Franz26 a dit (16 Janvier 2019 à 07:53)
T-RPG dans la pure lignée d’un Final Fantasy Tactics, God Wars : Future Past reprend les mécaniques vieillissantes du genre pour les transposer dans un Japon Féodal aux codes et légendes passionnants. Présentation d’un titre classique mais fichtrement efficace.
Clairement, God Wars : Future Past s’adresse davantage à un public nostalgique plutôt qu’aux amateurs de nouveautés. L’adage « C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure came » sied parfaitement à ce Tactical-RPG des plus traditionnels, certes, mais qui propose une expérience largement convaincante. Si le système de jeu apparaît aujourd’hui assez rigide, les amateurs y trouveront leur compte notamment via un principe de jobs multiples très complet. Arbres de compétences, montée en niveau, gestion des équipements et tout le tintamarre habituel viendront étoffer un gameplay solide et prenant.
Notre héroïne, la princesse Sakuya, part à la recherche de sa mère et de réponses quant à son passé douloureux. Enfermée depuis son enfance, elle a de surcroît dû surmonter le sacrifice de sa sœur en vue d’apaiser les dieux. Un périple qui vous conduira aux quatre coins de l’archipel, à rallier de puissants alliés pour affronter les clans ennemis et la colère des divinités corrompues. Sans fioritures ni grandes révélations, le synopsis reste bien construit et se suit avec plaisir malgré une mise en scène un peu trop sommaire.
Techniquement, God Wars : Future Past fait ressurgir la nostalgie des années 32 bits, pour le meilleur… et pour le pire ! La 3D reste toutefois assez fine, les décors se parent de couleurs chatoyantes, et les sprites apparaissent suffisamment détaillés. Mais outre des cinématiques animées du plus bel effet, vous vous doutez bien que la réalisation n’est aucunement un atout pour le titre. On appréciera davantage l’excellent character design du jeu, intimiste et qui apporte un véritable cachet aux personnages. De quoi conforter cette épopée mystique d’une bonne quarantaine d’heures, bien ancrée dans la mythologie Japonaise et ses folklores ancestraux. La bande son n’est d’ailleurs pas en reste et, malgré un doublage US passable, assure une immersion convaincante via des thèmes en parfait raccord avec l’univers.
Loin de la finesse d’un Fire Emblem, à mille lieux de la puissance d’un Final Fantasy Tactics, God Wars : Future Past se révèle néanmoins un Tactical-RPG tout à fait réussi qui devrait satisfaire bien des amateurs du genre. En revanche, son traditionalisme et son manque d’audace peineront probablement à convaincre un nouveau public.
Franz26 a dit (05 Janvier 2019 à 08:25)
Si les aventures de Nathan Drake ne vous ont pas rassasié, Naughty Dog remet le couvert l’année suivante avec The Lost Legacy. Davantage considéré comme un add-on d’Uncharted 4 plutôt qu’un nouvel opus à part entière, voyons voir si cette aventure inédite s’apparente à un début d’indigestion ou vaut réellement le détour.
On ne va pas y aller par quatre chemins : The Lost Legacy ne propose rien bien nouveau et se contente de prolonger l’expérience de jeu vécue avec le quatrième volet. Et vu la qualité de celle-ci, ce n’est pas forcément un mal ! On retrouve donc un gameplay bien rodé ayant maintes fois fait ses preuves, alliant exploration, réflexion, phases de shoot et de plates-formes. Le tout conduit par une maîtrise technique hallucinante. Mention spéciale aux environnements tous plus somptueux les uns que les autres, résultants d’une direction artistique divine qui conforte une immersion sans faille.
Bien que classique dans son déroulement, The Lost Legacy s’affranchira durant un long chapitre de toute linéarité via un simili open world étonnant ! Mis à part ce petit contre-pied bienvenu, les phases et les mécaniques de jeu ne surprendront guère les habitués de la licence. On assiste donc à une montée en puissance jouissive et à une suite d'événements calibrés, pour nous servir un final spectaculaire parachevant à merveille un périple maîtrisé de bout en bout.
