Franz26 a dit (29 Janvier 2017 à 09:12)
Non c'est un fait : lors des cinématiques (c'est précisé ne sort pas du contexte) la modélisation des personnages fait vraiment datée. Sans yeux ni bouches (ni mains parfois), je te renvoi à des screenshots sur le net (attention ne pas confondre avec le lissage HD existant sur PC ou la version GC). Courant pour l'époque, voir dans le haut du panier technique, mais daté aujourd'hui tout simplement. Comme beaucoup de jeux d'action PSX que l'on relance de nos jours (même si pour avoir refais Soul Reaver y'a quelques années, la 3D de ce dernier avait mieux vieilli). Pareil niveau textures, certaines (donc pas toutes) sont quand même bien limites. Ce qui n'enlève rien au charme visuel de l'ensemble (toujours comme précisé) car les décors fins et bourrés de détails ainsi que le design rehaussent largement le tout. Je l'ai fait sur ma bonne vieille PS2 et TV cathodique (de 70 cm tout de même) donc je bénéficiais du rendu original. ;) Je pense que le ton réaliste du jeu fait aussi que je fus un peu critique sur cet aspect. Mais globalement la réalisation reste agréable, malgré le temps.
Euh non pour le système de visée tes exemples n'ont ni queue ni tête et aucun rapport. ^^ Prend au moins un jeu du meme genre dans le même contexte (Siphon Filter par ex). Là c'est franchement pas pratique et l'apport de la visée à la première personne de MGS 2 fut salvatrice ! Pareil, à l'époque c'était sans doute moins choquant (et pourtant déjà critiqué de mémoire), aujourd'hui la rigidité et l’approximation font tiquer. Même si une fois encore, passé un temps d'adaptation on s'y fait, et le gameplay dans son ensemble reste exceptionnel. ;)
Franz26 a dit (28 Janvier 2017 à 08:52)
Metal Gear Solid fait incontestablement parti des jeux les plus marquants de sa génération. S’affranchissant de nombreuses barrières il a su proposer, malgré des limites techniques aujourd’hui évidentes, une expérience hors norme contribuant à hisser le jeu vidéo dans une autre dimension. Rien que ça. Peut-être un poil moins enthousiasme que la majorité, ce titre m’avait néanmoins conquis et laissé quelques souvenirs impérissables. Souvenirs fraîchement ravivés en replongeant dans la peau du célèbre Solid Snake pour une seconde partie. Depuis le temps que ça me démangeait…
Revenir des années plus tard sur un jeu d’action-aventure 32 bits n’est pas évident tant les titres 3D de première génération ont majoritairement mal vieillis (d’autres genres se révèlent bien moins impactés heureusement). Je ne vise pas l’aspect technique, plutôt secondaire, mais bien le gameplay auquel pardonner rigidité et approximation s’avère plus difficile de nos jours. Et ce qui nous apparaissait comme convaincant aux balbutiements de la 3D se remet désormais vite en perspective ! Hors savoir replacer l’ensemble dans son contexte et conserver un regard objectif n’est pas toujours aisé… Fin de l’aparté.
Transition toute amorcée pour exposer le gameplay de Metal Gear Solid premier du nom. Vous l’aurez deviné : le constat n’est pas aussi rose qu’en 1998. L’ergonomie générale accuse un peu le coup, mais on pointera surtout du doigt les combats et l’imbuvable système de visé qui rend certaines phases plutôt pénibles. Certes, dans l’ensemble le gameplay reste une réussite grâce à des mécaniques efficaces et très poussées en matière d’infiltration et de réalisme, mais les sensations s’avèrent fatalement moins bonnes qu’à l’époque. Vu l’ambition affichée et les possibilités offertes, remises dans leur contexte, on lui pardonnera. Comptez juste un léger temps d’adaptation.
Techniquement aussi le titre accuse le coup et pique un peu les rétines. De nombreuses textures s’apparentent désormais à une belle purée de pixels, et la modélisation des personnages durant les cinématiques prête à sourire. En revanche, la plupart des décors s’en tirent assez bien, l’animation reste satisfaisante, et on observe un souci du détail constant au service d’une direction artistique de haute voltige. L’ensemble conserve, au final, un certain cachet.
Des environnements aussi réussis visuellement que conceptuellement et une pléiade de personnages originaux mettent en évidence une atmosphère unique, froide et implacable. La progression exige une bonne dose de discrétion, sous peine de punition rapide, renforçant ainsi une tension palpable qui trouve écho dans l’atmosphère glacée et métallique de cette base militaire en Alaska. Associée au ton mature de l’intrigue, généreuse en scènes mémorables et boss épiques, l’ambiance unique de Metal Gear Solid prend aux tripes !
