Franz26 a dit (03 Octobre 2017 à 07:53)
Difficile de faire preuve d’objectivité lorsque l’on évoque les Super Mario Land en ma présence. En effet, je ne compte plus les heures passées sur ces titres cultes qui ont bercé et marqué mon enfance ! Ils sont directement à l’origine de mon affection pour le plombier moustachu et envers Nintendo de manière générale. Alors que chaque nouveau jeu estampillé « Mario » s’impose à minima comme un petit événement, souvent justifié, ce Super Mario 3D Land n’a pourtant pas déchaîné les passions lors de sa sortie. Influencé par des critiques respectables mais ne criant pas au génie, je me lance tardivement dans l’aventure sans attente particulière malgré mon amour pour la saga. Sachant pertinemment que la nostalgie est à l’origine de bien des illusions…
Super Mario 3D Land garde la structure de ces prédécesseurs 8 bits et se présente comme une succession de mondes découpés en plusieurs niveaux. Ces derniers sont intégralement modélisés en 3D et, à l’image d’un Mario 64, vous devrez récupérer les étoiles dispersés dans chacun d’eux. Au nombre de trois, il est tout à fait possible de terminer le stage sans en ramasser une seule, mais, outre le risque de bloquer vers la fin (les derniers mondes nécessitant un quota d’étoiles), vous perdrez également tout l’intérêt du jeu ! Car récupérer l’intégralité des étoiles représente le challenge principal du titre, globalement assez facile malgré quelques niveaux galères. A ce sujet n’ayez pas peur : 8 mondes spéciaux se déverrouillent après votre premier run ! Comptez alors une bonne quinzaine d’heures pour finaliser l’aventure à 100%.
Le gameplay emprunte évidemment beaucoup à son ancêtre 64 bits, et puise copieusement dans les (bonnes) idées déjà développées avec les Galaxy notamment. Super Mario 3D Land se repose donc essentiellement sur des acquis et ne surprend que trop rarement. Dommage, car bien que d’excellente qualité le level design sent un peu le réchauffé... Quoi qu’il en soit Mario répond au doigt et à l’œil et parcourir ces arènes atypiques se révèle un véritable plaisir ! Équilibré et précis, comme à l’accoutumé, le gameplay reste un modèle du genre.
On regrettera toutefois l’absence de personnalité des différents mondes, à tel point que les stages les composants semblent avoir été attribués aléatoirement… Comprenez que dans le même monde vous pouvez enchaîner un niveau sous l’eau, suivi d’un manoir hanté puis d’un jardin aux couleurs pastel. Un peu de cohérence avec un semblant de thématique n’aurait pu qu’améliorer l’immersion et l’ambiance générale. Mais je chipote.
Techniquement très propre, Super Mario 3D Land peut s’appuyer sur une solide réalisation pour glaner des bons points. Des graphismes fins, soutenus par une palette de couleurs chatoyantes et une animation irréprochable, renvoient une esthétique agréable. Niveau sonore la qualité est aussi au rendez-vous, d’autant que les compositions rappelleront quelques souvenirs aux nostalgiques des premiers opus.
Moins ambitieux qu’à l’accoutumé mais malgré tout parfaitement maîtrisé, Super Mario 3D Land demeure un solide représentant du genre sur 3DS. A défaut de côtoyer les sommets et de se révéler comme un opus phare de la saga, le titre de Nintendo reste bourrés de qualités et procure d’excellentes sensations. De quoi ravir les amateurs de plates-formes déjà bien gâtés sur ce support !
Franz26 a dit (26 Août 2017 à 08:44)
On ne présente plus la saga Uncharted, qui a fait les beaux jours de la Playstation 3 via une trilogie mémorable et conforté l’auréole déjà lumineuse de Naughty Dog. Après un aparté magistral avec The Last of Us, les développeurs ont pris leur temps avant de pondre le quatrième volet des aventures de Nathan Drake. Exclusivité de luxe pour Sony, voyons voir ce que donne la licence sur Playstation 4.
