Kalyx a dit (07 Juillet 2023 à 09:05)
Un jeu sympa, qui prend pas trop de temps mais qu'on ne fera qu'une fois.
L'histoire est VRAIMENT cool, les quêtes (principales comme annexes) intéressantes. Mais pour tout ce qui est monde ouvert et vie à Poudlard ... plutôt décevant. J'aurais adoré un système où l'école sert vraiment, où les cours demandent de l'investissement, et influent notre gameplay. Là, ce sont de simple QTE impossible à rater et qui ne servent à rien.
Ca aurait pu être une masterclass, là c'est juste un jeu avec une bonne histoire (faisable en moins de 30h si on ne fait que les quêtes principales).
Franz26 a dit (06 Juillet 2023 à 07:44)
Alors que la Playstation commence à s’installer dans les foyers Japonais et que l’arrivée de la 3D bouleverse le médium, Quintet, également à l’origine de la saga des ActRaiser, Soul Blazer ou encore Illusion of Time, offre un dernier hommage à la 16 bits de Nintendo. Développé en fin de vie de la console, Terranigma arrive dans un relatif anonymat malgré une localisation Française intégrale, et se forge au fil des années une solide réputation. Mieux vaut tard que jamais : il est temps d’ouvrir la vitrine de collection pour une session rétro-gaming luxueuse.
Considéré comme l’une des dernières pépites de la Super Nes, l’Action-RPG de Quintet peut déjà s’enorgueillir d’une brillante réalisation : décors fins emplis de détails, animation des sprites impeccable, effets visuels et cinématiques animées de toute beauté. Du bel ouvrage, et s’il n’atteint pas la perfection d’un Seiken Densetsu III par exemple, Terranigma se hisse sans problème parmi les plus beaux titres de la console.
Passé cette petite claque visuelle, remise dans son contexte évidemment, nous voici en face d’un A-RPG efficace sans grande originalité apparente. Ark, le héros du jour, se manie à la perfection et charcuter du mob avec des attaques plongeantes, sautées, sprintées, ou même de simples enchainements savamment exécutés se révèle assez jouissif ! Bien que présentes, les magies passent clairement au second plan et l’on préférera souvent faire parler notre lance plutôt que nos sorts. La gestion de l’inventaire se veut étonnamment complète pour l’époque et se divise en trois compartiments : armes, armures et objets. La montée en puissance passe donc tant par l’expérience accumulée, boostant arbitrairement les statistiques, que par la recherche d’équipements toujours plus puissants. A noter que ces derniers peuvent aussi octroyer des bonus passifs non négligeables, telle qu’une résistance élémentaire, à l’empoisonnement, etc… Quelques minutes suffisent donc à comprendre les rouages du gameplay afin d’affronter sereinement les rares difficultés du périple, probablement simplifié pour les joueurs européens…
Mais le relatif classicisme évoqué précédemment s’arrête ici, car Terranigma propose tout un pan de jeu dédié à la résurrection du globe, vous plongeant alors dans une quête humanitaire existentielle. Ark mène une vie paisible dans son petit village, le seul en réalité, du monde souterrain. Sa curiosité mal placée va conduire au désastre, et il se verra confier une mission peu banale : restaurer l’harmonie et la vie à la surface. Après des adieux larmoyants, le jeune homme s’engouffre dans une faille temporelle afin de rejoindre le monde de la lumière… qui vous paraitra étrangement contemporain ! Car si l’histoire s’étoffe tranquillement au fil des heures avec la présence d’un dieu maléfique et tout le toutim plus ou moins habituel, l’aventure se déroule sur « notre » Terre. La géographie globale a été allégrement vulgarisé certes, mais villes et continents font directement écho à notre histoire.
Terranigma s’appuie ainsi sur une boucle de gameplay bien définie : donjons et combats, exploration et restauration des différentes bourgades. Alors oui, on ne coupe pas aux normes de l’époque qui peuvent rebuter aujourd’hui, et la reconstruction du monde passe le plus souvent par des quêtes à base d’objets à transporter d’un point A à un point B. Mais le résultat n’en reste pas moins ludique et permet d’observer l’évolution des citées, en deux ou trois étapes, allant des maisonnettes en pierres aux villes modernes (fin XXe siècle). L’occasion de multiples références aux artistes et inventions importantes de notre histoire.
