Mijak a dit (01 Juillet 2022 à 23:49)
Trails of Cold Steel donc, qui arrive chronologiquement après Trails in the sky (et d'autres). Donc on retrouve des références connues, et l'histoire se passe en Erebonia, ce pays de débiles militaristes et impérialistes. Rho je suis mauvaise langue, mais bon, quand on voit leur académie... :/
Bref donc, on n'est plus du tout dans l'ambiance libre et aventureuse de Trails in the sky, ici on suivra Rean (oui fini la protagoniste féminine, faut pas déconner, c'est le Japon quoi).
Un protagoniste qui dès le départ m'a rappelé Joshua (2e perso principal de Trails in the sky), visuellement. On ne peut pas dire que le jeu bouillonne originalité, on peut même dire qu'il ne prend aucun risque dans ses designs, et particulièrement dans son héros, qui est LE protagoniste japonais par défaut : cheveux noirs courts, taille moyenne, diplomate mais pas effacé, courageux mais pas tête brûlée, mystérieux mais chaleureux quand même. Le mec moyen qui n'existe pas, qui ressemble un peu à tout le monde donc, juste ce qu'il faut pour que le plus de monde possible puisse s'y identifier et le trouver sympathique. Les autres persos remplissent les cases, également ; une tsundere, un mec gentil, des intellos à lunettes (avec la fille qui a une grosse poitrine, #Japon), bref on est dans un anime bas de gamme.
Le jeu, après un court tuto libre qui sera progressivement complété par des infos plus classiques, nous plonge dans la peau de Rean, nouvel élève au lycée militaire d'anime japonais par défaut (conseil d'étudiants, clubs, festival, uniformes sexistes, cours de cuisine pour les filles, informatique pour les garçons...)
Et donc voilà, à l'instar d'un Fire Emblem Three Houses, il y a une partie "school life", à base de quêtes, de points de relation, discussion, points de scolarité même (petit incitatif à faire attention au lore, pas si mal), puis les classique de la franchise : pèche, cuisine, et les trucs de JRPG classiques. C'est clairement pas le plus palpitant, et en regardant en arrière le voyage de Joshua et Estelle dans Trails in the sky, on est triste.
Mais bon, comme j'ai dit, c'est qu'une partie.
A côté de ça, l'histoire est, comme dans Trails in the Sky FC, sur un côté politique assez verbeux (longs passages narratifs, parfois 30mn sans jouer, façon visual novel) qui reprend le lore des Trails et fait parfois référence aux évènements de Trails in the Sky (et ses persos... il y a aussi des caméos). Le court gameplay d'intro nous foreshadow un truc grave qui nous met dans le bain. Il sera donc question de politique intérieure, entre le système de classes sociales qui oppose deux factions, et internationale, avec ses voisins, Crossbell et Calvard, et dans tout ça forcément des gens qui ont des intérêts... je vous préviens, je vous attendez pas à avoir les réponses à vos questions dans ce jeu-ci ; il n'est qu'une première partie.
Niveau gameplay, on est sur du solide et du semi-classique : on retrouve le système d'orbments de Trails in the sky, les quartz à équiper comme des matérias pour avoir nos sorts et bonus divers, et les combats se place dans un côté un peu tactical (mais il n'y a plus de damier). Pour le reste, c'est classique : équipement, accessoires, stats...
Visuellement, c'est correct (enfin pas dégueu, mais vraiment rien de spécial), le jeu nous offre d'un style anime en CGI qui a presque dix ans (2013), et hélas l'animation elle-même est assez moche, les persos bougeant comme des robots :/ C'est pas le meilleur du genre (je repense à Dragon Quest XI). Même pour 2013 c'est cheap, mais bon. L'environnement est sympa, mais bien moins ouverts que Trails in the sky.
A noter que le jeu a le même... travers, ou biais, que j'avais déjà noté dans DQ XI : il se casualise. Les quartz n'ont plus de contrepartie négative, les déplacements d'un endroit à l'autre au sein d'une ville peuvent se faire en voyages rapides instantanés, une fonction "turbo" permet de mettre le jeu en avance rapide, pas de game over, il y a des objectifs de quêtes indiqués sur la carte, et les bonus sont plutôt nombreux lors d'un combat (regain de vie, de CP, etc.). Le mode "normal" est hélas plutôt facile en vérité, mais c'était déjà le cas un peu pour Trails in the sky, surtout le SC (2 game over en 76h), et impossible de changer en cours de route.