L’histoire n’a pas bénéficié d’un tel soin, et le scénario sert de prétexte vaguement camouflé pour placer Chloé et Nadine en têtes d’affiche. Heureusement, les dialogues et l’interactivité entre les personnages font passer la pilule, et ce point ne dessert en aucun cas l’expérience de jeu. Sans transition, la bande son rehausse le niveau avec des thèmes réussis (bien que sentant un peu le réchauffé) et un doublage de qualité.
Au final, Uncharted : The Lost Legacy n’a pas grand-chose à envier à ses aînés et s’impose comme une référence en la matière. On regrettera peut-être une durée de vie un poil faiblarde, puisqu’une douzaine d’heures seulement suffit à en faire le tour. Il n’en reste pas moins un excellent représentant du genre, à défaut de révolutionner une licence peinant à se renouveler mais qui conserve encore tout son charme.
Franz26 a dit (24 Novembre 2018 à 08:23)
Considéré comme un classique de la XBOX (oui, ça existe) et malgré mon amour pour la licence Oddworld, j’avais à l’époque fait l’impasse sur ce titre. Il est désormais temps, via un bon vieux remaster des familles, de découvrir ce petit monument du jeu vidéo ! Ayant privilégié l’achat d’une version physique sur PS Vita, c’est via la portable de Sony que je me plonge dans l’univers déjanté d’Oddworld : La Fureur de l’Etranger. En HD, s’il vous plait !
A milles lieux de l’Odyssée et de l’Exode d’Ade, La Fureur de l’Etranger se présente comme un jeu d’aventure avec un grand A, mélangeant exploration à la 3e personne et phases de shoot en vue subjective. Un cocktail des plus détonants, diablement efficace tant la transition entre les deux se fait naturellement. On privilégiera ainsi la vue traditionnelle pour l’exploration, les quelques phases de plates-formes, et surtout afin de profiter au mieux de l’incroyable univers mis en place par Oddworld Inhabitants : un Far-West post-apo empreint de l’humour noir cher à la série. On y retrouve une ribambelle de personnages saugrenus au sein d’environnements originaux servis par une direction artistique somptueuse. En résulte une ambiance exceptionnelle, tantôt crasseuse et poussiéreuse de par son côté industrialisée post-apo, tantôt onirique via de merveilleux panoramas naturels. Le contraste se révèle saisissant. Techniquement divin en son temps, le lifting HD permet de profiter encore de la réalisation du titre presque 15 ans plus tard.
Mais revenons à nos Mudokons. Le fait de pouvoir switcher à tout moment en mode FPS apporte une saveur particulière au gameplay, qui s’axe alors autour d’une arbalète aux « munitions » peu banales. Guillemets de rigueur, puisqu’il s’agit en réalité de petites bestioles loufoques aux effets divers et variés ! De quoi apporter une sacrée dose d’humour aux combats, durant lesquels la capture de l’ennemi sera à privilégier en vue de meilleures récompenses. S’ensuit un côté infiltration à ne pas prendre à la légère, sous peine de se faire déborder par des ennemis nombreux et coriaces. Si une certaine redondance fini par s’installer, et ce malgré la variété des environnements, le gameplay a bénéficié d’un savoir-faire exemplaire.
La Fureur de l’Etranger ne s’encombre pas d’un scénario complexe et il faudra se contenter du strict minimum. On passe la majeure partie de l’aventure à récolter bêtement des primes, avant que ne se dessine quelques révélations et rebondissements sympathiques. Mais qu’importe, l’univers se suffit à lui-même et assure une immersion sans faille, soutenue par une bande son de qualité. Mention spéciale au doublage VO de très haute voltige !
