Alex Berry a dit (27 Mai 2020 à 21:47)
Quoi que les rageux (JVC) en pensent je trouve que c'est un excellent jeu !
Benben a dit (27 Mai 2020 à 18:35)
Difficile d'évoquer Kentucky Route Zero, OVNI vidéo-ludique dont la renommée n'est plus à présenter. M'attendant à trouver un point'&'click aux rouages classiques mais avec une histoire incroyable, je me suis engagé sans GPS sur la route Zero.
Le titre se révèle être en réalité un jeu graphique textuel. Pas d'énigmes, pas d'inventaire ou d'objets à ramasser et à combiner, pas de choix qui influencent la partie. On fait dérouler des dialogues et on fait bouger notre personnage à l'écran pour accéder au point suivant.
Autant le dire, l'intérêt ludique est proche du néant. Déjà que je n'aime pas lire sur tablette, alors sur une TV, non merci. Et le jeu est très très bavard.
Le scénario est digne de David Lynch qui aurait fusionné avec Terry Gilliam et pris des champignons infusés au génépi. L'histoire part dans des directions inattendues toutes les 5 minutes, et l'intérêt s'amenuise au fil des appuis incessants sur "X" (ou "O" pour faire défiler le texte plus vite).
Les influences culturelles sont innombrables et on sent que les créateurs ont réellement cherché à écrire un jeu hybride, mêlant genres artistiques et thématiques contemporaines. Il n'y a qu'à s'aventurer sur la fiche Wikipédia du jeu pour s'en convaincre : le travail sur la mise en scène a été dantesque.
Mais voilà, personnellement, je suis tombé en panne sur l'autoroute du kiff, et j'ai été bien en peine d'en voir le bout. C'est complètement subjectif, je ne dis pas que le jeu est mauvais, je dis juste qu'il n'est pas fait pour moi. Il serait hypocrite de donner une note à ce titre. Autant je peux entendre les arguments de celui qui n'a pas aimé Pulp Fiction, autant je préfère engloutir dans un maroilles trop fait celui qui lui collerait une note indigne. Ici c'est pareil.
Franz26 a dit (26 Mai 2020 à 07:49)
Remarqué sur le Xbox Live de la 360, c’est par le biais d’une version physique Switch que je m’essaye enfin à Dust : An Elysian Tail. S’il figure sans conteste parmi les plus beaux jeux 2D jamais développé, il serait criminel de s’arrêter à sa plastique d’exception. Résultant d’un petit studio indépendant, la performance n’en est que plus remarquable. Chapeau-melon !
C’est bon, vous vous remémorez les captures d’écran du dit jeu ? Prenez un bavoir et continuez la lecture mes amis. Oui, Dust : An Elysian Tail est beau. Il se pare d’une réalisation en 2D quasi divine, fine et généreuse, au profit de décors enchanteurs. L’animation et les effets visuels ajoutent du poids à ce constat, définitivement pérennisé par une direction artistique et un character-design de très bons goûts (bien qu’un peu sages). Seuls quelques rares ralentissements viennent tenir ce tableau de maître.
Dust : An Elysian Tail se range dans la catégorie des Metroidvania orientés Beat'em all, mais affiche un côté RPG davantage prononcé que les références éponymes au genre. Le cheminement exploite les capacités débloquées par le joueur (double saut, dash, griffes, etc…), en vue de s’enfoncer toujours plus loin dans la pampa. Engendrant, comme le veut la coutume, des vas et viens réguliers afin d’explorer des zones jusqu’alors inaccessibles. Un voyage facilité par l’abondance de téléporteurs et une mappemonde très pratique. Étapes indispensables, les villages permettent de faire des emplettes et de répondre positivement aux nombreuses sous-quêtes des PNJs, utiles pour récolter argent et expérience tout en peaufinant les statistiques de son personnage. Cette montée en puissance personnalisable (points de compétences et pièces d’équipements) se retrouve aussi dans le système de craft et de forge, donnant accès à des items toujours plus intéressants. Un aspect gestion complet qui profite à un système de combat tout aussi réussi et dynamique. Nerveux et plaisants, les affrontements proposent un bon équilibre entre bourrinage en règle, esquives et contres. Une once de subtilité qui se retrouve aussi dans la maîtrise des « chains-combos », permettant d’augmenter ses gains, et l’utilisation propice de la magie par l’intermédiaire de Fidget : votre animal mystique de compagnie.
