Mijak a dit (28 Avril 2020 à 00:31)
Premier AC, j'ai bien aimé :) Le côté bac à sable à faire de pirouettes dans les villes c'est cool, et le jeu a trouvé plein de prétexte pour nous faire courir partout.
J'ai aussi bien aimé la fin. Je ne l'ai pas trouvée WTF, mais rejoignant pas mal d'histoires de SF.
Le côté complot et ordre mondial fait très Da Vinci Code, l'histoire est intrigante (j'ai d'ailleurs continué après la fin pour connaître "la vérité" - un peu déçu que rien n'en soit fait de cette connaissance, sinon juste un bref dialogue), mais je n'aurai pas le courage de faire les autres jeux (même si j'ai senti les lacunes de pas avoir fait le premier et je sens bien que ça appelle à des suites) ; malgré tout le fait de courir à travers la ville est fatiguant, et parfois les contrôles ou la caméra bien frustrante, sans compter que les épreuves/missions chronométrées sont très chiante, du moins pour moi. Pour ça que je n'ai pas fait les courses ou terminé les missions d'assassinat.
Sinon les villes sont superbes, le doublage est excellent et rend bien les intonations, colle bien aux persos ; on sent vraiment le dépaysement parfois.
ps : il y a deux énigmes de glyphes dont j'ai pas du tout pigé la logique, même avec la soluce. Mais sinon c'est sympa, le côté décryptage.
Dreadz23 a dit (27 Avril 2020 à 18:47)
Le jeu version PC est annoncé pour cet été sans date précise mais je voulais le mettre dans ma wishlist :) Je ferai un ticket quand la date sera donnée.
PotinsDeGeek a dit (26 Avril 2020 à 02:45)
Meilleur jeu d'action aventure 2D jamais créé ?
Je suis pas loin de le penser !
Attention toute fois à une grosse baisse de rythme en milieu de partie, faut se forcer à ce moment là puis ça repart.
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Benben a dit (24 Avril 2020 à 10:07)
Le coup du blocage vers AV78 me parle aussi Fufu, je crois que j'avais eu ce bug également.
Lâche pas l'affaire, malgré ses défauts techniques Remember Me est un super jeu qui vaut le coup de s'y investir. 6 ans après je m'en souviens encore, et c'est pas tous les jeux qui restent ancrés ainsi dans la mémoire de gros consommateurs de JV comme nous :)
Fusion a dit (23 Avril 2020 à 15:07)
Bloqué derrière le décor avant AV 78
Combat de boss très frustrant contre AV 78 avec l'esquive qui doit être au millimètre contre l'attaque de zone, ou : comment faire exactement ce que le jeu attend, et échouer quand même
Bloqué à la Bastille : la cellule qui devait bouger ne l'a pas fait
Rien qui ne soit pas résolu avec un retour au point de contrôle précédent, mais quand même, cette version PS3 pèche un peu sur ce plan.
Heureusement, la découverte d'un jeu avec une telle identité graphique, et des ramifications scénaristiques à foison, font que je suis motivé pour cette deuxième moitié de jeu :)
Benben a dit (22 Avril 2020 à 17:14)
"Prey", un titre qui parle aux amateurs de FPS et de science-fiction. La première itération remonte déjà à 2007, et nous permettait d'arpenter les sombres couloirs d'un vaisseau alien après avoir été fraîchement enlevé par ces derniers. Le résultat, au delà d'un scénario prétexte, était captivant. Un ton sombre et mature, un gameplay innovant grâce aux couloirs gravitationnels, le tout axé sur de vieilles légendes amérindiennes, et bercé par une OST absolument grandiose (Jeremy Soule, si tu me lis un jour, sache que j'admire ton travail).
Malgré un beau succès tant auprès des joueurs que de la presse spécialisée, la suite, maintes fois annoncée tarda à voir le jour, et les projets avortés sont devenus l'apanage de la franchise, malgré quelques images et vidéos prometteuses, et un spin-off sortir sur iOS.
On se demande encore comment le projet a suivi son cours avant d'arriver dans les mains d'Arkane Studios, les frenchies à qui l'on doit Dishonored 1 et 2, rien que ça ! On pouvait alors sans craintes se dire que les astres étaient à nouveau alignés et que la suite de Prey n'en serait que plus alléchante.
Lorsque le projet fut présenté en 2016 on comprit immédiatement qu'il ne restait du jeu originel que le nom. Rien n'allait lier l'opus destiné à la Xbox One, la PS4 et le PC de 2017. Mais pourquoi pas ?
