Franz26 a dit (27 Mars 2018 à 08:08)
Petit épisode de transition entre Peace Walker et le 5e volet de la saga, Metal Gear Solid V : Ground Zeroes fait office de mise en bouche avant le plat principal. Difficile donc de juger le titre sur les critères traditionnels, son faible contenu l’assimilant davantage à une grosse démo qu’à un jeu complet.
Suite directe des événements du Costa Rica où Big Boss et son « armée sans frontières » se sont révélés aux yeux du monde, cette mission Ground Zeroes a pour objectif de libérer Chico et Paz enfermés dans une base secrète Cubaine. Livré à vous-même sur cette île isolée, il vous faudra échapper à la vigilance des soldats et extraire vos amis d’une situation peu reluisante. L’occasion aussi d’introduire brièvement un vilain qui aura probablement son rôle dans Phantom Pain : Skull Face. Le tout sous couvert d'une mise en scène exceptionnelle.
Le gameplay ne surprend guère et s’appuie sur la recette déjà bien rodé du quatrième épisode, outre quelques subtilités propres. On s’étonnera en premier lieu de ce simili « bullet time » qui se déclenche lorsque vous êtes découvert, offrant une chance d’éliminer l’ennemi avant qu’il ne donne l’alerte. Les armes en votre possession apparaissaient désormais sur Snake, qui ne peut plus transporter 36 mitraillettes en toute impunité. Cette logique réaliste rend évidement la gestion de l’arsenal plus contraignante, mais n'excuse pas pour autant la sélection "rapide" des objets vraiment calamiteuse...
Malheureusement je n’ai pas retrouvé le feeling habituel aux commandes de Big Boss. Cette zone ouverte, bien que techniquement impeccable, propose au final un level design assez pauvre et se révèle sans grand charme. Difficile également de s’immerger à travers une session de jeu aussi courte, d’environ deux heures. Quelques objectifs bonus et missions additionnelles étoffent la durée de vie mais ne pimentent guère l'expérience (l'action se passant toujours dans ce seul et unique décor).
Liant scénaristique sympathique mais à l’intérêt discutable, Ground Zeroes offre un aperçu du potentiel de Metal Gear Solid V et de son orientation à monde ouvert. Un changement de direction auquel je n’ai pas réellement adhéré mais que je n’accable pas non plus : Phantom Pain, me voilà ! Et malgré un léger à priori négatif, mes attentes restent énormes ! A suivre.
Franz26 a dit (16 Mars 2018 à 07:55)
L’injustement mal-aimée Wii U aura malgré tout eu droit à sa propre aventure du plombier moustachu. Et comme d’habitude, Nintendo nous offre un véritable condensé de plaisir de jeu ! Pour autant, ce nouvel opus est-il à la hauteur de son immense héritage ? Oui et milles fois oui ! Explications.
Super Mario 3D World puise d’abord dans ses acquis en s’inspirant largement de l’opus 3D Land sorti quelques années plus tôt. On retrouve donc une structure linéaire découpée en zones thématiques, où chaque niveau renferme trois étoiles et un tampon à découvrir. Des stages qui rivalisent d’ingéniosité et mettent en avant un level design fantastique ! Les concepts et les idées se succèdent à un rythme effréné, piquant sans cesse l’intérêt du joueur, pour un résultat incroyablement divertissant et addictif ! Les similitudes avec Super Mario 3D Land sautent aux yeux, mais la recette proposée ici se révèle bien plus ambitieuse. S’en suit un gameplay aux petits oignons à la prise en main immédiate, marque de fabrique maison.
Techniquement le titre se pare d’une 3D soignée aux textures fines et bénéficie d’une animation sans faille. On appréciera aussi la direction artistique pétillante et colorée, comme à l’accoutumée, renvoyant une ambiance bon enfant toujours plaisante et rafraîchissante. La bande son conforte cette impression et rythmera vos cabrioles au son de thèmes entraînants et dépaysants ! Quelques remix viendront même titiller la fibre nostalgique des anciens.