Matérialisée par un renard ailé, Fidget incarne une divinité gardienne qui vous suivra tout au long de l’aventure. Son soutien n’est pas que moral et se manifeste aussi par des pouvoirs magiques à combiner avec votre épée : pratique au cœur de la mêlée, face aux hordes d’ennemis vite en surnombre ! Elle veille donc sur la lame d’Ahrah, une relique animée semblant en savoir beaucoup sur le passé de Dust. Car notre mystérieux héros se réveille aussi amnésique qu’un bulot mariné à la chartreuse, et s’en va parcourir le monde en quête de son identité. Accompagné de Fidget et armé d’Ahrah, pour ceux qui suivent. Je vous l’accorde, le synopsis ne vend pas du rêve et l’écriture reste mince. L’aventure réserve néanmoins de belles surprises et l’histoire se révèle plus qu’honnête pour un titre qui ne mise aucunement sur sa narration.
Comme le veut le genre, c’est bien l’exploration qui prévaut. La quête du pourcentage parfait associé à un excellent level-design incite à une fouille méticuleuse des niveaux à la recherche de secrets en tout genre. L’univers chatoyant et coloré du jeu aidant, conducteur d’une ambiance léchée fort agréable bercée au son de musiques d’ambiance réussies. De quoi vous tenir en haleine une quinzaine d’heures, durant lesquelles il se révèle impératif de régler le titre en mode difficile sous peine d’un manque de challenge pénalisant. On regrettera aussi la quantité restreinte de boss en présence, pour une aventure finalement dépourvue d’obstacles marquants malgré un bestiaire assez varié.
Véritable bouffée d’oxygène dans un monde vidéoludique gangrené par des triples A génériques (du moins au temps de sa sortie), l’expérience invite à un voyage magique transpirant d’amour et de maîtrise. Porté par un gameplay complet et une esthétique remarquable, Dust : An Elysian Tail vaut le détour. Concourant clairement dans la catégorie des grands du genre.
Pieuw a dit (25 Mai 2020 à 14:59)
Après l'avoir retourné dans tous les sens, je dois admettre que malgré son gameplay uuuuuuuultra lourd c'est un jeu vraiment prenant de par son histoire et surtout son ambiance bien moite et grise qui rappelle parfois les films de David Fincher.
Pieuw a dit (25 Mai 2020 à 14:52)
Un jeu plein de charme et de couleurs. La difficulté, le scénario et la durée de vie sont assez anecdotiques mais le gameplay est suffisamment fun pour passer un bon moment.
Sillycose a dit (24 Mai 2020 à 15:24)
Tout comme Pieuw, je trouve le jeu agréable sur beaucoup de points qui ont déjà été cités, les graphismes, la simplicité et la pureté du jeu. Mais quelle lourdeur dans les contrôles, c'est terrible... On dirait qu'ils ont voulu faire quelque chose de lent et RP, donc ça prend des plombes pour réagir et en même temps une fois que ça veut bien se bouger, ça va beaucoup trop vite et part dans tous les sens. Les combats sont vraiment superbes mais c'est la lourdeur du contrôle qui vient assez vite gâcher et frustrer des fights déjà pas bien diversifiés (à savoir frapper le point faible des ennemis 50 fois...). Bref un bon jeu quand même mais même si il paraît court, on a un peu hâte de le finir.
EricLowry a dit (21 Mai 2020 à 13:44)
Presque excellent.
L'histoire est toujours aussi bien, et les changements qu'ils ont fait sont cohérents et bien exécutés.
Les graphismes sont sublimes.
