Franz26 a dit (28 Décembre 2017 à 07:52)
Successeur spirituel de Journey, Abzu nous convie à un nouveau voyage onirique et contemplatif au cœur de l’océan. Arrivera-t-il à faire vibrer nos petites âmes sensibles de joueurs habituées aux plus grosses productions ? C’est en tout cas l’ambition des développeurs.
Inévitablement la comparaison avec Journey, titre pour lequel je voue une affection toute particulière, saute aux yeux. Car si l’univers et le contexte diffèrent, le principe reste identique et nous invite à une quête sensorielle qui ne s’encombre pas d’un gameplay complexe.
Le voyage commence par un émerveillement visuel progressif, en voyant ce vaste monde maritime s'animer sous nos yeux. La flore et la faune aquatique abondent de vie, et c’est un régal que d’explorer ces environnements tant la réalisation a bénéficié d’un soin considérable. S’ajoute une direction artistique inspirée et originale, en permanence bercée par des jeux de lumières hallucinants aux contrastes saisissants ! La bande son fait directement écho à cette esthétique somptueuse via des thèmes relaxants et d’une beauté enivrante, parfaitement adaptés à la visite de ces fonds marins oubliés.
Si le message principal d’Abzu ne laisse aucun doute quant à sa consonance écologique, l’histoire se laisse interpréter par le biais d’intrigants vestiges sous-marins. Confortant ainsi un univers abyssal plein de charme, où règne une ambiance mystique immersive et totalement dépaysante. La justesse de la mise en scène ayant sa responsabilité dans cet élogieux constat, en s’affirmant comme un imparable vecteur d’émotion.
Au rayon des défauts on soulignera la durée de vie minimaliste du titre, nécessitant deux à trois heures de jeu seulement. S’ajoute l'envie de découvrir l’ensemble des secrets, matérialisés notamment par des coquillages à ramasser et des puits aquatiques à raviver. D’où l’intérêt d’une seconde exploration minutieuse, qui ne relèvera guère le rapport « contenu/prix ».
Souffrant clairement de la comparaison avec Journey, Abzu s’en tire pourtant à merveille et propose une quête onirique enchanteresse, théâtre d’émotions diverses au sein d’un univers maritime délectable. Assez prévisible dans son déroulement et essentiellement contemplatif, le titre de 505 Games n’est pas à mettre entre toutes les mains. En ce qui me concerne je suis passé par différents stades, troquant vite ma curiosité dubitative pour un engouement inattendu, voir un émerveillement singulier. Je ressors ainsi totalement conquis de cette parenthèse aquatique rafraîchissante.
Franz26 a dit (22 Décembre 2017 à 08:20)
Annoncé comme un gros Blockbuster pour accompagner les premiers mois de la console, ce jeu n’aura pas fait l’unanimité. Apparemment décevant à plus d’un titre, The Order 1886 soigne pourtant la forme en mettant en avant sa plastique divine et son univers Steampunk aguicheur. Présentation.
Alors effectivement, The Order 1886 est beau à damner ! La modélisation des personnages, la finesse des textures et le photoréalisme des décors atteignent un niveau de perfection rarement atteint dans un jeu vidéo. Deux ans après sa sortie le rendu impressionne encore et dégage une vraie personnalité, en adoptant une patte artistique grisâtre aux couleurs volontairement ternes et délavées. Une direction visuelle atypique au service d’un univers Victorien Fantastique intéressant, en plein cœur d’un Londres en proie à la violence et au surnaturel. En résulte une ambiance très réussie, parfois malsaine et à la limite du Survival-Horror.
Ça part bien me direz-vous ? En effet, sur la forme il n’y a pas grand-chose à reprocher à The Order 1886. D’autant que le titre bénéficie d’une bande son impeccable et se paye même le luxe de doublages Français convaincants ! Mais sur le fond, c’est une autre paire de manches. Car le gameplay souffre d’un manque de dynamise dommageable qui se ressent à travers des gunfights peu nerveux et sans originalité. Le tout ponctué de QTE pour la plupart inintéressantes voir carrément inutiles. Bien sur quelques passages valent le détour et l’ensemble reste plaisant, mais on est loin de l’intensité d’un Gears of War par exemple. N’espérez pas non plus profiter des magnifiques environnements proposés, puisqu’ici la définition de « couloir linéaire » prend tout sens ! Le titre insiste pourtant sur l’aspect exploration avec de vagues documents superflus et diverses bandes sonores à récupérer, moments durant lesquels le héros se déplace à la vitesse d’une tortue unijambiste ! Résultat ? En sus de casser le rythme déjà bien saccadé par les nombreuses cinématiques (nous y reviendrons), ces scènes se révèlent chiantes au possible ! Convenable dans les grandes lignes, le gameplay souffre ainsi d’approximations malvenues qui entachent un peu le plaisir de jeu.
