Franz26 a dit (22 Octobre 2018 à 07:29)
La série Final Fantasy continue à faire dans le spin-off sans prendre la peine de masquer ses intentions : World of Final Fantasy s’adresse clairement aux amateurs de la licence et compte bien jouer sur notre fibre nostalgique. Alléchant de par son casting démentiel, voyons ensemble si ce titre recèle un intérêt véritable.
World of Final Fantasy assume son statut de Pokemon-like et se présente comme un RPG au tour par tour à l’ancienne. L’histoire vous place dans la peau de Reynn et Lann, deux mystérieux invocateurs frappés d’une non moins étrange amnésie. Sans plus attendre, ce duo fraternel en quête d’un passé perdu officiera comme prétexte grossier pour explorer un monde segmenté et construit autour de la mythologie Final Fantasy. Entre les quelques lieux connus et les innombrables guests issus de la série, le titre s’adresse plus particulièrement au fan de la licence qui fera fi de l’incohérence générale, du scénario banal et de son écriture légère, pour apprécier toutes ces références revisitées.
Le gameplay se base sur la capture des monstres que vous croiserez au court de l’aventure. Bien évidemment, il faudra réunir une condition particulière avant d’avoir la possibilité d’en apprivoiser un puis de l’invoquer en soutien. Une fois attrapé, le mob pourra être placé dans votre équipe et fera office de personnage à part entière, assujetti au gain d’xp et doté de son propre sphérier de compétences. Passé un niveau défini ou un critère spécifique, certains pourront même évoluer dans une forme plus aboutie ! Chaque Mirage appartient à une sous-catégorie définie par sa taille : petite, moyenne, et grande. Il nous est alors possible (recommandé) d’associer directement ces familiers aux héros afin de former une pyramide composée de trois combattants. L’intérêt étant de cumuler leurs HP et de profiter des nouvelles capacités générées en fonction de l’association en question. Mais attention, les ennemis peuvent en faire de même et essayeront de déséquilibrer votre pyramide pour la dissocier ! Bref, un principe sympathique qui offre de nombreuses possibilités, bien que la relative facilité du jeu ne vous imposera pas des combinaisons optimales. Notez que les différents PNJ bien connus rencontrés au cours de l’aventure peuvent s’acheter comme invocation lambda. Si l’on ajoute quelques subtilités telles que les compétences utiles à l’exploration ou les gemmes propres aux deux héros, on se retrouve avec un système complet et très efficace.
Techniquement le jeu se révèle plutôt agréable à l’œil, même si quelques ralentissement réguliers propres à la version Vita viendront taquiner cette esthétique somme toute banale et sans grande inspiration artistique. Le character design et le bestiaire s’en tirent relativement bien, sans toutefois laisser une impression impérissable. En résulte une ambiance assez kitsch et bon enfant qui ne se prend pas au sérieux.
Au rayon des déceptions, et compte-tenu du potentiel en présence, je me dois de mentionner la bande son du jeu. Les remix de thèmes cultes s’avèrent dans l’ensemble ratés et les compositions inédites peinent à convaincre. Il en ressort un ensemble convenable et soutenu par des doublages de qualité, mais rien d’extraordinaire alors qu’il y avait pourtant matière. Dommage.
On terminera par un point positif en soulignant l’excellente durée de vie du titre, accentuée par une foule de quêtes-annexes et une chasse aux monstres assez chronophage. World of Final Fantasy ne se contente donc pas de donner dans le fan-service, et Square-Enix nous propose un RPG à l’ancienne perfectible mais non dénué d’intérêt. Si l’amateur de la série y trouvera globalement son compte, l’expérience reste toutefois largement dispensable et manque un peu d’envergure.
Franz26 a dit (13 Août 2018 à 08:46)
Final Fantasy X ayant eu droit non pas à une mais à deux versions « remasterisées », on ne s’étonnera guère de retrouver le douzième opus sur Playstation 4. Au programme : un lissage HD, des musiques réorchestrées, le contenu de la version international, et un gameplay légèrement remanié. Difficile de bouder son plaisir ! Replongeons donc, douze ans plus tard, dans le merveilleux univers d’Ivalice.
