Eratian a dit (26 Décembre 2016 à 13:17)
Trying to save a horde of suicidal idiots across a plethora of levels? Oh joy.
Franz26 a dit (26 Décembre 2016 à 08:54)
Aux premiers abords, Valdis Story : Abyssal City se présente comme un action-RPG en scrolling horizontal non sans rappeler les Castlevania 2D d’antan (RIP). Inspiration également assumée par une esthétique old school offrant un rendu des plus séduisants. Lorsqu’on me prend par les sentiments…
Puisque je l’ai déjà évoqué, commençons par la forme. Valdis Story se pare d’une 2D léchée ravivant la nostalgie d’une époque révolue. Les sprites sont magnifiques, les décors superbes, l’animation et les effets irréprochables, bref, ça en jette ! Petit bémol : le titre n’est pas conçu en haute définition donc je vous déconseille de brancher votre PC sur le home cinéma du salon. Qu’importe, le rendu général conforté par un design charmant et coloré apporte un cachet déjà sympathique au titre.
Sur le fond, les inspirations sont diverses. Le déroulement suit un schéma type Metroidvania, et au fil des capacités/objets clés récupérés de nouveaux lieux deviendront accessibles. On reviendra donc souvent sur nos pas pour accéder à une salle auparavant inabordable, en s’appuyant sur la traditionnelle map détaillant notre pourcentage de progression. Toutefois, si l’exploration est mise en avant, Valdis Story : Abyssal City apporte également un aspect RPG bien prononcé aux nombreuses subtilités. Car en sus de points d’expérience, d’un arbre de compétences exhaustif, et d’une répartition des statistiques selon vos critères favoris, il faudra composer avec d’autres paramètres moins courants.
Les magies tout d’abord. Ces dernières sont associées aux touches directionnelles du pad et, selon la direction pressée, génèrent un effet particulier. Prenons un exemple. La magie de glace utilisée vers le bas aura pour conséquence de créer un bloc, permettant ainsi de grappiller quelques mètres afin d’atteindre un lieu haut perché. Certains résultats sont donc directement liés à la progression ! Ajoutez en vrac un système de dash indispensable, une gestion de l’inventaire et des matériaux, l’upgrade des équipements, de nombreuses phases de plates-formes exigeantes et autres détails que j’ai la flemme d’expliquer ici, pour obtenir un gameplay aux petits oignons ! Bourré de bonnes idées, le jeu se prend vite en main et les sensations sont vraiment jouissives. Car Abyssal City puise aussi dans le Beat’em all. En résulte des combats très dynamiques jouant sur les combinaisons de touches pour réaliser des combos dévastateurs. Notons aussi un système de ranking après chaque boss qui déterminera les récompenses. Enfin, le fait de pouvoir aborder le jeu avec quatre personnages différents au gameplay propre accentue ce côté Beat’em all à monde ouvert.
Si la plupart des zones sont peuplées d’ennemis et de boss impitoyables (au passage : mention très bien pour le bestiaire stylé), vous traverserez aussi des villages composés de magasins et divers PNJs qui vous confieront leurs petits problèmes. Ayant explosé mon quota de caractères pour mettre en évidence le gameplay génial de Valdis Story, je ne m’attarderais pas sur le scénario pourtant fort intéressant. L’histoire nous place au milieu d’une guerre entre anges et démons où les humains jouent le rôle de victimes collatérales impuissantes. Membre d’un équipage de combattants aguerris, votre navire se fait attaquer et vous échouez dans une cité sacrée remplie de mystères. Vous partez alors en quête de vos alliés disparus qui, à la manière d’un Suikoden, rejoindront ensuite votre base et monnaieront parfois des services très intéressants. On notera un background recherché s’inspirant de diverses mythologies, mis en évidence par une direction artistique de bon goût.
L’aventure prend ainsi des airs variés : d’une prison lugubre à une grotte souterraine, en passant par des contrées glacées ou un laboratoire empoisonné, le dépaysement sera total. Un level design de qualité parachève la cohérence de l’ensemble, d’où émerge une ambiance onirique et mystique fort plaisante. La bande son apporte sa contribution à l’atmosphère divine du titre, en proposant même, outre quantité de pistes d’ambiance réussies, quelques thèmes magistraux.
Il m’aura fallu une petite quinzaine d’heures pour compléter mon run et flirter avec un pourcentage parfait d’exploration. S’ajoute l’intérêt de refaire l’aventure avec un personnage différent, de soigner son rang contre les boss, ou encore de s’essayer à un mode de difficulté plus exigeant. Au rayon des petits défauts on regrettera l’absence d’une map monde générale et les moyens de téléportations assez limités, nuisant un peu au confort de jeu.