Si la petite dizaine d’heures nécessaire pour en voir le bout peut sembler honnête et plus ou moins dans la moyenne du genre, ce constat reste à nuancer vu l’abondance de cinématiques qui ponctue l’aventure ! En effet, près de la moitié de votre temps de jeu consistera à visionner un film interactif, fort bien fichu au demeurant et bénéficiant d’une excellente mise en scène. Un aspect cinématographique assumé qui ne sera pas forcément une tare selon vos attentes, d’autant que le scénario tient la route. Néanmoins, la rejouabilité du titre m’apparaît comme minime, et une fois terminé il ira définitivement prendre la poussière sur vos étagères. Associé à l’absence incompréhensible d’un mode multijoueur, impossible de ne pas pointer la durée de vie du doigt…
The Order 1886 n’est certes pas à la hauteur de ses ambitions, mais se révèle un FPS somme toute sympathique et globalement efficace. Sa réalisation léchée et son univers travaillé assurent l’essentiel, et finalement malgré un gameplay perfectible aucun défaut majeur ne viendra gâcher l’expérience. Prix de lancement mis à part, prohibitif vis à vis du contenu proposé… Facilement accessible aujourd'hui pour une dizaine d’euros, je ne peux que vous conseiller de lui laisser sa chance.
Franz26 a dit (19 Décembre 2017 à 07:46)
Ayant un léger train de retard par rapport au rythme de sortie des différents opus, désireux de savourer au maximum, je me lance enfin dans la version ultime de Dark Souls II : Scholar of the First Sin sur Playstation 4. Et bien qu’il s’agisse de l’opus le plus critiqué de la série, j’en frissonne de désir tant je voue un culte à la formidable saga de From Software ! Plongeons ensemble dans l’univers tortueux de Drangleic, et voyons si l’attente valait le coup.
Découvrir Dark Souls 2 par l’intermédiaire de cette version complète sur PS4 se révèle un luxe non négligeable. Car, outre l’aspect technique rehaussé et l’accès aux trois contenus additionnels, divers patchs et correctifs sont venus corriger quelques soucis afin de peaufiner l’expérience de jeu. Profitons-en !
Passé une intrigante introduction et des premiers pas fébriles, généralement suivis d’une mort prématurée annonçant la couleur, les repaires reviennent vites. Le gameplay reprend en effet les bases de son aîné, et nous voici en présence d’un action-RPG exigeant qui nécessitera une bonne dose patience et de persévérance par moment. A vous de modeler les caractéristiques de votre avatar comme bon vous semble, en prenant soin de ne pas trop se disperser. Car votre réussite dépendra tant de votre habilité au combat que de votre capacité à upgrader votre personnage et vos armes correctement. On retrouve donc le système d’âmes cher à la série, allant de pair avec la forge et le loot d’équipements divers et variés. Rien de bien nouveau : le gameplay de Dark Souls 2 joue la continuité tout en approfondissant quelques points, pour un résultat parfaitement maîtrisé et jouissif.
Le scénario se révélera aussi mystérieux qu’à l’accoutumé, et à moins de prendre le temps de lire les innombrables descriptions de l’inventaire, d’attacher une importance capitale aux rares dialogues et de recouper l’ensemble malgré une chronologie complexe : il sera difficile de profiter de l’incroyable background du titre dont le fil conducteur narre l’histoire tragique du roi Vendrick. Pourtant l’enjeu en vaut la chandelle, d’autant que les DLCs apportent quelques éléments supplémentaires. Sans transition, ces derniers tirent aussi la durée vers le haut pour quiconque désire profiter à fond de l’aventure. Sans parler du PVP et de l’appel enivrant du NG+ ! Des dizaines d’heures de bonheur en perspective.
