gear) tout en composant avec la trahison de notre mentor. Les emmerdes commencent ! Et il ne s’agit que de partie émergée de l’iceberg, le scénario usant sans cesse de rebondissements et de révélations afin de nous éclairer sur la genèse de Snake et des Philosophes. Je me garderais donc d’en énoncer davantage et vous laisse profiter pleinement de la profondeur de l’intrigue. Intrigue toujours conduite par une abondance de cinématiques à la mise en scène explosive et une myriade de protagonistes incroyables, pour un ensemble captivant riche en émotion et pourtant non dénué d’humour.
L’environnement de Snake Eater tranche radicalement avec celui des opus précédents, puisque les espaces urbains froids et austères s’effacent au profit d’une jungle sauvage impitoyable. Ce nouveau terrain de jeu, également composé de montagnes rocheuses et autres camps militaires de fortune, sera le théâtre de dangers divers et variés. Car si l’infiltration reste le maître mot de l’aventure et que la progression impose de feinter les soldats en présence, Metal Gear Solid 3 insiste sur un nouvel aspect : la survie en milieu en hostile. Snake dispose désormais d’une jauge d’endurance qui diminuera en fonction de l’intensité de vos actions. Pour se requinquer, pas le choix : sortir sa b*** et son couteau puis se restaurer avec ce qui tombe sous la main ! C’est ainsi que toute la faune locale (reptiles, rongeurs, batraciens, insectes, etc…), parfois peu amicale, subira votre courroux pour finir en rations à l’efficacité variable dans l’inventaire ! Que les végétariens se rassurent, fruits et champignons se ramassent également en abondance. Mais attention à ne pas manger n’importe quoi et ne pas laisser pourrir vos denrées, sous peine d’empoisonnement par exemple. Intervient alors le deuxième effet kiss-cool du concept : soigner vos différentes blessures avant que la barre de vie ne s’éteigne. Bref, un côté survie très sympathique bien qu’assez superficiel, ajoutant une dose supplémentaire d’immersion à un gameplay reprenant globalement la recette impeccable de Metal Gear Solid 2. On retrouve donc des possibilités d’infiltration multiples soutenues par un arsenal exhaustif et une gestion de l’inventaire primordiale. Votre camouflage jouera également un rôle prépondérant, et il faudra adapter ses tenues en fonction de l’environnement afin de se fondre efficacement dans le décor. Si l’on pestera encore sur certains angles de caméra inopportuns et quelques contrôles perfectibles, l'ensemble reste parfaitement calibré et propose une expérience complète assez jouissive.
Techniquement Konami pousse la Playstation 2 dans ses retranchements et nous livre un petit bijou encore très agréable de nos jours. Outre une 3D fine et des textures irréprochables, on relèvera surtout l’impressionnante animation de la faune et la flore environnante. L’ensemble matérialisant parfaitement à l’écran cette jungle mortelle criante de réalisme ! Notez que le lissage HD sur PS3 pérennise encore ce constat de nos jours. Une crédibilité également assurée par la direction artistique, magistrale de bout en bout, et un level design maîtrisé. Ce qui m’amène indirectement à l’un des atouts majeurs du soft : son ambiance. Car si le contexte politique et scénaristique dégage déjà une tension palpable, l’immersion engendrée par les environnements sauvages et l’aspect survie ajoute un cachet supplémentaire à l’atmosphère déjà unique du titre. Mais encore une fois, ces éloges découlent d’une multitude de facteurs et il serait fâcheux d’oublier l’apport crucial de la bande son : exceptionnelle à tous les niveaux.
Enfin, on ne peut parler d’un Metal Gear Solid sans évoquer ses boss mémorables dont beaucoup figurent désormais au panthéon des antagonistes. Ici, entre l’unité Cobra totalement barrée et les affrontements finaux dantesques, les combats marqueront encore les esprits ! D’autant que la durée de vie n’est pas en reste et s’étends sur une vingtaine d’heures de bonheur.
En s’imposant comme l’un des meilleurs jeux de la Playstation 2, Metal Gear Solid 3 représente avant tout l’aboutissement d’une saga culte. Peut-être moins intimiste que le second opus, Snake Eater le surpasse néanmoins à bien des égards : beau, jouissif, haletant, passionnant et émouvant, les superlatifs se cumulent vite ! Kojima accouche ainsi d’un nouveau chef d’œuvre, hissant définitivement sa franchise au sommet du jeu vidéo.
