Mijak a dit (09 Juin 2022 à 13:08)
Un JRPG que je n'ai pas pu trouver en français (visiblement il est arrivé en Europe mais semble pas avoir été localisé en fr, comme beaucoup de jeux, c'est bien chiant), donc en anglais :/ Du coup pour ma part ça me rebute un peu pour le lore (ces chapitres infinis de bouquins ou les discussions inutiles avec des PNJ, choses que j'apprécie d'habitude dans les jrpg).
Autrement, un JRPG assez classique dans le gameplay (compétences diverses, objets, équipement, auberges... à ça s'ajoute un système de cuisine pour faire ses propres plats qui serviront de potions). Les combats se passent sur une grille, donc l'emplacement a son importance dans le côté un peu tactical (mais vraiment un peu), puisqu'il sera possible de faire des AOE, etc.
La vitesse du PJ est rapide, ce qui contrebalance les grandes distances qu'il faudra parcourir. Au final on a un jeu assez rapide, et qui n'utilise pas les combats aléatoires mais disposés sur la map (à éviter ou à combattre, avec parfois des mobs agressifs). La possibilité de fuir un combat sans malus ni taux d'échec rend le procédé assez trivial. De même, le jeu n'a pas de game over qui nécessite de recharger, puisqu'un échec sera suivi d'une proposition de "réessayer" le combat.
Visuellement je suis pas fan, on est dans une sorte de Ys du passé, le côté persos chibi (sprites 2D sur décor 3D) et vue isometric-oïde (fixe, l'angle vertical et le zoom restent les mêmes). La caméra peut être pivotée, ce qui n'est pas rien mais parfois est un peu chiant pour s'orienter, quand elle se met toute seule dans un angle inattendu (où est le nord ? le sud ?). Musicalement aussi, rien de transcendant, très synthétique, mais ça fait le taf.
Chose étrange aussi ; les décors sont plutôt "inutiles". Ils sont beaux et détaillés, surtout les intérieurs, mais là où par exemple dans un autre JRPG on aurait des coffres ou des trucs à ouvrir pour trouver du loot, ici les maisons n'ont que des PNJ ou parfois rien du tout, juste du décor ; au bout d'un moment on comprend que ça ne sert à rien de visiter, hélas. Il n'y a pas de coffre dans les zones paisibles ; seulement quand il y a des mobs dans le coin.
Côté histoire, hélas on se tape pendant les premières heures du missionnage chiant de la guilde d'aventuriers qu'on vient de rejoindre (chose qui reviendra, mais les variations d'environnement et de situations sont assez grandes). Seulement après l'histoire commence, et l'intérêt m'a alors attrapé, et j'ai enchaîné les heures. Les persos n'ont rien de très original - ça reste un jrpg - mais l'histoire s’approfondit surprenamment sur une base politique et humaine principalement, sans la facilité habituelle très classique des JRPG du type qui veut réveiller un ancien dieu machin truc et qu'on se tape du début à la fin.
Les clichés du jrpg sont là cependant : un héros taciturne, une héroïne impulsive, une healeuse, une clone de Quistis... (à ceci près que, chose étonnante pour un JRPG, le perso principal est une fille).
Le jeu est TRÈS verbeux, raison pour laquelle sa traduction en anglais a tardé ; il y a beaucoup de texte, et le temps de jeu est principalement de la narration, avouons-le (avec un affichage des visages et des émotions a côté des dialogues, façon visual novel). Mais moi j'aime bien les histoires alors ça me plaît, même si, comme j'ai dit, l'anglais rend ça parfois fatigant.
La fin de l'intrigue avait été prévue pour une deuxième partie, qui sera "Trails in the sky SC" (Second Chapter) et qui poursuite l'intrigue (car elle n'est pas résolue), à quoi enchaînera une troisième partie ("The 3rd") qui est plus un épilogue mais ne reprend pas les héros Joshua et Estelle mais d'autres introduits dans le second.
Bref, un jeu qui est objectivement pas fou mais de mon ressenti très prenant (une journée avec 10h dessus, c'est assez rare pour moi).
