Franz26 a dit (20 Août 2019 à 07:38)
Malgré un développement plus que sinueux ayant carrément conduit au licenciement de Kojima, le tant attendu Metal Gear Solid V : The Phantom Pain débarque enfin. Le cul entre deux générations de consoles, puisqu’à force de reports la Playstation 4 l’a précédé dans nos salons, le titre de Konami se doit de convaincre après la mise en bouche « Ground Zeroes ». Un avant-goût ayant peiné à me séduire, mais qu’en est-il du plat de résistance ? Verdict en « quelques » lignes…
Rarement un Metal Gear n’aura déclenché autant d‘attentes mais aussi d’appréhensions avant sa sortie ! Et pour cause : alors que la linéarité du 4e opus fut pointé du doigt en son temps, ce 5e volet met l’accent sur la liberté en matérialisant un open world gigantesque comme terrain de jeu. Associé au concept de gestion de la Mother Base, initié avec Peace Walker, le gameplay tranche radicalement avec celui de ses prédécesseurs tout en conservant l’essence de la série : l’infiltration avec un grand Q.
Cet aspect atteint ici le sommet de son art avec des possibilités quasi infinies : à vous de trouver l’approche qui vous conviendra le mieux et le compromis adéquat entre furtivité totale et carnage sanglant. Cette deuxième option étant rarement payante quoique bien facilitée par l’apparition d’un « Bullet Time », offrant ainsi quelques secondes d’impunité pour éliminer un ennemi sans déclencher l’alerte. Procédé initié dans Ground Zeroes. On appréciera l’exhaustivité de l’arsenal, les compagnons de voyage (surtout Quiet, impitoyable snipeur à la plastique aguicheuse), mais aussi le soin apporté au moindre détail : un soldat préalablement endormi peut se noyer dans une flaque d’eau, vos empreintes ou bruits de pas vous trahiront, etc… Il existe en réalité un tel éventail de possibilités que peu joueurs profiteront pleinement de toutes les idées mises en place. Presque frustrant lorsque l’on découvre certaines démonstrations de fous furieux sur internet !
Car simultanément il faudra soigner tout le côté gestion de la Mother Base : recrutement du personnel en capturant des soldats sur le terrain, construction/amélioration des infrastructures, développement du matériel, gestion des ressources, etc… C’est d’ici que vous sélectionnerez vos missions, principales et secondaires, tout en gardant une vue d’ensemble sur votre progression. Sans plus d’explications, les paramètres étant très (trop ?) nombreux, notez que l’aspect gestion se révèle encore plus approfondi que dans Peace Walker. Au détriment du rythme et de la narration.
Car si Big Boss (dit aussi « Venom Snake ») n’a jamais été aussi libre et bien équipé pour réaliser ses objectifs, dont l’approche dépendra totalement de votre façon de jouer, cette orientation se fait à l'insu du scénario clairement mis en retrait. L’autonomie offerte au joueur nuit ainsi à la narration, mais la trame réserve son lot de révélations tout en clôturant une épopée trentenaire de façon convaincante. On ressent néanmoins l’impact des coupes budgétaires et certains éléments n’ont pas été assez approfondis, laissant alors quelques intrigues en suspens.
Metal Gear Solid V : The Phantom Pain bénéficie d’un background vertigineux, qui se repose malheureusement un peu trop sur les cassettes audio pour nous éclairer : guère ludique. Mais les références et les liens avec les précédents volets sont légions, confortant un ensemble scénaristique passionnant. D’autant que la mise en scène se révèle toujours magistrale et vous laissera bouche bée devant l’écran dès la moindre cinématique.