Musicalement, c'est pas fou. On est sur du symphonique-électro, mais aucun morceau ne reste vraiment en tête. Les thèmes sont cependant plutôt adaptés au contexte, ça ne fait pas lever un sourcil (ni dans le mauvais sens... ni dans le bon).
Bref, le gameplay à lui seul parvient à faire de l'expérience quelque chose de plaisant et d'accrocheur, et l'histoire démarre au bout de presque 20h (!) de pas-grand-chose. Le côté "académie", l'ambiance, les persos, me plaisent pas, mais l'intrigue globale si, et la 3D permet plus d'immersion malgré tout, donc c'est prenant (et puis je suis un peu weeb alors même si je critique, j'aime bien). J'ai l'espoir que les jeux suivants changeront de cadre.
Kastordeluxe a dit (30 Juin 2022 à 21:47)
Jeu très addictif à éviter pour ne pas détruire sa Vie
Benben a dit (27 Juin 2022 à 09:50)
@maelle-92 :https://www.quora.com/What-skin-color-were-ancient-Egyptian
Biobazard a dit (26 Juin 2022 à 14:42)
C'est incroyable qu'on ai eu le droit aux épisodes 2 et 3 mais pas le premier en Europe. Je ne comprends pas du tout le pourquoi du comment. Après tout, on a eu le droit à FFVII et c'est la même équipe qui a développé ce premier épisode. C'est juste un incompréhensible.
D'autant plus qu'on a affaire là à un jeu solide ! Un mélange de RPG au tour par tour et de survival horror avec caméras fixes. Alors ce n'est pas un survival à proprement parlé car je ne me suis pas retrouvé un seul moment sans munitions mais il en emprunte la formule : caméras fixes (certains plans sont incroyables et surpassent les Resident Evil!), bestiaire varié et allers retours dans les même endroits du jeu.
Le scénario se suit assez bien et se déroule sous la forme d'une enquête : on assiste à une pièce de théâtre qui dégénère. L'actrice principale possède la faculté de cramer les gens. Quasiment tous le monde y passe sauf l'héroïne du jeu, Aya Brea. S'en suit une folle course poursuite à travers New York pour retrouver Eve et mettre fin à son plan de réduire en cendre l'humanité.
Beaucoup de révélations sont faites au cours de la poursuite, le rythme est hyper bien maîtrisé, on poursuit le jeu pour vraiment avoir les tenants et aboutissants de cette histoire.
Comme je disais, le jeu est avant tout un RPG. Au tour par tour, mais pas à la FF. Entre chaque tour, il est possible de faire bouger le personnage pour se rapprocher, s'éloigner des ennemis, ou éviter leurs attaques. C'est hyper bien fichu et rend les combats dynamiques. On upgrade assez rapidement les compétences d'Aya qui peut lancer divers sorts pour abréger les combats. Il est également possible d'attribuer des points pour améliorer les magies, la puissance des tirs (on a quasiment des armes à feu pour attaquer), la défense etc. Comme dans n'importe quel RPG.
Le seul bémol que je retiens du jeu, ce sont ses musiques pendant les combats qui sont complètement à côté de la plaque par rapport à l'ambiance du jeu. Il y a aussi le fait que le jeu ne propose pas vraiment de challenge, excepté le boss final (que j'ai dû littéralement tenté 20 ou 30 fois !!) mais à la rigueur, on passe outre ce défaut car ça permet d'avancer vite dans l'histoire qu'on veut découvrir au plus vite.
mais pour tous le reste, j'ai ADORÉ ce jeu. J'aurais aimé le découvrir à son époque car il devait être incroyablement beau dans son contexte, mais ça ne m'a pas empêché de prendre un belle baffe que de le faire plus de vingt ans après sa sortie.
maelle-92 a dit (24 Juin 2022 à 22:37)
Bon jeu , j'ai bien aimé mais par contre pourquoi Khabash qui est égyptien est noir ???