Les voix US et JAP sont superbes (pas testé en FR, mais il parait qu'elles sont vraiment pas top).
Les lieux sont super bien retravaillés. Les quêtes secondaires sont assez bonnes et les personnages secondaires bien pensés. Tout est remis au goût du jour avec beaucoup d'attention.
Le gros bémol qui fait passer le jeu d'un 18 / 20 solide à un 15-16 / 20? Le système de combat !
Il n'est pas mauvais, il est simplement pas bon. Il n'arrive pas à la cheville d'un système en tour-par-tour en terme de complexité (de bonne complexité en tout cas) et de stratégie. Et en terme d'action, il est trop confus et imprécis pour être comparable à un des bons jeux d'action des dernières années (les Souls-bornes, Bayonetta, Nier, Nioh, Monster Hunter, etc.). Le plus gros point noir c'est l'inutilité de l'esquive ou de bloquer les attaques... ça rend les grosses attaques de la majorité des bosses presque inesquivables, et ça tue le gros du gameplay en combat.
Franchement, le combat mérite un 8/20 si on le sépare du reste.
EricLowry a dit (21 Mai 2020 à 13:27)
Ils ont créé un Elder Scrolls sur mobile! C'est dingue! C'est beau! C'est super fluide même sur un téléhone pas super-pussant...
Ah, c'est encore un jeu mobile pourri bourré de timers, de pay-to-win et avec aucune des méchaniques qui rendent les Elder Scrolls intéressants?
OK, c'est un "time-waster" et absolument pas un "CRPG"... Pire, même pour un jeu mobile "typique", c'est un des pires que j'ai vu.
À ÉVITER!!!!
Franz26 a dit (21 Mai 2020 à 08:42)
Acteur majeur de la génération précédente avec sa fameuse licence des Uncharted, Naughty Dog a également gratifié les possesseurs de Playstation 3 d’un des titres les plus marquants de ces dernières années : l’incontournable The Last of Us. Chef d'oeuvre au succès retentissant, rapidement porté sur Playstation 4 dans une galette incluant le DLC Left Behind. N’ayant jamais touché à cet add-on et le tsunami TLOU 2 approchant, l’excuse semblait toute trouvée pour replonger dans ce monde apocalyptique en compagnie de Joel et Ellie. Ambiance Covid19 inside, let’s go !
Bon, faut-il réellement présenter TLOU ? Mon collègue Benben ayant de surcroît rédigé une excellente critique que je partage entièrement (cf. lien ci-dessus), j’aurais bien du mal à apporter des propos nouveaux au sujet. Je vais néanmoins vous exposer ma modeste opinion, clairement dans le sens des nombreux avis déjà évoqués ici. C’est l’jeu ma pauv’ Luciole ! Bordel, ça commence mal…
A l’image de la tonalité globale de l’intrigue, le prologue verse rapidement dans le dramatique après une session riche en intensité mettant en scène la fuite de Joel et de sa fille suite à l’émergence d’un virus zombifiant. Bien des années plus tard, alors que les rares survivants vivent cloîtrées dans la peur en s’accrochant aux vestiges d’un monde désormais sous régime militaire, nous tombe dessus la mission d’escorter une jeune fille apparemment immunisée contre la maladie. Ainsi commence le périple de ces deux protagonistes attachants, qui vont nouer au fils du temps une complicité touchante via des interactions spontanées et crédibles ponctuant les événements de jeu. Banale en soit, l’histoire se révèle pourtant d’une intensité émotive rare et repose sur une écriture exemplaire puisant dans le souci du détail. Impossible d’en ressortir indemne tant la trame nous happe corps et âme dans l’aventure.