Alors que Dark Souls avait mystifié tout le monde avec son level-design de génie, celui de Scholar of The First Sin, certes globalement inspiré, n’égale que rarement celui de son ainé malgré quelques lieux d’exceptions. En résulte un sentiment d’exploration toujours grisant mais légèrement moins bluffant. Verdict similaire au niveau de l’ambiance, le monde de Drangleic dégageant une atmosphère peut-être un peu moins oppressante qu’auparavant. La luminosité abondante officiant dans de nombreuses zones ayant sa part de responsabilité à ce sujet. Mais ceci n’enlève rien au charme que dégage le titre, sentiment allègrement renforcé par des musiques et des bruitages qui catalysent parfaitement l’ambiance et l’immersion générale. Quant au bestiaire, il présente encore une fois des ennemis atypiques avec son lot de boss mémorables et impitoyables ! Souffrant inévitablement de la comparaison avec son aîné, l’univers de Dark Souls 2 n’en reste pas moins fantastique.
Enfin, on appréciera le lifting technique opéré sur cette version PS4, rendant justice à une direction artistique de grande qualité. Bien que critiqué par une partie de la communauté, cet opus propose à mon sens une formidable expérience de jeu. Porté par un gameplay génial et une atmosphère exceptionnelle, ce sombre et sinueux périple vous transportera aux confins du monde mystérieux de Drangelic, théâtre régulier d’émerveillements tant visuels que conceptuels. Malgré quelques imperfections, difficile de bouder son plaisir et de ne pas s’immerger dans ce formidable univers. Dark Souls II : Scholar of The First Sin m’apparaît sans aucun doute comme une étape indispensable à l’appréhension de la saga, et il serait criminel de s’en passer.
Franz26 a dit (14 Novembre 2017 à 07:54)
Initialement développé sur PSP, Peace Walker ne s’inscrit pas dans la continuité de Metal Gear Solid 4 mais pose ses valises milieu des années 70, quelques temps après les événements narrés dans le troisième opus. Désireux de changer l’orientation de la série, voyons voir si cet épisode un peu différent fait honneur à la franchise !
Autant me confesser sans tarder : dubitatif à l’idée d’un Metal Gear sur console portable, cause de mon expérience déplaisante avec Portable Ops et sa jouabilité capricieuse, j’avais à l’époque fait l’impasse sur ce titre. La compilation Legacy Collection permettant de bénéficier d’un lifting HD et, surtout, d’un pad Playstation 3, j’espère que le gameplay réajusté du titre saura me convaincre. Parlons-en justement.
Prévu pour des courtes sessions de jeu, Metal Gear Solid : Peace Walker se décompose en une multitude de missions, secondaires et principales, entrecoupées de cinématiques faisant avancer le scénario. Un format haché qui déstabilise un peu, le temps de s’acclimater à la recette proposée ici. On retrouve d’abord les bases de la série, mariage équilibré d’action/infiltration, sans atteindre la profondeur d’un Metal Gear Solid 3 ou 4 évidemment. Les missions sont courtes et s’enchaînent avec plaisir, mais ne laisseront pas un souvenir impérissable.