Oddworld : La Fureur de l’Etranger s’impose donc comme un excellent jeu d’action-aventure. Toutefois, et s’il a plutôt bien vieilli, sa durée de vie juste moyenne et son petit côté répétitif m’obligent à tempérer mes éloges. Je regrette aussi de ne pas avoir opté pour la version PS4, car le voyage aurait été encore plus dépaysant sur grand écran ! Mais cela n’éclipse en rien les immenses qualités du titre, porté par un gameplay soigné et un univers unique. Un périple qui se savoure de bout en bout, confortant s’il en était besoin le statut culte de la licence.
Franz26 a dit (06 Novembre 2018 à 07:50)
Dernier né de Playdead, studio à qui l’on doit l’incroyable Limbo, Inside compte bien laisser à son tour une empreinte dans le paysage vidéoludique. Leçon de maîtrise, acte 2.
Sur le fond comme sur la forme, difficile de ne pas faire la comparaison avec son aîné. Inside se présente donc comme une échappée solitaire dans un monde tortueux, souillé et lugubre à souhait, où l’expérimentation scientifique sur l'homme atteint un paroxysme malsain. Un univers dérangeant matérialisé par une direction artistique magistrale, aux teintes sombres et aux jeux de lumières saisissants. Soutenue par cette esthétique remarquable, l’ambiance d’Inside prend aux tripes et procure une immersion peu commune.
Le gameplay rappelle également celui de Limbo, mais se révèle cependant moins axé plates-formes et se base essentiellement sur la résolution d’énigmes très bien pensées plutôt que sur notre dextérité pad en main. Confortée par un level-design suintant le génie, la progression se révèle être un plaisir constant où l’envie d’aller toujours plus loin ne s’effrite jamais !
Assez discrète, la bande son ne trahit pas l’esprit du jeu et vient accentuer l’atmosphère insalubre d’un contexte déjà pesant. Si l’aventure n’est pas très longue, les quelques secrets bien disséminés incitent à profiter à fond de l’expérience, de ce voyage hors-norme au secours d’une petite âme en peine. Un ensemble exceptionnel qui laisse, une fois encore, la place à d’innombrables interprétations scénaristiques peu reluisantes. De quoi hanter l'esprit des plus curieux d'entre-nous.
Franz26 a dit (22 Octobre 2018 à 07:29)
La série Final Fantasy continue à faire dans le spin-off sans prendre la peine de masquer ses intentions : World of Final Fantasy s’adresse clairement aux amateurs de la licence et compte bien jouer sur notre fibre nostalgique. Alléchant de par son casting démentiel, voyons ensemble si ce titre recèle un intérêt véritable.
World of Final Fantasy assume son statut de Pokemon-like et se présente comme un RPG au tour par tour à l’ancienne. L’histoire vous place dans la peau de Reynn et Lann, deux mystérieux invocateurs frappés d’une non moins étrange amnésie. Sans plus attendre, ce duo fraternel en quête d’un passé perdu officiera comme prétexte grossier pour explorer un monde segmenté et construit autour de la mythologie Final Fantasy. Entre les quelques lieux connus et les innombrables guests issus de la série, le titre s’adresse plus particulièrement au fan de la licence qui fera fi de l’incohérence générale, du scénario banal et de son écriture légère, pour apprécier toutes ces références revisitées.
Le gameplay se base sur la capture des monstres que vous croiserez au court de l’aventure. Bien évidemment, il faudra réunir une condition particulière avant d’avoir la possibilité d’en apprivoiser un puis de l’invoquer en soutien. Une fois attrapé, le mob pourra être placé dans votre équipe et fera office de personnage à part entière, assujetti au gain d’xp et doté de son propre sphérier de compétences. Passé un niveau défini ou un critère spécifique, certains pourront même évoluer dans une forme plus aboutie ! Chaque Mirage appartient à une sous-catégorie définie par sa taille : petite, moyenne, et grande. Il nous est alors possible (recommandé) d’associer directement ces familiers aux héros afin de former une pyramide composée de trois combattants. L’intérêt étant de cumuler leurs HP et de profiter des nouvelles capacités générées en fonction de l’association en question. Mais attention, les ennemis peuvent en faire de même et essayeront de déséquilibrer votre pyramide pour la dissocier ! Bref, un principe sympathique qui offre de nombreuses possibilités, bien que la relative facilité du jeu ne vous imposera pas des combinaisons optimales. Notez que les différents PNJ bien connus rencontrés au cours de l’aventure peuvent s’acheter comme invocation lambda. Si l’on ajoute quelques subtilités telles que les compétences utiles à l’exploration ou les gemmes propres aux deux héros, on se retrouve avec un système complet et très efficace.