Comme dirait Jean-Michel : « C’est beau putain ! » En effet, Uncharted 4 : A Thief’s End bénéficie d’une réalisation magistrale le positionnant, selon mon expérience et à l’instant de sa sortie, sur le podium des plus beaux jeux jamais réalisés ! Des graphismes de haute-voltige au réalisme saisissant, auxquels se greffent une animation incroyable et des effets de lumière fabuleux. Impossible de ne pas s’abandonner à la contemplation devant ces nombreux décors à la beauté enivrante, d’une finesse incroyable et fourmillants de détails hallucinants ! Le design, varié et coloré, apporte également sa pierre à l’édifice. Techniquement Uncharted 4 frappe très fort et régale les pupilles.
Passé l’impact visuel et les larmes de bonheur lâchées pour l’occasion (moyennant toutefois quelques heures de jeu afin de réaliser et saluer la variété des environnements parcourus), concentrons-nous sur le gameplay. Uncharted 4 n’ayant pas pour prétention de bouleverser les habitudes de la série, ne vous attendez pas à de grandes nouveautés. On retrouve donc un Nathan Drake qui répond au doigt et à l’œil, tant dans les phases d’exploration ou d’ascension vertigineuse que dans les gunfights effrénés. Le gameplay se divise donc entre ces deux aspects, bien dosés et surtout parfaitement maitrisés. L’aspect infiltration se révèle ici un peu plus accentué qu’auparavant et foncer dans le tas ne sera pas toujours la meilleure solution. Les énigmes en revanche ne resteront pas dans les annales, omettant d’apporter un semblant de challenge ou d’originalité. Elles ont toutefois le mérite d’exister. En résulte un gameplay complet et efficace à la prise en main immédiate. Remarquable.
Accompagné de l’éternel Sullivan et de votre frère aîné plus ou moins ressuscité, l’histoire vous entraînera aux quatre coins du monde pour une chasse au trésor démesurée ! L’ambiance se veut donc allègrement mystérieuse et baigne dans les légendes de piraterie et butins oubliés. Rien de folichon scénaristiquement parlant (outre quelques rebondissements sympathiques et éclaircissements sur les origines des frères Drake), mais la mise en scène détonante et les interactions entre les personnages rendent à leur façon la trame très immersive. A défaut d’être crédible… S’ajoute une bande son de qualité pour accompagner vos aventures, et notamment un doublage VO excellent.
Difficile de rester de marbre devant ce voyage épique à travers des environnements fabuleux tant l’ensemble se révèle d’une efficacité quasi insolente ! Un plaisir de jeu rare, qui réveillera sans aucune doute l’aventurier en herbe enfuit au fond de vous (ou du canapé en l’occurrence) ! Même la durée de vie a été revue à la hausse et offre une bonne vingtaine d’heure de jeu en ligne droite. Constat sous estimé pour quiconque cherchera l’intégralité des trésors dissimulés ou désirera s’attarder sur le on line !
Uncharted 4 reprend avec brio la recette de ses aînés tout en absorbant une bonne dose de stéroïdes au passage, afin de transcender l’expérience et de proposer à mes yeux l’épisode le plus abouti et maîtrisé de la saga ! Naughty Dog s’est bien gardé de toute prise de risque inutile et se contente des acquis engrangés auparavant, mais le contrat se révèle parfaitement respecté. Un jeu d’action jouissif qui se dévore de bout en bout et conclu intelligemment les incroyables aventures de Nathan Drake ! Bravo messieurs.
Franz26 a dit (26 Juillet 2017 à 07:47)
Après avoir joué les seconds couteaux pendant des années, Luigi se voit enfin récompensé d’un jeu à son nom et accompagne de surcroît le lancement de la GameCube. Un peu de gratitude qui se traduit par une aventure des plus séduisantes. Explications.