Suite aux événements tragiques de Metal Gear Solid 3, Big Boss a fondé l’organisation « Soldats sans Frontières » et loue ses services aux plus offrants, sous réserve d’une idéologie commune bien sur. Ceci nous amènera à défendre les révolutionnaires persécutés du Costa Rica, victimes collatérales du conflit Américano-Russe. Une trame intéressante qui surfe allègrement sur la thématique nucléaire de la guerre froide, même si l’intégration dans la chronologie de la série semble un peu forcée… Mais revenons au gameplay et fermons cet aparté scénaristique. Durant les missions il sera possible, nécessaire même, de recruter les soldats hors d’état de nuire et de les rapatrier vers votre base. Ces hommes, aux caractéristiques spécifiques, doivent ensuite être affectés à une unité propre : combattants, chercheurs ou médecins, approvisionnement et renseignement. Toujours en se basant sur les forces et faiblesses de chacun. Certains plus hostiles que d’autres passeront d’abord par la case prison, et votre infirmerie traitera les valeureux blessés au combat. Car, si n’importe quel homme peut être sélectionné pour une mission secondaire (voir principale), vous pouvez en parallèle envoyer des unités remplir des missions OPS dont seul le résultat vous sera communiqué. L’intérêt ? En sus des récompenses, vos troupes gagneront alors de l’expérience et monteront en puissance. Il faudra également veiller au bon développement des équipements, acquérir des véhicules de combat pour faciliter les missions OPS, construire votre propre Metal Gear, etc…
Après chaque mission un petit détour par la base est donc conseillé, afin de gérer le personnel et de faire le point avant de repartir sur le terrain. Le résultat se révèle addictif au possible et on se surprend à accorder une importance vitale au développement de son armée ! L’équilibre n’est pas parfait mais l’alchimie fonctionne, d’autant que l’ergonomie sur Playstation 3 apporte un confort supplémentaire. A condition d’accepter cette nouvelle orientation, vous découvrirez alors un gameplay solide et fichtrement efficace. Sans transition, soulignons la généreuse durée de vie du titre qui nécessite à minima une trentaine d’heures pour en faire le tour correctement et accéder à la vraie fin. Les acharnés du ranking ou les amateurs de coop pourront de surcroît aisément rallonger cette estimation.
Techniquement, notre mouture HD s’en tire assez bien pour un portage PSP : les textures ne jurent pas trop, les environnements sont relativement détaillés et l’animation reste convaincante. Les cinématiques utilisent le même design que les films d’animation Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel, et se présentent sous forme de bandes dessinées interactives au rendu très particulier. Impressionnante sur son support d’origine, la réalisation désormais passable ne desservira en aucun cas le plaisir de jeu.
La bande son n’est pas en reste et propose des compositions de qualité couplées à un doublage VO encore une fois d’excellente facture. Malgré tout, Peace Walker ne dégage pas une ambiance aussi prenante que ses aînés, puisque le découpage en petites missions nuit clairement à l’immersion dans l’intrigue. La taille limitée des niveaux et la linéarité des environnements n’aident pas non plus, et si les territoires du Costa Rica rappellent sensiblement la flore hostile de MGS 3, l’atmosphère manque un peu de personnalité par rapport au dit modèle.
Metal Gear Solid : Peace Walker HD n’a clairement pas l’envergure des opus principaux de la saga, notamment à cause de sa narration morcelée et de ses possibilités d’infiltration restreintes par le support d’origine. Mais le gameplay a su puiser son essence ailleurs en proposant une approche bien différente. Un peu déstabilisante aux premiers abords, la recette fonctionne et les heures s’enchaînent avec plaisir. Un excellent titre et une agréable surprise.
Franz26 a dit (07 Novembre 2017 à 07:39)
The Last Guardian porte le lourd fardeau de succéder aux titres cultes que sont Ico et Shadow of The Colossus. Depuis, les développeurs se sont simplement contentés de « remasteriser » leurs deux chefs d’œuvres, et The Last Guardian, initialement prévu sur Playstation 3, aura subi un développement chaotique. Si je porte une affection certaine mais mesurée à Ico, Shadow of The Colossus reste à ce jour l’une de mes meilleures expériences en matière de jeu vidéo. Difficile donc de relativiser mes attentes envers ce tant désiré The Last Guardian ! Et après une petite quinzaine d’heures passée en compagnie de Trico, il est temps de rendre un verdict. Positif, mais...
…mais commençons avec les bons points ! Si techniquement le titre accuse quelques lacunes, l’ensemble impressionne quand même via une animation fantastique (Trico a fait l’objet d’un soin tout particulier et l’animal se révèle criant de vérité), des jeux de lumières divins, et une direction artistique magistrale ! Rarement communs, souvent impressionnants et parfois somptueux, les environnements de The Last Guardian ont bénéficié d’un s’avoir faire édifiant et renvoient une esthétique unique. Si les passages en intérieur ne se distinguent pas particulièrement, les extérieurs très lumineux, limite surexposés, dégagent une ambiance mystique non sans rappeler l’univers d’Ico, couplé à la démesure de Shadow of The Colossus. Histoire de faire un amalgame facile mais justifié. Le level-design, lui, n’apportera pas autant de génie mais restera d’excellente qualité.