Techniquement le jeu se révèle plutôt agréable à l’œil, même si quelques ralentissement réguliers propres à la version Vita viendront taquiner cette esthétique somme toute banale et sans grande inspiration artistique. Le character design et le bestiaire s’en tirent relativement bien, sans toutefois laisser une impression impérissable. En résulte une ambiance assez kitsch et bon enfant qui ne se prend pas au sérieux.
Au rayon des déceptions, et compte-tenu du potentiel en présence, je me dois de mentionner la bande son du jeu. Les remix de thèmes cultes s’avèrent dans l’ensemble ratés et les compositions inédites peinent à convaincre. Il en ressort un ensemble convenable et soutenu par des doublages de qualité, mais rien d’extraordinaire alors qu’il y avait pourtant matière. Dommage.
On terminera par un point positif en soulignant l’excellente durée de vie du titre, accentuée par une foule de quêtes-annexes et une chasse aux monstres assez chronophage. World of Final Fantasy ne se contente donc pas de donner dans le fan-service, et Square-Enix nous propose un RPG à l’ancienne perfectible mais non dénué d’intérêt. Si l’amateur de la série y trouvera globalement son compte, l’expérience reste toutefois largement dispensable et manque un peu d’envergure.
Franz26 a dit (13 Août 2018 à 08:46)
Final Fantasy X ayant eu droit non pas à une mais à deux versions « remasterisées », on ne s’étonnera guère de retrouver le douzième opus sur Playstation 4. Au programme : un lissage HD, des musiques réorchestrées, le contenu de la version international, et un gameplay légèrement remanié. Difficile de bouder son plaisir ! Replongeons donc, douze ans plus tard, dans le merveilleux univers d’Ivalice.
Si les amateurs du grand Final Fantasy Tactics ont déjà eu droit à un aperçu d’Ivalice fin des années 90, les plus jeunes découvriront un monde Heroic-Fantasy d’une richesse peu commune ! Un univers qui assume une touche de SF, en empruntant beaucoup à la saga Star Wars, notamment à travers ses nombreux vaisseaux volants et races diverses. Grace à un design somptueux l'ensemble se révèle d’une cohérence remarquable et dégage une ambiance grandiose, parmi les plus belles et immersives du genre.
La bande son n’est pas étrangère à cet élogieux constat, et les compositions du trio Sakimoto-Iwata-Matsuo, si elles souffrent un peu de la comparaison avec le génie sans égal d’Uemastu, n’en restent pas moins remarquables et accompagnent à la perfection l’aventure. Notez que cette version HD se pare d’un doublage VO fort appréciable, et nous laisse le choix entre la bande son originale ou un ensemble réorchestré pour l’occasion.
Autre atout évident : la réalisation exhibe désormais un rendu HD très réussi. Bluffants à l’époque, les environnements de Final Fantasy XII impressionnent encore et permettent d’apprécier le monde d’Ivalice à sa juste valeur ! Les textures sont propres et l’animation exemplaire, au point de nous faire (presque) oublier qu’il s’agit à la base d’un jeu PS2.