La nouvelle mouture nous propulse donc en l'année 2037, dans un univers dystopique. Dans ce monde, la course à l'espace des années 1950 a cru de manière exponentielle, Kennedy ayant réchappé de l'attentat du 22/11/1963, et les tensions avec l'URSS s'étant apaisées, menant à une coopération entre les deux blocs. La conquête spatiale a donc donné des fruits juteux et nous voilà à bord de la gigantesque station Talos 1, en orbite autour de la Lune.
Dans la peau de Morgan Yu dont on choisit le genre en tout début de partie, il vous faudra comprendre pourquoi à votre réveil, les 400 membres de la station ne répondent plus et surtout, que sont ces monstres gluants qui en veulent à votre carcasse.
Prey propose une aventure dans un monde semi-ouvert, et permettra de se balader dans toute la station, dont les différents modules seront rendus accessibles façon Metroidvania : au fur et à mesure que les pouvoirs et capacités se débloquent, des zones s'ouvrent au joueur. Un cheminement classique, qui se vera amplement mit au goût du jour grâce à une savante articulation de la progression. En effet, toutes les situations sont résolvables d'au moins deux manières. Par exemple, une porte protégée par un digicode vous barre la route ? Si vous disposez des compétences de piratage au niveau requis, vous voici déjà de l'autre côté. Si vous préférez l'exploration, vous finirez par tomber sur un e-mail, un post-it, un audiolog, ou bien quelqu'un, mort ou vif, disposant du code. Si vous n'avez pas le temps pour ça, il existe presque à coup sur un chemin détourné pour passer cette porte : conduite d'aération, chemin "crée" de toutes pièces à l'aide de votre canon à glu, ou encore... utiliser un pouvoir extraterrestre, mais je n'en dis pas plus car les possibilités offertes par cette dernière option relève du scénario et sont surtout géniales à découvrir par soi-même.
Au fil de l'aventure, de nombreux PNJ vous offriront des quêtes optionnelles scénarisées, certaines influant sur votre karma et sur la fin du jeu, d'autres n'étant que de bonnes occasions de récupérer du matériel. Et du matériel, vous en aurez à foison ! Prey c'est le paradis du loot. Lors de vos premières heures de jeu, vous ramasserez des tonnes d'objets mécaniques mais aussi... des ordures, sans vraiment savoir à quoi cela pourra bien vous servir. Votre inventaire va puer le moisi, mais qu'à cela ne tienne, lorsque viendra la possibilité de recycler tout ce merdier, vous n'aurez même plus besoin de voter EELV pour vous donner bonne conscience, croyez moi ! Vous trouverez lors de votre tour du propriétaire, de nombreux plans pour construire, à l'aide de matériaux recyclés, armes, munitions, et objets vous permettant d'améliorer votre avatar. La fouille minutieuse deviendra donc une seconde nature, et dépouiller les cadavres de leurs biens sera l'une de vos sources principales de revenus.
Comme tout FPS qui se respecte, Prey offre donc des combats acharnés contre des ennemis variés. Les combats sont optionnels si le joueur le veut, et les plus prudents s'en remettront aux tourelles mobiles de sécurité pour tendre des pièges aux plus retors des monstres qui vous attendent. Non tout bien réfléchi, même les plus petites saloperies mériteront de se faire tailler en pièces, ça économise des munitions et des points de vie.
Parlons ambiance, là aussi un point largement réussi du titre. Chaque module de Talos 1 propose un environnement qui lui est propre, et si on retrouvera forcément des similitudes tout au long du périple, on ne s'ennuiera jamais à force d'aller et venir entre les coursives de la station. Les bruitages donnent un sentiment de clostrophobie et de danger constant. Associés à un level-design et une direction artistique qui portent clairement la signature des créateurs de Dishonored, on croit vraiment à ce que l'on voit. Si l'on ressent les inspirations qu'on été Dead Space et Bioshock au niveau de l'ambiance, Prey pose tout de même sa propre empreinte et ne saurait rougir face à ces titres cultes.
Le rythme ne sera handicapé que par les temps de chargement entre les zones de la station, affreusement longs sur console, sauf pour les respawn. Ces temps morts brisent complètement la dynamique ce qui est fort dommage dans un jeu d'ambiance. Sachant que l'on est appelés à parcourir la station en long en large et en travers, et pour régler plusieurs quêtes, d'aller de module en module, l'attente devient parfois très lourde. Heureusemet il existe là aussi différentes manières de contourner le problème : soit passer par une zone dédiée au transit des cargaisons et traversant la station de haut en bas, ou bien tout simplement de sortir dans l'espace, et de "voler" en apesanteur vers votre destination, à condition d'avoir préalablement débloqué le sas qui vous intéresse !