Bien sûr, il faut aussi compter sur un scénario passionnant et une mise en scène exceptionnelle. C’est là l’un des gros tours de force de Metal Gear Solid, qui redéfini à sa manière la frontière entre le jeu vidéo et le cinéma. Toutes proportions gardés évidement. Au passage, cette forme de passivité cinématographique manette en main, due aux diverses vidéos et nombreux dialogues, sera l’argument principal des rares détracteurs de la série. Bref, s’ajoute une bande son grandiose pour parachever une immersion déjà phénoménale. Car outre des compositions magnifiques et des bruitages cultes (vous venez d’entendre le Codec sonner dans votre tête, ne mentez pas), le jeu bénéficie d’un doublage intégral ! Les voix Françaises sont honnêtes, même si à titre personnel j’aurais vendu ma couille gauche pour de la VO, et semblent à jamais encrée dans nos têtes tant le procédé était rare vingt ans auparavant.
En complément à la quinzaine d’heures nécessaire pour une achever sa première partie, le jeu regorge de secrets à découvrir et présente une durée de vie convaincante. Entres les accessoires bonus, les scènes cachées, un challenge rehaussé, et surtout l’envie de revivre myriade de scènes d’anthologie associées à une deuxième lecture du scénario souvent utile, le contenu de Metal Gear Solid ne souffre d’aucune lacune.
A l’aube de la 3D le titre d’Hideo Kojima a su innover et concrétiser son ambition en proposant une aventure magistrale maîtrisée de bout en bout. Culte pour toute une génération de joueurs, Metal Gear Solid s’est imposé comme une référence en matière d’action-infiltration et hissé parmi les meilleurs jeux de la console ! Le temps a malheureusement œuvré et laissé quelques traces dommageables. En résulte un plaisir de jeu amoindri et une expérience légèrement ternie pour quiconque replongerait dans l’aventure aujourd’hui (d’où ma note plutôt sévère). Néanmoins, l’aura qui entoure Metal Gear Solid vaut le détour, et si la nostalgie biaise sans doute cette impression les qualités indéniables du titre y sont pour beaucoup. A jamais parmi les grands. Snake, terminé.
Franz26 a dit (18 Janvier 2017 à 07:45)
Dernier opus en date, SoulCalibur V n’a pas pour prétention de renouveler la série et s’inscrit dans la continuité du quatrième volet. Mais en espérant quelques nouveautés au programme et en tant que fidèle de la première heure, difficile de résister à l’appel des armes !
Après une introduction bien décevante (où est passé le budget pour les cinématiques en CG ?!) et quelques combats approximatifs, nous pouvons déjà porter un jugement sur l’aspect visuel de cet opus. Qu’il s’agisse de la modélisation des personnages, de l’animation, des décors ou des effets de lumières, l’ensemble impressionne. Si l’évolution avec son prédécesseur n’est pas flagrante, l’excellence de la réalisation constitue encore un atout de taille pour la licence. La direction artistique, matérialisée par un character design inspiré et des arènes réussies, mérite également son lot de compliments et assure une esthétique remarquable (ainsi qu'une ambiance agréable). Pas de doute, nous sommes bien devant un SoulCalibur.
Niveau gameplay on retrouve ce savant dosage entre accessibilité et technicité afin de satisfaire au plus grand nombre. De nouvelles têtes viennent renouveler un casting de luxe et apporter un petit vent de fraîcheur. En revanche, aucune nouveauté en ce qui concerne les différents modes de jeux. On observe même une certaine régression à ce sujet, avec une quête solo intéressante mais bien trop courte. Le titre misant avant tout sur son aspect on line.
Et c’est en gardant ce critère en tête que je dresse à contrecœur un constat peu reluisant : 4 ans après sa sortie les serveurs sont déserts, et j’ai dû batailler ferme pour défier quelques valeureux adversaires ! Difficile à encaisser. La lassitude s’installe donc rapidement et, hormis pour du versus occasionnel, ce SoulCalibur V retournera vite prendre la poussière sur vos étagères. Un fait d’autant plus regrettable que l’option création de personnages se révèle toujours aussi sympathique et constitue une vraie attraction, notamment lorsqu’il s’agit d’exposer son travail en ligne.
Heureusement et histoire de finir sur un aspect très positif, SoulCalibur V nous gratifie d’une bande son de folie ! Un équilibre idéal entre musiques épiques et thèmes plus sombres mais non moins immersifs, sans oublier un doublage JAP (ou US) excellent. Combattre avec un tel fond sonore assure une plus-value non négligeable relativement jouissive.
Qu’il s’agisse des amateurs occasionnels de baston ou des aficionados de la saga, ce SoulCalibur V ne mérite pas forcement votre attention si vous possédez déjà le quatrième opus. Avare en contenu (difficile de cacher sa déception quant aux modes solo relativement faméliques tant la série nous a habitué à mieux), l’ensemble transpire un peu la facilité. Si l’absence majeure d’innovations reste pardonnable, le faible engagement de la communauté en ligne limite fortement l’intérêt aujourd’hui. Dommage, car SoulCalibur V n’en reste pas moins un défouloir maîtrisé d’une qualité fort respectable.