Chaque Final Fantasy mettant un point d’honneur à renouveler son gameplay, le système de combat du douzième opus tranche, une fois n’est pas coutume, radicalement avec celui de ses prédécesseurs. Votre groupe se composera de trois combattants, plus un invité occasionnel, où chacun sera jouable en tant que leader. Si une jauge ATB confortera nos habitudes, les combats se déroulent désormais en temps réel et sans aucune transition. L’essence du gameplay réside dans l’attribution d’actions prédéfinies appelées « Gambits ». Concrètement, il s’agit de paramétrer toute une flopée d’actions déclenchées automatiquement en fonction du contexte. Pour un mage blanc par exemple, on s’empressera d’associer des Gambits du style : « PV allié < à 30% = soin » ou encore « Allié KO = vie ». L’idée étant d’optimiser la réactivité de ses personnages, et surtout de ne pas avoir à couper l’action toutes les 10 secondes pour lancer une technique manuellement. La réussite des combats dépendra donc avant tout de votre préparation, en terme de gambits mais aussi d’équipements, et si quelques boss ardus nécessitent des interventions « manuelles » régulières, le joueur reste la plupart du temps spectateur de ses affrontements.
Après les avoirs obtenus (magasins, loot, etc…), l’apprentissage des compétences et l'utilisation des équipements passent par le biais d’une grille de permis, à l’image du sphérier de Final Fantasy X, où vous pourrez dépenser les PP gagnés à la suite des combats. The Zodiac Age introduit un principe de jobs aux grilles spécifiques, impliquant donc une spécialisation des personnages en fonction des métiers choisis alors que la version originale proposait une table générale un peu brouillonne. Chaque combattant n’ayant accès qu’à deux rôles, à vous de bien équilibrer votre équipe pour l’adapter à un maximum de situations. Enfin, on retrouve également les furies et les invocations chères à la saga, mais leur utilité s’avère désormais quasi anecdotique. Assez déstabilisant aux premiers abords, le gameplay de Final Fantasy met du temps à dévoiler sa richesse et se révèle au final très complet (à défaut de déchaîner les passions). Ce remake offre de surcroît la possibilité d’accélérer la vitesse du jeu, facilitant ainsi l’exploration et le leveling auparavant laborieux : Alléluia ! Un petit confort bienvenu.
Alors que deux puissants empires, Arcadia et Rozzaria, se chamaillent la domination du monde, le jeu débute réellement deux ans après l’annexion du petit royaume de Dalmasca, votre patrie, victime collatérale de ce conflit. Dans un contexte tendu où l’occupation ne fait pas l’unanimité, l’histoire se concentre sur Vaan, un jeune homme éprit de liberté qui rejoindra vite la résistance. D’autres protagonistes se mêleront à cette quête d’indépendance, dont la princesse Asche, nulle autre que l’héritière déchue du royaume. Un scénario mature et intéressant, mais qui petit à petit s’efface pour laisser un sentiment d’inachevé. Vaan, héros malgré lui, souffre d’un manque de charisme évident, et votre line up générale ne restera pas dans les annales malgré quelques personnages très réussis. Même constat au niveau des antagonistes : un casting honnête mais en deçà des attentes pour un Final Fantasy. La trame narrative n’atteint donc pas des sommets d’intensité et se révèle assez décousue vers la fin. A contrario, le background du jeu fait preuve d’une grande richesse, et la description du bestiaire matérialisée par de très nombreux pavés de texte vous en apprend beaucoup sur l’incroyable univers d’Ivalice.
Bien que desservie par la possibilité d’accélérer la vitesse du jeu, option dont on abuse assez vite, la durée de vie reste des plus conséquentes. Comptez une quarantaine d’heures de jeu avant d’en voir le bout, à multiplier par deux pour ceux désirant percer l’intégralité des secrets de Final Fantasy XII ! Entre les annonces de chasse, les donjons et les éons secrets, il serait dommage de se contenter du strict minimum et de parcourir le monde d’Ivalice en ligne droite.
Malgré un scénario en retrait et un gameplay un poil controversé, ce douzième opus reste à mes yeux un bon cru pour la licence, et s’impose sans mal comme un RPG d’exception. Final Fantasy XII nous convie à un voyage dépaysant et immersif dans un mode Heroic-Fantasy fabuleux. L’ambiance unique du titre rattrape donc ses quelques lacunes, et cette version The Zodiac Age permet de découvrir ou redécouvrir ce petit monument du genre dans des conditions optimales. Vu les difficultés de la licence depuis quelques années, on se contentera de cette nouvelle épopée nostalgique. En attendant Kingdom Heart III, un jour…
Franz26 a dit (16 Juillet 2018 à 08:02)
Inutile de présenter le phénomène Rocket League tant sa réputation le précède. Découvert en local avec trois potes le temps d’un après-midi, je suis vite tombé sous le charme de ce titre peu commun. Péripéties d’un joueur lambda.