Si les amateurs du grand Final Fantasy Tactics ont déjà eu droit à un aperçu d’Ivalice fin des années 90, les plus jeunes découvriront un monde Heroic-Fantasy d’une richesse peu commune ! Un univers qui assume une touche de SF, en empruntant beaucoup à la saga Star Wars, notamment à travers ses nombreux vaisseaux volants et races diverses. Grace à un design somptueux l'ensemble se révèle d’une cohérence remarquable et dégage une ambiance grandiose, parmi les plus belles et immersives du genre.
La bande son n’est pas étrangère à cet élogieux constat, et les compositions du trio Sakimoto-Iwata-Matsuo, si elles souffrent un peu de la comparaison avec le génie sans égal d’Uemastu, n’en restent pas moins remarquables et accompagnent à la perfection l’aventure. Notez que cette version HD se pare d’un doublage VO fort appréciable, et nous laisse le choix entre la bande son originale ou un ensemble réorchestré pour l’occasion.
Autre atout évident : la réalisation exhibe désormais un rendu HD très réussi. Bluffants à l’époque, les environnements de Final Fantasy XII impressionnent encore et permettent d’apprécier le monde d’Ivalice à sa juste valeur ! Les textures sont propres et l’animation exemplaire, au point de nous faire (presque) oublier qu’il s’agit à la base d’un jeu PS2.
Chaque Final Fantasy mettant un point d’honneur à renouveler son gameplay, le système de combat du douzième opus tranche, une fois n’est pas coutume, radicalement avec celui de ses prédécesseurs. Votre groupe se composera de trois combattants, plus un invité occasionnel, où chacun sera jouable en tant que leader. Si une jauge ATB confortera nos habitudes, les combats se déroulent désormais en temps réel et sans aucune transition. L’essence du gameplay réside dans l’attribution d’actions prédéfinies appelées « Gambits ». Concrètement, il s’agit de paramétrer toute une flopée d’actions déclenchées automatiquement en fonction du contexte. Pour un mage blanc par exemple, on s’empressera d’associer des Gambits du style : « PV allié < à 30% = soin » ou encore « Allié KO = vie ». L’idée étant d’optimiser la réactivité de ses personnages, et surtout de ne pas avoir à couper l’action toutes les 10 secondes pour lancer une technique manuellement. La réussite des combats dépendra donc avant tout de votre préparation, en terme de gambits mais aussi d’équipements, et si quelques boss ardus nécessitent des interventions « manuelles » régulières, le joueur reste la plupart du temps spectateur de ses affrontements.
Après les avoirs obtenus (magasins, loot, etc…), l’apprentissage des compétences et l'utilisation des équipements passent par le biais d’une grille de permis, à l’image du sphérier de Final Fantasy X, où vous pourrez dépenser les PP gagnés à la suite des combats. The Zodiac Age introduit un principe de jobs aux grilles spécifiques, impliquant donc une spécialisation des personnages en fonction des métiers choisis alors que la version originale proposait une table générale un peu brouillonne. Chaque combattant n’ayant accès qu’à deux rôles, à vous de bien équilibrer votre équipe pour l’adapter à un maximum de situations. Enfin, on retrouve également les furies et les invocations chères à la saga, mais leur utilité s’avère désormais quasi anecdotique. Assez déstabilisant aux premiers abords, le gameplay de Final Fantasy met du temps à dévoiler sa richesse et se révèle au final très complet (à défaut de déchaîner les passions). Ce remake offre de surcroît la possibilité d’accélérer la vitesse du jeu, facilitant ainsi l’exploration et le leveling auparavant laborieux : Alléluia ! Un petit confort bienvenu.