Je n'ai pas encore parlé du scénario de Prey. Il est selon moi le point faible du titre, mais attention, il est loin, très loin d'être mauvais. Disons qu'il est moins poussé que ce à quoi on pourrait s'attendre compte tenu de la qualité d'écriture du background, et de tout ce qui fait l'ambiance du jeu. La faute à une narration pas forcément maitrisée, la plupart des pans du scénario se dévoilant au travers de messages radio. Il ne manque pas grand chose pour atteindre la puissance d'un Bioshock Infinite, mais on ne peut pas toujours réussir un si grand pari sur tous les axes. Je pense être sévère sur cet aspect, alors que Prey mérite une pluie d'éloges, mais j'avais des attentes peut-être trop poussées. Toujours est-il que le frisson que procure un dénouement subtil et grandiose n'est pas présent ici.
Je concluerai ce long monologue comme suit : Prey est certainement l'un des meilleurs FPS auxquels j'ai pu jouer. Son gameplay à plusieurs couches permettra à différents styles de s'y retrouver. Si l'intérêt principal réside évidement dans le fait d'utiliser tout ce que le titre propose et donc de ne pas se comporter en gros bourrin, les développeurs ont sciemment décidé de laisser à l'utilisateur final le choix des armes et en découle une véritable liberté d'évoluer. L'aventure sera longue pour qui voudra explorer Talos jusque dans ses moindres recoins et en apprendre l'histoire, mais jamais l'ennui ne sera à vos côtés. L'accent a été clairement appuyé sur l'ambiance géniale et sur le souci du détail pour croire sans peine à cet univers de science-fiction, au détriment d'une histoire qu'on aurait voulu bien plus percutante.
Dreadz23 a dit (20 Avril 2020 à 19:24)
Un mélange entre Limbo et Little Nightmares, un jeu plutôt pas mal mais avec une fin incompréhensible.
Franz26 a dit (19 Avril 2020 à 09:09)
Crash Bandicoot… Un nom plein de nostalgie ayant fait les beaux jours de la Playstation à l’aube de la plate-forme 3D. A tel point que beaucoup considéraient le bandicoot déjanté comme la mascotte officieuse de Sony. Un raccourci qui s’expliquait par la qualité des trois premiers opus, à juste titre très appréciés. Et ça tombe bien, il s’agit des volets que Vicarious Visions a choisi de remettre au goût du jour en prenant la responsabilité de succéder à Naughty Dog (dénués de droits sur la licence) ! Une refonte totale qui pour une fois ne sent pas l’opération commerciale à plein nez, les développeurs nous gratifiant des trois jeux pour le prix d’un petit. Plus qu’à espérer que la recette fonctionne toujours aussi bien 20 ans plus tard…
Crash Bandicoot et moi, c’est une histoire d’amour sans rides. Dévorés à l’époque et ressortis il y a une dizaine d’années histoire de dépoussiérer ma Playstation, c’est avec un œil relativement frais que je vais pouvoir aborder ces remasters. En avant pour une escapade sur les îles Wumpa.
Crash Bandicoot (16/20)
Commençons par l’aspect visuel qui se révèle une franche réussite. Tout en restant fidèle à la DA d’origine, la palette de couleurs et la qualité des textures nous offrent une esthétique convaincante y compris pour le néophyte croyant aborder un titre current-gen. Un travail exemplaire sur les animations également, toujours aussi hilarantes, et sur les effets visuels, vraiment réussis. Un ensemble de qualité bien au-delà des simples remasters HD habituels.
Ne bénéficiant pas du code source original, Vicarious Visions a dû repartir de 0 pour retranscrire les sensations de l’époque. Ici aussi le travail effectué est remarquable, et outre une petite latence au niveau des sauts et une légère impression "de glisse", on retrouve bien le feeling de notre adolescence. De quoi combler les nostalgiques, oui, mais aussi irriter quelques nouveaux venus qui pesteront devant diverses approximations et angles de caméras perfectibles. En effet, la distance et l’inertie ne sont pas toujours faciles à appréhender et vu le niveau d’exigence de certains passages cela s’avère souvent problématique. Un ensemble malgré tout très plaisant qui propose des phases de gameplay variées et des niveaux au level design intelligent. En revanche, les quelques boss présents se contentent du strict minimum et s’avèrent un peu trop simplistes pour laisser un souvenir mémorable. De même que le scénario, pouvant tenir sur un emballage Carambar et matérialisé par de brèves cinématiques.