Le concept, pour les cancres du fond, se résume à jouer au foot… avec des voitures ! Des arènes fermées, deux cages, deux équipes, chacun son véhicule, et nul besoin d’ingrédients supplémentaires pour que la recette fonctionne ! Car le gameplay de Rocket League s’apparente à une douce alchimie entre complexité et accessibilité : n’importe qui comprendra les bases et s’amusera en quelques minutes, mais la maîtrise parfaite de son bolide ne sera donnée qu’aux plus persévérants tant le placement et le timing nécessitent une précision méticuleuse. Apprivoiser la physique de la balle impose également une bonne dose de pratique, pratique qu’il faudra coupler à un minimum de rigueur et de stratégie pour ne pas se faire punir bêtement. Car, sauf différence flagrante de skill, s’est bien souvent l’équipe la mieux organisée qui l’emporte. En résulte une profondeur de jeu étonnante et des sensations carrément grisantes ! Pour un titre arcade qui mise essentiellement sur son gameplay, c’est plutôt un bon point…
Le mode solo ne servira qu’à vous faire la main, l’histoire de quelques heures avant de se lancer en ligne un minimum préparé. On soulignera d’ailleurs la fiabilité des serveurs, toujours bien garnis et accessibles en quelques secondes seulement. Une foule d’accessoires farfelus se débloquent progressivement afin de personnaliser sa voiture, puis un ranking et des statistiques exhaustives assaisonnent le tout et portent l’addiction à son paroxysme. Difficile alors de quantifier la durée de vie Rocket League, complètement dépendante de vos affinités avec ce concept détonant. Il m’a fallu plus de 70 heures passées en ligne ou en local pour enfin ressentir une pointe de lassitude ! Une réalisation assez propre et une bande son efficace complètent ce tableau exemplaire.
Si les jeux arcades orientés multijoueurs pullulent depuis quelques années via les plates-formes dématérialisées, Rocket League boxe dans la catégorie poids-lourds tant il a su séduire une large communauté de fans. Chacun à sa façon, à son rythme, il fédère les joueurs occasionnels comme les professionnels en gardant à l’esprit un maître mot : le fun ! Un titre rafraîchissant qui ne ressemble à nul autre. Détenteurs du PS+ et/ou amateurs de multi en local : foncez !
Franz26 a dit (09 Juin 2018 à 08:40)
Difficile de rajouter quoi que ce soit à l’exhaustive critique de mon confrère adoré. Je partage totalement son avis et vais donc tâcher d’aller à l’essentiel. Helldivers se présente en effet comme Shoot’em up orienté multijoueurs en vue de dessus, dans la lignée d’un Dead Nation. De quoi poser la cervelle quelques heures pour s’adonner à un carnage sanglant et jouissif. Détente garantie, mais encore ?
S’appuyant à 100% sur la communauté en ligne et basant ses missions sur un système de ranking, régissant au passage la qualité des récompenses reçues, Helldivers impose très vite de s’adonner à la coopération pour progresser rapidement et espérer venir à bout des objectifs avancés. Bien évidemment, il faudra également compter sur un arsenal exhaustif, qu’il s’agisse d’armes à feu conventionnelles, des capacités de soutien, ou encore d’équipements lourds tels des méchas ou des tanks. Tout ce joli matériel s’upgradant à loisir pour plus d’efficacité. Récolter un maximum d'échantillons lors de vos missions devient donc vite un objectif primordial afin d'améliorer votre équipement. Malheureusement, bien que notre personnage engrange des niveaux au fil de l’expérience il ne monte pas directement en puissance. En résulte un aspect gestion au petit gout d’inachevé qui aurait mérité davantage de profondeur.