D’abord porté par un gameplay profond et une réalisation chatoyante, d’autres atouts font de Valdis Story : Abyssal City une expérience rafraîchissante à l’identité prononcée. Équilibre quasi parfait entre action-RPG et Beat’em all, la performance est d’autant plus remarquable qu’elle résulte d’un modeste financement participatif. En contrepartie l’ensemble manque peut-être un peu d’envergure pour se révéler véritablement marquant. Il n’en reste pas moins un excellent titre que j’ai dévoré sans retenue.
Benben a dit (22 Décembre 2016 à 11:37)
@Mlt > Je ne suis pas certain que la manière qu'à DICE de réécrire l'histoire soit une bonne approche pédagogique :)
Et puis faire des combats dans les tranchées un divertissement, ce n'est pas ça qui fera comprendre l'horreur que ça devait être IRL, même si je conçois tout à fait que la mise en scène doit être assez épique (et justement c'est là que le bat blesse, la guerre n'a rien d'épique).
Je suis le premier à dire qu'il faut bien différencier un jeu vidéo et la vie réelle, donc pour moi Battlefield n'a rien d'un cours d'histoire, sauf pour les dates des batailles à la rigueur, parce que bon la bataille d'Amiens sans l'armée française, c'est carrément outrageant, sans vouloir faire de chauvinisme, surtout que je suis plutôt anti-militariste :p
Cela dit, si effectivement le survol et les erreurs historiques de Battlefield peuvent inciter à faire de plus amples recherches sur le sujet, là, c'est bien :)
MLT a dit (22 Décembre 2016 à 08:32)
Terminé et platiné à mon tour.
Complètement d'accord avec Mat Dennings d'ailleurs, c'est un excellent jeu à tous points de vue. Dire que nos ancêtres ont vraiment vécu ça... J'ai pris une grande baffe en jouant à BF1. Et encore, ce n'est rien comparé à la réalité de la chose.
Le prologue où l'on incarne un soldat différent à chaque fois que l'on meurt est terrifiant. Notamment parce qu'on change de personnage selon un rythme effréné. Cela me rappelle mes cours d'histoire sur la Bataille de Verdun qui indiquaient qu'avec 700 000 blessés en dix mois de bataille, on arrive à une moyenne d'une centaine de blessés par heure...
DICE à réussi à me faire réaliser des recherches et me plonger dans la Première Guerre Mondiale. Un jeu vidéo qui peut donc atteindre un but pédagogique pour certains. Tant mieux !
MagykSword a dit (21 Décembre 2016 à 22:55)
Une vrai surprise avec ce jeu ... Ce n'est généralement pas le style de jeu que j'aime mais là j'ai été littéralement transporté dès le premier épisode ! L'ambiance est tout simplement parfaite et la bande son <3 !! J'ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux durant ce jeu ce qui m'arrive très très rarement ! Il restera pour moi une vrai révélation !
GrumpyAna a dit (21 Décembre 2016 à 13:13)
C'est un excellent jeu. De nombreux modes multi-joueurs et solo, contre joueurs ou IA (les bots sont très bons !), des maps drôles et graphiquement superbes, des centaines de personnalisations, des événements saisonniers, des surprises, des quêtes rares, des personnages légendaires... De la diversité en veux-tu en voilà, pour un jeu qui fonctionne parfaitement, pour moi.
Franz26 a dit (21 Décembre 2016 à 07:48)
Sorti initialement en 1997 sur Playstation, Oddworld : L’odyssée d’Abe fait partie de ces titres qui auront marqué ma vie de joueur. Les cicatrices dues à la résolution d’énigmes et phases de plates-formes à l’époque trop exigeantes pour mon jeune âge n’ont jamais vraiment disparues. Frustrants souvenirs... Ce remake HD, que j’ai réussi à me procurer en version physique, semble l’occasion parfaite pour redécouvrir le monde mystérieux d’Oddworld dans de meilleures conditions.
Vous incarnez Abe, Mudokon et esclave de son état, employé lambda chez Rupture Farms. Cette sinistre compagnie alimentaire, aux dirigeants peu scrupuleux, officialise son nouvel aliment vedette dont le composant principal n’est autre que… votre propre espèce ! Choqué, Abe décide alors de briser ses chaines et de se faire la malle, non sans délivrer les autres Mudokons captifs. Dans un univers post apocalyptique industrialisé jusqu’à la moelle, la vie ne sera pas tendre pour notre drôle de héros qui devra survivre à bien des dangers avant de finaliser sa quête de liberté. Un synopsis étrange au sein d’un monde régi par la technologie, mais nanti d’un mysticisme opulent. Ces deux aspects s’opposent en permanence et offrent un ensemble détonant, faisant preuve d’une autodérision hilarante. Car l’humour noir est omniprésent ! Un second degré retranscrit par le bestiaire loufoque, des dialogues aberrants, ou encore via les mimiques des Mudokons et leurs interactions aussi douteuses que leur Qi. En résulte une ambiance atypique fascinante.