Mijak a dit (20 Juin 2022 à 12:37)
Seconde partie donc de cette trilogie, avec un jeu qui est donc la pure continuité, au jour près, du précédent. En terme de gameplay, c'est la même chose, sauf quelques ajouts qui ont pour but de, là encore, s'inscrire en continuité (pour éviter le "les héros ont tout oublié et doivent recommencer lvl 1" ). On a ainsi, dans les "crafts", la possibilité de faire des attaques communes avec d'autres persos, et des matérias... pardon, des orbments, de niveau 2 dont il faudra upgrader les slots (et leurs stats sont un peu modifiées, ça apporte un côté bonus/malus qui force la stratégie). Sinon, tous les dégâts, caracéritiques et niveaux partent des puissances atteintes dans le premier volet.
Il y a une vague allusion aux montres devenus plus forts etc, pour justifier qu'on ne tue pas tout ce qui bouge en un coup, du coup, niveau cohérence.
Le jeu corrige certains trucs crispants du premier ; les quêtes indiquent maintenant leur caractère urgent, moyen ou à long terme, et on nous laisse finir nos affaire de manière explicite avant de quitter la ville ("bon, on finit ce qu'on a à faire et on y va quand tu veux", "tu es sûre ? t'as rien à terminer avant ?"). Cependant, on a encore des cutscenes qui font avancer le scénar ou les quêtes parfois contre notre gré, nous transportant d'un endroit à l'autre, là où le jeu pourrait très bien nous laisser nous débrouiller ou, mieux, nous demander.
Par contre, comme dans le premier, les quêtes sont un petit plaisir à ne jamais snober : drôles ou intenses, elles apportent leur modification sur le monde, parfois des PNJ qu'on retrouve plus tard, si on a fait leurs quête. C'est souvent de la baston, mais pas que, le jeu nous demande parfois, comme dans le premier, de réfléchir, chercher, parler à des gens... En revanche, certaines nécessitent hélas d'avoir fait les précédentes (mais ça encore, il y a une cohérence scénaristique), ou d'avoir chopé un item (le système de pèche est nul, je me suis grillé dès le chapitre 3 et j'ai pas pu faire deux quêtes du 4 à cause de ça).
Niveau intrigue, c'est là que pour ma part j'ai trouvé que ça retombait un peu. On n'est plus tant dans l'aspect politique ou géopolitique (avec Liberl, Calvard et Erebonia, même si ça reste en fond, donc ça donne de la crédibilité au monde), mais sur du scénar de Shonen assez classique, et c'est bien dommage. En fait, très vite on nous laisse entrevoir ce dont il est question, et dans ma tête ça a fait : "tilt ! OMG non, pas Seven Deadly Sins !"
Car hélas on est dans ce genre de logique, c'est dévoilé dès le début : Joshua est un ancien membre super puissant de groupe de méchants, et très jeune il en est parti, mais du coup il se sent pas mériter une vie normale parce que c'est un tueur, et bla bla bla on a déjà vu ça cent fois. Et on a tout un panel de méchants dignes d'un shonen hyper cliché et attendu, à base de puissance incommensurable et de personnalités excentriques ou trop D4RK.
[spoiler] dès la 2e rencontre avec Renne j'ai grillé qu'elle faisait partie des méchants, le coup de la gamine ou du gamin yandere psychopathe est tellement téléphoné, dans ce genre de scénar attendu, du coup touuute la suite où ils sont crédules ça m'a un peu facepalm [/spoiler]
Heureusement, la prota c'est toujours Estelle, et elle envoie chier quelques clichés, donc c'est bien. Mais le ton reste bon enfant, très gentillet, très édulcoré, à base de gentils qui s'entendent et méchants contre qui tout le monde est lié, à base de sauvetages sans victimes, de pardons et de compréhension.