Franz26 a dit (26 Décembre 2016 à 08:54)
Aux premiers abords, Valdis Story : Abyssal City se présente comme un action-RPG en scrolling horizontal non sans rappeler les Castlevania 2D d’antan (RIP). Inspiration également assumée par une esthétique old school offrant un rendu des plus séduisants. Lorsqu’on me prend par les sentiments…
Puisque je l’ai déjà évoqué, commençons par la forme. Valdis Story se pare d’une 2D léchée ravivant la nostalgie d’une époque révolue. Les sprites sont magnifiques, les décors superbes, l’animation et les effets irréprochables, bref, ça en jette ! Petit bémol : le titre n’est pas conçu en haute définition donc je vous déconseille de brancher votre PC sur le home cinéma du salon. Qu’importe, le rendu général conforté par un design charmant et coloré apporte un cachet déjà sympathique au titre.
Sur le fond, les inspirations sont diverses. Le déroulement suit un schéma type Metroidvania, et au fil des capacités/objets clés récupérés de nouveaux lieux deviendront accessibles. On reviendra donc souvent sur nos pas pour accéder à une salle auparavant inabordable, en s’appuyant sur la traditionnelle map détaillant notre pourcentage de progression. Toutefois, si l’exploration est mise en avant, Valdis Story : Abyssal City apporte également un aspect RPG bien prononcé aux nombreuses subtilités. Car en sus de points d’expérience, d’un arbre de compétences exhaustif, et d’une répartition des statistiques selon vos critères favoris, il faudra composer avec d’autres paramètres moins courants.
Les magies tout d’abord. Ces dernières sont associées aux touches directionnelles du pad et, selon la direction pressée, génèrent un effet particulier. Prenons un exemple. La magie de glace utilisée vers le bas aura pour conséquence de créer un bloc, permettant ainsi de grappiller quelques mètres afin d’atteindre un lieu haut perché. Certains résultats sont donc directement liés à la progression ! Ajoutez en vrac un système de dash indispensable, une gestion de l’inventaire et des matériaux, l’upgrade des équipements, de nombreuses phases de plates-formes exigeantes et autres détails que j’ai la flemme d’expliquer ici, pour obtenir un gameplay aux petits oignons ! Bourré de bonnes idées, le jeu se prend vite en main et les sensations sont vraiment jouissives. Car Abyssal City puise aussi dans le Beat’em all. En résulte des combats très dynamiques jouant sur les combinaisons de touches pour réaliser des combos dévastateurs. Notons aussi un système de ranking après chaque boss qui déterminera les récompenses. Enfin, le fait de pouvoir aborder le jeu avec quatre personnages différents au gameplay propre accentue ce côté Beat’em all à monde ouvert.
Si la plupart des zones sont peuplées d’ennemis et de boss impitoyables (au passage : mention très bien pour le bestiaire stylé), vous traverserez aussi des villages composés de magasins et divers PNJs qui vous confieront leurs petits problèmes. Ayant explosé mon quota de caractères pour mettre en évidence le gameplay génial de Valdis Story, je ne m’attarderais pas sur le scénario pourtant fort intéressant. L’histoire nous place au milieu d’une guerre entre anges et démons où les humains jouent le rôle de victimes collatérales impuissantes. Membre d’un équipage de combattants aguerris, votre navire se fait attaquer et vous échouez dans une cité sacrée remplie de mystères. Vous partez alors en quête de vos alliés disparus qui, à la manière d’un Suikoden, rejoindront ensuite votre base et monnaieront parfois des services très intéressants. On notera un background recherché s’inspirant de diverses mythologies, mis en évidence par une direction artistique de bon goût.
L’aventure prend ainsi des airs variés : d’une prison lugubre à une grotte souterraine, en passant par des contrées glacées ou un laboratoire empoisonné, le dépaysement sera total. Un level design de qualité parachève la cohérence de l’ensemble, d’où émerge une ambiance onirique et mystique fort plaisante. La bande son apporte sa contribution à l’atmosphère divine du titre, en proposant même, outre quantité de pistes d’ambiance réussies, quelques thèmes magistraux.
Il m’aura fallu une petite quinzaine d’heures pour compléter mon run et flirter avec un pourcentage parfait d’exploration. S’ajoute l’intérêt de refaire l’aventure avec un personnage différent, de soigner son rang contre les boss, ou encore de s’essayer à un mode de difficulté plus exigeant. Au rayon des petits défauts on regrettera l’absence d’une map monde générale et les moyens de téléportations assez limités, nuisant un peu au confort de jeu.
D’abord porté par un gameplay profond et une réalisation chatoyante, d’autres atouts font de Valdis Story : Abyssal City une expérience rafraîchissante à l’identité prononcée. Équilibre quasi parfait entre action-RPG et Beat’em all, la performance est d’autant plus remarquable qu’elle résulte d’un modeste financement participatif. En contrepartie l’ensemble manque peut-être un peu d’envergure pour se révéler véritablement marquant. Il n’en reste pas moins un excellent titre que j’ai dévoré sans retenue.
Franz26 a dit (21 Décembre 2016 à 07:48)
Sorti initialement en 1997 sur Playstation, Oddworld : L’odyssée d’Abe fait partie de ces titres qui auront marqué ma vie de joueur. Les cicatrices dues à la résolution d’énigmes et phases de plates-formes à l’époque trop exigeantes pour mon jeune âge n’ont jamais vraiment disparues. Frustrants souvenirs... Ce remake HD, que j’ai réussi à me procurer en version physique, semble l’occasion parfaite pour redécouvrir le monde mystérieux d’Oddworld dans de meilleures conditions.