L’univers du titre n’est évidemment pas étranger à ce constat et bénéficie d’une réalisation au sommet, parmi les plus saisissantes de sa génération. Aujourd’hui moins impressionnants malgré un léger lifting, les graphismes de cette Remastered Edition n’ont pourtant pas à rougir face aux productions dédiées au support. Mention spéciale à l’animation proprement hallucinante. C’est donc à travers une 3D de grande qualité que se matérialise à l’écran les ruines d’un monde impitoyable, où la variété des environnements renforce l’insécurité ambiante. Villes fantômes, usines abandonnées, escapades en forêt ou dans les égouts, tant de lieux variés à la direction artistique soignée qui convergent vers un point commun : ce sentiment d’oppression et de survie du plus apte.
Car « survivre » est bien le maître mot du bébé de Naughty Dog. Concept appliqué à travers son histoire évidemment, mais aussi son gameplay. Si ce dernier aborde des airs connus de TPS classique, il s’axe en fait bien davantage sur l’observation et l’infiltration. En effet, qu’il s’agisse des infectés ou des groupes armés souhaitant votre peau, la prudence et les attaques furtives sont à privilégier tant pour leur efficacité que pour l’économie de munitions. Quelques gunfights mémorables ponctuent la progression, mais on ne marche clairement pas sur les plates-bandes d’un Uncharted. Il devient vite impératif de soigner la collecte des matières premières afin de se confectionner des objets utiles, tel que les cocktails Molotov, les couteaux de fortune ou les trousses de soins par exemple. Enfin, upgrade des armes, objets et compétences, sont à débloquer au fils du temps. Complet sur le fond, la forme du gameplay se révèle également soignée via des situations et phases de jeu qui se renouvellent régulièrement. Jamais la lassitude ne se fait sentir, et on applaudira un level design intelligent tirant parti d’environnements pourtant linéaires et délimités.
La bande son apporte une contribution non négligeable à l’œuvre du jour, et se révèle d’une justesse remarquable par le biais de thèmes d’ambiance souvent minimalistes mais très efficaces. Quelques notes de guitare ou de piano viennent renforcer une immersion totale, tant pour les phases oppressantes que les moments de quiétude. En parallèle, l’excellent doublage Anglais vient conforter ce régal auditif, qui passe également par une multitude de bruitages en tout genre afin de garder nos sens éveillés. Un ensemble sonore directement lié à l’ambiance formidable qui se dégage de l’aventure, bercée d’une tension constante mais aussi d’une tendresse inouïe contrastant avec cette violence sauvage à l’état pur. Portrait d’une humanité en décrépitude, ayant succombé à ses pulsions les plus sombres malgré quelques élans de solidarité.
Apport du DLC Left Behind :
Profitant d’une ellipse temporelle de l’histoire principale pour nous placer aux commandes d’Ellie (chose que TLOU réservait déjà), ce DLC apporte quelques précisions sur son passé mouvementé. Incitant encore davantage à la prudence et à la furtivité, Ellie n’étant pas aussi robuste que son compagnon barbu, l’action se fait assez rare et Left Behind met plus que jamais l’accent sur la narration. Le temps de trois petites heures supplémentaires alternant entre deux temporalités distinctes. Toujours aussi bien amené, l’ensemble se dévore sans retenue et s’achève de façon magistrale malgré un léger manque de rythme. Un apport de qualité, certes inévitablement prévisible, mais qui ajoute de la matière à une œuvre déjà auto-suffisante. Difficile de se plaindre.
A mon grand dam, il est largement temps de conclure. Huit ans après avoir subjugué le monde vidéoludique, The Last of Us a conservé toute sa saveur et s’affirme sans détours comme une expérience unique à l’intensité remarquable. Dotée d’un gameplay aux petits oignons qui accompagne une trame narrative exceptionnelle soutenue par des personnages hauts en couleur, l’aventure marque. Ici pas de fioritures, juste une recette immersive au possible, baignant dans un savoir-faire technique et ludique irréprochable. De ces jeux qui restent dans les mémoires, dangereusement proches de la perfection.
Fusion a dit (20 Mai 2020 à 00:22)
Ah, super d'avoir un retour comme ça.
J'adore Grospixels, et comme ce jeu n'était pas traité et que j'avais un historique avec lui... les mots sont sortis tout seuls :)