On saluera également la bande son, discrète et agréable, qui amplifie à merveille l’ambiance exceptionnelle du titre. Car, également secondée par la direction artistique susmentionnée, l’atmosphère de The Last Guardian émerveille et transporte le joueur dans un monde onirique et mystérieux, où siègent les vestiges imposants d’une civilisation disparue. Votre périple sera teinté d’une douce mélancolie, et seul Trico viendra apaiser ce pesant sentiment de solitude. A ce propos, la relation des deux protagonistes se révèle bien évidement au cœur de l’aventure. Petit à petit l’entraide mutuelle et les interactions entre Trico et le jeune garçon prennent de l’ampleur, jusqu’à engendrer une poignante complicité qui atteint son paroxysme à la toute fin du jeu. Cœurs d’artichauts s’abstenir. Une thématique forte qui véhicule son lot d’émotions, ambition première de Fumito Ueda, mais…
… mais malheureusement des approximations de gameplay viennent dangereusement ternir l’expérience ! Car si la modélisation, la gestuelle et l’attitude de Trico s’avèrent irréprochables, l’IA ne suit pas. Notre compagnon de fortune a parfois bien du mal à obéir à nos directives, et il faudra régulièrement insister pour qu’il s’exécute ! Alors oui, au début on se console en supposant qu’une bête sauvage peut conserver son libre arbitre. Mais passé quelques heures, difficile de ne pas pester devant l’écran... Ce n’est pas non plus imbuvable et l’ensemble se laisse diriger, mais s’énerver contre la bêtise de Trico alors qu’on vient de vivre un passage émouvant casse clairement l’immersion et la complicité recherchée. Le concept était-il trop ambitieux ? Sans doute. Quoi qu’il en soit, associé à une maniabilité générale perfectible (les mouvements du garçon sont loin d’être précis et le système d’accroche sur Trico s’avère moins ergonomique que dans SOTC, un comble !), le gameplay nuit clairement au titre.
Dommage, car cette fausse note l’empêche à mes yeux d’atteindre les sommets côtoyés par Wanda et sa quête colossale. S’en suit malgré tout une expérience de jeu rare, à l’esthétique séduisante et à l’ambiance envoûtante. L'histoire reste discrète mais habilement contée, ne révélant ses mystères qu’au compte-goutte tout en conservant une zone d’ombre propice à l’appréciation de chacun. Ainsi, l’accent mis sur la relation entre les deux protagonistes offre de grands moments de jeu vidéo, et contribue à faire de The Last Guardian une œuvre unique et marquante. Un poil décevant, oui, mais néanmoins excellent.
Franz26 a dit (17 Octobre 2017 à 07:42)
Passé relativement inaperçu lors de sa sortie Européenne en 1998 sur Playstation, en partie éclipsé par le mastodonte Final Fantasy VII et les nombreux RPG de qualité de la console, le premier opus de la saga Wild Arms aura petit à petit réussi à se forger une réputation bienveillante. Nostalgie quand tu nous tiens…
D’entrée, le jeu vous propose de choisir entre trois protagonistes différents : Rudy, Jack et Cecilia, tenant respectivement les rôles d’aventurier, guerrier et magicienne. Passé les chapitres d’introduction durant lesquels vous pouvez switcher à loisir entre les personnages, procédé qui reviendra de temps à autre, notre petite troupe se rassemble afin de sauver le monde des démons. Question originalité, on repassera. Derrière ce classicisme apparent la trame reste cependant intéressante, s’appuyant sur un background solide et soulevant des thèmes universels. En résulte un scénario sans prétention mais globalement efficace.
Niveau gameplay la prise de risque s’avère également minime, puisque Wild Arms présente des combats au tour par tour comme la majorité des RPGs d’antan. On retrouve donc les mécaniques habituelles (stats, expérience, équipements, magies, invocations, etc…) agrémentées de quelques subtilités telles que les armes à upgrader de Rudy ou encore les capacités directes des personnages. En effet, chacun dispose d’un panel d’actions qu’il faudra utiliser à bon escient dans les donjons afin de progresser sans encombre. Bombes, grappin, briquet et autres instruments seront donc à manier au bon moment et apportent parfois un semblant de réflexion. S’ensuit un gameplay suffisamment complet pour satisfaire les plus exigeants, malgré un léger manque d’originalité.