Parallèlement au gameplay, l’univers de Metal Gear garantit une ambiance exceptionnelle et la direction artistique matérialise parfaitement l’atmosphère pesante des années 70 sévissant en Afghanistan et en Afrique Centrale. La tension est d’ailleurs souvent portée à son paroxysme par une bande son exemplaire. Entre un doublage VO quasi parfait, une myriade de thèmes d’ambiance réussis et quelques compositions magnifiques, difficile de faire la fine bouche ! En résulte une immersion incroyable, certes, mais incomplète. La faute à un level design parfois desservi par l’immensité des environnements, trop vides, et des temps de chargement agaçants (ces passages en hélico…). Quelques petits défauts parmi d’autres (s’ils existent, les combats épiques contre les boss sont plus rares qu’à l’accoutumé) qui, mis bout à bout, finissent par porter préjudice au titre.
La durée de vie quant à elle oscille entre le dantesque et… l’infini si l’on désire peaufiner son ranking et compléter l’intégralité des objectifs secondaires (et en ligne) ! D’autant que les missions principales sont construites pour une exploration en trois temps : un premier passage découverte, un second afin de remplir les objectifs annexes alors dévoilés, puis éventuellement un troisième en vue d’obtenir le rang S. Sans parler de la gestion de la Mother Base vite chronophage malgré quelques lourdeurs. J’ai rendu les armes après plus de 60 heures au compteur, en m’attardant sur les missions secondaires sans pour autant négliger le recrutement et l’intendance de ma base. Une fois la vraie fin du jeu débloquée (contenant LA révélation), c’est avec le sentiment d’en avoir fait le tour que j’éteignis ma console. Tout en restant pourtant loin de l’utopique pourcentage parfait de progression générale… Il faut avouer qu’au bout d’un moment une pointe de redondance fini par s’installer, et ce n’est pas le manque de plus-value et de diversité des missions secondaires qui viendra contredire ce sentiment.
Les petits filous auront déjà regardé ma note finale et sauté à la conclusion. Je vous voir venir : Metal Gear Solid V est-il une déception ? Honnêtement, je ne sais que répondre. Attaché à l’aspect cinématographique et volontairement linéaire de la série, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce monde ouvert moins dirigiste qu’à l’accoutumé. Reléguant ainsi l’histoire presque au second plan avec ce découpage en missions (où les passages clés sont noyés au milieu d’une myriade de génériques), et souffrant d’un manque de rythme évident. En revanche, niveau gameplay et possibilités d’infiltration pures, il s’agit probablement du meilleur jeu existant dans sa catégorie ! Un changement de direction audacieux qui assure une très belle expérience. Car avec un peu d’investissement on ne peut qu’être admiratif devant l’ambition et la générosité du titre. L’ensemble formant un tout dense et d’une richesse inouïe ! Si j’émets quelques petites réserves sur l’orientation prise et sa mise en pratique, Kojima nous livre un chant du cygne concluant malgré les nombreuses péripéties de développement. Le produit final fait honneur à son lourd héritage, à défaut de le transcender, et on se contentera donc d’un Metal Gear Solid novateur simplement génial.
Franz26 a dit (28 Juin 2019 à 07:41)
Pardonnez-moi seigneur Dracula car j’ai péché. Oui, j’ai péché. En tant que fan inconditionnel de la saga je n’ai jamais terminé le mythique Super Castlevania IV, considéré comme l’un des volets fondateurs de la série. Il est grand temps de faire pénitence et de corriger cette lacune. Car l’opus abordé ce jour a grandement contribué à la légende, tout en promouvant au passage les capacités techniques de la Super Nes.
Konami nous livre ainsi des graphismes aux petits oignons, composés de fins décors, de sprites détaillés et d’effets visuels novateurs. L’animation n'est pas en reste, et la réalisation globale, remise dans son contexte, illustre de belle manière le potentiel de la génération 16 bits. Si la lenteur des déplacements, ou plutôt l’impossibilité de courir, choque aux premiers abords, le gameplay n’en souffre pas et propose un savant mélange d’action et de plates-formes. Armé de son fidèle fouet et de diverses armes de soutien, Simon Belmont devra lutter ferme avant d’occire le maître vampire. En effet, les 11 stages du jeu sont parsemés de pièges et vices en tout genre, puis d’un gardien des lieux qui viendra parachever le travail et mettre à mal vos 4 misérables vies. Sans parler du bouquet final et de l’enchaînement de boss avant de défier un Dracula déchaîné ! Heureusement, un système de mots de passe permet d’arriver au bout de l’aventure sans trop de peine, même si les dernières zones en feront suer plus d’un et nécessitent un apprentissage douloureux.
