Franz26 a dit (05 Mars 2016 à 08:57)
C’est une évidence : les Donkey Kong Country ont largement contribué à l’âge d’or de la plate-forme 2D. Après un premier volet exceptionnel ayant fait l’effet d’une petite bombe, Rare remet le couvert et sort en 1995 Diddy’s Kong Quest, toujours sur Super Nes. Si l’effet de surprise est passé, la naissance d’une licence mythique se confirme.
Techniquement Donkey Kong Country 2 se révèle encore plus fin et détaillé que son aîné, poussant la console dans ses derniers retranchements. Une claque visuelle pour l’époque, figurant parmi les plus beaux titres de la machine ! Les niveaux fourmillent de détails, les décors sont variés, colorés, et le jeu bénéficie d’une animation exemplaire. D’ailleurs Diddy et Dixie nous régalent avec leurs petites mimiques ! Aujourd’hui encore la réalisation se révèle charmante et très agréable.
On retrouve une jouabilité quasi parfaite, précise et intuitive, et les quelques nouveautés ne déstabiliseront pas les fans du premier opus. Une recette qui offre une prise en main facile et un plaisir de jeu immédiat. Ce qui n’empêche pas le titre d’être exigeant puisque doté de passages très délicats et, surtout, abondant de secrets et d’endroits à découvrir souvent bien camouflés ! Ainsi le finir en ligne droite ne vous gratifiera pas d’un pourcentage de finition bien élevé. La richesse et la profondeur de Donkey Kong Country 2 lui confèrent en effet une durée de vie à toute épreuve.
Profitant d’une inspiration magistrale chaque niveau s’impose comme un modèle de level-design, bourré de bonnes idées qui se renouvellent régulièrement. Cette variété, tant dans la réalisation que dans la façon d’aborder le gameplay, apporte une saveur particulière à l’aventure. Et ce n’est pas l’originalité des boss qui nous contredira car ces derniers jouent leur rôle à merveille. Mention spéciale à K. ROOL, ultime obstacle avant la fin du jeu et qui donnera du fil à retordre même aux plus aguerris d’entre vous !
Finissons avec un point non négligeable : la bande son. Toujours à l’image de son prédécesseur, qualité et diversité sont les maîtres mots d’un travail sonore exceptionnel, partagé entre musiques d’ambiance et pistes épiques entraînantes. Des thèmes qui marqueront pour certains l’histoire du jeu vidéo, c’est dire.
Tiraillé entre nostalgie et objectivité, entre souvenirs d’antan et plaisir de jeu pur (forcément un chouia moins éclatant aujourd’hui), il est difficile d’attribuer une note à un titre aussi mythique. Donkey Kong Country 2 : Diddy's Kong Quest reste une référence intemporelle de la plate-forme 2D, un modèle d’ingéniosité aux mécanismes huilés et au gameplay parfaitement dosé. Considéré par beaucoup comme le meilleur de la série, impossible de rester de marbre devant un tel chef d’œuvre.
Franz26 a dit (17 Février 2016 à 07:43)
"sans même en avoir jouer presque un seul" > Orthographe mis à part, cours rattraper ton retard sur les FF plutôt, du 4 au 12 surtout. ^^ Non plus sérieusement si tu aimes les jeux musicaux, celui-la ne devrait pas te décevoir tellement il est bien fichu. Et tu en auras pour ton argent ! Je trouve cependant dommage d'aborder un tel titre sans "ressentir" les compositions comme le ferait un amateur de la saga. ;)
Franz26 a dit (02 Février 2016 à 07:50)
Après un sympathique Hitman Go, Square-Enix insiste dans la voie du jeu de réflexion en adaptant les aventures de la célèbre Lara Croft sur mobile. On retrouve donc un puzzle-game où le principe sera de faire progresser notre héroïne en résolvant des énigmes.