Si vous pensiez découvrir un nouveau jeu de plates-formes, passez votre chemin. Luigi’s Mansion se révèle un savant mélange d’exploration et de réflexion, où notre héros va jouer aux apprentis fantômes dans un sinistre manoir étrangement acquis. Plagiat assumé de Ghostbuster, le gameplay vous place donc dans la peau de Luigi qui, équipé d’un aspirateur (enfin, d’un Electroplasm 3000 plus exactement), va partir en chasse des vilains fantômes hantant les lieux. Ces derniers ont également capturé notre bon vieux Mario et il faudra, à l’aide des conseils du professeur Karl Tastroff (oh oh oh) libérer le célèbre plombier. Luigi va donc user de sa torche pour figer les ectoplasmes, puis les aspirer en orientant le joystick dans le sens opposé. Le tout moyennant un timing impeccable et des conditions variant selon les proies. Si votre dextérité sera mise à l’épreuve, il faudra aussi compter sur votre intellect pour résoudre les différentes énigmes du manoir, afin de le purger de toute présence hostile et progresser jusqu’à votre frérot. Un gameplay rafraîchissant soutenu par un level design exemplaire, et malgré une légère lassitude sur la fin on se délecte de cette chasse aux fantômes peu académique !
Techniquement Luigi’s Mansion possède un charme fou, tant grâce à la finesse de ses graphismes que par la qualité de sa direction artistique. Chaque pièce du manoir est un petit régal pour les yeux, renvoyant une esthétique générale remarquable et encore très agréable de nos jours. En résulte une atmosphère lugubre burlesque fort sympathique et bourrée d’humour. L’attitude et les mimiques hilarantes de Luigi n’y étant pas étrangères ! L’ambiance sonore joue également son rôle à merveille et accompagne avec subtilité les mésaventures de notre héros.
Si l’on ne s’étendra pas sur l’histoire complètement secondaire, je dois malheureusement souligner la faible durée de vie du titre. En effet, malgré l’apparition négligeable d’un manoir inversé une fois l’aventure terminée, dix petites heures suffisent pour découvrir l’ensemble des salles secrètes et capturer l’intégralité des fantômes, optionnels compris. Un préjudice dommageable qui se répercute directement sur mon appréciation finale. Quelques heures de rab auraient été bienvenues tant cette expérience horrifique à la sauce Nintendo mérite le détour !
Si le but inavoué de Luigi’s Mansion était de faire patienter en attendant la sortie des grosses licences de la firme, l’objectif est brillamment atteint ! Étrange qu’il ait fallu attendre plus de 12 ans avant que Nintendo ne se décide enfin à pondre une suite (sur 3DS). Signe tardif de reconnaissance ? Qu’importe, complètement conquis par le concept j’ai désormais hâte de m’essayer au second opus ! Excellent.
Franz26 a dit (19 Juillet 2017 à 17:44)
Idem, je n'ai pas souvenir d'avoir un avis aussi sévère sur le second opus. Si j'ai une préférence nostalgique pour le premier et une objective pour le troisième, Crash 2 rempli son contrat à mes yeux et j'en garde de très bons souvenirs. Souvenirs assez récents qui plus est, pour avoir refais les 3 jeux originaux début 201X. M'enfin, je confirmerais cette impression quand je me mettrais moi aussi à ces remasters HD. ;)
Franz26 a dit (15 Juillet 2017 à 15:57)
N'ayant pas terminé ce titre à l'époque et pourtant grand fan du premier Soul Reaver, je m'étais promis de lui laisser une seconde chance à l'occasion. Malheureusement, malgré toute ma bonne volonté je dois admettre qu'il a prit un sacré coup de vieux ! Et si le monde de Nosgoth reste aujourd'hui encore magnifique, le gameplay accuse clairement le coup. Principalement au niveau des combats, sans grand intérêt, et de la caméra dont la gestion s'avère assez horrible. En résulte un plaisir de jeu amoindri qui m'a fait lâcher la manette après quelques heures. Décidément, je n'y arriverais pas ! Peut-être à l'occasion d'un remaster un jour ou l'autre, qui sait...