Techniquement, Wild Arms oscille entre deux générations et n’excitera pas les foules. Il faut se contenter de décors en 2D plutôt jolis et d’une animation déjà vieillissante pour l’époque. Les combats profitent eux des capacités de la Playstation et se déroulent dans des arènes 3D peu aguicheuses, à l’image de la modélisation SD des personnages assez simpliste. Le bestiaire ne s’en tire guère mieux, et il faut avouer que la réalisation a plutôt mal vieillie. Néanmoins, le titre dégage un certain charme et présente un univers cohérent à l’ambiance sympathique.
Wild Arms peut également s’appuyer sur une bande son réussie, dense et homogène, où quelques thèmes se distinguent particulièrement (quel opening bordel !). Les musiques accompagnent ainsi notre périple avec panache, aventure qui s’étalera sur une cinquantaine d’heure quêtes annexes comprises. Solide !
Classique mais efficace, voilà un adage simpliste qui résume pourtant bien l’expérience proposée ici. Wild Arms donne dans le traditionnel, et il le fait bien ! Sans grand génie, le titre de Media Vision propose néanmoins quelques idées bien senties et un univers soigné afin de se démarquer de la concurrence. Finalement, il ne lui manque que peu de choses pour titiller les ténors du genre ! Pénalisé par un scénario conventionnel et une technique dépassée, l’ensemble demeure malgré tout bien maîtrisé et se dévore sans retenue. Pilier d’une saga en devenir, Wild Arms se doit d’être apprécié à sa juste valeur. Nous renvoyant malgré lui à l’âge d’or révolu du J-RPG. Que de bons souvenirs…
Franz26 a dit (03 Octobre 2017 à 07:53)
Difficile de faire preuve d’objectivité lorsque l’on évoque les Super Mario Land en ma présence. En effet, je ne compte plus les heures passées sur ces titres cultes qui ont bercé et marqué mon enfance ! Ils sont directement à l’origine de mon affection pour le plombier moustachu et envers Nintendo de manière générale. Alors que chaque nouveau jeu estampillé « Mario » s’impose à minima comme un petit événement, souvent justifié, ce Super Mario 3D Land n’a pourtant pas déchaîné les passions lors de sa sortie. Influencé par des critiques respectables mais ne criant pas au génie, je me lance tardivement dans l’aventure sans attente particulière malgré mon amour pour la saga. Sachant pertinemment que la nostalgie est à l’origine de bien des illusions…
Super Mario 3D Land garde la structure de ces prédécesseurs 8 bits et se présente comme une succession de mondes découpés en plusieurs niveaux. Ces derniers sont intégralement modélisés en 3D et, à l’image d’un Mario 64, vous devrez récupérer les étoiles dispersés dans chacun d’eux. Au nombre de trois, il est tout à fait possible de terminer le stage sans en ramasser une seule, mais, outre le risque de bloquer vers la fin (les derniers mondes nécessitant un quota d’étoiles), vous perdrez également tout l’intérêt du jeu ! Car récupérer l’intégralité des étoiles représente le challenge principal du titre, globalement assez facile malgré quelques niveaux galères. A ce sujet n’ayez pas peur : 8 mondes spéciaux se déverrouillent après votre premier run ! Comptez alors une bonne quinzaine d’heures pour finaliser l’aventure à 100%.
Le gameplay emprunte évidemment beaucoup à son ancêtre 64 bits, et puise copieusement dans les (bonnes) idées déjà développées avec les Galaxy notamment. Super Mario 3D Land se repose donc essentiellement sur des acquis et ne surprend que trop rarement. Dommage, car bien que d’excellente qualité le level design sent un peu le réchauffé... Quoi qu’il en soit Mario répond au doigt et à l’œil et parcourir ces arènes atypiques se révèle un véritable plaisir ! Équilibré et précis, comme à l’accoutumé, le gameplay reste un modèle du genre.
On regrettera toutefois l’absence de personnalité des différents mondes, à tel point que les stages les composants semblent avoir été attribués aléatoirement… Comprenez que dans le même monde vous pouvez enchaîner un niveau sous l’eau, suivi d’un manoir hanté puis d’un jardin aux couleurs pastel. Un peu de cohérence avec un semblant de thématique n’aurait pu qu’améliorer l’immersion et l’ambiance générale. Mais je chipote.