A la manière d’un jeu de plateau, Lara se déplace case par case et doit traverser le niveau en échappant aux monstres et pièges en présence. Chaque monde est découpé en divers stages, eux-mêmes divisés en plusieurs zones. Vous ferez face à des situations et des énigmes intelligentes qui mettront vos neurones à l’épreuve. Malgré quelques passages tordus rien de très difficile si l’on fait preuve d’un minimum de logique. De ce fait la durée de vie s’avère plutôt faible. Comptez moins de 10h pour en voir le bout tranquillement, dernier contenu additionnel compris et avec toutes les reliques dans la besace.
Techniquement le jeu s’en tire bien via une patte graphique très colorée, et telle une peinture animée chaque tableau fait preuve d’une esthétique agréable. Un rendu original du plus bel effet. On remarquera aussi un réel travail sur le level design et l’ambiance générale. Mais avec le recul impossible d’ignorer un certain manque de profondeur, même si un effort a été fait au niveau de la mise en scène. Constat identique pour la bande son : convenable en soit, on reste sur mobile et ça se ressent avec des bruitages et thèmes d’ambiance discrets.
J’ai décidément du mal avec le peu d’immersion qu’offre le jeu vidéo sur Smartphone. Même si il ne faut pas généraliser car ce n’est pas le point fort de ce genre de titre, adapté pour de très courtes sessions de jeu. Quoiqu’il en soit Lara Croft Go se révèle un bon divertissement, et vu son prix dérisoire il serait dommage de passer à côté.
Franz26 a dit (29 Janvier 2016 à 07:52)
Cette édition GOTY représente l’occasion parfaite pour me lancer dans un second run et m’essayer au DLC The Old Hunters. Quel plaisir de retrouver l’univers torturé de Bloodborne, de poursuivre son build et sa quête de puissance en vue d’explorer de fond en comble ce titre magistral ! Ça tombe bien, j’avais raté quelques quêtes lors de ma première partie. Évidemment il m’a fallu beaucoup moins de temps pour terminer le jeu, puisqu’il n’avait déjà presque plus de secrets à mes yeux. Un New G relativement aisé, hormis quelques boss vraiment ardus. J’avoue cependant ne pas avoir exploré les donjons du calice les plus avancés donc…
Je ne m’attarderais pas davantage sur les qualités de ce jeu, déjà traitées en conséquence sur la fiche de Bloodborne. Passons au DLC. Un contenu additionnel annoncé difficile, alors en NG … ce fut violent ! Un challenge passionnant avec un bestiaire féroce et de nouveaux boss impitoyables ! (Laurence cette galère...) Sans oublier les nombreux chasseurs sans pitié qui vous violeront par tous les orifices. The Old Hunters propose 3 zones inédites au level design varié et toujours aussi maîtrisé. Un vrai bonheur à explorer, avec une tripoté de nouvelles armes et de PNJ qui enrichissent d’autant plus l’univers de Bloodborne.
The Old Hunters apporte environ une dizaine d’heures de jeu supplémentaire et mérite largement l’investissement, ne serait-ce que pour replonger dans ce monde tourmenté d’une beauté incomparable et à la direction artistique hors norme. Difficile de lâcher la manette pour passer à autre chose tant l’immersion s’avère profonde. Mais je vais essayer de tourner la page et de chérir cette expérience et ses sensations de jeu rares. L’édition complète de Bloodborne renforce, s’il en était besoin, son statut de chef d’œuvre, et marquera d’une empreinte indélébile mon âme de joueur. Simplement grandiose.
Franz26 a dit (29 Janvier 2016 à 07:46)
Drôle d’idée que de s’essayer à SoulCalibur premier du nom aujourd’hui. Et pourtant l’envie me démangeait ! Je n’avais pas tâté à un jeu de combat depuis fort longtemps, la Dreamcast me faisait les yeux doux, et vu qu’il s’agit probablement de ma saga de baston 3D favorite c’était l’occasion de compléter sa culture. N’ayant en effet touché à ce mythe qu’à travers quelques bornes d’arcade.