Alors que deux puissants empires, Arcadia et Rozzaria, se chamaillent la domination du monde, le jeu débute réellement deux ans après l’annexion du petit royaume de Dalmasca, votre patrie, victime collatérale de ce conflit. Dans un contexte tendu où l’occupation ne fait pas l’unanimité, l’histoire se concentre sur Vaan, un jeune homme éprit de liberté qui rejoindra vite la résistance. D’autres protagonistes se mêleront à cette quête d’indépendance, dont la princesse Asche, nulle autre que l’héritière déchue du royaume. Un scénario mature et intéressant, mais qui petit à petit s’efface pour laisser un sentiment d’inachevé. Vaan, héros malgré lui, souffre d’un manque de charisme évident, et votre line up générale ne restera pas dans les annales malgré quelques personnages très réussis. Même constat au niveau des antagonistes : un casting honnête mais en deçà des attentes pour un Final Fantasy. La trame narrative n’atteint donc pas des sommets d’intensité et se révèle assez décousue vers la fin. A contrario, le background du jeu fait preuve d’une grande richesse, et la description du bestiaire matérialisée par de très nombreux pavés de texte vous en apprend beaucoup sur l’incroyable univers d’Ivalice.
Bien que desservie par la possibilité d’accélérer la vitesse du jeu, option dont on abuse assez vite, la durée de vie reste des plus conséquentes. Comptez une quarantaine d’heures de jeu avant d’en voir le bout, à multiplier par deux pour ceux désirant percer l’intégralité des secrets de Final Fantasy XII ! Entre les annonces de chasse, les donjons et les éons secrets, il serait dommage de se contenter du strict minimum et de parcourir le monde d’Ivalice en ligne droite.
Malgré un scénario en retrait et un gameplay un poil controversé, ce douzième opus reste à mes yeux un bon cru pour la licence, et s’impose sans mal comme un RPG d’exception. Final Fantasy XII nous convie à un voyage dépaysant et immersif dans un mode Heroic-Fantasy fabuleux. L’ambiance unique du titre rattrape donc ses quelques lacunes, et cette version The Zodiac Age permet de découvrir ou redécouvrir ce petit monument du genre dans des conditions optimales. Vu les difficultés de la licence depuis quelques années, on se contentera de cette nouvelle épopée nostalgique. En attendant Kingdom Heart III, un jour…
Franz26 a dit (16 Juillet 2018 à 08:02)
Inutile de présenter le phénomène Rocket League tant sa réputation le précède. Découvert en local avec trois potes le temps d’un après-midi, je suis vite tombé sous le charme de ce titre peu commun. Péripéties d’un joueur lambda.
Le concept, pour les cancres du fond, se résume à jouer au foot… avec des voitures ! Des arènes fermées, deux cages, deux équipes, chacun son véhicule, et nul besoin d’ingrédients supplémentaires pour que la recette fonctionne ! Car le gameplay de Rocket League s’apparente à une douce alchimie entre complexité et accessibilité : n’importe qui comprendra les bases et s’amusera en quelques minutes, mais la maîtrise parfaite de son bolide ne sera donnée qu’aux plus persévérants tant le placement et le timing nécessitent une précision méticuleuse. Apprivoiser la physique de la balle impose également une bonne dose de pratique, pratique qu’il faudra coupler à un minimum de rigueur et de stratégie pour ne pas se faire punir bêtement. Car, sauf différence flagrante de skill, s’est bien souvent l’équipe la mieux organisée qui l’emporte. En résulte une profondeur de jeu étonnante et des sensations carrément grisantes ! Pour un titre arcade qui mise essentiellement sur son gameplay, c’est plutôt un bon point…
Le mode solo ne servira qu’à vous faire la main, l’histoire de quelques heures avant de se lancer en ligne un minimum préparé. On soulignera d’ailleurs la fiabilité des serveurs, toujours bien garnis et accessibles en quelques secondes seulement. Une foule d’accessoires farfelus se débloquent progressivement afin de personnaliser sa voiture, puis un ranking et des statistiques exhaustives assaisonnent le tout et portent l’addiction à son paroxysme. Difficile alors de quantifier la durée de vie Rocket League, complètement dépendante de vos affinités avec ce concept détonant. Il m’a fallu plus de 70 heures passées en ligne ou en local pour enfin ressentir une pointe de lassitude ! Une réalisation assez propre et une bande son efficace complètent ce tableau exemplaire.