Dans tout ça, bah, globalement mêmes persos, et surtout mêmes décors. Et ça, c'est très dommage. On se retape donc Ruan et ses alentours, Zeiss et ses alentours, Grancel, Rolent, Bose... quelques lieux nouveaux, mais guère et rien de très grand. Globalement l'histoire se déroule dans la map du premier jeu (au moins on sait où sont les coffres).
En conclusion, un JRPG dans la plus pure recette : gameplay posé et peu innnovant, intrigue manichéenne sur fond de rédemption et d'amour, personnages archétypaux. A faire si c'est votre truc. Moi ça l'était, j'ai bien aimé.
PS : le temps indiqué est à nuancer ; j'y ai joué sur émulateur, donc avec des savestates parfois (ce qui raccourcit), mais en anglais (ce qui rallonge), et en faisant usage parfois de vitesse accélérée (permise par PPSSPP), ce qui fait que mon temps de jeu IRL est inférieur au temps de jeu enregistré.
Kanup a dit (18 Juin 2022 à 15:41)
Un calvaire...
L'histoire est étirée au maximum quitte à proposer des phases d'un ennui abyssal.
Cloud et ses compères passent leur temps à raser les murs / passer sous des poutres / marcher au ralenti dans de longs couloirs, faisant perdre un rythme dont le jeu avait pourtant terriblement besoin.
Les quêtes annexes sont probablement le reliquat d'un développement chaotique : leur intérêt étant proches du néant.
Le contenu est relativement faible.
Les cinématiques empiètent largement sur le gameplay, ne laissant que peu de place au joueur (et c'est d'autant plus vrai sur les derniers chapitres du jeu, où le joueur assistent impuissant à un film...).
Faut-il vraiment parler des phases en moto ?
Seuls les combats de boss bien mis en scène, le système de combat dynamique (bien que manquant cruellement de complexité), et les reprises musicales sauvent le tout.
A noter que le jeu est relativement beau (en tout cas les protagonistes principaux sont réussis).
Autant dire que je n'attends pas avec impatience les parties 2 et 3...
Cliffhunter a dit (13 Juin 2022 à 18:48)
Un petit jeu vraiment chill avec sa galerie de personnages attachants, des quêtes variées et effectivement une belel dynamique d'exploration.
Il m'aura fallu pas moins de 55h pour terminer intégralement la version Farwell (définitive). Je ne reprocherai pas au jeu sa longueur, pour la simple et bonne raison que je n'avais pas vraiment envie de m'en défaire, de boucler le scénario et de dire adieu à mon embarcation.
Le seul petit bémol que je pourrais relever, c'est la redondance et le manque de variété dans les mini-jeux de craft, qui consistent quasiment tous à spammer le bouton A. Cela dit, en-dehors de la forge, la plupart sont suffisamment rapides pour passer outre sans trop se lasser.
kev013m a dit (13 Juin 2022 à 17:56)
Le meilleur Hitman jamais sorti est celui ci !!
Benben a dit (12 Juin 2022 à 16:12)
Hissée au rang de monument du jeu vidéo, la licence Mass Effect devait se conclure en apothéose après une trilogie épique, et couler de paisibles jours. Mais quand Electronic Arts possède un aussi bon filon, l’exploitation jusqu’à plus soif est la seule option valable. C’est donc sans grande surprise que l’année où sortait Mass Effect 3, un nouvel épisode, mi spin-off, mi stand-alone, et re-mi spin-off derrière était annoncé.
Mass Effect Andromeda part du principe que peu après les évènements du deuxième jeu, une expédition nommée « Initiative », financée par des philanthropes pleins aux as, composée de 4 arches peuplées des races principales de la Voie Lactée, et d’une immense station orbitale nommée NEXUS, ait pris la direction de la galaxie d’Andromède. Pourquoi ? Par soif d’exploration, de découverte, et pour mettre derrière soi tous ses problèmes personnels, et tout recommencer.
Mais comme Andromède c’est pas la porte à côté, il va falloir prévoir un peu plus qu’une thermos d’eau et un sandwich pour le voyage. En effet, le trajet doit durer 600 ans, et le jeu démarre alors que l’arche dirigée par les Humains arrive à destination. C’est là que les problèmes commencent.
