Hong Kong, 1966. Dans sa petite chambre d'hôtel, Chow Mo Wan, écrivain en mal d'inspiration, tente de finir un livre de science-fiction situé en 2046. A travers l'écriture, Chow se souvient des femmes qui ont traversé son existence solitaire.Passionnées, cérébrales ou romantiques, elles ont chacune laissé une trace indélébile dans sa mémoire et nourri son imaginaire. L'une d'entre elles revient constamment hanter son souvenir : Su Li Zhen, la seule qu'il ait sans doute aimée. Elle occupait une chambre voisine de la sienne - la 2046...
Rôle principal
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Rôle secondaire
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Rôle secondaire
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Merci à Hinda qui a créé cette fiche
Ah j'aime passionnément ce film. Complexe. Et d'une beauté graphique *__*. L'un de mes films favoris !
Quel film déroutant ! Une romance complexe avec une touche de science fiction, il faut parfois s'accrocher. Si l'intrigue s'avère lente il s'en dégage une atmosphère unique grâce à une superbe musique et une réalisation de qualité. La narration reste vraiment efficace et l'ensemble dégage une mélancolie assumé. Bizarre mais à découvrir !
La vie est comme un train qui roule et ne revient jamais en arrière. Explorer le passé est nécessaire pour comprendre, mais il ne faut pas se laisser aller à ressasser des remords ou des regrets.
La bande originale de "Tu ne tueras point" de Krzysztof Kieślowski, que l'on entend à plusieurs reprises dans "2046" confirme le soupçon que j'avais eu en voyant "In the mood for love". C'était une évidence que Wong Kar Wai avait vu "La double vie de Véronique" et qu'il s'en était inspiré visuellement pour "In the mood for love". Plus de doute possible avec le thème de l'un de ses films qu'il incorpore à l'un des siens.
Ce choix de musique n'est pas non plus anodin à mon sens. En effet, le train on ne sait pas où il va. Personne ne le sait. Mais, en l'interprétant comme une métaphore de la vie, le train va vers la mort, un endroit "mystérieux et insondable".
La suite de "Nos années sauvages" et de "In the mood for love". "2046" reprend les thématiques chères à Wong Kar Wai pour en proposer une synthèse et des pistes de conclusions. Chef d'œuvre. Je suis définitivement conquise.
Sensationnel. Juste sensationnel.
J'ai pété mon crâne quand j'ai compris que ce film était en fait la suite de In the Mood for Love mdr.
Franchement, c'était un magnifique film qui m'a tellement bouleversée que je peine à trouver les mots justes pour en parler.
2046, c'est un film qui parle des amours qui marquent une vie. On enchaîne successivement les portraits de femmes, qui s'entrecroisent toutes (ou presque) ironiquement dans la chambre 2046. Et pour chaque femme, c'est une nouvelle facette de l'amour qui nous est dévoilée : il y a la passion charnelle ; l'amour teinté de pureté intellectuelle ; l'amour dérisoire, non réciproque ; l'amour illusoire qui prend les oripeaux de l'amour mais qui n'est là qu'en triste écho du passé... Le tout s'enchaîne dans un délicieux kaléidoscope sensoriel, avec la notion du temps qui se délite, à la manière dont on raconte nos souvenirs.
Ce n'est bien sûr pas le seul aspect intéressant du film, il y a aussi 2046, le roman qu'écrit Chow. Aurégane Lemière a raison de dire que ce film, à travers la métaphore du train, dépeint la vie qui défile sans aucun retour en arrière possible.
Chaque dialogue de ce film est une claque, chaque musique tire une corde sensible en moi.
Pour moi, Wong Kar Wai frappe fort avec 2046, c'est un vrai chef d'oeuvre.