Si les mondes de bases s’apparentent à une relative promenade de santé pour les joueurs aguerris, les stages bonus relèvent le challenge et demandent, eux, un minimum de doigté afin de compléter le jeu à 100%. Les tout derniers niveaux imposant même un certain « self-control » pour ne pas encastrer son gamepad dans la télé…
Super Mario 3D World n’est certainement pas l’opus le plus ambitieux de la saga. Il ne révolutionne pas le genre comme le grand Mario 64 et ne présente pas non plus l’originalité d’un Galaxy. Pour autant, il propose une expérience incroyablement jouissive qui se renouvelle en permanence ! Bourré d’idées géniales et soutenu par un gameplay irréprochable, ce 3D World candidate clairement au titre de meilleur jeu de plates-formes de sa génération. Un grand cru, à n’en pas douter.
Franz26 a dit (13 Février 2018 à 07:54)
Développé par le petit mais ambitieux studio Suédois Coldwood, Unravel se présente comme un jeu de plates-formes/réflexion en scrolling-horizontal, et surprend tant par sa réalisation atypique que par son concept original.
Vous dirigerez donc Yarny, un petit bonhomme de laine qui devra sans cesse user intelligemment de ses fils et récupérer des pelotes pour progresser à travers les niveaux ! Ce savant mélange de plates-formes et d’énigmes, associé à un level design inspiré, assure un gameplay aux petits oignons malgré quelques rares imprécisions. Pas de quoi révolutionner le genre, mais un principe suffisamment rafraîchissant pour offrir une expérience plaisante et peu commune.
Unravel se révèle également un pur régal visuel, matérialisé par une 3D léchée et une direction artistique somptueuse ! Difficile de ne pas s’émerveiller devant ces arrières plans envoûtants fourmillant de détails et animés à la perfection. Des niveaux soutenus par une bande son magnifique, où de rares envolées viennent interrompre la mélancolie ambiante. Car l’ambiance dégagée par Unravel se veut nostalgique au possible, relatant un merveilleux voyage à la recherche de souvenirs perdus.
Compte tenu de la petite équipe en charge du projet, Unravel bénéficie d'une durée de vie convenable et, si compléter les douze niveaux proposés n’a rien de difficile, découvrir l’intégralité des secrets camouflés s’avère une autre histoire. Comptez alors une petite dizaine d’heures de jeu à manier de la ficelle avec dextérité.
Les déboires de cette fragile créature de laine s’apparentent à une véritable métaphore de l'existence, à un périple dépaysant et relaxant mais tellement touchant ! Doté d’une patte artistique unique et d’un gameplay soigné, Unravel se révèle également un bijou d’ingéniosité qui se renouvelle en permanence. Un petit jeu qui a tout d’un grand, méritant largement sa place dans votre ludothèque.
Franz26 a dit (02 Février 2018 à 08:07)
Fort de son succès populaire hors Japon depuis quelques années, la saga Fire Emblem se permet un remake du second opus sorti à l’origine sur Nes en 1992. Intelligent Systems semble déterminé à exploiter le filon jusqu’au bout, pour notre plus grand plaisir ! Un lifting graphique réutilisant le moteur 3DS, et la session de rattrapage peut commencer.
Fire Emblem Gaiden, de son nom d’origine, fût un épisode un peu à part et s’est essayé à de nouvelles mécaniques. D’abord, une map monde permet de déplacer ses troupes et les combats se déclenchent au contact d’un groupe ennemi. Sur cette carte, il est possible d’explorer villes et villages, composés d’écrans fixes, d’y recruter des unités et de dialoguer avec les PNJ présents. Certains vous confieront même des quêtes optionnelles sommaires, tel un RPG traditionnel ! Mais le plus original reste sans doute l’exploration à la 3e personne des donjons, modélisés en 3D, où la rencontre avec un ennemi provoque l’affrontement. S’ajoute la gestion simultanée de deux campagnes, et donc deux groupes de héros, pour définitivement bousculer nos repères !
