Norteim a dit (25 Février 2024 à 23:53)
Durant près d'une décennie, je n'ai su m'expliquer mes multiples abandons sur Bioshock. Le gameplay peut certes paraître vieillissant mais habitué au anciens FPS, je n'en tire pas là ma raison principale de cet échec. La proposition est intéressante, Rapture est grandiose, l'univers est passionnant... Alors pourquoi diantre n'ai-je pu aller au bout de ce jeu durant mon adolescence ?
Bioshock est un jeu intelligent. D'ores et déjà, son gameplay en est la preuve : la présence des Plasmides diversifie les styles de jeu et propose un vent de fraicheur dans l'océan des jeux de tir en 2007. Mais c'est son écriture et sa cité sous-marine qui révèlent être le véritable bijou de l'écriture des développeurs.
Rapture est l'allégorie du libéralisme économique poussé à l'excès : issu du rêve grandiloquent de son créateur Andrew Ryan, la ville flirt en permanence entre l'émerveillement et l'horreur. Elle représente le paradis de l'économie de marché et de ses dérives, libérées de toute morale.
Les Glaneuses d'Adam, petites filles modifiées génétiquement et leur Protecteur sont créer dans une volonté de profit, de diffuser un produit addictif plus rapidement et plus librement afin d'enrichir leur créateur, Fontaine, ainsi que le fondateur de la cité. Notre propre protagoniste s'avère également, sans trop de spoil, être issu de ce système capitaliste désastreux.
Le joueur déambule donc dans les ruines de Rapture, dont les vestiges sont agrémentées des nombreux enregistrements des différentes personnalités de la ville, avouant crimes et confidences à notre oreille attentive. Andrew Ryan et son charisme légendaire, véritable homme d'affaire obsédé par la liberté de marché, Fontaine, dont l'entreprise de Plasmide rayonne comme une drogue aux effets dévastateurs sur l'ensemble de la ville, la docteure Tenenbaum, rescapée des camps de concentration qui finalement commet les mêmes crimes génétiques que ses précédents ravisseurs...
Bioshock est bien plus qu'un simple FPS. Il m'aura fallu quelques années pour grandir et comprendre cette proposition philosophique et politique, pour saisir les enjeux intimes des différents personnages et la vision critique de ce que provoque la logique capitaliste lorsqu'elle n'est freinée par aucun contre-pouvoir. Je n'avais les clés en main durant mon collège pour en apprécier la grandeur : je suis sincèrement heureux d'être aujourd'hui en mesure de la savourer dans son entièreté.
Dreadz23 a dit (24 Février 2024 à 15:59)
Ca me fait penser à un vieux, vieux, vieeuuux jeu de playstation. Mauvaise idée de le lancer 15 ans plus tard, il a très mal vieilli. J'étais prête à jouer quand même un peu dessus et puis je suis tombée. Les points de sauvegarde ne sont pas réguliers donc j'ai repoppé looongtemps avant ma chute. Flemme de recommencer.
Je ne doute pas que ça devait être révolutionnaire à sa sortie mais actuellement, j'ai l'impression de faire un enième jeu du genre. Et puis bon, ça fait mal au cul de se dire que Mass Effect est sorti un an avant... Ça a beaucoup trop vieilli pour que je puisse le recommander : dès le lancement, on est en 800x600 et c'est le max ! xD
Dreadz23 a dit (24 Février 2024 à 14:33)
Alors oui, les graphismes et la musique sont vraiment magnifiques, c'est super poétique tout ça, tout ça... Mais ça ne suffit pas pour faire un bon jeu ! Car c'est aussi très chiant ! L'histoire n'est pas intéressante et on joue clairement à un jeu à Patounes (voir Joueur du Grenier) et je déteste ça !
Dessia a dit (21 Février 2024 à 18:44)
Ce jeu a été pour ma part juste INCROYABLE. Je suis fan du studio Quantic Dream pour leurs jeux vachement touchant. Heavy Rain et Beyound two souls étaient déjà incroyable mais alors celui là... J'ai vu pas mal de critique disant que le jeu était trop court, pour ma part j'y ai joué assez lentement pour être sur de ne rien louper alors ça m'a pas vraiment gêner :D. J'aime beaucoup le fait qu'il y ait autant de choix et de possibilité durant le jeu avec un grand nombre de fin cela incite à rejouer au jeu plusieurs fois pour découvrir les autres fins. Bref cette merveille est déjà sorti il y a plus de 5 ans mais je vous le conseille vivement si vous n'y avez pas encore joué. :)
Mijak a dit (20 Février 2024 à 18:13)
Excellent. Malheureusement pas traduit, et vu le lore sur les croyances traditionnelles russes c'est embêtant si on ne maîtrise pas l'anglais (ou le russe, ou autre langue prise en charge dans les sous-titres - le français n'étant pas assez bien visiblement). Moi j'ai sauté ou pas lu beaucoup de trucs (les pavés sur la tradition ou des récits de légendes), mais malgré tout je me suis mis dans l'ambiance et les termes russes parfois non traduits pour des choses spécifiques deviennent automatismes.