[spoiler] Hélas aussi j'avais direct spotté le grand méchant, le Prof Alba, qu'on rencontre au début sur la tour près d'un artefact ancien. Là pour le coup c'est un méchant assez archétypal dans un cadre très JRPG fantasy. Du coup j'ai pas du tout été surpris quand à la fin il se révèle. [/spoiler]
PS : par contre, le fait que les quêtes soient limitées dans le temps (sans qu'on sache laquelle est à faire vite et laquelle n'est pas si pressée que ça) et que le scénar ne te laisse parfois pas jouer librement pendant loooongtemps, fait qu'on peut rater beaucoup de quêtes. C'est très chiant.
PikamTheFirst a dit (06 Juin 2022 à 18:20)
Après avoir fini lis 1, cet opus est vraiment a une année lumière du premier du nom...
PikamTheFirst a dit (06 Juin 2022 à 18:15)
Premier jeu que mon copain m'a permis de jouer. Je le voulais tellement ! Et je ne regrette pas du tout, l'histoire est excellente. L'ambiance de part sa photographie et ses musiques est merveilleusement mélancolique. On est happé dedans délicieusement touchante. Malheureusement avec du recul, ce jeu n'est pas exempt de défauts. Je regrette qu'il n'y ait que deux fins possibles pour un jeu à choix, surtout qu'il n'y en a qu'une seule de vraiment développé, l'autre est vraiment décevante. C'est dommage aussi que les personnages ne soient pas plus attachant que ça et qu'on ne soit au final pas si libre que ça. Malgré tout, l'histoire est vraiment bien et se joue agréablement.
z0rr0 a dit (01 Juin 2022 à 12:37)
Une ambiance à la Bioshock mais pas à sa hauteur !
Terminé avec Arthur en difficile.
Mijak a dit (01 Juin 2022 à 03:15)
J'y ai joué sur (émulateur) PSP par facilité, un vrai plaisir. La sensation de vitesse des Burnout est toujours présente, les défis variés et très nombreux, ainsi que les voitures.
Pour ceux qui connaissent la licence, le gameplay est connu.
Pour les autres ; il s'agira de faire les PIRES trucs en course (drift, accidenter les adversaires, rouler à contresens... et bien sûr faire des "burnout") pour gagner de la nitro et des points.
Les défis pourront concerner la vitesse, la course proprement dite, mais parfois en éliminatoire, en contre la montre... ça peut aussi concerner les points, les burnouts à enchaîner. Bref il y a de quoi faire, et le tout progressivement, en commençant par des défis faciles, et au plus on avance dans les paliers de défis, au plus ça devient exigeant...
Mijak a dit (01 Juin 2022 à 03:03)
Une sorte de sous-Burnout (le drift qui file du boost, une maniabilité arcade similaire...) mais dans des circuits plus "à l'anciennne". Hélas, relativement peu de contenu, et tout est donné au départ (sauf les cosmétiques) donc niveau incitateur c'est pas ça.
Ça me rappelle juste à quel point Horizon Chase Turbo était bien.
Après le jeu se limite à l'essentiel, la sensation manette en main est très bonne, les musiques sympas (c'est pas NFS quoi), et le visuel... bon, c'est pas fou (ce côté aplats de couleur dans du low poly je suis pas fan) mais c'est honnête.
Mijak a dit (31 Mai 2022 à 20:28)
J'ai testé brièvement, mais pas mon truc, j'ai pas accroché, ni au gameplay ni au scénar. Pourtant j'aime Batman, que ce soit dans les films, séries, comics. M'enfin bon, c'est comme ça.
muze a dit (31 Mai 2022 à 15:07)
Concept très sympa qui m'a séduit plus que je m'y attendais ! Par contre, je ne regrette pas de l'avoir acheté en soldes parce que la durée de vie est franchement limite. J'ai l'impression de l'avoir terminé pile quand je commençais vraiment à m'investir.
Franz26 a dit (31 Mai 2022 à 07:42)
En admirant les premiers visuels du titre, exposant une flore verdoyante emplie d’oiseaux qui gazouillent, on comprend d’emblée que Kena : Bridge of Spirits va séduire les amoureux de la nature et de fables mystiques. Ode féérique au message écologique évident, le titre d’Ember Lab n’en oublie pas d’être un jeu vidéo avant tout. Et quel jeu mes amis !