Toutefois, l’essence du gameplay repose sur les bases intemporelles de la saga que nous connaissons bien de nos jours. Les unités se déplacent sur une carte quadrillée où précision et stratégie sont de rigueur pour vous en sortir sans encombre. La gestion et l’évolution de vos troupes restent au centre du gameplay, qui malgré les nouveautés évoquées ci-dessus ne devrait pas troubler les puristes. Il est cependant important de replacer Shadows of Valentia dans son contexte, car les quelques ajouts et réajustements sur le fond ne masquent pas un léger manque de profondeur de jeu par rapport aux opus plus récents. On regrettera surtout l’absence du système triangulaire régissant l’efficacité des armes (épée > hache > lance > épée), apparu un peu plus tard, ainsi que des missions relativement classiques au level design très sage. Le gameplay se révèle donc moins stratégique qu’à l’accoutumé, d’autant que l’horloge de Mila permet sous condition de remonter le temps durant la bataille, mais fait toujours preuve d’une maîtrise et d’un équilibre exemplaire.
Techniquement, Fire Emblem Echoes réutilise le moteur de jeu de ses confrères 3DS, et si l’on saluera le rendu des donjons en 3D plutôt convaincant, on félicitera surtout les magnifiques arts et cinématiques qui ponctuent l’aventure. Le character design se révèle toujours aussi soigné et plaisant, rendant de ce fait l’intrigue suffisamment attrayante malgré sa simplicité. Des musiques intenses retravaillées et un doublage inédit d’excellente facture finissent de composer une ambiance efficace et immersive, que vous côtoierez près de 40 heures (DLC exclus, monde de m…).
Souffrant un peu de la comparaison avec la densité et l’équilibre parfait des opus Fates, ce Fire Emblem Echoes s’en tire finalement très bien et réussirai presque à nous faire oublier son âge ! Osant des mécaniques de gameplay intéressantes qui compensent aisément quelques manques, difficile de bouder son plaisir devant ce remake soigné. Où comment consolider l’immense édifice qu’est la saga Fire Emblem, en attendant, Ô doux espoir, un nouvel Advance War…
Franz26 a dit (28 Décembre 2017 à 07:52)
Successeur spirituel de Journey, Abzu nous convie à un nouveau voyage onirique et contemplatif au cœur de l’océan. Arrivera-t-il à faire vibrer nos petites âmes sensibles de joueurs habituées aux plus grosses productions ? C’est en tout cas l’ambition des développeurs.
Inévitablement la comparaison avec Journey, titre pour lequel je voue une affection toute particulière, saute aux yeux. Car si l’univers et le contexte diffèrent, le principe reste identique et nous invite à une quête sensorielle qui ne s’encombre pas d’un gameplay complexe.
Le voyage commence par un émerveillement visuel progressif, en voyant ce vaste monde maritime s'animer sous nos yeux. La flore et la faune aquatique abondent de vie, et c’est un régal que d’explorer ces environnements tant la réalisation a bénéficié d’un soin considérable. S’ajoute une direction artistique inspirée et originale, en permanence bercée par des jeux de lumières hallucinants aux contrastes saisissants ! La bande son fait directement écho à cette esthétique somptueuse via des thèmes relaxants et d’une beauté enivrante, parfaitement adaptés à la visite de ces fonds marins oubliés.
Si le message principal d’Abzu ne laisse aucun doute quant à sa consonance écologique, l’histoire se laisse interpréter par le biais d’intrigants vestiges sous-marins. Confortant ainsi un univers abyssal plein de charme, où règne une ambiance mystique immersive et totalement dépaysante. La justesse de la mise en scène ayant sa responsabilité dans cet élogieux constat, en s’affirmant comme un imparable vecteur d’émotion.
Au rayon des défauts on soulignera la durée de vie minimaliste du titre, nécessitant deux à trois heures de jeu seulement. S’ajoute l'envie de découvrir l’ensemble des secrets, matérialisés notamment par des coquillages à ramasser et des puits aquatiques à raviver. D’où l’intérêt d’une seconde exploration minutieuse, qui ne relèvera guère le rapport « contenu/prix ».