Si les jeux arcades orientés multijoueurs pullulent depuis quelques années via les plates-formes dématérialisées, Rocket League boxe dans la catégorie poids-lourds tant il a su séduire une large communauté de fans. Chacun à sa façon, à son rythme, il fédère les joueurs occasionnels comme les professionnels en gardant à l’esprit un maître mot : le fun ! Un titre rafraîchissant qui ne ressemble à nul autre. Détenteurs du PS+ et/ou amateurs de multi en local : foncez !
Franz26 a dit (09 Juin 2018 à 08:40)
Difficile de rajouter quoi que ce soit à l’exhaustive critique de mon confrère adoré. Je partage totalement son avis et vais donc tâcher d’aller à l’essentiel. Helldivers se présente en effet comme Shoot’em up orienté multijoueurs en vue de dessus, dans la lignée d’un Dead Nation. De quoi poser la cervelle quelques heures pour s’adonner à un carnage sanglant et jouissif. Détente garantie, mais encore ?
S’appuyant à 100% sur la communauté en ligne et basant ses missions sur un système de ranking, régissant au passage la qualité des récompenses reçues, Helldivers impose très vite de s’adonner à la coopération pour progresser rapidement et espérer venir à bout des objectifs avancés. Bien évidemment, il faudra également compter sur un arsenal exhaustif, qu’il s’agisse d’armes à feu conventionnelles, des capacités de soutien, ou encore d’équipements lourds tels des méchas ou des tanks. Tout ce joli matériel s’upgradant à loisir pour plus d’efficacité. Récolter un maximum d'échantillons lors de vos missions devient donc vite un objectif primordial afin d'améliorer votre équipement. Malheureusement, bien que notre personnage engrange des niveaux au fil de l’expérience il ne monte pas directement en puissance. En résulte un aspect gestion au petit gout d’inachevé qui aurait mérité davantage de profondeur.
On retiendra surtout du gameplay son système de « stratagèmes », se matérialisant par le biais d’une manipulation de touches plus ou moins complexe en fonction de l’apport souhaité (résurrection d’un personnage, livraison de munitions, frappe aérienne, etc…). Des commandes de soutien en temps réel qui imposeront analyse, sang-froid et dextérité pour ne pas se faire punir en pleine exécution ! Plutôt bien vu.
Inutile de s’attarder sur la réalisation du titre, correcte mais sans grande saveur, ou sur le level design, assez quelconque. La direction artistique et l’ambiance s’inscrivent dans la lignée d’un Starship Troopers, mais malgré cette référence flatteuse l’immersion reste mitigée. Un constat également dû à l’absence de réel scénario, générant ainsi des missions répétitives aux objectifs limités. Le titre se concentre donc sur l’action, et sans se prendre au sérieux il dénonce sauvagement la politique capitaliste Américaine. On s’amusera par exemple à surprendre son avatar hurler des jargons bien sentis (« Distribution de démocratie ! ») tout en déchaînant son gros calibre ! D’ailleurs, que ce soit au niveau des doublages, des bruitages ou des musiques, la bande son fait remarquablement bien son travail.
Clairement, Helldivers n’est pas le jeu de l’année et ne restera pas dans les annales du genre. Fun et divertissant quelques heures, son aspect gestion perfectible ne pousse pas à une addiction suffisante sur la durée. Sympathique mais limité, on passera donc vite à autre chose.
Franz26 a dit (17 Avril 2018 à 07:41)
Après l’échec cuisant de Metroid Prime : Federation Force sur 3DS, Nintendo joue la sécurité et nous propose cette fois un remake de Metroid II : Return of Samus, sorti à l’origine sur Game Boy en 1991. L’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir cet opus complètement remis au goût du jour.