Les musiques, essentiellement tribales et rythmées excepté pour la dernière partie de l’aventure jouant sur des sonorités plus métalliques et industrielles, ont bénéficiées d’une réorchestration complète et accompagnent une nouvelle fois nos cabrioles avec panache. Doublage VF crédible, bruitages et autres onomatopées amusantes complètent une excellente bande sonore.
La quête du 100% à travers les différentes gemmes se révèle très addictive et assure une durée de vie correcte et un challenge conséquent, heureusement facilité par un système de sauvegarde remanié. Cette version 2019 ajoute des « contre-la-montre » pour les plus acharnés d’entre nous, qui rajeunirons de quelques années à la redécouverte de ce mastodonte du genre. Les plus jeunes devront passer outre quelques petites imprécisions de gameplay afin d’apprécier le titre à sa juste valeur, qui fait ici peau neuve et profite d’une seconde jeunesse bien méritée. Si l’aspect nostalgique m’enivre inlassablement, Crash bandicoot premier du nom reste intrinsèquement bourré de qualités, fer de lance d’une licence entrée depuis au panthéon du jeu vidéo. Foncez !
Les opus suivants reprennent dans les grandes lignes la recette éprouvée par leur aîné, je serais donc plus succinct quant à leur analyse.
Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Bike (15/20)
C’est en petite forme que notre crash reprend du service, dans un deuxième opus globalement moins maîtrisé et inspiré que son aîné. Tout commence par un scénario ridicule, prétexte à la recherche de cristaux au profit du Dr Cortex, désormais « bienfaiteur » de l’humanité. - Clin d’œil discret - Mouais, aller on s’en tape. Difficile en revanche de passer outre une maniabilité perfectible et manquant de précision, point déjà souligné dans le premier volet, mais ici bien trop souvent associé à des choix de level design et phases de jeu discutables ! (mon dieu ce jet-pack de l’enfer…) Le plaisir varie donc d’un stage à l’autre, générant ainsi un manque de consistance regrettable davantage pénalisant aujourd’hui qu’à l’époque. Les musiques souffrent du même constat. Sans être mauvaises, elles marqueront moins les mémoires et se contentent d’apporter un fond sonore sympathique.
Techniquement, la refonte graphique se révèle toujours aussi convaincante et sert une direction artistique plaisante. Malgré quelques fausses notes (partiellement compensées par de bonnes idées, il faut aussi le reconnaître), la recherche des différents cristaux rend l’expérience addictive et sympathique mais paradoxalement moins complète que dans le premier volet. La durée de vie ne viendra pas compenser ce petit sentiment de « bâclage », et nécessitera entre 10 et 15 heures de jeu selon votre degré d’investissement.
Si Crash Bandicoot 2 reste un excellent représentant du genre, ses imperfections se sont accentuées avec le temps et en font à mes yeux le moins bon de la trilogie. Ce qui n’empêchera pas les fans du premier opus d’y trouver leur compte. Aller, passons au troisième opus afin de mettre tout le monde d’accord.
Crash Bandicoot 3 : Warped (17/20)
C’est avec un dessert chiadé que se termine le copieux repas N.Sane Trilogy. Vous connaissez le refrain : techniquement le titre se paye un lifting de luxe du plus bel effet, au profit d’une direction artistique plus réussie que jamais ! Thématique médiévale, égyptienne, ou encore chinoise, l’ensemble fait preuve d’un charme fou et les niveaux s’enchaînent avec gourmandise. Les stages rivalisent d’ingéniosité et de bonnes idées, malgré encore quelques passages pas toujours bien exploités, et profitent ainsi d’un level design plus ambitieux. En résulte un gameplay qui gomme la plupart des tares de ses prédécesseurs, et apporte même quelques nouveautés bienvenues tel que le salutaire double saut.