Techniquement le jeu a très bien vieilli et se révèle encore joli, preuve de l’incroyable performance visuelle saluée à l’époque. Une 3D fine, des décors sympathiques, une animation convaincante et une fluidité exemplaire : presque 20 ans plus tard ce constat mérite le respect !
Niveau gameplay aussi SoulCalibur n’a pas pris une ride : les coups sortent bien, dégagent de la puissance, et chaque personnage possède son propre style original. Le néophyte s’amusera de suite, les plus chevronnés, eux, s’adonneront aux joies du contre et des combos. De quoi contenter plusieurs publics.
Le mode Arcade s’avère des plus classiques et nous gratifie d’une courte conclusion ponctuée d’écrans fixes correspondants au héros victorieux. On s’attachera donc à vaincre le boss final avec chaque personnage histoire de profiter de tous ces artworks sympathiques. On passera sur les classiques Versus, Training, Exhibition, Team Battle et j’en passe, pour mentionner l’excellent mode Histoire. Dans ce dernier vous naviguez sur une map-monde en enchaînant des missions spécifiques, à la difficulté progressive et introduites par quelques lignes de scénario. Les points glanés par vos premiers succès vous permettront de débloquer de nouvelles arènes, et continuer votre cheminement. L’intérêt réside dans le fait que chaque mission va apporter une contrainte originale : limite de temps, santé qui diminue à fur et à mesure, ennemis invisibles, etc… Les développeurs ont fait preuve d’imagination pour renouveler le gameplay, nous poussant à relever tous ces défis et augmenter ainsi l’intérêt du mode solo.
Il me reste à complimenter les musiques, épiques et entraînantes elles apportent leur contribution au mythe qu’est SoulCalibur. Aucune de ses suites, pourtant toutes réussies, n’a eu un tel impact sur le monde de la baston 3D. Plus étonnant encore, à l’image d’un grand vin le poids des années ne lui aura pas fait grand mal ! Même si objectivement il est difficile de le noter aujourd’hui (le III reste mon préféré), SoulCalibur s’impose comme une référence éternelle et un jeu de combat exceptionnel.
Franz26 a dit (22 Décembre 2015 à 18:38)
Vous avez demandé un FPS déjanté dans un univers post-apocalyptique barjot et sans pitié ? Vous souhaitez explorer ce monde, découvrir ses secrets et affronter ses dangers en coop avec 3 autres potes ? Un aspect RPG et toute la gestion que cela implique ne serait pas pour vous déplaire ? Alors Borderlands 2 devrait vous combler.
Rien de révolutionnaire par rapport au premier opus. On retrouve un open-world encore plus immense, plus riche, couplée à une ambiance désertique/apocalyptique excellente (non sans rappeler la saga Mad Max) et servie par un Cell-Shading de bonne facture. A défaut d’impressionner la réalisation se révèle donc très plaisante et atypique. Sans compter que le design ose avec brio et étonnera plus d’une fois, notamment avec un bestiaire varié donnant lieu à des carnages massifs et mémorables !
Comme la majorité des FPS sur console de salon, le gameplay n’est pas vraiment aidé par le pad et souffre de quelques approximations. Heureusement la gestion de l’inventaire et de son arsenal devient vite un plaisir tant les loots et les possibilités sont nombreuses ! On récolte des points de compétences au fur et à mesure de l’expérience afin de conforter les spécificités de notre personnage selon la classe choisie. Un système solide et très complet, tenant carrément plus du jeu de rôle que du FPS traditionnel.
Quant au scénario… ayant fait le jeu avec 3 trous du cul qui me servent de potes (ou l’inverse, ça marche aussi), j’ai eu du mal à suivre correctement le script ! Malgré un background travaillé et un contexte original, Borderlands 2 ne brille pas particulièrement par son intrigue. Car l’abondance de quêtes annexes, souvent peu intéressantes mais que l’on s’entête à faire, nuit clairement au rythme et à l’immersion dans l’histoire. A contrario la durée de vie, déjà énorme dans cette édition GOTY, s’en trouve vertigineusement boostée. Notez que la bande son joue son rôle à merveille, et si les musiques ne marqueront pas elles ont le mérite de renforcer tantôt l’ambiance, tantôt l’action. Mention spéciale aux doublages : vraiment excellents !