Souvent gage de qualité au sein de la série, la bande son de cet opus ne déroge pas à la règle et mérite de sacrées éloges. Car les compositions sont remarquables et bénéficient d’une qualité sonore peu commune en 1991. Des thèmes qui contribuent directement à l’ambiance du titre et à l’immersion dans cette Transylvanie impure et démoniaque.
On passera sur le scénario résumé en quelques lignes de texte lors de l’introduction, assez jolie au demeurant, au profit d’une élogieuse conclusion. Malgré l’âge (bientôt 30 bougies), Super Castlevania IV n’a pas pris une ride ! La rigidité du gameplay s’oublie rapidement au profit d’un level design irréprochable qui, associé à une réalisation impérissable et une bande son impeccable, nous immerge complètement dans l’aventure. Objectivement la comparaison avec les opus 2D plus récents n’est pas à son avantage, d’où ma notation somme toute modérée, mais l’aura affective qu’il dégage compense largement. Tant pour ses qualités intrinsèques que pour ce qu’il représente dans l’histoire du jeu vidéo, Super Castlevania IV est un titre culte qui mérite l’investissement.
Franz26 a dit (25 Juin 2019 à 07:53)
Histoire de faire tourner ma poussiéreuse Megadrive et souffler entre deux jeux plus consistants, je m’essaye aujourd’hui à un vieux classique de la plate-forme 2D : le fameux Aladdin, décliné à toutes les sauces et sur de nombreux supports ! Après avoir longtemps hésité avec l’opus Super Nes et malgré les recommandations de mon sous-fifre généreusement membré dont je tairais le nom (AKA Tilk) : c’est bien le logo SEGA qui ranime d’outre-tombe mon écran cathodique en ce Week-end caniculaire.
Visuellement le titre de Virgin Interactive est une petite pépite, surclassant son homologue Super Nes avec des décors somptueux et des animations incroyables bourrées d’humour ! Hormis 2-3 stages plutôt foirés esthétiquement, l’ensemble fait preuve d’une belle variété visuelle et conceptuelle. La bande son directement tirée du film constitue aussi un atout de taille, et accompagne avec brio notre jeune voleur dans son périple sinueux.
Niveau gameplay voici de la plate-forme 2D rétro dans son plus simple appareil : les trois touches du pad servent à sauter, lancer des pommes et donner des coups d’épée. Ni plus, ni moins. Outre un petit manque de précision par moment et une hitbox du sabre assez brouillonne, Aladdin répond au doigt et à l’œil et se déplace avec fluidité. En résulte une maniabilité solide qui procure un fun immédiat.
La difficulté est assez bien dosée, même si les 10 stages du jeu se parcourent un peu trop vite. Car une fois les niveaux apprivoisés (3 runs pour ma part), il ne vous faudra guère plus d’une heure pour parachever l’aventure d’une seule traite. Le dernier obstacle au générique étant symbolisé par Jafar, métamorphosé en serpent, qui périra sans gloire à grands coups de pommes dans la tronche ! La morale de l’histoire semble donc indiquer qu’un fruit fraîchement cueilli peut se révéler plus létal qu’une arme blanche. Bref, pour rehausser la durée de vie il faudra jouer sur la difficulté dans les options. Maigre consolation, malheureusement dans la norme de l’époque.