Franz26 a dit (13 Juillet 2017 à 07:42)
Passé relativement inaperçu lors de sa sortie sur Playstation 3 courant 2010, Nier s’est forgé au fil du temps une solide réputation. Notoriété amplement méritée malgré quelques maladresses. A Nier Automata désormais, d’assumer cet héritage.
Aux premiers abords, difficile de faire le lien entre les deux titres puisque des milliers d’années les séparent. L’histoire de Nier Automata débute dans la peau de 2B, un androïde dépendant de l’organisation Yohra. Leur objectif : préserver l’humanité chassée de la Terre par les machines et désormais exilée sur la lune. Les minces espoirs de reconquête reposent alors sur ces unités de combats dont le QG gravite en orbite autour de la planète. Accompagné d’un confrère immatriculé 9S, vous serez envoyé au front pour des missions de soutien et d’approvisionnement, avant que ne se dessine un tout autre enjeu. Nier Automata se base sur un système de NG+ indispensable au bon visionnage des cinq fins majeures du titre. Tout est pensé pour enchaîner les runs de façon la plus naturelle possible et sans redondance, malgré quelques similitudes inévitables. En résulte une réflexion intelligente sur la condition des machines, exploitant à fond le thème de l’existence et de l’humanité. Je n’en dirais pas plus ici.
Nier Automata présente un univers post-apocalyptique poignant, vestiges d’une civilisation familière en voie d’extinction. Cet open-world restreint se découpe en zones à l’ambiance distincte : d’un parc d’attraction abandonné à une forêt mystique, en passant par un désert brûlant ou une usine désaffectée, tous ces lieux s’axent autour d’une vaste métropole désolée, artère principale du jeu. De cet univers dévasté où la nature a repris ses droits, émerge une ambiance unique empreint d’une rare mélancolie. Sensation largement renforcée par une palette de couleur grisâtre et une incroyable bande son. A ce propos, si l’on n’atteint pas la perfection enchanteresse des mélodies du premier opus, Nier Automata s’inscrit dans la continuité de son aîné. Les musiques sont encore une fois d’une beauté enivrante, souvent accompagnées de chants dans une langue imaginaire du plus bel effet. L’ensemble transcende l’aventure et apporte un cachet vraiment unique.
Confié aux équipes de Platinium Games, le gameplay gomme les maladresses du premier volet en proposant des combats nerveux et dynamiques, qui reposent essentiellement sur votre maîtrise de l’esquive et des contre-attaques. La prise en main s’avère immédiate et les combos s’enchaînent sans problème. Parallèlement aux armes blanches vous disposez d’un pod afin d’attaquer à distance et vous assister dans votre quête. La montée en puissance se fait essentiellement via l’expérience et les puces de combats. Ces dernières permettent de paramétrer vos androïdes en leur octroyant divers bonus. Mais les emplacements de stockage ne sont pas illimités et il faudra bien gérer l’espace (plus la puce est puissante, plus elle sera gourmande en ressource), ainsi que le type de build souhaité. S’ajoute aussi la possibilité de fusionner les circuits entre eux, de customiser les armes via des forgerons, ou encore d’armer vos pod de programmes spéciaux. Quoi qu'il en soit, l’ensemble du gameplay fait la part belle au crafting car l’accumulation de matériaux se révèle indispensable à l’upgrade générale de vos personnages. On appréciera également la gestion intelligente des quêtes annexes et la sélection par chapitre (déblocable sur la fin), apportant un certain confort de jeu. Un système complet, prenant et vite chronophage, d’autant que les possibilités varient légèrement d’un protagoniste à l’autre. Vraiment excellent.
A l’image de Nier premier du nom, différentes phases de gameplay viennent enrichir l’aventure. Si l’aspect Shoot’em up est largement exploité, on observe aussi des variations de caméra audacieuses et surprenantes. Nier Automata s’amuse avec les genres pour notre plus grand plaisir ! Une vraie réussite.