Techniquement très propre, Super Mario 3D Land peut s’appuyer sur une solide réalisation pour glaner des bons points. Des graphismes fins, soutenus par une palette de couleurs chatoyantes et une animation irréprochable, renvoient une esthétique agréable. Niveau sonore la qualité est aussi au rendez-vous, d’autant que les compositions rappelleront quelques souvenirs aux nostalgiques des premiers opus.
Moins ambitieux qu’à l’accoutumé mais malgré tout parfaitement maîtrisé, Super Mario 3D Land demeure un solide représentant du genre sur 3DS. A défaut de côtoyer les sommets et de se révéler comme un opus phare de la saga, le titre de Nintendo reste bourrés de qualités et procure d’excellentes sensations. De quoi ravir les amateurs de plates-formes déjà bien gâtés sur ce support !
Franz26 a dit (26 Août 2017 à 08:44)
On ne présente plus la saga Uncharted, qui a fait les beaux jours de la Playstation 3 via une trilogie mémorable et conforté l’auréole déjà lumineuse de Naughty Dog. Après un aparté magistral avec The Last of Us, les développeurs ont pris leur temps avant de pondre le quatrième volet des aventures de Nathan Drake. Exclusivité de luxe pour Sony, voyons voir ce que donne la licence sur Playstation 4.
Comme dirait Jean-Michel : « C’est beau putain ! » En effet, Uncharted 4 : A Thief’s End bénéficie d’une réalisation magistrale le positionnant, selon mon expérience et à l’instant de sa sortie, sur le podium des plus beaux jeux jamais réalisés ! Des graphismes de haute-voltige au réalisme saisissant, auxquels se greffent une animation incroyable et des effets de lumière fabuleux. Impossible de ne pas s’abandonner à la contemplation devant ces nombreux décors à la beauté enivrante, d’une finesse incroyable et fourmillants de détails hallucinants ! Le design, varié et coloré, apporte également sa pierre à l’édifice. Techniquement Uncharted 4 frappe très fort et régale les pupilles.
Passé l’impact visuel et les larmes de bonheur lâchées pour l’occasion (moyennant toutefois quelques heures de jeu afin de réaliser et saluer la variété des environnements parcourus), concentrons-nous sur le gameplay. Uncharted 4 n’ayant pas pour prétention de bouleverser les habitudes de la série, ne vous attendez pas à de grandes nouveautés. On retrouve donc un Nathan Drake qui répond au doigt et à l’œil, tant dans les phases d’exploration ou d’ascension vertigineuse que dans les gunfights effrénés. Le gameplay se divise donc entre ces deux aspects, bien dosés et surtout parfaitement maitrisés. L’aspect infiltration se révèle ici un peu plus accentué qu’auparavant et foncer dans le tas ne sera pas toujours la meilleure solution. Les énigmes en revanche ne resteront pas dans les annales, omettant d’apporter un semblant de challenge ou d’originalité. Elles ont toutefois le mérite d’exister. En résulte un gameplay complet et efficace à la prise en main immédiate. Remarquable.
Accompagné de l’éternel Sullivan et de votre frère aîné plus ou moins ressuscité, l’histoire vous entraînera aux quatre coins du monde pour une chasse au trésor démesurée ! L’ambiance se veut donc allègrement mystérieuse et baigne dans les légendes de piraterie et butins oubliés. Rien de folichon scénaristiquement parlant (outre quelques rebondissements sympathiques et éclaircissements sur les origines des frères Drake), mais la mise en scène détonante et les interactions entre les personnages rendent à leur façon la trame très immersive. A défaut d’être crédible… S’ajoute une bande son de qualité pour accompagner vos aventures, et notamment un doublage VO excellent.
Difficile de rester de marbre devant ce voyage épique à travers des environnements fabuleux tant l’ensemble se révèle d’une efficacité quasi insolente ! Un plaisir de jeu rare, qui réveillera sans aucune doute l’aventurier en herbe enfuit au fond de vous (ou du canapé en l’occurrence) ! Même la durée de vie a été revue à la hausse et offre une bonne vingtaine d’heure de jeu en ligne droite. Constat sous estimé pour quiconque cherchera l’intégralité des trésors dissimulés ou désirera s’attarder sur le on line !