Aladdin sur Megadrive est assurément un bon jeu, mais reste loin derrière les grands noms du genre selon moi (Mario et DKC pour une comparaison facile). Très agréable visuellement, l’expérience reste somme toute un peu classique et convenue. Un titre qui aurait probablement récolté quelques points supplémentaires si je l’avais découvert à sa sortie en lieu et place de son homologue Game Gear. Nostalgie oblige. Mais ne soyons pas trop dur, il a su remplir avec brio son cahier des charges tout en se démarquant de la concurrence acharnée de l’époque (notamment en rivalisant haut la main avec l’opus développé par Capcom sur Super Nes), et reste encore sympathique 25 ans plus tard. Bravo.
Franz26 a dit (04 Juin 2019 à 07:50)
L’annonce d’Octopath Traveler n’est pas passée inaperçue auprès des amateurs du genre et s’apparente à un véritable retour aux sources, tant en terme de gameplay que de réalisation, arborant une esthétique old school digne des plus belles heures du J-RPG 16 bits. De quoi attirer le chaland nostalgique que je suis. Voyons voir si l’étincelle entrevue va suffire à alimenter le brasier d’un genre en perdition. C’poète bordel !
Techniquement, Octopath Traveler surfe sur l’engouement du pixel art et le fait de fort belle manière ! Une 2D rétro HD couplée à de somptueux effets de perspective et de lumière qui mettent en valeur une magnifique palette de couleur, pour un résultat non seulement audacieux mais surtout très réussi. Un constat qui doit aussi beaucoup à la superbe direction artistique du titre et à son excellent character design, pérennisant un univers Heroic-Fantasy plutôt traditionnel mais plein de charme.
Cependant, Octopath Traveler ne se démarque pas uniquement par l’intermédiaire de sa réalisation atypique et nous propose une progression peu commune avec 8 histoires indépendantes qui coexistent simultanément. Ces petits scénarios vont s’entremêler et donner naissance à des intrigues variées et parfaitement narrées, plus « terre-à-terre » qu’à l’accoutumé et loin du sempiternel enjeu de préservation du monde. Bien que l’ultime boss optionnel (une infâme chiure totalement cheatée au passage) contredit un peu mes propos… Libre à vous d’arpenter la carte d’Orsterra comme vous l’entendez, même si la difficulté incitera implicitement à finir le premier chapitre de chaque protagoniste avant de se lancer dans les seconds actes, et ainsi de suite. Une liberté relativement importante qui apporte un sentiment d’exploration agréable, d’autant que le jeu regorge de secrets et quêtes annexes. Prévoyez en effet près de 100 heures au compteur avant de dénouer l’intégralité des mystères d’Octopath Traveler ! L’ensemble souffre néanmoins d’une certaine redondance dans son déroulement, et chaque scénario se construit de façon similaire autour de l’éternelle trinité : ville/donjon/boss. Un défaut propre au genre, mais d’autant plus visible ici vu le morcellement en petites trames et chapitres.
Niveau gameplay, nous voici devant un RPG à l’ancienne proposant des combats au tour par tour et un système de classes aux compétences actives et passives. Chaque tour nos héros gagnent des points d’action qui, cumulables jusqu’à cinq, permettent alors d’enchaîner un ennemi ou de charger les attaques spéciales pour plus d’efficacité. Car la réussite des combats dépendra essentiellement de votre habileté à briser la garde de l’adversaire, afin de le laisser étourdi et sans défense durant un petit laps de temps. La stratégie basique consistera donc à identifier au plus tôt les faiblesses adverses, puis à cumuler des points d’actions pour optimiser ses attaques et le breaker au bon moment ! Un concept simple mais très prenant, qui nécessite de planifier ses coups avec soins et qui apporte un côté stratégique aux affrontements. Non sans rappeler un certain Bravely Default. Les jobs et les compétences seront également à associer avec intelligence si vous désirez venir à bout de l’aventure sans prise de tête. En dehors des combats, chaque personnage dispose d’une action spécifique à l’utilité variable. Si voler ou questionner les PNJs du jeu, par exemple, deviendront vite vos passe-temps favoris, la plupart de ces capacités ne servent qu’à satisfaire quelques passages clés de l’histoire et à dénouer des quêtes secondaires. Complet, accessible et extrêmement bien pensé jusque dans ces moindres détails (gestion de l’inventaire et de l’équipement parfaitement lisible, système de téléportation efficace, points de sauvegarde abondants, etc…), le gameplay d’Octopath Traveler s’avère sans conteste un modèle du genre.
