Franz26 a dit (10 Mai 2017 à 07:56)
Déjà conquis par la direction artistique et la réalisation chatoyante proposée par le titre de Moon Studio, seul le temps me faisait défaut pour profiter de ce petit bijou. Compte rendu d’un voyage inoubliable et d’un émerveillement, tant visuel que ludique, permanent.
Ori and The Blind Forest attise d’abord l’intérêt par une esthétique magnifique et envoûtante. Rarement un jeu 2D n’aura été aussi beau, aussi fin, saupoudré d’effets et jeux de lumières somptueux et usant d’une animation générale exceptionnelle. La direction artistique transcende cette technique et nous convie à s’abandonner corps et âme dans les contrées magiques de la gigantesque forêt d’Ori, qui dégage une ambiance mystique hors-norme à la mélancolique enivrante. Ori and The Blind Forest se pare ainsi d’un univers totalement dépaysant, propice à une quête spirituelle onirique au ton grave.
Néanmoins, ce voyage féerique sera rythmé par un gameplay nerveux et exigeant dans la pure lignée d’un Metroid. On se retrouve avec un jeu d’action en scrolling horizontal où l’exploration prend une place prépondérante au sein de l’aventure. Limité au début, notre petit bonhomme déverrouillera au fil du temps des capacités indispensables pour accéder à de nouvelles zones. En parallèle, un arbre de compétences assure le développement progressif de nos pouvoirs, afin d’être en mesure de découvrir l’intégralité du monde et de percer les secrets qu’il dissimule. Cellules d’énergie et de vitalité faisant parti des bonus les plus convoités ! Notez aussi que la gestion judicieuse des checkpoints permet de doser la difficulté à sa guise, certains passages prenant parfois des airs non dissimulés de pur Die & Retry. Malgré quelques nouveautés Ori réemprunte donc les codes bien connus du genre et les exploite avec brio. En résulte un gameplay parfaitement maîtrisé frôlant la perfection, véritable condensé de plaisir de jeu.
Continuons les louanges avec la bande son, constituée de thèmes magnifiques tantôt doux et poétiques, tantôt sombres et angoissants. Cette harmonie sonore délicate, en parfaite symbiose avec l’aventure, force également le respect. Sans surprise le scénario se voudra très épuré, incitant le joueur à sauver la forêt tout en insistant sur la relation d’Ori et sa mère adoptive, Naru. Une quête passionnante qui s’étalonnera sur une bonne douzaine d’heures pour les plus acharnés, la Definitive Edition apportant quelques améliorations et zones inédites.
Divin sur la forme et exemplaire sur le fond, Ori and The Blind Forest se vit comme une vraie bouffée d’oxygène, comme un vent de fraîcheur enchanteur et merveilleux. Un petit chef d’œuvre aux charmes irrésistibles.
Dragnoc a dit (09 Mai 2017 à 11:45)
Beyond : two souls est un de mes jeux favoris toutes catégories confondues ! Un vrai bijou. Je viens de le terminer une seconde fois, et je sais que ça n'est pas la dernière pour moi !
Benben a dit (09 Mai 2017 à 11:20)
Nintendo revient sur le devant de la scène après avoir peiné à convaincre le grand public et les éditeurs de jeux, la faute à une console trop en dehors des clous, dont les développements spécifiques liés au hardware refroidissent les ardeurs des producteurs en quête de chiffre.
Avec une nouvelle console et un jeu phare (qui sert à la fois de feux avant pour la Switch et de feux arrière pour la Wii U), Big N vient une nouvelle fois conter au monde entier son amour pour le Jeu Vidéo.
The Legend of Zelda – Breath of the Wild débarque avec un retard technologique évident, mais qu’il serait bête et obtus de s’en tenir à cela ! Nous avons certainement tous vu la scène d’intro de ce volet des aventures de Link, empreinte d’une poésie et d’un lyrisme qui à eux seuls effacent d’un souffle les critiques geignardes des camés à la puissance graphique. La direction artistique atteint ici un niveau d’excellence qui en dit long sur la volonté des créateurs de proposer une œuvre unique et marquante.
L’environnement, la nature, la faune et la flore, le cycle jour/nuit, la météo, les montagnes, les lacs, les ruines et les villages constituent le personnage principal de l’aventure : ce fameux WILD du titre, est le cœur même de l’épopée, au point que les mésaventures de Zelda passent au second plan la plupart du temps. Explorer Hyrule devient une expérience qui ne tarit jamais de surprises tant la carte est grande et variée. Alors certes, à cause, ou plutôt grâce à The Witcher III – Wild Hunt, toute expérience en monde ouvert est aujourd’hui forcément comparée au mètre étalon du genre. On regrettera le manque de vie et d’autonomie des PNJ, ou la densité des forêts. Mais face au soin apporté aux détails même les plus insignifiants, on sera bien vite totalement transportés et séduits.
Breath of the Wild est visuellement l’un des plus beaux jeux jamais créés. C’est du péremptoire.