N’oublions pas de saluer l’excellente bande son de ce voyage exotique, composée de musiques magnifiques aux tons variés qui s’adaptent parfaitement aux évènements. La durée de vie tient également la route et vient consolider un tableau encore chatoyant de nos jours. Malgré tout, le jeu souffre d’un petit manque de rythme dommageable. Associé à une structure et des mécaniques d’un autre âge, bien que sortant de l’ordinaire, la magie n’a pas complètement opérée sur moi.
Avec ses thématiques universelles et comme enjeu le destin du monde, une fois n’est pas coutume, Terranigma mérite toute votre attention et reste objectivement l’un des meilleurs Action-RPG de sa génération. Sans révolutionner le genre, il propose un périple original et maitrisé, sous couvert d’une aventure charmante à la conclusion mémorable.
Mijak a dit (27 Juin 2023 à 16:42)
Un jeu coupé en deux, bon. 19h du coup pour finir cette première partie.
Je me souviens pourquoi j'avais laissé tomber la fois précédente : on nous fourre des Djinns dans les mains, utile au combat et tout. Sauf que leur utilisation nous affaibli, et face au dernier boss, je mourrais en boucle.
Conclusion : j'ai pas utilisé mes djinns, afin d'être plus résistant, plus fort, et avoir plus de PV. Parce que LE GAP de puissance entre les mob avant et le boss de fin est dingue.
Mais autrement, pour l'essentiel du jeu, c'est une bonne idée de donner ce dilemme entre leur usage puissant, mais qui met en danger.
A part ça, il est pas mal, entre un Dragon Quest et un FF dans l'ambiance, mais du coup c'est un JRPG dans les règles, sans rien de surprenant ni rien (équipement, villes, auberges, combats aléatoire, grottes et villes...). Oui, l'utilisation des Djinns, et leurs combinaison, pour résoudre des énigmes est sympa, ceci dit.
Sunread26 a dit (20 Juin 2023 à 19:53)
z0rr0 a dit (15 Juin 2023 à 18:10)
Dans la lignée de the new rder mais sans +
Benben a dit (12 Juin 2023 à 19:05)
Recherche Google "Conan exiles trophée route des rois"
1er lien :
https://www.psthc.fr/unjeu/conan-exiles-ps4/guide-trophees.htm?sid=7962e6ac11e916ca581dc8ed61320687#trophee25
Arise a dit (11 Juin 2023 à 15:21)
Bonjour, je cherche comment faire le trophée La route des rois qui consiste as terminer le chapitre un du périple. Hors actuellement sur le jeu il n'y as aucun chapitre. Je ne vois pas comment faire se trophée merci as ceux qui m'aiderons !!
Franz26 a dit (03 Juin 2023 à 07:42)
Véritable ovni dans le monde du plateformer 3D, Psychonauts premier du nom exhibait un univers psychédélique bariolé, bourré d’humour et de protagonistes loufoques. Empli d’idées de game-design rafraichissantes, le titre fut une franche réussite et acquis une renommée d’estime mondiale. Il faudra pourtant patienter plus de 15 ans avant de replonger dans ce monde atypique : une attente qui en valait la peine, croyez-moi !
Psychonauts 2 reprend là où les évènements du premier opus s’étaient arrêtés. Le petit Raz, après avoir sauvé ses camarades et mené à bien sa formation de mentaliste, découvre enfin l’imposant QG des Psychonautes. Mais de nombreuses questions restent en suspens malgré la capture du Dr Loboto, et il semblerait que l’abominable sorcière Maligula tente de refaire surface ! A vous de percer les mystères de ce synopsis complètement barré, voyage périlleux et inoubliable dans les confins de la psyché humaine.