On retiendra surtout du gameplay son système de « stratagèmes », se matérialisant par le biais d’une manipulation de touches plus ou moins complexe en fonction de l’apport souhaité (résurrection d’un personnage, livraison de munitions, frappe aérienne, etc…). Des commandes de soutien en temps réel qui imposeront analyse, sang-froid et dextérité pour ne pas se faire punir en pleine exécution ! Plutôt bien vu.
Inutile de s’attarder sur la réalisation du titre, correcte mais sans grande saveur, ou sur le level design, assez quelconque. La direction artistique et l’ambiance s’inscrivent dans la lignée d’un Starship Troopers, mais malgré cette référence flatteuse l’immersion reste mitigée. Un constat également dû à l’absence de réel scénario, générant ainsi des missions répétitives aux objectifs limités. Le titre se concentre donc sur l’action, et sans se prendre au sérieux il dénonce sauvagement la politique capitaliste Américaine. On s’amusera par exemple à surprendre son avatar hurler des jargons bien sentis (« Distribution de démocratie ! ») tout en déchaînant son gros calibre ! D’ailleurs, que ce soit au niveau des doublages, des bruitages ou des musiques, la bande son fait remarquablement bien son travail.
Clairement, Helldivers n’est pas le jeu de l’année et ne restera pas dans les annales du genre. Fun et divertissant quelques heures, son aspect gestion perfectible ne pousse pas à une addiction suffisante sur la durée. Sympathique mais limité, on passera donc vite à autre chose.
Franz26 a dit (17 Avril 2018 à 07:41)
Après l’échec cuisant de Metroid Prime : Federation Force sur 3DS, Nintendo joue la sécurité et nous propose cette fois un remake de Metroid II : Return of Samus, sorti à l’origine sur Game Boy en 1991. L’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir cet opus complètement remis au goût du jour.
Un bon vieux Metroid en 2D : on me prend par les sentiments ! Quel bonheur que de retrouver une recette maintes fois éprouvée mais tellement géniale qu’elle a donné son nom au genre ! S’en suit donc un gameplay millimétré au poil, orienté action et plates-formes, mais clairement centré sur l’exploration. Chemins et secrets se dévoilent au fur et à mesure des capacités acquises, imposants une fouille minutieuse et récurrente des niveaux. En résulte un grisant sentiment de découverte, car l’univers de Metroid fait preuve d’une richesse remarquable tant en terme de direction artistique que de level design. Un régal, d’autant que le double écran de la console accentue clairement le confort de jeu.
Techniquement Metroid : Samus Returns s’en sort bien et bénéficie d’une 3D soignée, d’effets impressionnants et d’une animation impeccable. Si l’ensemble se révèle fort agréable ce n’est pas non plus la claque visuelle, et il est un peu dommage de ne pas avoir osé une réalisation 2D d’un autre temps mais au charme souvent incomparable.
On passera sur le scénario sans grand intérêt qui se concentre sur l’extermination sauvage des Metroid, pour saluer une bande son de bonne facture au « sound design » délicieusement familier. S’ajoute une durée de vie très correcte pour compléter un tableau quasi parfait !
N’ayant pas touché à l’opus original, c’est avec un regard neuf que je considère ce Samus Returns comme l’un des meilleurs titres de la série. Je languissais un Metroid à l’ancienne depuis l’épisode Zero Mission sur GBA (13 ans déjà), et me voici enfin comblé ! Un digne représentant d’une saga mythique, classique mais diablement efficace. Que demander de plus ? Foncez !
Franz26 a dit (06 Avril 2018 à 20:07)
L’adaptation d’un titre PC sur console est souvent une tâche délicate, mais cette Enhanced Edition de Divinity : Original Sin, désireuse de toucher un large public, s’est immédiatement vu encensée par la presse et les joueurs. Difficile de faire l’autruche devant un titre à la renommée exemplaire, il était donc grand temps pour moi de tenter l’expérience. Sachant que le périple sera long, dur et suintant, je sollicite mon animal de compagnie préféré, alias Benben, pour ce voyage à forte consonance Heroic-Fantasy. Une fois nos deux avatars aux boobs prédominants créés (les mauvaises habitudes ont la vie dure), nous plongeons tout excités dans le mystérieux univers de Rivellon. Présentation.