Uncharted 4 reprend avec brio la recette de ses aînés tout en absorbant une bonne dose de stéroïdes au passage, afin de transcender l’expérience et de proposer à mes yeux l’épisode le plus abouti et maîtrisé de la saga ! Naughty Dog s’est bien gardé de toute prise de risque inutile et se contente des acquis engrangés auparavant, mais le contrat se révèle parfaitement respecté. Un jeu d’action jouissif qui se dévore de bout en bout et conclu intelligemment les incroyables aventures de Nathan Drake ! Bravo messieurs.
Franz26 a dit (26 Juillet 2017 à 07:47)
Après avoir joué les seconds couteaux pendant des années, Luigi se voit enfin récompensé d’un jeu à son nom et accompagne de surcroît le lancement de la GameCube. Un peu de gratitude qui se traduit par une aventure des plus séduisantes. Explications.
Si vous pensiez découvrir un nouveau jeu de plates-formes, passez votre chemin. Luigi’s Mansion se révèle un savant mélange d’exploration et de réflexion, où notre héros va jouer aux apprentis fantômes dans un sinistre manoir étrangement acquis. Plagiat assumé de Ghostbuster, le gameplay vous place donc dans la peau de Luigi qui, équipé d’un aspirateur (enfin, d’un Electroplasm 3000 plus exactement), va partir en chasse des vilains fantômes hantant les lieux. Ces derniers ont également capturé notre bon vieux Mario et il faudra, à l’aide des conseils du professeur Karl Tastroff (oh oh oh) libérer le célèbre plombier. Luigi va donc user de sa torche pour figer les ectoplasmes, puis les aspirer en orientant le joystick dans le sens opposé. Le tout moyennant un timing impeccable et des conditions variant selon les proies. Si votre dextérité sera mise à l’épreuve, il faudra aussi compter sur votre intellect pour résoudre les différentes énigmes du manoir, afin de le purger de toute présence hostile et progresser jusqu’à votre frérot. Un gameplay rafraîchissant soutenu par un level design exemplaire, et malgré une légère lassitude sur la fin on se délecte de cette chasse aux fantômes peu académique !
Techniquement Luigi’s Mansion possède un charme fou, tant grâce à la finesse de ses graphismes que par la qualité de sa direction artistique. Chaque pièce du manoir est un petit régal pour les yeux, renvoyant une esthétique générale remarquable et encore très agréable de nos jours. En résulte une atmosphère lugubre burlesque fort sympathique et bourrée d’humour. L’attitude et les mimiques hilarantes de Luigi n’y étant pas étrangères ! L’ambiance sonore joue également son rôle à merveille et accompagne avec subtilité les mésaventures de notre héros.
Si l’on ne s’étendra pas sur l’histoire complètement secondaire, je dois malheureusement souligner la faible durée de vie du titre. En effet, malgré l’apparition négligeable d’un manoir inversé une fois l’aventure terminée, dix petites heures suffisent pour découvrir l’ensemble des salles secrètes et capturer l’intégralité des fantômes, optionnels compris. Un préjudice dommageable qui se répercute directement sur mon appréciation finale. Quelques heures de rab auraient été bienvenues tant cette expérience horrifique à la sauce Nintendo mérite le détour !
Si le but inavoué de Luigi’s Mansion était de faire patienter en attendant la sortie des grosses licences de la firme, l’objectif est brillamment atteint ! Étrange qu’il ait fallu attendre plus de 12 ans avant que Nintendo ne se décide enfin à pondre une suite (sur 3DS). Signe tardif de reconnaissance ? Qu’importe, complètement conquis par le concept j’ai désormais hâte de m’essayer au second opus ! Excellent.
Franz26 a dit (19 Juillet 2017 à 17:44)
Idem, je n'ai pas souvenir d'avoir un avis aussi sévère sur le second opus. Si j'ai une préférence nostalgique pour le premier et une objective pour le troisième, Crash 2 rempli son contrat à mes yeux et j'en garde de très bons souvenirs. Souvenirs assez récents qui plus est, pour avoir refais les 3 jeux originaux début 201X. M'enfin, je confirmerais cette impression quand je me mettrais moi aussi à ces remasters HD. ;)