Souffrant clairement de la comparaison avec Journey, Abzu s’en tire pourtant à merveille et propose une quête onirique enchanteresse, théâtre d’émotions diverses au sein d’un univers maritime délectable. Assez prévisible dans son déroulement et essentiellement contemplatif, le titre de 505 Games n’est pas à mettre entre toutes les mains. En ce qui me concerne je suis passé par différents stades, troquant vite ma curiosité dubitative pour un engouement inattendu, voir un émerveillement singulier. Je ressors ainsi totalement conquis de cette parenthèse aquatique rafraîchissante.
Franz26 a dit (22 Décembre 2017 à 08:20)
Annoncé comme un gros Blockbuster pour accompagner les premiers mois de la console, ce jeu n’aura pas fait l’unanimité. Apparemment décevant à plus d’un titre, The Order 1886 soigne pourtant la forme en mettant en avant sa plastique divine et son univers Steampunk aguicheur. Présentation.
Alors effectivement, The Order 1886 est beau à damner ! La modélisation des personnages, la finesse des textures et le photoréalisme des décors atteignent un niveau de perfection rarement atteint dans un jeu vidéo. Deux ans après sa sortie le rendu impressionne encore et dégage une vraie personnalité, en adoptant une patte artistique grisâtre aux couleurs volontairement ternes et délavées. Une direction visuelle atypique au service d’un univers Victorien Fantastique intéressant, en plein cœur d’un Londres en proie à la violence et au surnaturel. En résulte une ambiance très réussie, parfois malsaine et à la limite du Survival-Horror.
Ça part bien me direz-vous ? En effet, sur la forme il n’y a pas grand-chose à reprocher à The Order 1886. D’autant que le titre bénéficie d’une bande son impeccable et se paye même le luxe de doublages Français convaincants ! Mais sur le fond, c’est une autre paire de manches. Car le gameplay souffre d’un manque de dynamise dommageable qui se ressent à travers des gunfights peu nerveux et sans originalité. Le tout ponctué de QTE pour la plupart inintéressantes voir carrément inutiles. Bien sur quelques passages valent le détour et l’ensemble reste plaisant, mais on est loin de l’intensité d’un Gears of War par exemple. N’espérez pas non plus profiter des magnifiques environnements proposés, puisqu’ici la définition de « couloir linéaire » prend tout sens ! Le titre insiste pourtant sur l’aspect exploration avec de vagues documents superflus et diverses bandes sonores à récupérer, moments durant lesquels le héros se déplace à la vitesse d’une tortue unijambiste ! Résultat ? En sus de casser le rythme déjà bien saccadé par les nombreuses cinématiques (nous y reviendrons), ces scènes se révèlent chiantes au possible ! Convenable dans les grandes lignes, le gameplay souffre ainsi d’approximations malvenues qui entachent un peu le plaisir de jeu.
Si la petite dizaine d’heures nécessaire pour en voir le bout peut sembler honnête et plus ou moins dans la moyenne du genre, ce constat reste à nuancer vu l’abondance de cinématiques qui ponctue l’aventure ! En effet, près de la moitié de votre temps de jeu consistera à visionner un film interactif, fort bien fichu au demeurant et bénéficiant d’une excellente mise en scène. Un aspect cinématographique assumé qui ne sera pas forcément une tare selon vos attentes, d’autant que le scénario tient la route. Néanmoins, la rejouabilité du titre m’apparaît comme minime, et une fois terminé il ira définitivement prendre la poussière sur vos étagères. Associé à l’absence incompréhensible d’un mode multijoueur, impossible de ne pas pointer la durée de vie du doigt…
The Order 1886 n’est certes pas à la hauteur de ses ambitions, mais se révèle un FPS somme toute sympathique et globalement efficace. Sa réalisation léchée et son univers travaillé assurent l’essentiel, et finalement malgré un gameplay perfectible aucun défaut majeur ne viendra gâcher l’expérience. Prix de lancement mis à part, prohibitif vis à vis du contenu proposé… Facilement accessible aujourd'hui pour une dizaine d’euros, je ne peux que vous conseiller de lui laisser sa chance.
Franz26 a dit (19 Décembre 2017 à 07:46)
Ayant un léger train de retard par rapport au rythme de sortie des différents opus, désireux de savourer au maximum, je me lance enfin dans la version ultime de Dark Souls II : Scholar of the First Sin sur Playstation 4. Et bien qu’il s’agisse de l’opus le plus critiqué de la série, j’en frissonne de désir tant je voue un culte à la formidable saga de From Software ! Plongeons ensemble dans l’univers tortueux de Drangleic, et voyons si l’attente valait le coup.