La galaxie d’Andromède est infestée par une espèce de saloperie cosmique, le NEXUS parti un an avant les arches est au bord de la révolution, les autres arches sont portées disparues, et les planètes qui devaient accueillir les colons sont peuplées d’extraterrestres hostiles. Bienvenue sur Terre en 2022 quoi.
Après le charismatique commandant Shepard, qui peut bien être le nouvel avatar avec lequel nous allons sauver le monde ? Nous contrôlons ici Scott ou bien Sara Ryder, de race humaine, occupant le poste de « Pathfinder », sorte d’éclaireur dont la mission est de rendre viable les planètes sélectionnées par l’Initiative.
Pour les habitué(e)s de la série, on ne sera pas en terra incognita, bien au contraire. En mission, Ryder sera accompagné de deux acolytes, sélectionnés parmi les membres de l’équipage du vaisseau TEMPEST, dérivé du NORMANDY. On rencontrera tout ce petit monde au fil du scénario, et comme d’habitude, on pourra tisser des liens avec chacun et chacune lors de missions dites de loyauté, qui ici servent surtout à débloquer la dernière compétence de nos frères et sœurs d’armes. On regrettera que l’équipage soit aussi peu charismatique, et finalement un fade copié/collé des coéquipiers des opus précédents.
Là où Andromeda n’est pas avare, c’est sur son écriture, et sur son contenu. C’est une véritable encyclopédie, doublée d’un immense roman de science-fiction. Et si le récit n’est hélas pas très prenant, on ne pourra que louer sa qualité globale. La trame principale n’est en effet pas très surprenante, les antagonistes sont juste méchants pour être méchants, MAIS… Le récit est cohérent, plein d’embranchements, et surtout, il bénéficie de riches intrigues secondaires. Dommage qu’il ne bénéficie pas de la même subtilité que ses prédécesseurs. Par exemple, il est regrettable que la galaxie d’Andromède soit aussi similaire à la Voie Lactée en matière de civilisations. On va y retrouver des humanoïdes, dont les sociétés sont régies à l’identique des modèles que l’on connaît déjà.
Le gameplay reprend les bases de Mass Effect 3 et met l’accent sur l’action/exploration au détriment d’un aspect RPG réduit à son plus simple appareil. Certes on choisit les compétences de notre avatar, ainsi que son équipement, mais c’est à peu près tout. Le concept d’alignement bon/mauvais semble ainsi avoir complètement disparu malgré quelques QTE (Quick Time Events) qui, si ils ont de l’influence sur le scénario, ne feront pas de Ryder un type sympa ou un sacré connard.
Les combats sont (très) nombreux et sont l’occasion de faire parler la poudre sans filtre. D’énormes défouloirs lors desquels il sera possible d’expérimenter toutes sortes d’armes et de pouvoirs viennent rendre cet aspect plutôt ludique et divertissant. En effet, ici on est pas enfermés dans une classe, on peut très bien avoir un personnage calé à la fois sur les armes, les pouvoirs techniques, et biotiques. Mais il y a tellement de fusillades qu’au bout d’un moment, on préférera les esquiver. D’ailleurs, les boss sont très rares, et hélas, le seul qui ait un semblant d’intérêt est réutilisé pas moins de 3 fois, sans la moindre once de changement dans la tactique à adopter pour l’éliminer.
Qui dit Mass Effect dit exploration de planètes. On se souviendra des phases archi-chiantes de scan ou d’analyses en orbite de moult astres dans la trilogie originale… Ici on a à mon sens un juste milieu même si il reste inutilement chronophage de se taper les dizaines de planètes que compte le jeu. Dans chaque système stellaire, cinq ou six corps célestes sont à découvrir, avec parfois des ressources à miner ou bien des anomalies à détecter. Cela se fait assez rapidement, sans avoir à passer sur chaque pixel, heureusement.
Certaines planètes, qui font partie du scénario, sont à explorer directement depuis le plancher des vaches. On y trouvera des quêtes à foison, des ruines à découvrir, des minerais ou des plantes à analyser… Si vous vous souvenez du véhicule tout-terrain MAKO de Mass Effect, il est ici remplacé par le NOMAD, une version améliorée, qui fera fi de toutes les lois de la physique, mais qui permettra de se déplacer rapidement dans les vastes étendues désertiques, enneigées, rocailleuses, etc.