Techniquement le soft accuse quelques lacunes (sans être aussi largué que le premier en son temps), mais s’en tire relativement bien notamment grâce à une animation irréprochable et une direction artistique somptueuse. Le design n’est pas en reste et l’ensemble renvoie une esthétique soignée fort appréciable. Sans transition et sous réserve de ne pas se contenter du premier run, qui n’effleure que la surface du jeu, Nier Automata bénéficie d’une durée de vie conséquente ponctuée de nombreuses sous-quêtes et secrets à découvrir. Comptez au minimum 40h de jeu pour en faire le tour correctement, une moyenne respectable de nos jours.
Alors, verdict ? Objectivement supérieur à son aîné sur de nombreux points, j’aurais pourtant bien du mal à les départager dans mon cœur ! Mais qu’importe, nous voici en présence d’un petit chef d’œuvre, proposant une expérience de jeu inoubliable par le biais d’un gameplay maîtrisé, d’un univers immersif, d’un background passionnant, ou encore d’une bande son magnifique. Malgré tout, le charme n’opère pas avec la même intensité qu’auparavant et on pourra rechigner sur quelques défauts mineurs, tel qu’un bestiaire assez fade ou des phases de piratages parfois soûlantes. Une contrepartie bien maigre, je vous l’accorde. Que ceux n’ayant pas touché à Nier sur Playstation 3 se rassurent : les liens entre les deux jeux sont savamment dispersés et ne gênent aucunement à la compréhension générale. Voici donc un action-RPG fantastique et original, figurant sans contestation possible parmi les meilleurs titres de la console.
Franz26 a dit (06 Juillet 2017 à 07:52)
Mon RPG 16 bits culte au côté de FFVI et Rudra no Hihou (ah le regretté âge d'or de Squaresoft...)
Franz26 a dit (24 Juin 2017 à 08:50)
Ce n’est pas tous les jours que je m’essaye à un shoot’em up vertical, genre en perdition désormais réservé à une niche de joueurs. Successeur spirituel du non moins renommé Radiant Silvergun, la réputation d’Ikaruga n’est plus à faire et je cherchais un jeu propice à des sessions rapides et occasionnelles. Développé à l’origine pour l’Arcade puis porté sur Dreamcast, c’est via l’ultime version Game Cube que je tente aujourd’hui l’expérience. Verdict.
Shooter en scrolling vertical comme il en existe des centaines, Ikaruga a pourtant su se démarquer de la masse par un gameplay fort bien pensé. Si le principe consiste évidemment à survivre aux vagues d’ennemis jusqu’au bout du niveau, votre vaisseau peut changer instantanément et à loisir de polarité afin d’alterner entre le blanc et le noir. De la bonne utilisation de ces couleurs va dépendre l’essentiel des mécanismes du jeu. Car vos ennemis répondent également à ce code, et selon votre polarité vous absorberez les projectiles de même nature alors que les autres vous seront fatals. A vous de switcher en permanence pour vous en sortir, sachant qu’absorber les attaques similaires à votre polarité charge la jauge spéciale (qui déclenche ensuite une vague de missiles à tête chercheuse), mais que toucher un ennemi d’une couleur opposée lui inflige deux fois plus de dégâts ! Dilemme.
Scoring oblige, s’ajoute le principe des Chains : détruire successivement au moins trois ennemis d’une couleur identique engendre une Chain, puis trois autres deux Chains, etc… Ainsi les points rapportés par les cibles détruites sont démultipliés, mais retombent au taux normal si un projectile rompt l'enchaînement. Je ne vais pas vous mentir, les deux premiers niveaux mis à part et vu la difficulté du titre, peaufiner mon score avec le système de Chain fut le dernier de mes soucis ! La version console se révèle néanmoins assez permissive, avec un mode facile pour débuter (j’assume), et une augmentation progressive des vies en fonction de votre temps de jeu (chaque heure passée dessus offre un continu supplémentaire, jusqu’à obtenir les vies infinies au bout d’un certain laps de temps). Quelques maigres bonus viennent enrichir une durée de vie qui dépendra avant tout de votre personnalité, puisqu’un run complet peut se boucler en 30 minutes. Seulement, à moins d’être un grand habitué du genre, comptez de longues heures de souffrance et des dizaines de tentatives avant de venir à bout des cinq niveaux du jeu dans les règles de l’art (exit les vies infinies). Vos réflexes et vos nerfs seront largement mis à contribution…
Ikaruga soigne également la forme et propose une réalisation des plus séduisantes. Outre une 3D propre et une animation exemplaire sans aucun ralentissement malgré les innombrables explosions et projectiles à l’écran, on mentionnera aussi des rotations de caméra et effets de perspective forts sympathiques. L’ensemble étant soutenu par un excellent design et un jeu de contraste atypique (N&B) permanent. En y greffant une bande son de grande qualité, bien que difficilement appréciable à sa juste valeur vu l’action effrénée, il se dégage d’Ikaruga une ambiance assez onirique, quasi irréelle et mélancolique. Une sensation difficilement tangible mais qui marque indubitablement.