Découvrir Dark Souls 2 par l’intermédiaire de cette version complète sur PS4 se révèle un luxe non négligeable. Car, outre l’aspect technique rehaussé et l’accès aux trois contenus additionnels, divers patchs et correctifs sont venus corriger quelques soucis afin de peaufiner l’expérience de jeu. Profitons-en !
Passé une intrigante introduction et des premiers pas fébriles, généralement suivis d’une mort prématurée annonçant la couleur, les repaires reviennent vites. Le gameplay reprend en effet les bases de son aîné, et nous voici en présence d’un action-RPG exigeant qui nécessitera une bonne dose patience et de persévérance par moment. A vous de modeler les caractéristiques de votre avatar comme bon vous semble, en prenant soin de ne pas trop se disperser. Car votre réussite dépendra tant de votre habilité au combat que de votre capacité à upgrader votre personnage et vos armes correctement. On retrouve donc le système d’âmes cher à la série, allant de pair avec la forge et le loot d’équipements divers et variés. Rien de bien nouveau : le gameplay de Dark Souls 2 joue la continuité tout en approfondissant quelques points, pour un résultat parfaitement maîtrisé et jouissif.
Le scénario se révélera aussi mystérieux qu’à l’accoutumé, et à moins de prendre le temps de lire les innombrables descriptions de l’inventaire, d’attacher une importance capitale aux rares dialogues et de recouper l’ensemble malgré une chronologie complexe : il sera difficile de profiter de l’incroyable background du titre dont le fil conducteur narre l’histoire tragique du roi Vendrick. Pourtant l’enjeu en vaut la chandelle, d’autant que les DLCs apportent quelques éléments supplémentaires. Sans transition, ces derniers tirent aussi la durée vers le haut pour quiconque désire profiter à fond de l’aventure. Sans parler du PVP et de l’appel enivrant du NG+ ! Des dizaines d’heures de bonheur en perspective.
Alors que Dark Souls avait mystifié tout le monde avec son level-design de génie, celui de Scholar of The First Sin, certes globalement inspiré, n’égale que rarement celui de son ainé malgré quelques lieux d’exceptions. En résulte un sentiment d’exploration toujours grisant mais légèrement moins bluffant. Verdict similaire au niveau de l’ambiance, le monde de Drangleic dégageant une atmosphère peut-être un peu moins oppressante qu’auparavant. La luminosité abondante officiant dans de nombreuses zones ayant sa part de responsabilité à ce sujet. Mais ceci n’enlève rien au charme que dégage le titre, sentiment allègrement renforcé par des musiques et des bruitages qui catalysent parfaitement l’ambiance et l’immersion générale. Quant au bestiaire, il présente encore une fois des ennemis atypiques avec son lot de boss mémorables et impitoyables ! Souffrant inévitablement de la comparaison avec son aîné, l’univers de Dark Souls 2 n’en reste pas moins fantastique.
Enfin, on appréciera le lifting technique opéré sur cette version PS4, rendant justice à une direction artistique de grande qualité. Bien que critiqué par une partie de la communauté, cet opus propose à mon sens une formidable expérience de jeu. Porté par un gameplay génial et une atmosphère exceptionnelle, ce sombre et sinueux périple vous transportera aux confins du monde mystérieux de Drangelic, théâtre régulier d’émerveillements tant visuels que conceptuels. Malgré quelques imperfections, difficile de bouder son plaisir et de ne pas s’immerger dans ce formidable univers. Dark Souls II : Scholar of The First Sin m’apparaît sans aucun doute comme une étape indispensable à l’appréhension de la saga, et il serait criminel de s’en passer.
Franz26 a dit (14 Novembre 2017 à 07:54)
Initialement développé sur PSP, Peace Walker ne s’inscrit pas dans la continuité de Metal Gear Solid 4 mais pose ses valises milieu des années 70, quelques temps après les événements narrés dans le troisième opus. Désireux de changer l’orientation de la série, voyons voir si cet épisode un peu différent fait honneur à la franchise !