Car la grande force de Psychonauts 2 réside dans son univers à la direction artistique aussi audacieuse que saugrenue ! Si les zones ouvertes dans le monde réel se veulent plus traditionnelles, les niveaux liés à l’esprit sont prétextes à toutes les folies ! Outre une originalité visuelle rare à rendre jaloux un Tim Burton des grands jours, ils proposent des perspectives détonantes et des mises en scène déstabilisantes qui se renouvellent en permanence ! Un style peu commun, consolidé par un character design complètement fou et parfaitement intégré à ce monde de l’étrange, dont on ne ressort pas indifférent.
Techniquement parlant le titre s’en tire plutôt bien et nous offre de jolis environnements, des textures honnêtes et des effets visuels réussis, tout en usant habillement d’une palette de couleurs fascinante. L’ensemble tient la route, et se veut de toute façon totalement éclipsé par la direction artistique susmentionnée.
En terme de contenu, nous voici en présence d’un plateformer 3D relativement classique sur le fond, mixte équilibré entre phases d’adresse, de combats et d’exploration avec divers collectibles à ramasser. Si les différents pouvoirs psychiques assurent le spectacle et que plusieurs sessions de jeu vous surprendront sur le fond, les mécaniques de gameplay ne révolutionnent pas le genre et c’est avant tout la forme qui fait de Psychonauts 2 une expérience unique.
La bande son apporte sa contribution à l’ambiance burlesque du jeu, et on relèvera notamment des élans de génie durant le sprint final ainsi que l’excellent doublage VO. Ce dernier met parfaitement en valeur l’écriture via des dialogues acérés, véhiculant un humour décalé tout en traitant des thématiques sérieuses telles que l’identité, le libre-arbitre ou encore les affres du totalitarisme.
Attendu au tournant, Psychonauts 2 tire son épingle du jeu via une identité visuelle forte et un univers bariolé fichtrement immersif ! Conforté par un gameplay agréable, un scénario détonant et une bande son hautement qualitative, ces nouvelles péripéties de Raz peuvent sans mal concourir dans la cour des grands ! Ensorcelé par la douce folie de cette aventure psychique, je vous recommande chaudement l’investissement.
Benben a dit (31 Mai 2023 à 12:08)
Bon alors d'accord, après avoir racheté une PlayStation en 2023, se lancer dans Syphon Filter (filtre de siphon ? une simulation de plomberie ?) peut paraître totalement incompréhensible. Mais j'ai une bonne excuse, ce jeu est une de mes nombreuses madeleines de Proust. Alors oui, j'ai bien prévu de dépoussiérer mon backlog des années 1990 et de me faire des pépites, mais avant, j'avais cette envie incompressible de sortir mon taser pour déboucher mon évier.
Hein ?
Ah non, juste pour immoler par le feu des terroristes auxquels je ne pouvais pas mettre un "coup de tête" (putain d'VF).
Bref, Syphon Filter, jeu d'action et d'infiltration (non pas d'infiltration d'eau hein), dans lequel nous incarnons l'agent Logan, chaud bouillant pour incruster du plomb dans tout ce qui bouge.
On se remet dans le contexte d'une époque où le jeu vidéo pouvait encore se permettre d'avoir une narration à la zob et un scénario concon (même si et encore heureux, de nombreux titres prouvaient déjà que ce medium pouvait aussi raconter des choses avec autant de brio que le plus émouvant recueil de poésie).
Donc ici c'est simple, des terroristes veulent empoisonner tout le monde parce que voilà, et il faut les en empêcher parce qu'il faut bien justifier le salaire de ce fieffé fonctionnaire de Logan. Mais ! Le scénario à tiroirs se révèlera un poil plus malin et s'embellira d'une jolie galerie de personnages, de complots et de trahisons. On notera d'ailleurs que les jeux suivants de la franchise viendront vraiment rendre l'histoire intéressante.
Ce qui a fait le sel de Syphon Filter lors de sa sortie, c'était plutôt son gameplay. L'ère de la 3D en était encore à sa période couches-culottes et croyez-moi, du caca plein les yeux c'est à peu près tout ce que ce jeu propose mais non sans une certaine ambition et c'est ça qui compte.