Franz26 a dit (16 Avril 2017 à 12:01)
Largement convaincu par l’opus Héritage et fan de la recette Fire Emblem depuis des années désormais, je replonge confiant dans la compilation Fates avec la version Conquête. Les différences entre les deux titres seront-elles suffisantes pour justifier l’investissement ? C’est bien là tout l’enjeu.
Une fois le prologue passé, je me range donc du côté des Nohriens afin de découvrir un point de vue nouveau sur l’histoire. De ce contexte émerge, malgré quelques unités communes aux deux versions, suffisamment de nouvelles têtes pour renouveler l’aspect général de votre armée. En revanche, si les objectifs de missions changent la plupart du temps, les batailles se déroulent majoritairement sur les mêmes cartes et renvoient inévitablement un air de déjà-vu.
Contrairement à son homologue Héritage, ce volet dispose d’une quantité de missions bien définie limitant tout apport bonus d’xp. Impossible également de farmer des items, de l’argent, ou de monter sans contrainte le soutien de ses unités. La durée de vie s'en trouve directement impactée, mais reste malgré tout conséquente. Pour le reste je vous renvoie à la fiche de Fire Emblem Fates : Héritage, ayant déjà exposé en détail mon point de vue sur le gameplay parfaitement rodé, la réalisation convaincante appuyée par un superbe character design, ou encore les musiques de bonne qualité. Rien de vraiment nouveau à signaler.
http://www.seriebox.com/jeux-video/game.php?id=9788
Au final, cette seconde lecture du scénario fort intéressante renouvelle l’expérience via un contexte et un casting bien distinct. Complémentaire avec la version Héritage, Fire Emblem Fates : Conquest se révèle lui aussi un excellent T-RPG. Intelligent System démontre à nouveau son savoir-faire exemplaire, enrichissant par le biais des opus Fates sa série phare. Même si, au fur et à mesure de son exploitation, la recette semble inexorablement s’essouffler…
Franz26 a dit (21 Mars 2017 à 07:34)
Après deux volets centrés respectivement sur les Terrans et les Zergs, il est désormais temps de s’atteler au dernier acte de Starcraft II aux commandes des Protoss. Cet opus fait donc office de bouquet final, fort de la performance de ses prédécesseurs. De ce fait, m’étant déjà allègrement penché sur ses aînés, je ne vous infligerais point une critique exhaustive. Legacy of The Void reprenant les acquis mis en place tant sur le fond que sur la forme. Où comment conclure parfaitement une trilogie mémorable.
Passé un prologue et une cinématique d’introduction épique, l’ultime campagne peut débuter. On retrouve ainsi le système de base et de micro-gestion, cette fois par l’intermédiaire du vaisseau-mère Protoss, où vous aurez la possibilité de dialoguer avec votre équipage, d’upgrader vos unités et capacités spéciales, ou encore de relancer d’anciennes missions et d’en amorcer de nouvelles. Spécificités de la race Protoss et nouveautés mineures mises à part, le gameplay reste identique à ses prédécesseurs et fait preuve d’un parfait équilibre. Les missions sont variées, prenantes, bénéficient d’un level design exceptionnel et montent en puissance jusqu’au dénouement final. Entre temps, moult dialogues et cinématiques viendront ponctuer votre progression et parachever un plaisir coupable devant tant de maîtrise. Une épopée solo ambitieuse, intense et jouissive, débutée il y cinq ans avec Wings of Liberty et aujourd’hui sans égale dans le milieu du RTS. Tout simplement.
Au rayon des qualités difficile de ne pas mentionner une fois encore l’incroyable univers de Starcraft, magistralement retranscrit à l’écran par une superbe direction artistique et une réalisation soignée. J’ai déjà développé ce point par ailleurs, mais sachez que l’ambiance se révèle exceptionnelle et nous immerge sans retenue dans cet univers SF d’une richesse inouïe ! La bande son apporte sa pierre à l’immersion via un doublage Français exemplaire et des compositions remarquables.
Même si je n’ai pas passé autant de temps en ligne que sur Heart of The Swarm, comptez déjà une grosse trentaine d’heures pour finaliser convenablement la campagne solo. Chaque mission proposant de surcroîts quelques objectifs et défis bonus totalement optionnels mais fort addictifs. Libre à vous ensuite de vous éclater avec la communauté on line très active en arpentant différents mode de jeux vite passionnants !