Autant me confesser sans tarder : dubitatif à l’idée d’un Metal Gear sur console portable, cause de mon expérience déplaisante avec Portable Ops et sa jouabilité capricieuse, j’avais à l’époque fait l’impasse sur ce titre. La compilation Legacy Collection permettant de bénéficier d’un lifting HD et, surtout, d’un pad Playstation 3, j’espère que le gameplay réajusté du titre saura me convaincre. Parlons-en justement.
Prévu pour des courtes sessions de jeu, Metal Gear Solid : Peace Walker se décompose en une multitude de missions, secondaires et principales, entrecoupées de cinématiques faisant avancer le scénario. Un format haché qui déstabilise un peu, le temps de s’acclimater à la recette proposée ici. On retrouve d’abord les bases de la série, mariage équilibré d’action/infiltration, sans atteindre la profondeur d’un Metal Gear Solid 3 ou 4 évidemment. Les missions sont courtes et s’enchaînent avec plaisir, mais ne laisseront pas un souvenir impérissable.
Suite aux événements tragiques de Metal Gear Solid 3, Big Boss a fondé l’organisation « Soldats sans Frontières » et loue ses services aux plus offrants, sous réserve d’une idéologie commune bien sur. Ceci nous amènera à défendre les révolutionnaires persécutés du Costa Rica, victimes collatérales du conflit Américano-Russe. Une trame intéressante qui surfe allègrement sur la thématique nucléaire de la guerre froide, même si l’intégration dans la chronologie de la série semble un peu forcée… Mais revenons au gameplay et fermons cet aparté scénaristique. Durant les missions il sera possible, nécessaire même, de recruter les soldats hors d’état de nuire et de les rapatrier vers votre base. Ces hommes, aux caractéristiques spécifiques, doivent ensuite être affectés à une unité propre : combattants, chercheurs ou médecins, approvisionnement et renseignement. Toujours en se basant sur les forces et faiblesses de chacun. Certains plus hostiles que d’autres passeront d’abord par la case prison, et votre infirmerie traitera les valeureux blessés au combat. Car, si n’importe quel homme peut être sélectionné pour une mission secondaire (voir principale), vous pouvez en parallèle envoyer des unités remplir des missions OPS dont seul le résultat vous sera communiqué. L’intérêt ? En sus des récompenses, vos troupes gagneront alors de l’expérience et monteront en puissance. Il faudra également veiller au bon développement des équipements, acquérir des véhicules de combat pour faciliter les missions OPS, construire votre propre Metal Gear, etc…
Après chaque mission un petit détour par la base est donc conseillé, afin de gérer le personnel et de faire le point avant de repartir sur le terrain. Le résultat se révèle addictif au possible et on se surprend à accorder une importance vitale au développement de son armée ! L’équilibre n’est pas parfait mais l’alchimie fonctionne, d’autant que l’ergonomie sur Playstation 3 apporte un confort supplémentaire. A condition d’accepter cette nouvelle orientation, vous découvrirez alors un gameplay solide et fichtrement efficace. Sans transition, soulignons la généreuse durée de vie du titre qui nécessite à minima une trentaine d’heures pour en faire le tour correctement et accéder à la vraie fin. Les acharnés du ranking ou les amateurs de coop pourront de surcroît aisément rallonger cette estimation.
Techniquement, notre mouture HD s’en tire assez bien pour un portage PSP : les textures ne jurent pas trop, les environnements sont relativement détaillés et l’animation reste convaincante. Les cinématiques utilisent le même design que les films d’animation Metal Gear Solid : Digital Graphic Novel, et se présentent sous forme de bandes dessinées interactives au rendu très particulier. Impressionnante sur son support d’origine, la réalisation désormais passable ne desservira en aucun cas le plaisir de jeu.