Un bon vieux Metroid en 2D : on me prend par les sentiments ! Quel bonheur que de retrouver une recette maintes fois éprouvée mais tellement géniale qu’elle a donné son nom au genre ! S’en suit donc un gameplay millimétré au poil, orienté action et plates-formes, mais clairement centré sur l’exploration. Chemins et secrets se dévoilent au fur et à mesure des capacités acquises, imposants une fouille minutieuse et récurrente des niveaux. En résulte un grisant sentiment de découverte, car l’univers de Metroid fait preuve d’une richesse remarquable tant en terme de direction artistique que de level design. Un régal, d’autant que le double écran de la console accentue clairement le confort de jeu.
Techniquement Metroid : Samus Returns s’en sort bien et bénéficie d’une 3D soignée, d’effets impressionnants et d’une animation impeccable. Si l’ensemble se révèle fort agréable ce n’est pas non plus la claque visuelle, et il est un peu dommage de ne pas avoir osé une réalisation 2D d’un autre temps mais au charme souvent incomparable.
On passera sur le scénario sans grand intérêt qui se concentre sur l’extermination sauvage des Metroid, pour saluer une bande son de bonne facture au « sound design » délicieusement familier. S’ajoute une durée de vie très correcte pour compléter un tableau quasi parfait !
N’ayant pas touché à l’opus original, c’est avec un regard neuf que je considère ce Samus Returns comme l’un des meilleurs titres de la série. Je languissais un Metroid à l’ancienne depuis l’épisode Zero Mission sur GBA (13 ans déjà), et me voici enfin comblé ! Un digne représentant d’une saga mythique, classique mais diablement efficace. Que demander de plus ? Foncez !
Franz26 a dit (06 Avril 2018 à 20:07)
L’adaptation d’un titre PC sur console est souvent une tâche délicate, mais cette Enhanced Edition de Divinity : Original Sin, désireuse de toucher un large public, s’est immédiatement vu encensée par la presse et les joueurs. Difficile de faire l’autruche devant un titre à la renommée exemplaire, il était donc grand temps pour moi de tenter l’expérience. Sachant que le périple sera long, dur et suintant, je sollicite mon animal de compagnie préféré, alias Benben, pour ce voyage à forte consonance Heroic-Fantasy. Une fois nos deux avatars aux boobs prédominants créés (les mauvaises habitudes ont la vie dure), nous plongeons tout excités dans le mystérieux univers de Rivellon. Présentation.
Pour commencer, impossible de passer outre la qualité des graphismes proposés ici. Les décors sont fins, colorés, fourmillent de détails et jouissent d’une animation exemplaire. Chaque lieu visité mérite ainsi que l’on si attarde, afin d’apprécier une direction artistique fort réussie et un level design dans l’ensemble bien construit. Découpé en quatre grandes zones, l’univers de Divinity : Original Sin vous fera découvrir des contrées verdoyantes, dévastées ou enneigées, comportant leurs lots de grottes, donjons et obscurs dédales à arpenter. Sans oublier les immenses villes où d’innombrables PNJs vous confieront moult quêtes et, telle la masse populaire sur Le Bon Coin, commerceront à loisir en vous rachetant sans crier gare toutes les merdes que vous aurez ramassées ! Bref, Divinity : Original Sin prend place dans un vaste monde Heroic-Fantasy, plein de vie et de couleurs, où l’on retrouve également un bestiaire qui parlera sans problèmes aux fans de Warcraft. La petite touche d’humour/autodérision apporte un peu d’originalité, restituant ainsi une ambiance immersive et très agréable. Atmosphère également confortée par une bande son réussie, majoritairement composée de thèmes d’ambiance fort sympathiques (mais toutefois difficiles à apprécier en coopération !) et dotée d’un excellent doublage.