Avec un vrai sens de l'action utilisé à bon escient, chacun des niveaux du jeu s'arpente avec plaisir. On ne s'ennuie jamais, grâce aux objectifs qui évoluent pendant la partie, aux ennemis qui viendront vous chercher des poux régulièrement, et à la construction des niveaux, judicieuse. En effet, le world-building est plutôt intelligent. Techniquement déjà et pour palier aux limites de la console, avec du brouillard en extérieur pour éviter le clipping ou des couloirs à gros angles droits en intérieur pour laisser le temps aux différentes pièces d'une zone de charger. Les zones varient et sont facilement identifiables, pratique car il sera souvent nécessaire de faire des allers-retours. La plupart du temps, il faudra effectuer telle(s) action(s) à tel(s) endroit(s) afin de débloquer un passage un peu plus loin. Par exemple, désamorcer toutes les bombes cachées dans un parc puis désactiver les communications ennemies afin de pouvoir accéder au boss. Ou encore couper le courant par-ici pour libérer un passage par-là.
Là où j'ai noté quelque chose d'intéressant, c'est sur la manière dont les missions doivent être réalisées. Dans un jeu moderne, on aura forcément quelque chose à l'écran pour nous indiquer où aller. Que ce soit un marqueur sur l'écran ou toute autre indication, on saura par où aller, par où passer. Ici, rien n'est clairement mis en avant et il faudra explorer et/ou observer pour progresser. Les éléments sur lesquels interagir ne seront que rarement détonants dans le reste du décor, certains seront même cachés dans l'ombre et donc non visibles.
Des rues de Washington aux églises délabrées en passant par un musée ou une base soviétique, les décors changent et ne se ressemblent pas.
Les méthodes pour s'amuser ne manquent pas. Outre l'attirail habituel pour éliminer les pauvres hères qui s'empaleront sur vos balles, on citera le légendaire taser, qui non content de pouvoir assommer le quidam moyen, pourra, si l'on maintient la touche de tir, finir par enflammer purement et simplement ceux qui aiment leur steak bien cuit. Au rayon des armes bien foutues, les fusils de sniper à la précision redoutable permettront de faire des carnages à longue distance, notamment avec le fusil équipé d'une lunette thermique, permettant de faire abstraction des limitations d'affichage de la PlayStation.
Le jeu propose un mode de visée à la première personne, permettant de cibler les parties du corps des adversaires. On pourra tirer dans les armes pour les faire tomber des mains des soldats, mais aussi et surtout, on pourra asséner le fameux "coup de tête" traduction bourrine de "headshot". De toute manière, la traduction est globalement affreuse, surtout dans les cinématiques, où elle rend les dialogues risibles.
La maniabilité a pris un petit coup de vieux même si les mouvements de Logan sont fluides (il se penche dans la direction dans laquelle on le fait courir, donnant une impression de souplesse). La norme actuelle est d'avoir un stick pour bouger et un autre pour agir sur la caméra, mais en 1999, les développeurs cherchaient encore la recette parfaite. On a donc ici un stick qui permet d'avancer, de reculer, et de tourner mais la caméra restera fixe derrière Logan. Les boutons de la tranche héritent des fameux pas sur le côté, qui permettent également lorsqu'on est à la première personne de pencher la tête à droite ou à gauche afin de tirer tout en restant à couvert.
En toute objectivité, il n'y a pas grand chose à reprocher à Syphon Filter, qui fait ce qu'on attend de lui et même plus encore, car il propose des choses que l'on voyait alors rarement dans les jeux 3D de l'époque : les impacts des balles sur le décor par exemple étaient une petite révolution. La possibilité de détruire certains éléments en tirant dessus également (cadenas pour libérer un passage ou bien juste des babioles disposées dans les niveaux). Si la narration fait très série Z, elle est assumée, et le scénario se révèle plus profond au fur et à mesure que l'histoire avance.
Il faudra attendre le second opus pour que la licence s'améliore notablement sur tous les points.