Vous incarnez Abe, Mudokon et esclave de son état, employé lambda chez Rupture Farms. Cette sinistre compagnie alimentaire, aux dirigeants peu scrupuleux, officialise son nouvel aliment vedette dont le composant principal n’est autre que… votre propre espèce ! Choqué, Abe décide alors de briser ses chaines et de se faire la malle, non sans délivrer les autres Mudokons captifs. Dans un univers post apocalyptique industrialisé jusqu’à la moelle, la vie ne sera pas tendre pour notre drôle de héros qui devra survivre à bien des dangers avant de finaliser sa quête de liberté. Un synopsis étrange au sein d’un monde régi par la technologie, mais nanti d’un mysticisme opulent. Ces deux aspects s’opposent en permanence et offrent un ensemble détonant, faisant preuve d’une autodérision hilarante. Car l’humour noir est omniprésent ! Un second degré retranscrit par le bestiaire loufoque, des dialogues aberrants, ou encore via les mimiques des Mudokons et leurs interactions aussi douteuses que leur Qi. En résulte une ambiance atypique fascinante.
Si la direction artistique se révèle magistrale et directement à l’origine des éloges ci-dessus, cette version New "N" Tasty se paye de surcroît un lifting de qualité rendant plus que jamais justice au monde très particulier d’Oddworld. De superbes décors flattent nos rétines et chaque nouvel écran apporte sa contribution. On soulignera un léger manque de variété dans les environnements, mais le constat reste solide et ce n’est pas l’animation exemplaire des différentes créatures ni la finesse de l'ensemble qui viendra me contredire. Mention très bien.
Il est peut-être temps de parler gameplay. L’odyssée d’Abe est un jeu de plates-formes/réflexion en scrolling-horizontal, où il faudra progresser dans des niveaux truffés de pièges mortels qui mettront vos neurones, et parfois vos nerfs (aspect die & retry oblige), à l’épreuve. Heureusement les nombreux checkpoints et le système de sauvegarde rapide rendent l’aventure relativement confortable. Si le jeu peut se terminer en ligne droite, l’intérêt principal réside dans la quête des 299 Mudokons (qui vous occupera une quinzaine d’heures avec l’interlude bonus d'Alf). Ces derniers sont souvent bien cachés et tous les découvrir ne sera pas évident du premier coup. Les actions de notre héros se résument à courir, sauter, se mettre en boule, actionner des mécanismes ou encore utiliser ses pouvoirs mystiques. Il possède également toute une panoplie d’interactions pour inviter ses congénères à le suivre jusqu’aux téléporteurs, synonymes de salut. Mais attention, ces derniers n’ont pas inventé l’eau tiède et les guider ne sera pas de tout repos ! Un gameplay soigné qui dévoile toute sa saveur au fils des situations et des énigmes parsemant votre route. D’autant que la réflexion se lie souvent à la dextérité, et certaines phases de plates-formes délicates apporteront un peu de piment à votre aventure. A ce propos le stick analogique m’a semblé moins précis que la bonne vieille croix directionnelle PSX. Fait anecdotique pour réellement nuire au plaisir de jeu.
Concernant la bande son on regrettera la disparition de l’excellent doublage VF. Heureusement la VO reste très réussie et les musiques accompagnent avec brio votre périple. Quant aux bruitages, il suffit de péter et d’écouter les rires gras des Mudokons pour crier au génie. J’insiste. Rien de transcendant mais l’ambiance sonore joue parfaitement son rôle, confortant cette atmosphère totalement décalée.
Au final cette version New "N" Tasty m’a enfin permis d’apprécier ce titre mythique à sa juste valeur, de savourer son ingéniosité et sa patte artistique exceptionnelle. Et presque 20 ans plus tard je referme enfin la page après avoir libéré l’ensemble des Mudokons et finalisé l’aventure à 100% (non sans m’aider d’une solution pour 2-3 salles secrètes je l’avoue...). Amen. Quoiqu’il en soit voici un classique remit au gout du jour qui mérite amplement son statut de jeu culte. Espérons que sa suite, L’Exode d’Abe, bénéficie vite du même traitement. Simplement génial.
Franz26 a dit (17 Décembre 2016 à 08:44)
Tu fais chier, je comptais pas prendre le temps de le faire dès l'année prochaine cause d'un "programme jv" déjà hyper chargé, mais ta critique donne trop envie ! Bon par contre plus de 150h (même si y'a sans doute moyen de très bien le finaliser un peu plus rapidement) ça demande un sacré investissement... J'ai déjà passé ma vie sur Xenoblade Wii U cette année, The Witcher 3 a l'air encore plus gourmand en temps lol.
Franz26 a dit (04 Décembre 2016 à 09:08)
Après la découverte tardive de la licence avec le génial Demon’s Souls, puis une confirmation dépassant toutes mes attentes par l’intermédiaire de Bloodborne et de son DLC, je m’atèle désormais à l’opus le plus prisé de la saga : Dark Souls. Dans sa version Prepare to Die évidemment, afin de profiter d’un contenu maximal. Compte-rendu de ce périple inoubliable.