Pour finir, n’oublions les boss titanesques et impitoyables qui assurent à eux seuls le spectacle et le challenge, du moins le temps d’apprivoiser leur patern. Parfaitement maîtrisé à tous les niveaux, technique mais suffisamment accessible, Ikaruga procure un fun immédiat et un plaisir addictif justifiant clairement son statut de shoot’em up culte. Peu coutumier et réceptif au genre ma note restera modeste, question de goûts, mais ne vous y trompez pas : il s’agit d’un titre génial à essayer de toute urgence !
Franz26 a dit (30 Mai 2017 à 08:22)
Inutile de présenter la saga Metal Gear Solid qui se pavane désormais dans une ultime compilation HD. De quoi découvrir ou redécouvrir l’ensemble de la série avant de s’attaquer aux opus de la génération actuelle (Phantom Pain et son prologue, Ground Zero). Niveau continu, c’est du Solid(e) (oh oh oh) ! Metal Gear et Metal Gear 2 : Solid Snake (NES/MSX), Metal Gear Solid et Special Missions (PS1), Metal Gear Solid 2 et 3 (PS2), Peace Walker (PSP) et, enfin, Metal Gear Solid 4 (PS3). Sans oublier les films d’animation Digital Graphic Novel en bonus. Bien qu’il manque encore quelques volets annexes dispensables, voilà déjà de quoi faire !
Je ne vais pas partir dans une grande analyse sur cette compilation de titres cultes, ayant déjà gratifié leur fiche respective d’une critique plus détaillée et considérant les quatre premiers Metal Gear Solid comme des œuvres magistrales. J’attends quelques semaines avant de me lancer sur Peace Walker HD, peut-être sera-t-il gratifié du même statut. Avis aux curieux.
Néanmoins, parlons un peu de Metal Gear et Metal Gear 2 : Solid Snake que j’ai pu tester pour la toute première fois. Sortis respectivement en 1987 et 1990 sur MSX (puis NES), ils accusent clairement le coup aujourd’hui. Pourtant, bien des idées démocratisées avec Metal Gear Solid étaient déjà présentes l’époque. Qu’il s’agisse du radar, des mécanismes généraux, de l’inventaire ou encore du célèbre Codec ! Impressionnant, vu le contexte. Malheureusement j’avoue ne pas avoir eu la motivation d’avancer bien loin, l’aspect ludique m’ayant semblé désormais trop limité, et me suis vite concentré sur la suite du programme.
Difficile de faire la fine bouche lorsque Konami nous donne la possibilité de découvrir une saga mythique du jeu vidéo à petit prix et d’un seul bloc. Je n’ai indiqué ici que le temps passé sur les quatre opus principaux (puisque traitant VR Missions et Peace Walker à part), l’ensemble de la compilation pouvant aisément dépasser les 100 heures de jeu ! Pour les retardataires désireux de découvrir la série, ce Metal Gear Solid : Legacy Collection vaut de l’or. Pour les autres, le lifting HD appliqué sur trois épisodes mérite de toute façon le détour. Dommage que Metal Gear Solid premier du nom n’ai pas bénéficié du même traitement. Quant à moi, j’ai replongé avec passion dans cette fresque épique afin d’appréhender au mieux Metal Gear Solid V courant 2018 (histoire d’éviter l’overdose). A suivre…
Franz26 a dit (29 Mai 2017 à 07:52)
Si Snake Eater s’étendait sur les origines de la saga avec le personnage de Big Boss, il est désormais temps de retrouver le grand Solid Snake quelques années après l’incident de la Big Shell. Hanté par son passé tragique et consumé par le virus Foxdie, conséquence directe d’une condition physique déplorable, notre héros légendaire tentera malgré tout de mettre un terme aux agissements de Liquid. Point de départ d’une conclusion magistrale.