Malgré des débuts poussifs Borderlands 2 se révèle au final une très bonne expérience, sublimée et pensé pour la coopération. Car c’est à plusieurs qu’explorer ce monde barbare de fond en comble se révélera le plus sympathique. Du moins… lorsque l’écran ne freeze pas sans préavis pour cause de sauvegarde corrompue ! Problème apparemment récurrent sur PS3 et qui nous aura gâché une partie du jeu, dommage. Je lui aurais clairement attribué une meilleure note si j’avais pu profiter encore davantage de cet univers trippant et soigner le build de mon perso, plutôt que de bâcler la seconde partie de l’aventure... Les plantages étant devenus trop contraignants. Un titre qui n’est donc pas exempt de défauts mais qui mélange deux genres avec brio. Si l’on passe l’éponge sur les complications techniques rencontrées…
Franz26 a dit (18 Décembre 2015 à 17:15)
Le premier Lords of Shadow profita de l’expérience accumulée avec les deux opus PS2 pour se hisser au rang de meilleur Castlevania… 3D. Une excellente surprise servie par un design magistral, une ambiance géniale, un gameplay efficace, et un scénario intéressant. Konami profite logiquement de cette lancée et sort une suite attendue au tournant.
Lords of Shadow 2 reprend là où s’était arrêté son aîné, c’est donc dans le présent et au sein d’une sombre métropole que l’on reprend le contrôle du prince des ténèbres ! Une ville en plein chaos et en proie aux monstres les plus infâmes. Heureusement le traditionnel château de Dracula sera aussi de la partie, avec son architecture démesurée et son lot d’énigmes primaires. Dans l’ensemble le level design bénéfice d’un soin exemplaire, mais s’avère un peu moins maîtrisé qu’auparavant. L’ambiance oscille donc entre les phases urbaines, assez quelconques, et l’exploration du château, vraiment immersive. Malgré cette inégalité dans le soin apporté aux environnements et si affronter du mécha semble un peu hors sujet, le scénario justifie tout cela de belle manière et tient en haleine. L’atmosphère souffre un peu de ce choix mais se révèle encore une fois excellente, à défaut de contenter certains puristes.
Le gameplay ne change guère de son prédécesseur, avec toute une panoplie de coups variés et dévastateurs à acquérir au fur à mesure de l’expérience. Il est souvent nécessaire de switcher entre les armes pour plus d’efficacité, les combats offrants ainsi un rendu violent et dynamique à souhait. Notre vampire déchu peut également abuser de ses pouvoirs mystiques, tel que se transformer en brume ou envoyer une nuée de chauve-souris sur l’ennemi. On relèvera d’ailleurs un bestiaire inspiré et plusieurs boss épiques ! De nombreux bonus sont à découvrir, notamment les gemmes pour augmenter votre magie et votre santé. Les développeurs ont également inclus des phases d’infiltrations assez moyennes, comme quoi la nouveauté n’a pas que du bon. La progression, bien qu’assez linéaire, s’effectue au fil les compétences débloquées. Ces dernières permettant d’accéder à des zones auparavant inaccessibles. On retrouve donc une recette et des mécanismes connus n’ayant plus grand-chose à prouver. En résulte un gameplay solide et plaisant.
Techniquement ce Castlevania propose une 3D soignée et des environnements souvent impressionnants. L’animation se révèle excellente et les combats d’une fluidité exemplaire. Rien à redire, même si on aurait pu s’attendre à un chouia mieux. Quoi qu’il en soit l’excellente direction artistique se révèle parfaitement transposée à l’écran. Niveau sonore nous avons droit à un doublage VO satisfaisant et des compositions toujours très bonnes, bien que trop peu marquantes à mon goût.