L’aventure débute dans des geôles peu reluisantes où l’on se familiarise tranquillement avec le gameplay. L’habitué de la série reprendra vite ses marques, pour les autres de nombreuses heures seront nécessaires avant de maîtriser les tenants et les aboutissants du système. Rappelons que nous sommes en face d’un action-RPG très exigeant, laissant une liberté totale au joueur dans la construction et la gestion de son personnage. A titre personnel et histoire de varier un peu vis-à-vis de mes précédentes expériences, j’ai opté pour un build magicien vraiment jouissif. Mais on s’en fou. Comme à l’accoutumé la progression s’effectue essentiellement dans la douleur tant le titre ne pardonne pas le moindre échec et impose une maîtrise totale de son personnage. Car il faudra anticiper les multiples dangers matérialisés de bien des façons : level design traître, ennemis vicieux, pièges impitoyables, etc… Désormais des feux de camps sont disséminés à travers les niveaux, faisant office de checkpoints salvateurs ils permettent aussi de dépenser ses âmes ou d’accéder à la forge par exemple. A peine de quoi pallier à ce lourd sentiment d’insécurité qui vous rongera tout au long de l’aventure ! La montée en puissance matérialisée par les âmes et la quête permanente d’un équipement optimal devient vite virale, et les petits défauts de son prédécesseur semblent en majorité gommés (tendance du monde en tête). Ces explications succinctes cachent un système très complet aux possibilités quasi infinies. En résulte une recette légèrement améliorée frôlant plus que jamais la perfection.
Contrairement à Demon’s Souls, plus de hub central duquel se téléporter dans les différents lieux à visiter. Désormais votre havre de paix, le Sanctuaire de Lige-feu, fait partie intégrante du monde et l’univers ne forme qu’un seul et immense tout. Comprenez que les zones sont intégralement reliées entre elles, souvent par d’incroyables raccourcis d’une cohérence magistrale, et que vous pouvez vous rendre d’un endroit opposé à l’autre à pied. Même si passé un certain stade de l’aventure la téléportation sera de rigueur. Et nous arrivons à l’autre gros atout de Dark Souls : son univers.
Toujours dans un esprit Dark Fantasy traditionnel, la direction artistique fait preuve d’une qualité visuelle rare via un enchaînement de zones immenses, atypiques et variées, portées par une ambiance délicieusement immersive et un level design grandiose. Un terme qui ne rend même pas justice à la conception des niveaux tant ces derniers sont maîtrisés de bout en bout. Car l’univers de Dark Souls se savoure et se révèle bride par bride pour, au final, constituer un tableau d’une richesse rare. L’ensemble forme un monde unique qui ne cesse d’étonner tant sur le fond que sur la forme. Un univers sombre, inquiétant et brutal, mais aussi parfois empreint d’une beauté mélancolique laissant transparaître une pointe d’espoir. Demon’s Souls avait placé la barre très haute, son successeur le dépasse pourtant sans mal. Sacrée performance ! La réalisation ne fera pas défaut et matérialise ceci à l’écran de fort belle manière. Une 3D de qualité, des textures honnêtes, une animation exceptionnelle, et aucun problème de framerate ou de fluidité en ce qui me concerne. Précision utile car à la sortie du jeu ces soucis furent pointés du doigt. Des patchs ont dû passer par là. Bref, sans être éblouissant le titre bénéficie d’une technique solide faisant honneur à la formidable DA susmentionnée. What else ?
Impossible d’évoquer un Souls sans parler de son bestiaire. Si le casting présente son lot d’ennemis connus (dragons, squelettes, morts-vivants, etc…), il jouit également d’une diversité et d’une originalité détonante que je vous laisse découvrir par vous-même. Chaque zone garantissant des ennemis propres dont il faudra se méfier. D’autant plus qu’il est possible de se faire envahir par des mobs uniques ou des joueurs malavisés. Quant aux boss, ceux-ci n’ont pas fini d’hanter vos nuits ! Rarement un jeu n’aura été aussi généreux en la matière. Ils sont nombreux, variés, et bien souvent un modèle de design dégageant une puissance folle ! Si leur difficulté sera à l’appréciation de chacun, selon le build mis en place, personne ne ressortira indemne de ces affrontements dantesques. Contrairement aux apparences vous ne serez pas totalement seul dans cet enfer, et quelques PNJ viendront vous prêter main forte ou, au contraire, vous barrer la route. Des quêtes qui ne sont pas à négliger puisque, en sus d’apporter quelques vagues éclaircissements scénaristiques, elles sont souvent à l’origine d’objets très intéressants. Nos choix et nos actions ayant encore des répercussions immédiates sur le monde qui nous entoure.
Si l’absence de scénario tracé peut laisser un sentiment de vide narratif, le background du monde de Dark Souls n’en reste pas moins étonnement riche. Seulement il faudra rassembler les morceaux du puzzle via les rares dialogues présents et, surtout, se référer aux descriptions détaillés des objets. Chacun analysera ensuite l’ensemble selon sa perception quitte à rester dans le flou sans un minimum de réflexion. Vous êtes prévenu.