Si la direction artistique se révèle magistrale et directement à l’origine des éloges ci-dessus, cette version New "N" Tasty se paye de surcroît un lifting de qualité rendant plus que jamais justice au monde très particulier d’Oddworld. De superbes décors flattent nos rétines et chaque nouvel écran apporte sa contribution. On soulignera un léger manque de variété dans les environnements, mais le constat reste solide et ce n’est pas l’animation exemplaire des différentes créatures ni la finesse de l'ensemble qui viendra me contredire. Mention très bien.
Il est peut-être temps de parler gameplay. L’odyssée d’Abe est un jeu de plates-formes/réflexion en scrolling-horizontal, où il faudra progresser dans des niveaux truffés de pièges mortels qui mettront vos neurones, et parfois vos nerfs (aspect die & retry oblige), à l’épreuve. Heureusement les nombreux checkpoints et le système de sauvegarde rapide rendent l’aventure relativement confortable. Si le jeu peut se terminer en ligne droite, l’intérêt principal réside dans la quête des 299 Mudokons (qui vous occupera une quinzaine d’heures avec l’interlude bonus d'Alf). Ces derniers sont souvent bien cachés et tous les découvrir ne sera pas évident du premier coup. Les actions de notre héros se résument à courir, sauter, se mettre en boule, actionner des mécanismes ou encore utiliser ses pouvoirs mystiques. Il possède également toute une panoplie d’interactions pour inviter ses congénères à le suivre jusqu’aux téléporteurs, synonymes de salut. Mais attention, ces derniers n’ont pas inventé l’eau tiède et les guider ne sera pas de tout repos ! Un gameplay soigné qui dévoile toute sa saveur au fils des situations et des énigmes parsemant votre route. D’autant que la réflexion se lie souvent à la dextérité, et certaines phases de plates-formes délicates apporteront un peu de piment à votre aventure. A ce propos le stick analogique m’a semblé moins précis que la bonne vieille croix directionnelle PSX. Fait anecdotique pour réellement nuire au plaisir de jeu.
Concernant la bande son on regrettera la disparition de l’excellent doublage VF. Heureusement la VO reste très réussie et les musiques accompagnent avec brio votre périple. Quant aux bruitages, il suffit de péter et d’écouter les rires gras des Mudokons pour crier au génie. J’insiste. Rien de transcendant mais l’ambiance sonore joue parfaitement son rôle, confortant cette atmosphère totalement décalée.
Au final cette version New "N" Tasty m’a enfin permis d’apprécier ce titre mythique à sa juste valeur, de savourer son ingéniosité et sa patte artistique exceptionnelle. Et presque 20 ans plus tard je referme enfin la page après avoir libéré l’ensemble des Mudokons et finalisé l’aventure à 100% (non sans m’aider d’une solution pour 2-3 salles secrètes je l’avoue...). Amen. Quoiqu’il en soit voici un classique remit au gout du jour qui mérite amplement son statut de jeu culte. Espérons que sa suite, L’Exode d’Abe, bénéficie vite du même traitement. Simplement génial.
GrumpyAna a dit (19 Décembre 2016 à 13:31)
Très honnêtement, ce jeu me fout la trouille.
Je suis thalassophobe, alors entendre les bruits des fonds marins, voir des baleines passer, ça me glace le sang. L'ambiance est très pesante en plus, les chrosomes rendent fou, les petites soeurs sont hyper flippantes...
Mais Bioshock Infinity a été pour moi une telle claque, que je ne peux PAS passer à côté des 2 premiers Bioshock. Alors je me force !
J'adore le jeu, vraiment, mais putain, je claque des dents... je jouerai à Slender ou Amnesia, j'aurais pas moins peur !
Allez, j'y retourne... <3
Benben a dit (17 Décembre 2016 à 14:06)
Non, 150 heures c'est une moyenne plutôt basse pour terminer toutes les quêtes et découvrir tous les lieux. Après si tu veux le faire en ligne droite, tu passeras à côté de 80% de ce qui fait l'esprit du jeu, mais tu peux effectivement le terminer en une trentaine d'heures.
Franz26 a dit (17 Décembre 2016 à 08:44)
Tu fais chier, je comptais pas prendre le temps de le faire dès l'année prochaine cause d'un "programme jv" déjà hyper chargé, mais ta critique donne trop envie ! Bon par contre plus de 150h (même si y'a sans doute moyen de très bien le finaliser un peu plus rapidement) ça demande un sacré investissement... J'ai déjà passé ma vie sur Xenoblade Wii U cette année, The Witcher 3 a l'air encore plus gourmand en temps lol.