Mais malgré tout, cette liberté (modeste) de choisir notre alignement, ce côté point & click mais surtout RPG avec des combats à base de deck et de cartes..., équipement, objets, compétences, gestion de nos démons... c'est très agréable. On ne voit pas le temps passer. Notre façon de jouer va être selon nos préférences, plutôt exploiter le sacrifice, avec beaucoup de cartes de regen, plutôt les dégâts direct, plutôt le poison...
C'est surtout narratif, mais avec un côté jouissif à voir notre sorcière gagner en puissance, apprendre des sorts et résoudre des conflits.
Le mode de difficulté "normal" est assez simple, on se retrouve vite avec des dégâts très haut et de la protection pareil.
La fin est variable, en fonction des choix, de nos péchés, etc. J'ai bien envie de le recommencer pour tester. Un DLC permet de faire des combats à la pelle aussi.
Terminé en 27h. J'ai lu l'histoire, un peu de lore au début, mais j'ai skip beaucoup de texte, tout en faisant, d'un autre côté, beaucoup de combats, donc j'estime que c'est une moyenne plutôt basse pour un run evil.
Dreadz23 a dit (20 Février 2024 à 10:15)
Super constructif comme commentaire ^^ Ce serait peut-être bien d'en dire un peu plus peut-être ? Car perso, je ne vois pas où est le problème, j'ai beaucoup aimé ce jeu.
L'ambiance est vraiment chouette, beaucoup de questions se posent dès le début du jeu pour se résoudre jusqu'à la dernière minute. Petit twist de fin qui fait bien plaisir d'ailleurs. Je vais re sélectionner les derniers chapitres pour voir toutes les fins, ça m'intrigue ! :)
Mijak a dit (18 Février 2024 à 11:32)
J'ai fait tout le jeu avec un Clink qui marche vite au lieu de courir (j'ai regardé une vidéo pour le constater), visiblement à cause de la fréquence de rafraichissement de mon écran. Pourtant il est sur 60Hz, comme visiblement ça devrait. Du coup j'ai galéré, et impossible de battre le dernier boss (peux pas éviter ses attaques).
Sinon, belle parodie/hommage aux FF et à Zelda. J'adore pour le premier, mais j'aime pas les Zelda, du coup ça a été à moitié très chiant et à moitié super.
Franz26 a dit (11 Février 2024 à 09:27)
Kratos n’en a pas encore fini avec les dieux Nordiques et revient faire parler ses lames dans un déchainement de violence glacial, suite direct du premier reboot PS4. Tandis que notre spartiate profite de son petit havre de paix retranché avec Atreus, désormais adolescent, et leurs loups domestiques, ces quelques années d’interlude paisible vont rapidement voler en éclat… Paré pour une seconde expédition dans les neufs royaumes ? Aiguisez vos lames, faite briller votre hache, et préparez-vous à en prendre pleins les yeux !
Car oui, évidemment, God of War Ragnarök (GOWR) est beau ! On passera sur quelques fautes de gouts en terme de character design ou de direction artistique, parfois un peu criarde, pour saluer sans modération l’incroyable travail de Santa Monica. Les environnements sont à couper le souffle, usant de textures magnifiques afin de matérialiser un monde bourré de vie et de détails que l’on arpente sans modération. Jungles tropicales, déserts glacés, cavernes et cités disparues, le dépaysement s’avère total et vient conforter la nouvelle direction de la licence : le voyage. Nous y reviendrons. Une fluidité et un framerate exemplaire sur PS5, même en mode « 4K haute-performance », et je n’ai constaté aucun souci technique durant mon périple. Un véritable régal !