Avant d’aborder le fond du sujet, concentrons-nous sur la forme. Kena : Bridge of Spirits exhibe une esthétique somptueuse étayée par une direction artistique tout aussi exceptionnelle. Grâce à une 3D propre fourmillant de détails, de magnifiques environnements colorés prennent vie et offrent quelques panoramas grandioses. Un véritable enchantement visuel, bijou d’animation digne d’un Pixar des grands jours. En terme d’atmosphère on se rapproche davantage d’un Ghibli et de certaines œuvres de Miyazaki, Princesse Mononoke en tête. En effet, impossible de ne pas faire le parallèle avec le chef d’œuvre du Japonais : nature en proie à la corruption, divinités et énergie naturelle au cœur de l’intrigue, etc… D’ailleurs les « Rots », petits ectoplasmes à collectionner et liés à vos pouvoirs, renvoient clairement aux esprits de la forêt de Princesse Mononoke. Ils accompagneront Kena durant toute l’aventure, se matérialisant et s’amassant à vos côtés en temps réel.
Les premiers pas dans l’univers de Kena : Bridge of Spirits laissaient pourtant craindre un trop plein de classicisme. Notre jeune fille, guide spirituel de son état, cherche à restaurer l’équilibre de la forêt afin de sauver les esprits tourmentés du village, corrompus par un mal mystérieux. Dans les faits, nous voici en présence d’un action-aventure traditionnel axé sur l’exploration, avec son lot de collectibles, saupoudré d’une pincée d’énigmes et de plates-formes. L’aventure commence donc tranquillement, en posant les bases d’un gameplay assez simpliste aux premiers abords. Mais la donne change rapidement, et très vite Kena va développer de nouveaux pouvoirs qui renforceront grandement l’aspect ludique du titre. Passée quelques heures de jeu l’alchimie prend forme, soutenue par une sensation d’exploration grisante. Car la découverte d’une nouvelle zone se révèle toujours passionnante, et le monde de Kena forme un ensemble cohérent laissant une grande liberté au joueur. Un modèle de level design, si bien que l’on s’écarte naturellement de la trame principale afin de fouiller les moindres recoins des environs. Recherche largement facilitée par la présence de téléporteurs.
Equipé de son bâton magique, Kena distribue les mandales tel un maitre d’armes mais peut aussi compter sur de mystérieux pouvoirs : arc, champ de force protecteur, coups spéciaux, etc…, c’est un arbre de compétences limité mais bien équilibré qu’il faudra apprivoiser... car des boss redoutables se dresseront sur votre route ! Ils nécessitent souvent plusieurs essais et une maitrise parfaite de votre avatar avant de mordre la poussière. Esquive et sens du timing se révèlent donc essentiels, d’autant qu’une caméra virevoltante et un système de lock foireux viennent ternir un gameplay sinon très plaisant.
Nanti de mécaniques de jeu efficaces, Kena : Bridge of Spirits ne laisse rien au hasard. La musique parachève la crédibilité du voyage, en proposant des thèmes somptueux accompagnés d’un sound design travaillé. En résulte une ambiance sonore d’orfèvre, fortifiant cette sensation d’onirisme et d’acte fusionnel avec la nature (Nb Gon : non mon cher, sodomiser des écureuils sauvages ce n’est pas la même chose…).
Quinze à vingt heures de jeu sont nécessaires afin de résoudre l’intégralité des mystères de Kena : Bridge of Spirits. Un constat frustrant tant le titre nous immerge avec dévotion dans son monde enchanteur ! C’est ainsi que, happé par l’écran, nous voici suspendu hors du temps dans un état de transe onirique où s’entremêle émerveillement naïf et mélancolie positive. Pardonnez-moi cette flagellation philo-poétique à deux balles, mais vous avez compris l’idée générale : si Kena : Bridge of Spirits n’a rien d’une révolution, il apporte un vent de fraicheur exquis et s’impose comme un petit chef d’œuvre du genre.