Histoire de rallonger la durée de vie, plus que correcte, il serait dommage de se priver du DLC Revelations. Accessible pour une bouchée de pain, voici l’occasion de contrôler un Alucard en 3D qui transpire la classe ! Trois heures supplémentaires pour une petite aventure dispensable niveau scénaristique, mais fort agréable. Bénéficiant des qualités citées plus haut et gommant même quelques points noirs (exit les phases d’infiltrations !).
Au final ? Une suite certes en deçà des attentes mais qui ne démérite pas. On pointera du doigt quelques phases de gameplay douteuses et un univers urbain tenant plus de Gotham City que des environnements habituels attendus dans un Castlevania, mais ceci ne doit pas masquer les immenses qualités de ce titre. A défaut de surpasser son aîné, Lords à Shadow 2 s’impose comme un excellent jeu d’action-aventure.
Franz26 a dit (14 Décembre 2015 à 07:51)
Difficile d’innover dans le petit monde de la plate-forme 2D, d’autant plus sur une console Nintendo où les licences de la firme écrasent tout sur leur passage ! Mais A Shadow’s Tale se démarque immédiatement par son concept audacieux.
En proposant d’interagir avec les ombres en arrière-plan, les développeurs bousculent nos habitudes et notre perception de l’espace. Il faudra donc faire fi de ce qui se passe au premier plan afin de se concentrer ce qui est projeté au second. Déroutant quelques minutes, le temps de s’habituer. Malgré cette originalité le gameplay met du temps à révéler son potentiel, et se révèle au début assez classique. On retrouve de la plate-forme 2D traditionnelle, agrémentée d’énigmes diverses et de combats relativement simplistes, pour une recette finalement moins novatrice que prévue. Impression factice je vous rassure. Car petit à petit l’excellent level-design, la richesse des énigmes, l’ingéniosité des mécanismes basés sur les projections d’ombres, et surtout l’accès aux portails de lumière apportant une toute autre profondeur aux niveaux (c’est le cas de le dire, vous comprendrez en y jouant !), parachèvent un gameplay complet et fort agréable.
La progression suit un schéma récurent : il faut ramasser 3 reliques afin d’ouvrir la porte menant au niveau suivant, sans oublier les diverses mémoires éparpillées un peu partout. C’est d’ailleurs cette quête des 90 mémoires du jeu qui pousse vraiment à l’exploration, l’accumulation de ces dernières permettant d’augmenter sa jauge de santé. Les allers et retours seront donc courants, parfois obstrués par des téléporteurs donnant lieu à une sorte de mini stage à l’intérieur même du niveau. Interludes au gameplay un peu différent, axé sur la perspective via les rotations de caméra. Votre ombre devra de surcroît user de son épée pour occire les ennemis malveillants. D’ailleurs le bestiaire se révèle très inspiré. Dommage que, mis à part une gigantesque ombre imposant une fuite effrénée de temps en temps, les boss ne soient pas de la partie.
Mais arrêtons de parler gameplay pour mentionner un autre atout majeur du soft : son ambiance. Difficile de la décrire. Il en ressort un sentiment mélancolique assez décalé, non sans rappeler le légendaire Ico. La palette de couleur utilisée, plutôt fade, n’est pas étrangère à cette comparaison, de même que la bande son très épurée. Des musiques et des bruitages assez discrets mais qui concordent parfaitement avec cet univers mystérieux à l’extrême. Le scénario se veut minimaliste et restera sujet à votre interprétation. L’ascension de la tour n‘étant entrecoupée que par de rares cinématiques.
Techniquement A Shadow’s Tale ne brille pas davantage que sa thématique. Vous devrez composer avec une 3D moyenne et un aliasing assez gênant. Toutefois les effets de lumières, le design et la patte artistique, sauvent l’ensemble, renvoyant une esthétique générale sympathique. Au pis, originale.