Continuons avec du positif en saluant les magnifiques compositions concoctées par Yasunori Nishiki : un travail d’orfèvre tant en terme de densité que de qualité ! De quoi conforter définitivement le statut d’Octopath Traveler, qui s’impose comme un digne héritier et fier représentant du genre. Souffrant d’une progression assez répétitive et d’une mise en scène plutôt sobre, il ne lui manque pourtant pas grand-chose pour côtoyer les plus grands. On se contentera alors d’un titre exceptionnel, véritable hommage au J-RPG d’antan.
Franz26 a dit (28 Mars 2019 à 07:38)
Fort de son succès sur PC, The Talos Principle débarque sur Playstation 4 dans une version Deluxe comprenant l’add-on Road to Gehenna. Amateurs d’action et d’hémoglobine, passez votre chemin, nous voici en présence d’un jeu de réflexion non sans rappeler un certain Portal…
Une comparaison flatteuse mais méritée tant The Talos Principle fait preuve d’une ingéniosité et d’une intelligence remarquable à travers ses innombrables puzzles. Ici pas de portails dimensionnels, mais des mécanismes qui parleront néanmoins aux amateurs du titre de Valve tel des jeux de faisceaux, de cubes ou de brouilleurs. Toujours justes, parfois tordus et régulièrement brillants, les casse-têtes finissent par céder pour laisser place à un intense sentiment de satisfaction. Un gameplay simple mais loin d’être simpliste, vous laissant au passage le choix d’explorer les niveaux à la première personne ou en vue subjective. Un point essentiel, puisque la réussite de votre entreprise dépendra avant tout de votre capacité d’analyse et d’observation.
Dans les circuits d’un androïde guidé par une obscure IA omnipotente, il vous faudra résoudre moult énigmes au sein d’environnements virtuels recréés pour l’occasion. Un futur dévasté où la civilisation humaine s’est éteinte, laissant derrière elle des vestiges matériels et quelques IA en guise d’héritage. Un synopsis intéressant et chargé en références bibliques, pour peu que vous vous donniez la peine de fouiller les archives des terminaux. Malheureusement, les pavés de textes dénués de toutes fioritures cassent le rythme et n’incitent guère à la lecture… Mais qu’importe, soutenu par une réalisation soignée l’univers de The Talos Principle éveillera probablement le philosophe endormi au fond de votre colon, en sus d’être un formidable terrain de jeu.
La bande son se veut relativement discrète mais joue son rôle. Elle aurait même méritée quelques bons points si le put*** de « bip » émit par les terminaux n’était pas aussi insupportable ! Enrichie par la présence de l’add-on Raod to Gehenna sur le BR, la durée de vie s'avère quasi exhaustive pour le genre et vos neurones seront mises à rude épreuve ! Devant la complexité d’obtention des étoiles bonus, mon petit cerveau commençait même à saturer sur la fin ! Certaines nécessitant clairement l’appui peu glorieux d’une solution si vous n’êtes pas amateur de nuits blanches…
The Talos Principle se révèle une franche réussite et ravira les amateurs de réflexion à travers un gameplay bien pensé et un level design inspiré. Pas toujours évident, il reste neanmoins accessible et s’entoure d’un contexte accrocheur. Passé la frustration de quelques énigmes vraiment retorses, l’expérience vaut largement le détour et se savoure à petites doses ou à grand renfort d’aspirine.