Passons au gameplay, qui reprend avec brio ce que les Zelda proposent depuis 30 ans tout en apportant à chaque itération des petits plus intelligemment trouvés. La vitalité qui augmente au fil de l’aventure, et la barre d’endurance et les balades à cheval font leur grand retour. Les pouvoirs de Link sont débloqués quant à eux dès le début (sauf un, qui est optionnel). Laissant au joueur le champ libre pour explorer le monde en découvrir ses dangers. On a beaucoup parlé des combats et des armes qui se brisent : il s’agit à mon sens ici d’une pirouette obligeant le joueur à varier ses techniques et/ou incitant à la prudence plutôt qu’aux grosses bastons. Cela étant dit, quand on est over-puissant à la fin du jeu, rien à battre de la subtilité, les ennemis n’ont qu’à s’aligner sagement et attendre leur poutrage en bonne et due forme. Ceci m’amène à la difficulté du titre, qui globalement n’a rien d’un challenge. Seul un type d’ennemi oppose une vraie résistance, mais la rareté de l’espèce en fait un problème bien vite oublié pour qui n’aurait pas envie de looter les meilleurs objets. J’en profite pour faire un aparté sur l’inventaire, qui une fois bien rempli devient un vrai calvaire à fouiller !
Parler du gameplay sans aborder l’escalade serait passer à côté d’un aspect crucial de ce Zelda, 90 % des surfaces étant grimpables. Obligatoire pour atteindre certains lieux, source d’émerveillement quand on atteint un sommet ou de stress quand la barre d’endurance commence à clignoter ou quand la pluie rend les surfaces glissantes, on aura très vite besoin de chercher un équipement permettant de devenir un véritable acrobate des falaises.
Lâché en pleine nature, Link devra donc s’adapter à son environnement. Des climats arides au froid polaire, des orages mortels aux douces brises des plaines, on effleure presque un aspect « survivaliste ». Mais le tout est ludiquement amené, et retourner les dangers climatiques contre les ennemis deviendra bien vite une source d’amusement et de stratégie : utiliser ses armes en métal comme paratonnerre pour déchaîner les enfers sur un campement pendant un orage, ou balancer une petite boule de neige qui va devenir énorme ne sont que les exemples les plus frappants de ce que proposent les développeurs. Link devra également s’improviser cuisiner et alchimiste : créer des potions et cuisiner des mets à base d’aliments récoltés s’imposera de manière plus ou moins forcée et cassera le rythme de l’aventure.
A la différence des précédents titres de la licence, il n’y a ici que 4 donjons majeurs. Mais que les adeptes des énigmes se rassurent, 120 donjons modestes contrebalancent l’absence des sempiternels « donjons à tiroirs » que l’on connaît tous. Ces 120 donjons permettent de récolter des orbes, nécessaires à l’amélioration de la barre de vitalité et d’endurance. Pour les plus téméraires, la complétion des 120 shrines révèle une récompense plus emblématique qu’autre chose, mais qui mérite le temps passé à les terminer. Surtout que certains de ces shrines demandent de la célérité et pas mal de jugeotte. Un vrai régal qui offre un sentiment de réussite équivalent à celui de la saga Portal.
Un vrai regret sur la trame scénaristique, que j’ai trouvé trop mise en retrait, ou plutôt, trop cachée par l’aspect exploration. L’arrivée tardive des doublages en version japonaise renforce cependant l’immersion (même si le doublage anglais est très bon), et les cutscenes sont très justement jouées.
L’OST enfin, se dévoile timidement au fil du jeu. Tout d’abord avec quelques notes de piano subtiles, puis avec des musiques orchestrales et des musiques d’ambiance. Sans être la meilleure OST du monde, elle n’en demeure pas moins d’excellente facture.
Pour conclure, et pour parler spécifiquement de la version Wii U, hormis la différence de résolution par rapport à la version Switch, c’est la même chose. On notera tout de même des baisses de framerate dans les environnements intérieurs (dans les étables notamment) et lors de certains combats avec une arme à base de feu. Pour les possesseurs de Wii U, nul besoin d’investir dans une Switch dès maintenant sauf si les autres jeux vous intéressent évidemment.
steffff a dit (05 Mai 2017 à 22:39)
Vraiment un jeu génial encore aujourd'hui !
MLT a dit (29 Avril 2017 à 00:40)
@Mca : C'est surprenant que tu qualifies le jeu de la sorte, à mes yeux il s'agit du Hitman le plus orienté action.
Si mes souvenirs sont bons, les niveaux sont très nombreux et parfois très courts. Bien souvent je n'ai pas réussi à traverser les zones sans massacrer tout le monde ^^
Oui oui, je pense notamment aux niveaux où nous traquons Hayamoto.
Franz26 a dit (28 Avril 2017 à 07:43)
Si Metal Gear Solid 2 s’inscrivait dans la continuité du premier opus, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater s’attaque aux origines de la saga afin de lever le mystère sur de nombreuses zones d’ombres. Sans pour autant oublier de rafraîchir son concept et de s’appuyer sur ses points forts. Affichant l’ambition quasi démesurée de transcender une licence déjà au sommet. Et pourtant… Présentation d’un chef d’œuvre.