Ne vous y trompez pas, derrière ses airs de Diablo-like Divinity : Original Sin se présente en réalité comme un Tactical-RPG très exigeant. A ce titre, un petit temps d’adaptation sera probablement nécessaire avant de dompter un gameplay complet et complexe, matérialisé par une multitude de paramètres à prendre en compte. Points de capacités, de compétences, de talents particuliers, gestion de l’inventaire, de l’équipement, des grimoires de sortilèges, etc… Passer du temps dans les menus sera en effet obligatoire afin de préparer au mieux son équipe face aux multiples dangers qui vous attendent. Et une fois les tenants et les aboutissants du gameplay assimilés, Divinity : Original Sin dévoile toute sa richesse et offre une profondeur de jeu vertigineuse. En coopération une bonne coordination s’avère indispensable pour se sortir sans casse d’affrontements rarement simples mais toujours passionnants ! Malheureusement, l’ergonomie générale et la lisibilité des menus ne sont pas exempt de reproches, ce qui n’empêche pas de se prendre au jeu addictif d’une intarissable et gratifiante montée en puissance et personnalisation des héros. De prime plutôt obscur et assez lourd, le gameplay se révèle sur la durée vraiment excellent.
On pestera sur certaines énigmes et mécanismes mal pensés, ou encore sur l’abondance de dialogues cassant clairement le rythme de jeu, mais Divinity propose une expérience complète et intéressante pour quiconque désire s’y investir. Et croyez-moi, vous en aurez pour votre argent ! Comptez près de 80 heures de jeu avant d’en faire le tour correctement, en composant avec une difficulté parfois frustrante mais heureusement compensée par un système de sauvegardes rapides : à utiliser sans modération ! Dommage aussi que la richesse du background et du scénario ne soit pas davantage éclairée, la faute à une mise en scène quelconque et à des pavés de textes desservants la narration...
Divinity : Original Sin n’est pas à mettre en toutes les mains et s’adresse clairement aux joueurs avertis. Plutôt amateur de J-RPG, il m’a fallu quelques heures pour m’habituer au rythme et au gameplay particulier du titre. Mais passé cette étape le plaisir de jeu est bien au rendez-vous, car Divinity fait preuve d’une telle générosité qu’on lui pardonne allègrement ses quelques imperfections. En résulte une très belle expérience, riche et immersive, méritant amplement le détour.
Franz26 a dit (27 Mars 2018 à 08:08)
Petit épisode de transition entre Peace Walker et le 5e volet de la saga, Metal Gear Solid V : Ground Zeroes fait office de mise en bouche avant le plat principal. Difficile donc de juger le titre sur les critères traditionnels, son faible contenu l’assimilant davantage à une grosse démo qu’à un jeu complet.
Suite directe des événements du Costa Rica où Big Boss et son « armée sans frontières » se sont révélés aux yeux du monde, cette mission Ground Zeroes a pour objectif de libérer Chico et Paz enfermés dans une base secrète Cubaine. Livré à vous-même sur cette île isolée, il vous faudra échapper à la vigilance des soldats et extraire vos amis d’une situation peu reluisante. L’occasion aussi d’introduire brièvement un vilain qui aura probablement son rôle dans Phantom Pain : Skull Face. Le tout sous couvert d'une mise en scène exceptionnelle.
Le gameplay ne surprend guère et s’appuie sur la recette déjà bien rodé du quatrième épisode, outre quelques subtilités propres. On s’étonnera en premier lieu de ce simili « bullet time » qui se déclenche lorsque vous êtes découvert, offrant une chance d’éliminer l’ennemi avant qu’il ne donne l’alerte. Les armes en votre possession apparaissaient désormais sur Snake, qui ne peut plus transporter 36 mitraillettes en toute impunité. Cette logique réaliste rend évidement la gestion de l’arsenal plus contraignante, mais n'excuse pas pour autant la sélection "rapide" des objets vraiment calamiteuse...
Malheureusement je n’ai pas retrouvé le feeling habituel aux commandes de Big Boss. Cette zone ouverte, bien que techniquement impeccable, propose au final un level design assez pauvre et se révèle sans grand charme. Difficile également de s’immerger à travers une session de jeu aussi courte, d’environ deux heures. Quelques objectifs bonus et missions additionnelles étoffent la durée de vie mais ne pimentent guère l'expérience (l'action se passant toujours dans ce seul et unique décor).