Inutile de s’attarder sur la durée de vie vertigineuse du titre. From Software nous propose un périple long et passionnant, agrémenté d’un DLC fourni et d’une rejouabilité intéressante via le New Game Plus. En faire davantage relèverait de l’insolence. La bande son mérite également son lot de compliments. Composée essentiellement de musiques discrètes pour mieux apprécier les bruitages environnants saisissants, quelques thèmes magistraux engendrés par d’épiques affrontements viendront briser cette agréable monotonie. Ajoutez un doublage Anglais solide pour obtenir un constat sonore irréprochable.
Concluons cette modeste critique avant que la longueur de l’article ne vous fasse fuir. Avec Dark Souls From Software nous happe à nouveau dans un monde impitoyable, parfaitement conçu et pourvu d’une ambiance exceptionnelle. Consolidée par un gameplay plus que jamais maîtrisé, une bande son excellente et une durée de vie faramineuse, l’expérience vécue surpasse celle de son aîné pour s’inscrire parmi les plus marquantes et immersives de la console. Un pur cher d’œuvre, pilier d’une saga désormais mythique à mes yeux.
Franz26 a dit (25 Octobre 2016 à 07:39)
Rappelons tout d’abord la particularité de ce nouveau Fire Emblem. Après une introduction et quelques chapitres communs, deux chemins distincts vont déterminer la direction de l’aventure. Vous pouvez suivre la patrie d’Hoshida, déclinaison Héritage, ou la nation de Nohr, déclinaison Conquête. Et si l’on prend en compte le DLC Revelations prônant, lui, la neutralité, on peut alors considérer que cette association de trois titres forme « l’ensemble Fates ». Nous sommes donc en face de jeux complémentaires, puisque le scénario, les missions et les personnages, vont différer jusqu’au dénouement final. Procédé sentant mauvais l’argent facile, je vous l’accorde. Néanmoins, d’après les critiques l’intérêt de toutes ces versions semble justifié. J’en serai juge à l’horizon 2017, et commence tranquillement par l’opus Héritage. Impatient de reprendre en main une de mes licences fétiches.
Autant le dire de suite : ce Fire Emblem ne révolutionne pas les fondements de la série. On retrouve un gameplay similaire à ses prédécesseurs, pour le plus grand plaisir des fans. Tactical-RPG au tour par tour, découpage en chapitres, gestion minutieuses de ses unités, etc… Oui, j’ai la flemme, et tout le monde doit connaitre cette recette intemporelle approuvée à maintes reprises. Les nouveautés de l’opus Awakening sont également de la partie (duo d’unités), mais l’aspect gestion prend une tournure encore plus prononcée. Car vous établirez une base, refuge entre chaque bataille, et la personnaliserez au gré de vos envies. Magasins d’armes, de sceptres, d’équipements, loterie, colisée, forge, éléments décoratifs, etc…, à vous d’acheter et de placer vos bâtiments selon vos goûts tel un jeu de gestion sommaire. Vous pouvez même visiter les forteresses d’autres joueurs afin de récupérer prématurément quelques items avancés ou troquer des matériaux. Sympathique, mais complètement dispensable si vous ne désirez pas perdre de temps entre les missions.
Soulignons également une innovation majeure dans la finalité du soutien entre les personnages. Si augmenter l’affinité de deux unités (à force de combattre côte à côte) déverrouille des dialogues et se révèle utile sur le terrain, atteindre le rang S entre héros de sexe opposé peut générer un mariage. Dans ce cas précis une mission annexe permet de recruter la descendance du couple, dont l’âge anormalement avancé sera vaguement justifié par une « faille spatio-temporelle ». Bien que les progénitures restent prédéterminées par un parent spécifique, le principe s’avère intéressant. Comme à l’accoutumé les protagonistes ont bénéficié d’un grand soin tant dans leur personnalité que dans leur design, et leur recrutement représente toujours un objectif secondaire addictif.
Afin d’attirer un maximum de néophytes il est désormais possible de désactiver la perte définitive d’une unité, et celles mortes au combat peuvent même ressusciter avant la fin d’une mission ! Aberrant pour les puristes, mais sans incidence puisque l’option « classique » reste disponible afin de profiter pleinement du jeu et de l’exigence qu’il impose. Autre changement : sauf cas particulier, fini l’usure des armes ! Plus besoin de faire attention à son inventaire et d’attaquer avec parcimonie. Du coup la difficulté habituelle de la saga en prend un coup, et concernant ce volet Héritage je vous recommande d’entrée le mode classique/difficile si vous recherchez du challenge. D’autant qu’il vous sera possible, moyennant finance, de combattre des ennemis ordinaires à l’infini et de monter facilement en puissance. Ainsi chacun y trouvera son compte.
Techniquement rien de folichon ; les magnifiques artworks et cinématiques rehaussent une réalisation assez quelconque malgré une 3D convenable. Mais ce critère n’a jamais été déterminant quant à un l’intérêt d’un Fire Emblem. Le constat sonore se révèle plus élogieux et les compositions, principalement des pistes d’ambiance, jouent parfaitement leur rôle.