Difficile d’établir une hiérarchie entre les trois opus composant l’ensemble Starcraft II, Legacy of The Void clôturant cette trilogie avec panache et s’affirmant lui aussi comme un pur chef d’œuvre. Mis bout à bout la densité du projet force l’adulation, et Blizzard a su concrétiser ses ambitions au-delà des espérances ! A défaut de révolutionner le milieu du RTS, ces trois titres parfaitement maîtrisés forment un tout d’anthologie et représentent probablement ma plus belle expérience du genre depuis Warcraft III, la nostalgie en moins. Juste monumental.
Franz26 a dit (15 Mars 2017 à 07:53)
Après un Metal Gear Solid unanimement encensé, le second opus aura mis plus de trois ans avant de débarquer sur nos Playstation 2. Pour pallier à cette attente j’avais, à l’époque, décortiqué une dizaine de fois la démo sur le Tanker fournie avec l’excellent Zone of The Enders, et brûlé d’impatience jusqu’à la sortie du titre, nouveau chef d’œuvre au demeurant. Présentation d’un jeu culte.
Konami n’a pas lésiné sur les moyens et Sons of Liberty se pare d’une réalisation léchée démontrant avec brio tout le potentiel de la Playstation 2. Textures magnifiques, animation parfaite, 3D fine et décors criants d’authenticité : exceptionnelle en son temps, la performance reste encore convaincante de nos jours ! Quant au lifting HD sur PS3, il se révèle du plus bel effet et apporte un confort visuel inespéré.
Metal Gear Solid 2 marche dans les traces de son prédécesseur et lui réemprunte la quasi-totalité de ses mécanismes. Sans pour autant oublier d’améliorer l’ergonomie générale (génération d’écart oblige) et d’inclure quelques ajouts de taille, dont l'appréciable visée en vue subjective. L’infiltration n’aura donc jamais été aussi jouissive à travers un gameplay parfaitement étudié, aux possibilités impressionnantes d’un réalisme rarement atteint. Ah ce bon vieux M9 tranquillisant, quel pied ! Discrétion et subtilité vont de pair avec une progression (presque) sans encombre, pour un plaisir de jeu immense.
L’histoire prend place quelques années après les événements de Shadow Moses et se découpe en deux parties : la première nous permet d’incarner le mythique Solid Snake, et la seconde le mystérieux Raiden. De ce contexte émerge une intrigue complexe, tendue, bénéficiant d’une mise en scène magistrale et interprétée par un casting détonant. Sans pour autant égaler celui de Metal Gear Solid premier du nom et ses affrontements tous plus mémorables les uns que les autres. Rassurez-vous, les combats de boss valent quand même le détour ! Et si l’abondance de cinématiques nuit parfois à l’équilibre général, l’immersion se révèle totale. Le level design n’est pas en reste et nous impose avec brio d’étouffants espaces confinés à l’atmosphère pesante. Bien que les décors peinent à se renouveler, les lieux sont suffisamment bien conçus pour maintenir un intérêt constant et éviter toute forme de redondance. Au final, l’ambiance générale dégage sa propre personnalité malgré l’ombre imposante de son prédécesseur.
La bande son renforce ce sentiment et fait preuve d’une justesse remarque. En parfaite symbiose avec un excellent doublage VO, les compositions régalent de bout en bout et s’adaptent parfaitement à la situation. Sachant en permanence jongler entre quiétude relative et tension insoutenable. Mention particulière au main theme épique que l’on retrouve notamment dans l’incroyable cinématique d’intro précédent l’écran titre. Semi-érection garantie. Rien à signaler concernant la durée de vie, conforme aux habitudes de la saga et parfaitement respectable. Comptez une bonne quinzaine d’heures de jeu avant d'en voir le bout, à laquelle se greffe une ribambelle de bonus (notamment des missions VR sympathiques) qui vous occuperons encore un certain temps.
Marchant allègrement dans les traces de son aîné, Metal Gear Solid 2 garde une place privilégiée dans mon cœur et m’emplie d’une nostalgie enivrante. Quasi irréprochable tant sur le fond que sur la forme, bonifiant ainsi le savoir-faire précédemment acquis, Sons of Liberty apporte de surcroît son lot de scènes géniales et sa pierre à l’édifice Metal Gear Solid. Par ailleurs, le temps aura été beaucoup plus clément à son encontre et l’expérience régale de bout en bout. Un petit chef d’œuvre qui aujourd’hui se pavane dans une édition HD bienvenue.