De ce fait, Crash Bandicoot 3 m’a semblé le moins exigeant de la compilation, et décrocher le pourcentage de finition parfait ne demandera pas de gros efforts. Comptez ainsi une douzaine d’heures de jeu avant d’envoyer une bonne fois pour toute Cortex et son nouvel acolyte maléfique dans les pommes, avant visionnage de la vraie fin. Un périple soutenu par une bande son entraînante et de meilleure facture que dans Cortex Strikes Bike, pour un opus qui conclut avec brio l’ère Playstation… et sonne par ailleurs le déclin de la saga. Mais il s’agit d’une toute autre histoire…
Bon, j’ai dû en perdre beaucoup en chemin : il est temps de conclure ! Quel plaisir de revivre les aventures de Crash à travers des remakes de cette qualité. Si avec le temps les quelques défauts de l’époque se sont accentués, notamment sur le second opus, l’expérience proposée n’en reste pas moins géniale. Une compilation idéale pour découvrir cette licence du passé ou se rappeler aux bons souvenirs d’antan, qui se doit de figurer dans toute bonne ludothèque Playstation 4.
Franz26 a dit (17 Avril 2020 à 08:32)
Après un premier volet de grande qualité parachutant notre justicier de l’ombre sur le devant de la scène, les talentueux développeurs de Rocksteady Studios remettent le couvert avec une suite répondant au doux nom d’Arkham City. Exit l’asile déjanté, place à une ville érigée comme une gigantesque prison où les hors-la-loi vivent en totale autarcie. Et devinez qui se jette dans la fosse aux lions…
On passera rapidement sur le scénario de ce nouveau Batman, sans queue ni tête, mais prétexte à un casting démentiel et jouissif ! En effet, la plupart des vilains emblématiques de la saga seront de la partie et ne vous ménageront pas. Il faudra (ré)apprendre le respect aux visages connus que sont Cobblepot, Bane, Mr. Freeze et j’en passe, pour arriver à l’inévitable Joker : antagoniste majeur de l’aventure. De quoi occasionner des affrontements explosifs ! Une aventure qui met l’accent sur la liberté, puisque notre héros sera laissé pour compte dans les ruelles malfamées d’Arkham City, et aura loisir d’explorer ce petit open world à sa guise. Ténébreuse, insalubre et oppressante, la ville de fortune officie comme personnage principal à part entière tant le soin apporté à sa réalisation transcende l’ambiance et l’atmosphère. Bénéficiant d’une direction artistique divine, son exploration se révèle ainsi passionnante et ponctuée d’innombrables secrets et quêtes annexes scénarisées. Octroyant au périple une durée de vie respectable. Comptez une quinzaine d’heures en faisant plusieurs détours, probablement le double pour explorer le titre en profondeur !
Si la recette fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce au gameplay proposé et à l’excellente maniabilité de notre justicier masqué. Se mouvoir de sommets en sommets à grands coups de grappin, en jonglant avec de longs vols planés et un peu d’escalade, apparaît comme une promenade de santé pour un Batman au sommet de sa forme malgré l’épée de Damoclès placée au-dessus de sa tête (un virus mortel… tient donc !). Rosser de coups des dizaines de sbires ne sera pas un problème pour peu que vous ayez un minimum le sens du timing, même si les combats prennent souvent des airs de mêlée répétitive. Heureusement, l’aspect infiltration vient nuancer les phases d’action, et il conviendra de se défaire avec subtilité des hommes armés sous peine de finir en gruyère. Une multitude de gadgets allant du Batarang téléguidé, en passant par le gel explosif ou le brouilleur de fréquence, sont présents pour vous épauler avec efficacité.
A l’image de son prédécesseur, Batman : Arkham City bénéficie d’une technique aux petits oignons qui impressionne tant par la qualité de ses graphismes que par son animation globale, bluffante. Les effets et jeux de lumière ne sont pas en reste, et il n’est pas rare de se percher sur les hauteurs afin de contempler cette dangereuse citée s’animer sous la supervision d’une lune blafarde omnipotente. La bande joue également un rôle prépondérant et propose des thèmes de haut standing. Entraînantes, angoissantes, épiques ou discrètes, les musiques font partie intégrante de l’aventure et renforcent l’immersion avec brio. S’ajoute une mention spéciale délivrée au doublage Français, simplement excellent, pour un verdict sonore quasi parfait.
Au final, mais où sont les défauts ? Il y en a peu, il faut le reconnaître… Un titre maîtrisé, complet et généreux, véritable hommage à l’homme chauve-souris et digne successeur d’Arkham Asylum. Pourtant, la répétitivité des affrontements contre les voyous de bas étage et des phases d’infiltration ont nui à mon expérience globale. Associé à un scénario de l’absurde, malgré un rythme soutenu, et une qualité désormais attendue au tournant, je garderais en tête un excellent jeu d’action/aventure qui n’aura su me rendre totalement addict. Avec une décennie d’existence dans la tronche, ce n’est déjà pas si mal !