Franz26 a dit (22 Mars 2019 à 07:39)
Développé par le talentueux studio Mercurysteam déjà à l'origine des deux Lords of Shadow de la Playstation 3, cet opus 3DS a plutôt divisé les foules. Grand fan de la saga depuis la première heure, vais-je me ranger du côté des détracteurs ou des convaincus ? Suspens (ou pas).
Premier constat, d’ordre technique : bien qu’utilisant un affichage traditionnel en scrolling-horizontal, Mirror of Fate opte pour une réalisation intégralement en 3D. Réussie dans son ensemble, elle manque parfois de finesse et offre des décors assez inégaux en terme de qualité. Si le titre reste joli et propose des cinématiques stylées, une 2D léchée aurait été à mon goût plus efficace, en sus de générer un côté nostalgique bienvenu.
Deuxième constat : d’apparence proche des opus 2D classiques, le gameplay a été intégralement remanié et le feeling ressenti console en main pourra aux premiers abords déstabiliser les habitués. On retrouve certes des éléments habituels tel que le fouet, les items et les pouvoir spéciaux, mais bien que convaincant l’ensemble manque un peu de précision et se rapproche au final davantage d’un Castlevania 3D. Le level design n’atteint pas non plus des sommets d’ingéniosité, et on regrettera que les niveaux soient découpés en une multitude de petites zones. L’exploration du château, toujours facilité par la carte affichée sur le deuxième écran, reste malgré tout un véritable plaisir et réserve de belles surprises. D’autant que le scénario apporte quelques éclaircissements et conforte le généreux background de la saga.
Divisé en trois actes permettant d’incarner successivement Simon Belmont, Alucard, et Trevor Belmont, la durée de vie oscille entre 12 et 15 heures et ne vous demandera guère d’efforts pour explorer le jeu à 100%. D'autant qu'un système de check-point permissif amoindrit grandement la difficulté, atténuant de ce fait l’intensité des affrontements. Enfin, la bande son, sans égaler le standing habituel, propose des thèmes réussis et un doublage anglais de qualité afin d’accompagner votre périple de fort belle manière.
Critiquable sur certains aspects, Mirror of Fate possède à mes yeux suffisamment d’atouts pour mériter l’investissement malgré quelques défauts. Moins séduisant que la grande majorité de ses prédécesseurs, il assume son orientation et fait néanmoins honneur à la saga tout en s’intégrant dans l’arc Lords of Shadow.
Franz26 a dit (22 Mars 2019 à 07:33)
Ah putain ta critique m'a trop donné envie de lancer le remake PS4/Switch ! Je vais craquer. J'imagine que tu l'a justement fait en anticipation ? ;)
Franz26 a dit (22 Février 2019 à 07:29)
Longtemps cantonnée au rôle de potiche royale et Mac Guffin de nombreuses aventures du plombier, Peach s’offre enfin un rôle décent afin de délivrer son amant moustachu et sauver le royaume champignon par la même occasion. Un contexte original, pour une recette fondamentalement classique.
Nintendo nous sert comme à son habitude un jeu de plates-formes 2D parfaitement calibré. Super Princess Peach se démarque toutefois de la masse en axant le gameplay sur les capacités spéciales de la belle, régies par ses émotions accessibles via l’écran tactile : la tristesse engendre des larmes abondantes, la colère enflamme tout sur son passage, la joie l’envoie au septième ciel (elle vole, bande de pervers), et la tranquillité restaure sa vie. Il faudra ainsi jongler entre ces pouvoirs, au cœur du jeu et des énigmes qui le compose, afin de progresser convenablement avec un minimum de jugeote. Une jauge magique évite tout abus d’utilisation, et se recharge par l’intermédiaire de petites gemmes ou en absorbant les ennemis via le parapluie magique. Cet item bien utile accompagnera la princesse dans son périple, faisant alors office de véritable couteau Suisse.