GOWR reprend à la lettre la recette de son prédécesseur. Fini l’aspect beat’em all nerveux et peu subtil des premiers opus, on contrôle ici un Kratos plus lourd qui doit jouer de l’esquive et de la parade pour s’en sortir sans bobo. L’utilisation du bouclier et du contre parfait, idéal pour faire grimper la jauge de choc adversaire, ne sont pas à négliger pendant les combats. Une fois cette mécanique assimilée, à vous de switcher intelligemment entre vos trois armes principales, de jouer sur les affinités élémentaires et d’utiliser à bon escient les pouvoirs runiques préalablement équipés. Le tout en compagnie d’un sidekick qui se bat en autonomie tout en suivant quelques directives. S’ensuit alors des affrontements dantesques aussi sanglants que jouissifs jusqu’à la délivrance finale, concrétisée le plus souvent par un « finish-him » incroyable ! Et si l’on se mélange parfois un peu les pinceaux entre toutes ces possibilités, d’autant que la caméra ne sera pas toujours un allié, les affrontements restent d’une efficacité redoutable. A noter que le titre vous laisse de temps en temps aux commandes d’Atreus, renouvelant ainsi l’approche de combats puisque notre jeune homme excelle dans les joutes à distance. La richesse du bestiaire viendra sublimer le tout, et si le titre manque peut-être un peu de démesure vis-à-vis de ces prédécesseurs, il offre néanmoins des affrontements dantesques inoubliables ! Mention spéciale à la quête des Berserkers et de leur roi déchu : les amateurs de challenge seront aux anges.
On retrouve également tout l’aspect personnalisation du premier volet. Expérience et matériaux vont permettre de déverrouiller diverses capacités, mais aussi d’améliorer les compétences d’armes, les pouvoirs runiques, l’équipement, etc… Bref, un système de gestion typé RPG excessivement complet, comme on en retrouve dans la majorité des triples A récents. Vous allez donc passer beaucoup de temps dans les menus et aux fourneaux, histoire de forger en masse afin d’orienter le build et les statistiques de Kratos selon votre envie.
Mais si l’action directe est évidemment un atout de GOWR, le dernier né de Santa Monica sait aussi modérer son rythme au profit de l’exploration. Certaines zones officient comme des petits mondes ouverts regorgeant de secrets, laissant ainsi au joueur une totale liberté dans son approche. Ces phases plus contemplatives feront appel à votre observation afin de dénicher le maximum de collectibles et de quêtes secondaires. Bien évidemment, tout ne sera pas accessible d’entrée et il faudra retourner sur vos pas à plusieurs reprises une fois en possession de toutes les armes, au cœur de nombreuses énigmes. Peu complexes, elles ont le mérite d’apporter de la variété à un gameplay au final très équilibré.
Si je ne me suis pas attardé sur l'histoire dans mon introduction, c’est parce qu’il n’y a pas grand-chose à en dire. Centré sur la thématique familiale, le synopsis tient la route malgré les motivations obscures, voir incohérentes, de certaines protagonistes. Passons, l’immersion reste totale, et si l’ambiance désolée des royaumes d’Asgard en proie au « Ragnarök » y joue énormément, c’est aussi grâce à la spontanéité des protagonistes qui, comme dans le premier reboot, n’hésitent pas à tailler causette spontanément durant vos promenades. Une vraie force narrative se dégage donc du titre, épaulée par une mise en scène épique ! Sans transition, à titre personnel les phases aux commandes d'Atreus m’ont moins convaincue, manquant d’intensité et de panache. Difficile de troquer la brutalité séduisante de Kratos pour le charisme d’huitre de son fils… Au maigre rayon des défauts, on notera les temps de chargements assez agaçants qui imposent un détour par l’arbre monde entre chaque changement de zone.
Cette review commence à s’éterniser et il me reste encore deux points à aborder. La bande son tout d’abord. Excellente, elle alterne avec brio mélodies d’ambiance lors des phases d’exploration, pistes brutales voir épiques pour les combats, et thèmes plus épurés histoire d’appuyer les rares moments de quiétude ou de dramaturgie. Le tout avec un talent certain, auquel s’ajoute des bruitages impeccables et un doublage VO quasi parfait. En terme de contenu GOWR se veut un modèle du genre. Comptez à minima 50 heures pour terminer l’aventure en fouillant minutieusement les 9 mondes du jeu, et encore davantage pour viser un degré de complétude parfait ! Le post-game permet de peaufiner son épopée et offre même de nouvelles quêtes annexes intéressantes. Quant au DLC gratuit « Valhalla », il assure une expérience « rogue-lite » plutôt sympathique pour quiconque voudra prolonger l’expérience.
Malgré un démarrage un peu timide le temps que les évènements se mettent en place, God of War : Ragnarök propose un périple aussi dense qu'épique. Maestria technique, ambiance géniale et gameplay immersif, voici les fondements d’un succès annoncé. Si quelques fausses notes ponctuent l’aventure, celle-ci se veut mémorable tant par ses affrontements grandioses que par la richesse de son univers récompensant l’exploration. Conforté par des acquis solides et éprouvés, Santa Monica ne chamboule pas la formule avec cette suite d’exception. Un périple jouissif et marquant, à la hauteur de sa réputation.