La bande son n’est pas en reste et propose des compositions de qualité couplées à un doublage VO encore une fois d’excellente facture. Malgré tout, Peace Walker ne dégage pas une ambiance aussi prenante que ses aînés, puisque le découpage en petites missions nuit clairement à l’immersion dans l’intrigue. La taille limitée des niveaux et la linéarité des environnements n’aident pas non plus, et si les territoires du Costa Rica rappellent sensiblement la flore hostile de MGS 3, l’atmosphère manque un peu de personnalité par rapport au dit modèle.
Metal Gear Solid : Peace Walker HD n’a clairement pas l’envergure des opus principaux de la saga, notamment à cause de sa narration morcelée et de ses possibilités d’infiltration restreintes par le support d’origine. Mais le gameplay a su puiser son essence ailleurs en proposant une approche bien différente. Un peu déstabilisante aux premiers abords, la recette fonctionne et les heures s’enchaînent avec plaisir. Un excellent titre et une agréable surprise.
Franz26 a dit (07 Novembre 2017 à 07:39)
The Last Guardian porte le lourd fardeau de succéder aux titres cultes que sont Ico et Shadow of The Colossus. Depuis, les développeurs se sont simplement contentés de « remasteriser » leurs deux chefs d’œuvres, et The Last Guardian, initialement prévu sur Playstation 3, aura subi un développement chaotique. Si je porte une affection certaine mais mesurée à Ico, Shadow of The Colossus reste à ce jour l’une de mes meilleures expériences en matière de jeu vidéo. Difficile donc de relativiser mes attentes envers ce tant désiré The Last Guardian ! Et après une petite quinzaine d’heures passée en compagnie de Trico, il est temps de rendre un verdict. Positif, mais...
…mais commençons avec les bons points ! Si techniquement le titre accuse quelques lacunes, l’ensemble impressionne quand même via une animation fantastique (Trico a fait l’objet d’un soin tout particulier et l’animal se révèle criant de vérité), des jeux de lumières divins, et une direction artistique magistrale ! Rarement communs, souvent impressionnants et parfois somptueux, les environnements de The Last Guardian ont bénéficié d’un s’avoir faire édifiant et renvoient une esthétique unique. Si les passages en intérieur ne se distinguent pas particulièrement, les extérieurs très lumineux, limite surexposés, dégagent une ambiance mystique non sans rappeler l’univers d’Ico, couplé à la démesure de Shadow of The Colossus. Histoire de faire un amalgame facile mais justifié. Le level-design, lui, n’apportera pas autant de génie mais restera d’excellente qualité.
On saluera également la bande son, discrète et agréable, qui amplifie à merveille l’ambiance exceptionnelle du titre. Car, également secondée par la direction artistique susmentionnée, l’atmosphère de The Last Guardian émerveille et transporte le joueur dans un monde onirique et mystérieux, où siègent les vestiges imposants d’une civilisation disparue. Votre périple sera teinté d’une douce mélancolie, et seul Trico viendra apaiser ce pesant sentiment de solitude. A ce propos, la relation des deux protagonistes se révèle bien évidement au cœur de l’aventure. Petit à petit l’entraide mutuelle et les interactions entre Trico et le jeune garçon prennent de l’ampleur, jusqu’à engendrer une poignante complicité qui atteint son paroxysme à la toute fin du jeu. Cœurs d’artichauts s’abstenir. Une thématique forte qui véhicule son lot d’émotions, ambition première de Fumito Ueda, mais…
… mais malheureusement des approximations de gameplay viennent dangereusement ternir l’expérience ! Car si la modélisation, la gestuelle et l’attitude de Trico s’avèrent irréprochables, l’IA ne suit pas. Notre compagnon de fortune a parfois bien du mal à obéir à nos directives, et il faudra régulièrement insister pour qu’il s’exécute ! Alors oui, au début on se console en supposant qu’une bête sauvage peut conserver son libre arbitre. Mais passé quelques heures, difficile de ne pas pester devant l’écran... Ce n’est pas non plus imbuvable et l’ensemble se laisse diriger, mais s’énerver contre la bêtise de Trico alors qu’on vient de vivre un passage émouvant casse clairement l’immersion et la complicité recherchée. Le concept était-il trop ambitieux ? Sans doute. Quoi qu’il en soit, associé à une maniabilité générale perfectible (les mouvements du garçon sont loin d’être précis et le système d’accroche sur Trico s’avère moins ergonomique que dans SOTC, un comble !), le gameplay nuit clairement au titre.