Franz26 a dit (09 Mars 2017 à 07:54)
TL DR , t'abuses (quel touchage de nouille au boulot ah ah ^^). Bon j'ai quand même lu ton avis en diagonale histoire de me conforter dans l'idée de ne pas toucher à ce FFXV de suite. Lorsque tous les patchs/MAJs seront arrivés je tenterais l'expérience, mais probablement sans m'investir bien au delà de la quête principale (70h sur un jeu moyen faut vraiment vouloir amortir son achat xD). Bref, tu me donne pas envie surtout avec les chefs d'oeuvre qui sortent en ce moment ! (Zelda BOTW, Nier, Horizon Zero, Mass Effect Andromeda, etc... !!)
Franz26 a dit (01 Mars 2017 à 07:47)
Tsss c'est surtout que tu n'es pas du tout réceptif aux interventions divines si elles n'impliquent point des pâtes et du sel.
Franz26 a dit (25 Février 2017 à 08:40)
Episode mal aimé de la trilogie Super Nes, Donkey Kong Country 3 débarque en effet dans un contexte délicat : entre une console en fin de vie et la pression mise par son prédécesseur, la tâche semble compliquée. Comme un signe, j’ai cru que la cartouche était HS tant elle fut capricieuse pour démarrer lors de ma première partie ! La frayeur passée (vu les tarifs du rétro gaming aujourd’hui je n’avais pas vraiment envie de traîner sur ebay pour remplacer mon bien…), remontons le temps jusqu’en 1996…
Sans surprise, Donkey Kong Country 3 s’exhibe d’abord via sa réalisation chatoyante, composée de magnifiques décors et bercée par une animation exceptionnelle. Probablement l’un des plus beaux jeux de la console, poussant la Super Nes dans ses derniers retranchements, pour un résultat encore très agréable de nos jours. Même si l’évolution par rapport au deuxième opus n’est pas flagrante (voir inexistante). On saluera également une direction artistique de bon gout riche en couleur, ainsi qu’un level design bien au-dessus de la moyenne ! De quoi aborder le gameplay dans les meilleures conditions.
Inutile de changer une recette parfaitement maîtrisée, indémodable modèle d’ergonomie et de précision, qui a déjà promu les deux premiers volets au panthéon des jeux de Plates-Formes 2D. A défaut d’innover, le résultat frôle encore une fois la perfection ! Diddy laisse sa place à Kiddy, formant ainsi aux côtés de Dixie un nouveau duo atypique qui sera également épaulé par une foule de bestioles aux capacités spécifiques. Ces dernières apportent de nouvelles compétences à apprivoiser et un zeste de variété supplémentaire, s’il en était besoin. Au passage, si finir le titre en ligne droite n’a rien de sorcier, ressortir de l’aventure avec un pourcentage d’exploration parfait s’avère une autre histoire. Chaque niveau disposant de trois items Bonus à découvrir souvent bien dissimulés et nécessitant une bonne dose de dextérité. Sans parler des divers secrets et stages cachés. Afficher les 103% au compteur de jeu final s'apparente donc comme une petite fierté personnelle ! Il m'en faut peu...
Certes, Donkey Kong Country 3 n’égale pas l‘excellence de son prédécesseur qui trône aujourd’hui encore au sommet du genre. Mais cela ne tient vraiment pas à grand-chose ! Pénalisé par une bande son décevante (tout en restant correcte) et quelques phases de jeu moins inspirées qu’auparavant, ce troisième opus n’en reste pas moins un titre exceptionnel aux qualités indéniables. Réalisation somptueuse, gameplay grandiose et level design remarquable en tête, comment bouder son plaisir même 20 ans plus tard ? De quoi conclure l’ère Super Nes en beauté, et placer définitivement cette licence parmi les grands noms du jeu vidéo.
Franz26 a dit (04 Février 2017 à 08:41)
Devant l’immense succès de Metal Gear Solid, Konami, désireux de satisfaire les fans et de remplir son porte-monnaie, nous propose une extension assez particulière. Ce VR Missions ne s’embarrasse pas de fioritures et reprend simplement le gameplay de son aîné pour l’appliquer dans diverses situations, accouchant alors d’un jeu typé arcade où il faudra enchaîner de courts défis jusqu’à n’en plus finir…
A l’époque déjà, cet add-on ne me disait rien. Après avoir refait MGS il y a quelques temps et critiqué gentiment (couché benben, couché !) sa jouabilité poussiéreuse (cf fiche SB du dit jeu), ma motivation n’avait guère évoluée… Mais en pleine cure Metal Gear Solid avec la compilation Legacy, c’était l’occasion ou jamais de tester ce titre et compléter ma culture. Sans grand enthousiasme, je l’avoue.