L’histoire de cette version Héritage ne remportera pas un prix d’originalité. Malgré quelques rebondissements agréables rien de transcendant, surtout que toutes les zones d’ombres ne seront pas dévoilées dans ce premier épilogue. A défaut d’être répétitives les missions sentent parfois le déjà vu, et peu sortent vraiment de l’ordinaire. Ce qui n’empêche pas une immersion totale et un plaisir énorme devant un concept se suffisant à lui-même.
Gratifié d’une durée de vie à toute épreuve et d’un gameplay parfaitement rodé, ce Fire Emblem Fates : Héritage ne prend pas de risques et s’impose comme un excellent Tactical-RPG. En attendant d’avoir le recul nécessaire pour juger la compilation Fates dans son ensemble, voici déjà un premier acte de grande qualité que j’ai dévoré sans retenue. Génial.
Franz26 a dit (17 Octobre 2016 à 07:43)
Depuis la Super Nes le célèbre plombier moustachu s’essaye à divers genres, et se distingue notamment dans le domaine du RPG. Après l’excellent Superstar Saga sur GBA, la Nintendo DS accueille sans surprise un nouvel opus. On y retrouve l’univers coloré et bon enfant de la série, amené via un scénario déjanté et, surtout, porté par un gameplay extrêmement ludique. Explications.
Le royaume champignon doit faire face à l’invasion des Xhampis, race alien hostile désirant s’emparer de la planète. Mario et Luigi se présentent donc en sauveurs désignés. Ils devront repousser la menace et, O surprise, délivrer la Princesse Peach. Je sais, quel choc... Néanmoins le scénario fait preuve d’une certaine autodérision, s’aventure dans de gros délires, et se révèle au final fort sympathique. L’histoire se déroulant à la fois dans le passé et le présent, les voyages temporels seront au cœur de l’aventure. Et justement, cette notion permet d’incorporer les bébés Mario et Luigi afin d’engendrer une coopération explosive avec leur homologues adultes. C’est donc quatre protagonistes qu’il faudra gérer et mener au bout de ce périple insolite.
Sur la forme on se retrouve en face d’un RPG old school en 2D avec des combats au tour par tour, une montée en expérience progressive, et une gestion de l’inventaire obligatoire. Donjons et boss viendront pimenter la recette, saupoudrée de quelques énigmes basiques. Mais derrière cette apparence traditionnelle se cache un aspect ludique insoupçonné. En effet, au cours d’un affrontement chaque action nécessitera une petite manipulation de votre part et un timing rigoureux, qu’il s’agisse d’attaquer ou de défendre. Assimiler le patern des ennemis, et surtout des boss, se révélera donc indispensable pour limiter les dégâts. De même, l’efficacité offensive d’un item spécial dépendra de votre dextérité à manier les petites touches de la console. De ce fait chaque combat, aussi anodin fusse-t-il, nécessite une certaine concentration. L’exploration impose aussi son lot d’interactions car vos héros bénéficient de capacités spécifiques indispensables à la progression. Les adultes peuvent, parmi moult aptitudes, lancer les petits en hauteur pour atteindre un interrupteur inaccessible, ou encore voler quelques instants histoire de traverser un précipice. Ne vous fiez pas à ces mièvres exemples, les développeurs ont fait preuve d’originalité et d’ingéniosité afin de vous surprendre plus d’une fois en exploitant les deux écrans de la DS. L’ensemble forme un gameplay cohérent et très agréable, s’affirmant comme l’atout principal du soft.
Techniquement, non satisfait d’une 2D fine et agréable riche en décors colorés, Mario & Luigi : Partners in Time se pare d’une animation parfaite. Un rendu de qualité qui s’applique aussi niveau sonore où certaines reprises jouent avec brio sur la fibre nostalgique, à condition d’adhérer à l’univers du plombier évidemment ! Malheureusement le titre n’est pas très long et ne propose pas d’alternative à la quête principale, très linéaire au demeurant. Pourtant cette durée de vie (environ 20h) m’a semblé bien adaptée et évite toute forme de lassitude. Car soyons honnête, le background reste assez limité. Pourtant ne vous y trompez pas, derrière une simplicité apparente ce jeu n’est pas destiné aux enfants et certains combats se révéleront plutôt ardus.
Mario & Luigi : Partners in Time marche dans les traces de ses prédécesseurs, mais en apportant son petit lot de nouveautés il s’impose comme une franche réussite ! Un petit RPG rafraîchissant et sans prétention qui se dévore avec plaisir. On en redemande.
Franz26 a dit (23 Septembre 2016 à 07:23)
Le moins que l’on puisse dire c’est que Puppeteer bouleverse les conventions. S’il s’apparente à un jeu de plates-formes 2D traditionnel, il bénéficie pourtant d’un traitement original à tous les niveaux ! Explications et péripéties d’une aventure pas comme les autres.