Dommage, car cette fausse note l’empêche à mes yeux d’atteindre les sommets côtoyés par Wanda et sa quête colossale. S’en suit malgré tout une expérience de jeu rare, à l’esthétique séduisante et à l’ambiance envoûtante. L'histoire reste discrète mais habilement contée, ne révélant ses mystères qu’au compte-goutte tout en conservant une zone d’ombre propice à l’appréciation de chacun. Ainsi, l’accent mis sur la relation entre les deux protagonistes offre de grands moments de jeu vidéo, et contribue à faire de The Last Guardian une œuvre unique et marquante. Un poil décevant, oui, mais néanmoins excellent.
Franz26 a dit (17 Octobre 2017 à 07:42)
Passé relativement inaperçu lors de sa sortie Européenne en 1998 sur Playstation, en partie éclipsé par le mastodonte Final Fantasy VII et les nombreux RPG de qualité de la console, le premier opus de la saga Wild Arms aura petit à petit réussi à se forger une réputation bienveillante. Nostalgie quand tu nous tiens…
D’entrée, le jeu vous propose de choisir entre trois protagonistes différents : Rudy, Jack et Cecilia, tenant respectivement les rôles d’aventurier, guerrier et magicienne. Passé les chapitres d’introduction durant lesquels vous pouvez switcher à loisir entre les personnages, procédé qui reviendra de temps à autre, notre petite troupe se rassemble afin de sauver le monde des démons. Question originalité, on repassera. Derrière ce classicisme apparent la trame reste cependant intéressante, s’appuyant sur un background solide et soulevant des thèmes universels. En résulte un scénario sans prétention mais globalement efficace.
Niveau gameplay la prise de risque s’avère également minime, puisque Wild Arms présente des combats au tour par tour comme la majorité des RPGs d’antan. On retrouve donc les mécaniques habituelles (stats, expérience, équipements, magies, invocations, etc…) agrémentées de quelques subtilités telles que les armes à upgrader de Rudy ou encore les capacités directes des personnages. En effet, chacun dispose d’un panel d’actions qu’il faudra utiliser à bon escient dans les donjons afin de progresser sans encombre. Bombes, grappin, briquet et autres instruments seront donc à manier au bon moment et apportent parfois un semblant de réflexion. S’ensuit un gameplay suffisamment complet pour satisfaire les plus exigeants, malgré un léger manque d’originalité.
Techniquement, Wild Arms oscille entre deux générations et n’excitera pas les foules. Il faut se contenter de décors en 2D plutôt jolis et d’une animation déjà vieillissante pour l’époque. Les combats profitent eux des capacités de la Playstation et se déroulent dans des arènes 3D peu aguicheuses, à l’image de la modélisation SD des personnages assez simpliste. Le bestiaire ne s’en tire guère mieux, et il faut avouer que la réalisation a plutôt mal vieillie. Néanmoins, le titre dégage un certain charme et présente un univers cohérent à l’ambiance sympathique.
Wild Arms peut également s’appuyer sur une bande son réussie, dense et homogène, où quelques thèmes se distinguent particulièrement (quel opening bordel !). Les musiques accompagnent ainsi notre périple avec panache, aventure qui s’étalera sur une cinquantaine d’heure quêtes annexes comprises. Solide !
Classique mais efficace, voilà un adage simpliste qui résume pourtant bien l’expérience proposée ici. Wild Arms donne dans le traditionnel, et il le fait bien ! Sans grand génie, le titre de Media Vision propose néanmoins quelques idées bien senties et un univers soigné afin de se démarquer de la concurrence. Finalement, il ne lui manque que peu de choses pour titiller les ténors du genre ! Pénalisé par un scénario conventionnel et une technique dépassée, l’ensemble demeure malgré tout bien maîtrisé et se dévore sans retenue. Pilier d’une saga en devenir, Wild Arms se doit d’être apprécié à sa juste valeur. Nous renvoyant malgré lui à l’âge d’or révolu du J-RPG. Que de bons souvenirs…