C’est donc dans la peau d’un Snake mal en point, rebaptisé sans respect aucun « Old Snake », que nous plongeons en pleine zone de guerre au Moyen-Orient. Désormais la nanotechnologie est au cœur du système, servant à réguler les émotions et les performances des soldats. La guerre représente un pilier de l’économie mondiale, entretenue et sous-traitée par les gouvernements à des armées privées. Bien évidemment, Liquid va apporter son grain de sel et mettre l’équilibre du monde en péril. On s’arrêtera à cette mise en bouche succincte qui ne dévoile qu’une grosse bribe de scénario, ce dernier tenant le joueur en haleine dès les premières minutes. Néanmoins, mieux vaut s’accrocher et être familiarisé avec la saga pour profiter pleinement de l’histoire. En effet, tous les événements se révèlent liés entre eux pour, au final, former un tout dense et passionnant. D’autant que les hommages et références aux opus précédents sont innombrables ! Pour le coup, enchaîner les volets à quelques mois d’intervalle (via la compilation Legacy Collection par exemple) facilite grandement la compréhension générale. L'ensemble étant exposé par une abondance de cinématiques à la mise en scène exceptionnelle, même si leur longueur et leur côté "too much" peuvent parfois nuire à l'immersion...
Le gameplay, toutefois plus orienté action, ne dépaysera pas les habitués. On retrouve les possibilités traditionnelles, approfondies et accompagnées de quelques nouveautés sympathiques à l’image du Mark II, petit rebot téléguidé servant d’éclaireur, ou de la combinaison caméléon s’adaptant elle-même à la surface foulée. Si la furtivité reste le maître mot de l’aventure et l’aspect le plus jouissif, l’arsenal mis à notre disposition assure également quelques phases moins subtiles. Le magasin de Drebin permet en effet d’acheter et de débloquer une myriade d’équipements, afin de se frayer un chemin dans la sueur et le sang de temps en temps.
Contrairement à ses aînés, Guns of The Patriots se divise en cinq actes et autant d’environnements distincts. Si le premier exploite le Moyen-Orient, le second renvoi en Amérique du Sud et le troisième en Europe centrale. Les deux derniers seront à découvrir par vous-même et raviveront d’émouvants souvenirs. Ce découpage permet de renouveler les décors, le contexte, et surtout l’ambiance du titre. Chaque zone étant particulièrement soignée (mention spéciale aux terres sauvages d’Amérique Latine), bien qu’inégales en terme de longévité. C’est donc un pur régal d’incarner Snake à travers ces environnements multiples au réalisme saisissant et à l’immersion incroyable. La bande son jouant toujours son rôle à la perfection, via de magnifiques compositions et un doublage de qualité. Sans compter qu’au rayon des protagonistes, alliés ou ennemis, cet opus propose un casting à la hauteur de son héritage. En résulte des affrontements mémorables, une multitude de passages épiques chargés en émotion, et bien sur un final en apothéose.
S’appuyant sur la recette d'origine alliant phases d’infiltrations, d’actions, cinématiques à rallonge et mise en scène détonante, le tout enrobé d’une esthétique remarquable et d’un background passionnant, Guns of the Patriots joue allègrement sur la fibre nostalgique et livre une conclusion convaincante digne de son héros. Le résultat n’est pas exempt de défauts mais se révèle tellement généreux qu’on lui pardonnera ses quelques imperfections. Un pur chef d’œuvre, tout simplement.