Puppeteer se présente comme un spectacle de marionnettes où le narrateur vous contera l’histoire burlesque de Kutaro, jeune garçon transformé en pantin. Il y a quelques années la déesse de la lune fut trahit par son nounours de compagnie. Ce dernier, en lui volant ses ciseaux magiques, s’est transformé en tyran et autoproclamé roi. Le héros, Kutaro donc, s’échappe des geôles du château en dérobant l’accessoire mystique et part en quête des éclats de lune que nounours a confié à ses généraux, répartis aux quatre coins de l’astre. Guidé par une sorcière malavisée, notre petit bonhomme tentera de récupérer son âme en restaurant les pouvoirs de la déesse lunaire. Enfantin, avez-vous dit ? Oui, car Puppeteer se pare d’une aura naïve assumée et diablement séduisante ! Nous y reviendrons.
De sa voix OFF charmeuse le narrateur vous accompagnera tout au long de l’aventure, en commentant vos faits et gestes en direct et en se chamaillant régulièrement avec la petite fée Pikarina, votre camarade de route à la langue bien pendue. Histoire de compléter ce joyeux tableau comptez sur le public pour réagir en fonction de vos actions, comme si vous jouiez à la console devant une foule d’étrangers ! Rires, applaudissements, cris et sifflets viendront ponctuer vos agissements de façon originale. En résulte l’un des plus gros atouts de Puppeteer : sa bande son. Non seulement dialogues et doublages ont bénéficié d’un soin exemplaire, mais les musiques ne sont pas en reste et forment une osmose sonore exquise.
L’esthétique du titre se révèle elle aussi remarquable, matérialisant un authentique spectacle interactif de poupées animées. On retrouve des décors aux milles couleurs fais de tissus, de bois ou de cartons. Les traits sont volontairement prononcés, les effets kitschs, et des fils ou des rouages apparents parachèvent la simulation d’une véritable scène de théâtre ! L’ensemble bénéficie d’une 3D soignée aux textures irréprochables, les arrière-plans sont d’une variété étonnante et la direction artistique fait preuve d’une audace exceptionnelle ! En découle une ambiance magique indescriptible, à mi-chemin entre un dessin animé candide et la fantaisie macabre d’un Tim Burton.
Si le contexte, l’atmosphère, l’aspect visuel et sonore, sortent de l’ordinaire, le gameplay apporte également sa touche personnelle. En effet, l’usage de votre ciseau magique Calibrus se révèle multiple et indispensable. Tachons d’expliquer ce principe original. Kutaro peut flotter dans les airs l’espace de quelques secondes dès qu’il découpe un élément du décor. Et si durant ce laps de temps notre pantin retrouve matière à cisailler, il peut poursuivre son action et enchaîner jusqu’à retomber au sol. Traduisons cela par quelques exemples : un lac putride à traverser ? Pas de problème, il suffit de découper les nuages environnants à portée de ciseau pour passer au-dessus. Coincé devant une cascade, sans issue apparente ? Contentez-vous de remonter le cours d’eau via Calibrus ! Voici deux exemples primaires qui ne reflètent en rien l’ingéniosité dont ont fait preuve les développeurs pour exploiter ce système. D’autant que notre petit bonhomme possède d’autres cordes à son arc dont je vous préserve la surprise. Il faudra alors jongler habillement entre toutes ces capacités, notamment face aux nombreux boss extravagants qui vous barrerons le passage. Débordant d’idées ingénieuses, le gameplay se renouvelle en permanence et ne laisse jamais place à l’ennui.
La collecte de têtes loufoques, affichées en temps réel sur Kutaro et faisant office de joker en cas de coup reçu, fait partie intégrante de l’aventure. Leur possession se révèle en effet indispensable si l’on désire découvrir les mini-jeux bonus, sous réserve d’utiliser la figure adéquate au bon moment. Au nombre de 100 et limitées à 3 dans l’inventaire, je vous laisse imaginer le côté aléatoire et frustrant du procédé… Surtout que, aspect collection mis à part, leur utilité reste marginale. Le titre regorge de petits secrets et détails bienvenus, à condition de fouiller avec la fée (via le joystick droit) chaque élément du décor. En découle une durée de vie somme toute raisonnable. Puppeteer se découpe en 7 actes, chacun composé de 3 scènes, pour un total (sortez les calculettes) de 21 niveaux. Ces stages se traduisent souvent par une multitude de petits tableaux qui, mis bout à bout, forment un niveau se concluant par un boss épique et un levé de rideaux. Le tout sous les applaudissements et acclamations du public : immersion totale !
Si on lui reprochera sa relative facilité, Puppeteer s’impose comme une expérience rafraîchissante qui devrait plaire au plus grand nombre. L’histoire profite d’une mise en scène fantastique et l’aventure prend vite une saveur insoupçonnée pour quiconque ayant conservé son âme d’enfant. Enchaînement de scènes cocasses et d’idées géniales malgré quelques inégalités dans le traitement des niveaux, Puppeteer symbolise une ode au plaisir de jeu et à l’émerveillement. Subjugué par ce titre atypique tel un spectateur béat devant une captivante pièce de théâtre, j’aurais aimé repousser l’épilogue de ce voyage enivrant.