Liant scénaristique sympathique mais à l’intérêt discutable, Ground Zeroes offre un aperçu du potentiel de Metal Gear Solid V et de son orientation à monde ouvert. Un changement de direction auquel je n’ai pas réellement adhéré mais que je n’accable pas non plus : Phantom Pain, me voilà ! Et malgré un léger à priori négatif, mes attentes restent énormes ! A suivre.
Franz26 a dit (16 Mars 2018 à 07:55)
L’injustement mal-aimée Wii U aura malgré tout eu droit à sa propre aventure du plombier moustachu. Et comme d’habitude, Nintendo nous offre un véritable condensé de plaisir de jeu ! Pour autant, ce nouvel opus est-il à la hauteur de son immense héritage ? Oui et milles fois oui ! Explications.
Super Mario 3D World puise d’abord dans ses acquis en s’inspirant largement de l’opus 3D Land sorti quelques années plus tôt. On retrouve donc une structure linéaire découpée en zones thématiques, où chaque niveau renferme trois étoiles et un tampon à découvrir. Des stages qui rivalisent d’ingéniosité et mettent en avant un level design fantastique ! Les concepts et les idées se succèdent à un rythme effréné, piquant sans cesse l’intérêt du joueur, pour un résultat incroyablement divertissant et addictif ! Les similitudes avec Super Mario 3D Land sautent aux yeux, mais la recette proposée ici se révèle bien plus ambitieuse. S’en suit un gameplay aux petits oignons à la prise en main immédiate, marque de fabrique maison.
Techniquement le titre se pare d’une 3D soignée aux textures fines et bénéficie d’une animation sans faille. On appréciera aussi la direction artistique pétillante et colorée, comme à l’accoutumée, renvoyant une ambiance bon enfant toujours plaisante et rafraîchissante. La bande son conforte cette impression et rythmera vos cabrioles au son de thèmes entraînants et dépaysants ! Quelques remix viendront même titiller la fibre nostalgique des anciens.
Si les mondes de bases s’apparentent à une relative promenade de santé pour les joueurs aguerris, les stages bonus relèvent le challenge et demandent, eux, un minimum de doigté afin de compléter le jeu à 100%. Les tout derniers niveaux imposant même un certain « self-control » pour ne pas encastrer son gamepad dans la télé…
Super Mario 3D World n’est certainement pas l’opus le plus ambitieux de la saga. Il ne révolutionne pas le genre comme le grand Mario 64 et ne présente pas non plus l’originalité d’un Galaxy. Pour autant, il propose une expérience incroyablement jouissive qui se renouvelle en permanence ! Bourré d’idées géniales et soutenu par un gameplay irréprochable, ce 3D World candidate clairement au titre de meilleur jeu de plates-formes de sa génération. Un grand cru, à n’en pas douter.
Franz26 a dit (13 Février 2018 à 07:54)
Développé par le petit mais ambitieux studio Suédois Coldwood, Unravel se présente comme un jeu de plates-formes/réflexion en scrolling-horizontal, et surprend tant par sa réalisation atypique que par son concept original.
Vous dirigerez donc Yarny, un petit bonhomme de laine qui devra sans cesse user intelligemment de ses fils et récupérer des pelotes pour progresser à travers les niveaux ! Ce savant mélange de plates-formes et d’énigmes, associé à un level design inspiré, assure un gameplay aux petits oignons malgré quelques rares imprécisions. Pas de quoi révolutionner le genre, mais un principe suffisamment rafraîchissant pour offrir une expérience plaisante et peu commune.
Unravel se révèle également un pur régal visuel, matérialisé par une 3D léchée et une direction artistique somptueuse ! Difficile de ne pas s’émerveiller devant ces arrières plans envoûtants fourmillant de détails et animés à la perfection. Des niveaux soutenus par une bande son magnifique, où de rares envolées viennent interrompre la mélancolie ambiante. Car l’ambiance dégagée par Unravel se veut nostalgique au possible, relatant un merveilleux voyage à la recherche de souvenirs perdus.