Se voulant comme une gigantesque démo du potentiel incroyable de Metal Gear Solid, ce titre propose un contenu exhaustif de missions en tout genre, principalement axées sur l’infiltration et le maniement des armes. Sans une once de scénario ou mise en scène, il faut le rappeler. Les défis sont variés, sympathiques, et le gameplay pourtant daté se laisse apprivoiser avec plaisir. Evidemment la lassitude pointe vite le bout de son nez, mais l’ensemble fonctionne plutôt bien et démontre avec brio la profondeur du modèle.
Le jeu se déroulant dans un univers virtuel d’entrainement, il se démarque visuellement par un aspect futuriste aux lignes 3D cubiques et épurées, à la manière de Tron. Si le moteur graphique s’avère donc identique à son aîné, notamment en ce qui concerne l’animation irréprochable de Snake, on perd ici tout le charme dégagé par le design et les environnements originaux. Sans être désagréable la réalisation devient donc rapidement monotone. Au même titre que l’ambiance, sans réelle saveur. Niveau sonore aussi l’impact n’est pas le même, car les quelques thèmes présents deviennent très vites répétitifs malgré leur qualité. Les bruitages connus et efficaces ne combleront pas ce petit défaut.
Metal Gear Solid : Missions Virtuelles s’adresse essentiellement aux fans ayant déjà retourné le titre culte de Konami dans tous les sens. Histoire de quelques heures supplémentaires dans la peau de Snake, à éprouver un gameplay solide voir révolutionnaire pour l’époque. A prix réduit et doté d’une durée de vie conséquente, la démarche des développeurs se révéla au final louable et partiellement disculpée de l’aspect lucratif évident. Si de nos jours l’intérêt apparaît assez limité (j’ai d’ailleurs abandonné avant d’atteindre les 100%, MGS 2 me faisant les yeux doux), en tant que fan inconditionnel je ne regrette pas cette petite expérience.
Franz26 a dit (29 Janvier 2017 à 11:26)
« Le reste du temps il suffit de maintenir la touche carrée enfoncée pour que Snake vise tout seul » > Donc c’est bien un système de visée au sens général que tu décris hein xD. Après les gouts et les couleurs… ;) Perso ça m’avait déjà gêné un peu à l’époque, alors 20 ans plus tard j’ai aussi du m’y refaire tant sur certaines phases c’est peu pratique (notamment au famas grrr). Puis faut dire que je me suis habitué au confort procuré par la possibilité de viser en vue subjective des MGS suivants qui apporte un sacré plus au gameplay. ;),
Et mon cher blond, si j’ai fait un aparté en précisant qu’il est difficile de noter objectivement un jeu jeu d’action de 3D « première gen », c’est pas pour du chiqué. ^^ J’ai bien ressenti une petite déception à ce niveau-là alors que je suis amateur de rétro-gaming et que d’habitude j’arrive à me délecter facilement d’une technique dite « dépassée ». Et pour avoir refait nombre de jeux PSX ces dernières années, j’ai trouvé que la réalisation de MGS avait plus vieillie que la moyenne. Mais encore une fois, tu tiques sur des aspects qui ont final m’ont conquis dans leur globalité. Je ne pouvais pas simplement dire, contrairement à ce que j’avais du ressentir à l’époque : « c’est trooo booo ». Non, j’ai exprimé mon ressenti à ce jour, et idem pour le gameplay. Sans pour autant comparer avec l’incomparable, juste un regard présent et forcement biaisé c’est évident. Mais n’est-ce pas le cas pour tout puisqu’une critique est fondamentalement subjective ? ;)
Tu cites deux jeux 2D 16 bits dont la jouabilité est intemporelle, très arcade, accessible et simple (et non pas simpliste), et traverse les âges avec brio. Avis confirmé pour avoir refait ces titres avec notre Tilkou national y’a quelques temps. ;) (même constat pour la technique ; la 2D vieillissant à mes yeux beaucoup mieux). Incomparable avec un MGS dont les possibilités étaient (sont) dantesques, complexes et inédites pour certaines, dans un contexte où le potentiel de la 3D se révélait tout juste. Donc soit on replace l’intégralité dans son contexte et on critique le jeu comme si on le découvrait en 1998, soit on le désingue en appliquant les standards actuels (ce qui n’a aucun sens on est d’accord), soit on s’assoit entre les deux et on apprécie ce chef d’œuvre tout en gardant un œil critique et un peu de recul. Ce que j’ai essayé de faire en toute modestie. ;)