Pour commencer, impossible de passer outre la qualité des graphismes proposés ici. Les décors sont fins, colorés, fourmillent de détails et jouissent d’une animation exemplaire. Chaque lieu visité mérite ainsi que l’on si attarde, afin d’apprécier une direction artistique fort réussie et un level design dans l’ensemble bien construit. Découpé en quatre grandes zones, l’univers de Divinity : Original Sin vous fera découvrir des contrées verdoyantes, dévastées ou enneigées, comportant leurs lots de grottes, donjons et obscurs dédales à arpenter. Sans oublier les immenses villes où d’innombrables PNJs vous confieront moult quêtes et, telle la masse populaire sur Le Bon Coin, commerceront à loisir en vous rachetant sans crier gare toutes les merdes que vous aurez ramassées ! Bref, Divinity : Original Sin prend place dans un vaste monde Heroic-Fantasy, plein de vie et de couleurs, où l’on retrouve également un bestiaire qui parlera sans problèmes aux fans de Warcraft. La petite touche d’humour/autodérision apporte un peu d’originalité, restituant ainsi une ambiance immersive et très agréable. Atmosphère également confortée par une bande son réussie, majoritairement composée de thèmes d’ambiance fort sympathiques (mais toutefois difficiles à apprécier en coopération !) et dotée d’un excellent doublage.
Ne vous y trompez pas, derrière ses airs de Diablo-like Divinity : Original Sin se présente en réalité comme un Tactical-RPG très exigeant. A ce titre, un petit temps d’adaptation sera probablement nécessaire avant de dompter un gameplay complet et complexe, matérialisé par une multitude de paramètres à prendre en compte. Points de capacités, de compétences, de talents particuliers, gestion de l’inventaire, de l’équipement, des grimoires de sortilèges, etc… Passer du temps dans les menus sera en effet obligatoire afin de préparer au mieux son équipe face aux multiples dangers qui vous attendent. Et une fois les tenants et les aboutissants du gameplay assimilés, Divinity : Original Sin dévoile toute sa richesse et offre une profondeur de jeu vertigineuse. En coopération une bonne coordination s’avère indispensable pour se sortir sans casse d’affrontements rarement simples mais toujours passionnants ! Malheureusement, l’ergonomie générale et la lisibilité des menus ne sont pas exempt de reproches, ce qui n’empêche pas de se prendre au jeu addictif d’une intarissable et gratifiante montée en puissance et personnalisation des héros. De prime plutôt obscur et assez lourd, le gameplay se révèle sur la durée vraiment excellent.
On pestera sur certaines énigmes et mécanismes mal pensés, ou encore sur l’abondance de dialogues cassant clairement le rythme de jeu, mais Divinity propose une expérience complète et intéressante pour quiconque désire s’y investir. Et croyez-moi, vous en aurez pour votre argent ! Comptez près de 80 heures de jeu avant d’en faire le tour correctement, en composant avec une difficulté parfois frustrante mais heureusement compensée par un système de sauvegardes rapides : à utiliser sans modération ! Dommage aussi que la richesse du background et du scénario ne soit pas davantage éclairée, la faute à une mise en scène quelconque et à des pavés de textes desservants la narration...
Divinity : Original Sin n’est pas à mettre en toutes les mains et s’adresse clairement aux joueurs avertis. Plutôt amateur de J-RPG, il m’a fallu quelques heures pour m’habituer au rythme et au gameplay particulier du titre. Mais passé cette étape le plaisir de jeu est bien au rendez-vous, car Divinity fait preuve d’une telle générosité qu’on lui pardonne allègrement ses quelques imperfections. En résulte une très belle expérience, riche et immersive, méritant amplement le détour.