Compte tenu de la petite équipe en charge du projet, Unravel bénéficie d'une durée de vie convenable et, si compléter les douze niveaux proposés n’a rien de difficile, découvrir l’intégralité des secrets camouflés s’avère une autre histoire. Comptez alors une petite dizaine d’heures de jeu à manier de la ficelle avec dextérité.
Les déboires de cette fragile créature de laine s’apparentent à une véritable métaphore de l'existence, à un périple dépaysant et relaxant mais tellement touchant ! Doté d’une patte artistique unique et d’un gameplay soigné, Unravel se révèle également un bijou d’ingéniosité qui se renouvelle en permanence. Un petit jeu qui a tout d’un grand, méritant largement sa place dans votre ludothèque.
Franz26 a dit (02 Février 2018 à 08:07)
Fort de son succès populaire hors Japon depuis quelques années, la saga Fire Emblem se permet un remake du second opus sorti à l’origine sur Nes en 1992. Intelligent Systems semble déterminé à exploiter le filon jusqu’au bout, pour notre plus grand plaisir ! Un lifting graphique réutilisant le moteur 3DS, et la session de rattrapage peut commencer.
Fire Emblem Gaiden, de son nom d’origine, fût un épisode un peu à part et s’est essayé à de nouvelles mécaniques. D’abord, une map monde permet de déplacer ses troupes et les combats se déclenchent au contact d’un groupe ennemi. Sur cette carte, il est possible d’explorer villes et villages, composés d’écrans fixes, d’y recruter des unités et de dialoguer avec les PNJ présents. Certains vous confieront même des quêtes optionnelles sommaires, tel un RPG traditionnel ! Mais le plus original reste sans doute l’exploration à la 3e personne des donjons, modélisés en 3D, où la rencontre avec un ennemi provoque l’affrontement. S’ajoute la gestion simultanée de deux campagnes, et donc deux groupes de héros, pour définitivement bousculer nos repères !
Toutefois, l’essence du gameplay repose sur les bases intemporelles de la saga que nous connaissons bien de nos jours. Les unités se déplacent sur une carte quadrillée où précision et stratégie sont de rigueur pour vous en sortir sans encombre. La gestion et l’évolution de vos troupes restent au centre du gameplay, qui malgré les nouveautés évoquées ci-dessus ne devrait pas troubler les puristes. Il est cependant important de replacer Shadows of Valentia dans son contexte, car les quelques ajouts et réajustements sur le fond ne masquent pas un léger manque de profondeur de jeu par rapport aux opus plus récents. On regrettera surtout l’absence du système triangulaire régissant l’efficacité des armes (épée > hache > lance > épée), apparu un peu plus tard, ainsi que des missions relativement classiques au level design très sage. Le gameplay se révèle donc moins stratégique qu’à l’accoutumé, d’autant que l’horloge de Mila permet sous condition de remonter le temps durant la bataille, mais fait toujours preuve d’une maîtrise et d’un équilibre exemplaire.
Techniquement, Fire Emblem Echoes réutilise le moteur de jeu de ses confrères 3DS, et si l’on saluera le rendu des donjons en 3D plutôt convaincant, on félicitera surtout les magnifiques arts et cinématiques qui ponctuent l’aventure. Le character design se révèle toujours aussi soigné et plaisant, rendant de ce fait l’intrigue suffisamment attrayante malgré sa simplicité. Des musiques intenses retravaillées et un doublage inédit d’excellente facture finissent de composer une ambiance efficace et immersive, que vous côtoierez près de 40 heures (DLC exclus, monde de m…).
Souffrant un peu de la comparaison avec la densité et l’équilibre parfait des opus Fates, ce Fire Emblem Echoes s’en tire finalement très bien et réussirai presque à nous faire oublier son âge ! Osant des mécaniques de gameplay intéressantes qui compensent aisément quelques manques, difficile de bouder son plaisir devant ce remake soigné. Où comment consolider l’immense édifice qu’est la saga Fire Emblem, en attendant, Ô doux espoir, un nouvel Advance War…