Au cœur des années 60, alors que la guerre froide et la menace permanente d’un conflit nucléaire pèsent sur le monde, le jeu débute aux commandes du célèbre « Big Boss » dont le visage vous semblera indubitablement familier. Lâché en pleine jungle hostile, la première mission consiste à secourir le scientifique à l’origine du projet Shagohod (futur Metal Gear) tout en composant avec la trahison de notre mentor. Les emmerdes commencent ! Et il ne s’agit que de partie émergée de l’iceberg, le scénario usant sans cesse de rebondissements et de révélations afin de nous éclairer sur la genèse de Snake et des Philosophes. Je me garderais donc d’en énoncer davantage et vous laisse profiter pleinement de la profondeur de l’intrigue. Intrigue toujours conduite par une abondance de cinématiques à la mise en scène explosive et une myriade de protagonistes incroyables, pour un ensemble captivant riche en émotion et pourtant non dénué d’humour.
L’environnement de Snake Eater tranche radicalement avec celui des opus précédents, puisque les espaces urbains froids et austères s’effacent au profit d’une jungle sauvage impitoyable. Ce nouveau terrain de jeu, également composé de montagnes rocheuses et autres camps militaires de fortune, sera le théâtre de dangers divers et variés. Car si l’infiltration reste le maître mot de l’aventure et que la progression impose de feinter les soldats en présence, Metal Gear Solid 3 insiste sur un nouvel aspect : la survie en milieu en hostile. Snake dispose désormais d’une jauge d’endurance qui diminuera en fonction de l’intensité de vos actions. Pour se requinquer, pas le choix : sortir sa b*** et son couteau puis se restaurer avec ce qui tombe sous la main ! C’est ainsi que toute la faune locale (reptiles, rongeurs, batraciens, insectes, etc…), parfois peu amicale, subira votre courroux pour finir en rations à l’efficacité variable dans l’inventaire ! Que les végétariens se rassurent, fruits et champignons se ramassent également en abondance. Mais attention à ne pas manger n’importe quoi et ne pas laisser pourrir vos denrées, sous peine d’empoisonnement par exemple. Intervient alors le deuxième effet kiss-cool du concept : soigner vos différentes blessures avant que la barre de vie ne s’éteigne. Bref, un côté survie très sympathique bien qu’assez superficiel, ajoutant une dose supplémentaire d’immersion à un gameplay reprenant globalement la recette impeccable de Metal Gear Solid 2. On retrouve donc des possibilités d’infiltration multiples soutenues par un arsenal exhaustif et une gestion de l’inventaire primordiale. Votre camouflage jouera également un rôle prépondérant, et il faudra adapter ses tenues en fonction de l’environnement afin de se fondre efficacement dans le décor. Si l’on pestera encore sur certains angles de caméra inopportuns et quelques contrôles perfectibles, l'ensemble reste parfaitement calibré et propose une expérience complète assez jouissive.
Techniquement Konami pousse la Playstation 2 dans ses retranchements et nous livre un petit bijou encore très agréable de nos jours. Outre une 3D fine et des textures irréprochables, on relèvera surtout l’impressionnante animation de la faune et la flore environnante. L’ensemble matérialisant parfaitement à l’écran cette jungle mortelle criante de réalisme ! Notez que le lissage HD sur PS3 pérennise encore ce constat de nos jours. Une crédibilité également assurée par la direction artistique, magistrale de bout en bout, et un level design maîtrisé. Ce qui m’amène indirectement à l’un des atouts majeurs du soft : son ambiance. Car si le contexte politique et scénaristique dégage déjà une tension palpable, l’immersion engendrée par les environnements sauvages et l’aspect survie ajoute un cachet supplémentaire à l’atmosphère déjà unique du titre. Mais encore une fois, ces éloges découlent d’une multitude de facteurs et il serait fâcheux d’oublier l’apport crucial de la bande son : exceptionnelle à tous les niveaux.
Enfin, on ne peut parler d’un Metal Gear Solid sans évoquer ses boss mémorables dont beaucoup figurent désormais au panthéon des antagonistes. Ici, entre l’unité Cobra totalement barrée et les affrontements finaux dantesques, les combats marqueront encore les esprits ! D’autant que la durée de vie n’est pas en reste et s’étends sur une vingtaine d’heures de bonheur.
En s’imposant comme l’un des meilleurs jeux de la Playstation 2, Metal Gear Solid 3 représente avant tout l’aboutissement d’une saga culte. Peut-être moins intimiste que le second opus, Snake Eater le surpasse néanmoins à bien des égards : beau, jouissif, haletant, passionnant et émouvant, les superlatifs se cumulent vite ! Kojima accouche ainsi d’un nouveau chef d’œuvre, hissant définitivement sa franchise au sommet du jeu vidéo.
MimiePoppins a dit (27 Avril 2017 à 23:47)
J'ai saigné ce jeux sur ps1 ! Platiné goldé tout les tournois et remporter tout les bonus et diamant ! Un seule mot énorme ! Avec les crash bandicoot 1-2-3! Et crash bash !