Ce jeu de plates-formes/réflexion est une excellente surprise, à laquelle il manque peu de chose pour laisser une empreinte davantage prononcée dans le milieu. Un périple ombragé et solitaire, dans les abysses ténébreux d’un univers envoûtant en quête de lumière. Une vingtaine d'heures sera nécessaire pour profiter des immenses qualités de ce titre et en découvrir les secrets. L’expérience vaut le détour.
Franz26 a dit (28 Novembre 2015 à 09:38)
A première vue on pourrait penser que Nidhogg fait office de jeu promotionnel pour l’industrie du cannabis. En effet la réalisation du titre se révèle tout à fait… atypique ! En référence au monde dans les nuages complètement psychédélique, les autres étant au final assez conventionnels mis à part l’ultime écran complètement barré ! Mais j’en oublie l’essentiel, et vais d’abord vous présenter le gameplay.
Deux bonshommes représentés de la plus sommaire des manières dans un niveau en scrolling-horizontal découpé en tableaux. Chacun muni d’une épée, prêt à en découdre. L’objectif sera d’atteindre le dernier écran de votre adversaire afin de vous jeter dans la gueule d’un serpent rose géant... Oui, bon, bref. Un bouton pour sauter, un pour attaquer. Via les flèches directionnelles haut/bas vous pouvez modifier votre prise sur l’épée pour tenter de déjouer la garde de votre opposant et le ainsi perforer sans vergogne. Cela vous laissera quelques secondes de repis pour foncer vers son camp avant qu’il ne respawn et défende à nouveau sa vie. Autant vous dire qu’il faut de suite rentrer dans le rythme, les parties pouvant durer quelques dizaines secondes seulement après 4-5 décès successifs. A contrario un duel équilibré peut donner lieu à de longues minutes de vas et viens improductifs ! La prise en main est immédiate, et dans les deux cas le fun sera roi.
Je vous disais plus haut que l’esthétique générale ne laisse pas indifférent. En effet Nidhogg se démarque par son style rétro simpliste, mais pas désagréable. Le pixel 8 bit étant à la mode depuis l’avènement des jeux indépendant dématérialisé, personne ne s’en plaindra. L’utilisation des couleurs se révèle très audacieuse mais ne plaira pas à tous. La musique n’est ici qu’un facteur anecdotique, les bruitages et notes jouent leur rôle et se trouvent de toute façon couverts par l’enthousiasme ambiant. Nidhogg ne s’encombre même pas d’un scénario, et reste pensé uniquement pour le 1 VS 1 avec un pote dans le canapé. C’est là l’essence même de ce titre, facile d’accès mais suffisamment subtil, original et fun pour se distinguer lors de vos soirées multi. Dommage que le contenu soit si minimaliste (seulement 4 niveaux), à l’image du prix certes. Sans quoi j’aurais attribué 1 ou 2 points supplémentaires à ce trip monumental qu’est Nidhogg.
Franz26 a dit (28 Novembre 2015 à 09:36)
Petit jeu indépendant sans prétention, Samurai Gunn se révèle un véritable concentré de fun et d’accessibilité ! Taillé pour le multijoueur uniquement, chacun contrôlera un samurai dans une arène fermée avec pour objectif de saigner son prochain par l’intermédiaire de son sabre ou via un coup de feu, puisque vous avez la possibilité de tirer à 3 reprises. Des projectiles que vous pouvez également renvoyer avec votre lame. Malgré un gameplay un poil trop simpliste le plaisir de jeu est bien là, conforté par des arènes nombreuses au design varié et bien construit. Notez la présence d’un mode en coopération face à des vagues d’ennemis. Vite lassant.
A plusieurs l’arène devient rapidement un théâtre sanglant où tous les coups vicieux sont permis ! Et lorsque la fin du round intervient et que le décompte des points s’avère trop ardu, un duel en mort subite porte la tension à son comble ! L’aspect technique est quant à lui plutôt sympathique, surfant sur la nostalgie du pixel rétro. Manquant un peu de profondeur, Samurai Gunn n’en reste pas moins un excellent titre à plusieurs.