L’ensemble du gameplay a donc bénéficié du savoir-faire de la firme et se révèle très plaisant, malgré un level design un peu timide et une difficulté quasi nulle. Il n’est en effet pas bien compliqué de terminer l’aventure à 100% et de venir à bout des quelques boss en présence. La durée de vie reste cependant honorable, notamment par le biais de mini-jeux plus ou moins réussis et qui assurent un divertissement supplémentaire. Sans transition, le titre propose également des graphismes fins et colorés du plus bel effet.
Derrière son aspect mielleux, Super Princess Peach s’impose comme un excellent représentant du genre et, outre une inversion des rôles burlesque, il s'appui sur un gameplay solide pour proposer une expérience très sympathique. Une petite réussite, qui devrait ravir les amateurs à la recherche d’une aventure rafraîchissante et sans prise de tête.
Franz26 a dit (19 Février 2019 à 07:48)
Après avoir prospéré sur Playstation 2, la licence Ratchet & Clank se fait depuis plus discrète malgré l’excellent Opération Destruction, l’opus multi All For One, ou encore la traditionnelle Trilogie HD des familles. Afin de reconquérir son public, Insomniac Games nous propose un reboot complet du tout premier épisode. Voyons voir si la recette fonctionne sur Playstation 4.
Passé une introduction complètement farfelue, à l’image de la tonalité globale de l’intrigue, qui présente brièvement les protagonistes, nos deux acolytes se voient propulsés rangers galactiques en vue d’empêcher l’invasion Zorg et sauver l’univers de la tyrannie. Un prétexte idéal pour enchaîner les missions aux quatre coins de la galaxie et explorer des planètes diverses et variées. Ces dernières bénéficient d’un level design réussi et font preuve d’une richesse visuelle impressionnante. L’ensemble de la réalisation mérite d’ailleurs les félicitations du jury, et Ratchet & Clank nous en met plein les yeux tant par sa 3D léchée que par son animation irréprochable. La direction artistique n’est pas en reste et conforte un aspect visuel très attrayant, soutenu par une mise en scène efficace.
Niveau gameplay nous voici en présence d’un jeu d’action-aventure légèrement orienté plates-formes, mais qui prend plus souvent des airs de shoot’em all tant ça pète dans tous les sens ! Ratchet dispose donc d’un arsenal aussi large qu’insolite, nécessitant des upgrades régulières pour rester dans le coup. D’où l’intérêt de ramasser un maximum de boulons et de ne pas laisser de côté les objectifs secondaires. Le titre multiplie les bonnes idées, et au fur et à mesure de la progression les gadgets ramassés nous ouvrent de nouveaux horizons, pimentant ainsi un gameplay extrêmement plaisant. Quoique desservi par une avancée un peu trop linéaire.
S’ajoute une bande son rythmée couplée à un excellent doublage VF pour que les heures s’enchaînent sans temps morts. Un peu de rab n’aurait d’ailleurs pas été de refus, la faute à une durée de vie dans la moyenne basse du genre qui pénalise légèrement l'appréciation finale.
N’ayant pas touché au jeu d’origine je me garderai donc de toute comparaison avec son modèle, et me contente d’apprécier ce Ratchet & Clank remis au gout du jour sans arrière-pensées. Insomniac Games a réalisé un travail formidable et nous présente un titre généreux qui régale à tous les niveaux. Une prise de risque minime certes, mais un indéniable savoir-faire. Juste excellent.
Franz26 a dit (13 Février 2019 à 07:50)
J'ai replongé pour une vingtaine d'heures sur CS GO, entraîné par des potes du boulot. Résultat ? Le skill se perd bien vite mais le fun est toujours là ! Un grand nom du FPS, mais loin de 1.6 et Source dans mon cœur. Benji : pour la refonte des -=[BD}=- on attend le prochain c'est ça ? Voir Half Life 3 tant qu'on y est xd.