Abordons maintenant les aspects techniques et visuels du jeu.
Mass Effect Andromeda peut se vanter d’être un beau jeu, même en 2022, cinq ans après sa sortie. La palanquée de patchs correctifs aidant forcément. Le seul bémol artistique concerne l’animation des visages qui donne l’impression de voir parler des poupées de cire sans âme. Sauf à de rares occasions où les expressions sont bien retranscrites, la plupart du temps le résultat est au mieux risible, au pire gênant.
La direction artistique n’a pourtant pas à rougir, même si certains visuels sont repris des premiers jeux notamment sur le NEXUS. Les planètes sont magnifiques, les effets de lumière sont saisissants, et certaines zones sont carrément époustouflantes, comme le spatioport de Kadara.
Mais techniquement, ce jeu est bourré de bugs. J’en ai enregistré quelques uns durant ma partie, ils sont aussi improbables qu’inexcusables. On a par exemple un membre d’équipage qui s’envole, un autre qui se dédouble, ou encore la map qui devient dingue.
Pour rester sur les trucs qui énervent, quelques choix de gameplay sont absurdes, comme le fait que le personnage d’IA embarquée avec notre avatar vienne sans cesse commenter les changements de température extérieure, alors qu’un message apparaît déjà sur l’écran. D’ailleurs, j’ai trouvé affreusement lourd le fait que les armures ne protègent pas du froid (-40°C) ou du chaud (+50°C), et obligent le joueur à se mettre de temps en temps à couvert pour ne pas crever.
Une certaine redondance lors des missions qui demandent d’enquêter enlève vite l’intérêt de toute recherche sur les zones à explorer. Il suffit de bêtement activer le scanner sur une zone pour trouver des indices sans avoir à réfléchir. Les seules énigmes du jeu consistent en des… sudoku… oui des sudoku, permettant d’activer des reliques. On a vu plus ludique comme mécanisme !
Côté musique, il n’y a hélas pas vraiment de thèmes à retenir. On est affreusement loin des compositions de David Kates et Jack Wall qui ont officié de main de maître sur les trois premiers volets. Tiens un détail rigolo, c’est que sur le NEXUS, la boite de nuit est très proche du laboratoire de sciences appliquées. Et depuis ce fameux labo, devinez ce qu’on entend ? La musique de la boite de nuit. Paye ta station spatiale avec des murs en mousse. Les armures doivent êtres faites du même matériau.
Le jeu propose une partie « gestion ». En effet, il sera possible de créer des armes/armures/améliorations grâce à des points de recherche gagnés sur le terrain en scannant tous azimuts l’environnement. Mais aussi, en remplissant des missions, et en améliorant les conditions de survie du NEXUS, on pourra débloquer des points de compétences à attribuer sur des améliorations scientifiques, ou militaires, ou commerciales, donnant quelques bonus. Enfin, on pourra envoyer au casse-pipe des équipes de mercenaires, sur des missions virtuelles, afin de rapporter un peu de loot au bercail.
Riche en contenu, Mass Effect Andromeda a de quoi distraire pendant une grosse centaine d’heures sans se fouler. Les quêtes annexes sont légion, et si certaines vous demanderont d’enfiler votre plus bel uniforme de livreur, beaucoup sont vraiment intéressantes, peut-être pas dans leurs mécaniques qui se résumeront souvent à aller casser des bouches, mais plutôt dans leur écriture, et dans les choix moraux qu’ils proposent, ainsi que sur les répercussions que ceux-ci peuvent avoir.
Peut-être par manque d’ambition, ou par manque de compétences dans l’équipe créative, Mass Effect Andromeda souffre de la comparaison avec ses grands frères, et ne parvient pas à se hisser à leur niveau. On est loin du souffle épique de « Suicide Mission » et on ne s’attache pas aux personnages qui manquent de nous intéresser malgré leur background riche. Si le jeu est immense et demande énormément d’heures avant d’en voir le bout, disons que le temps paraîtra parfois bien long.