Pieuw a dit (03 Mai 2020 à 12:42)
Déçu de ce premier Uncharted. C'est en partie de ma faute puisque que je m'attendais à un jeu d'aventure plus basé sur l'exploration (c'est quand même dans le titre).
C'est en fait essentiellement un jeu de shoot et cet aspect du gameplay devient vite ultra répétitif. Je confirme pour les headshots qui passent très souvent à la trappe : c'est flagrant quand on touche un ennemi dont seule la tête est visible et qu'il se relève comme une fleur. Il y a un système de furtivité qui aurait pu apporter un peu de variété mais il est complètement inutile dès qu'il y a plus d'un ennemi dans la zone.
Mis à part ça c'est graphiquement très beau et l'histoire est prenante. Les phases de plateforme souvent très bien mises en scène sont impressionnantes, mais elles sont trop anecdotiques au milieu de ces phases de shoot molles et interminables. Quand aux énigmes, j'ai l'impression qu'elles sont là par obligation mais elles ne présentent pas grand intérêt.
Globalement, même si je lui reconnais des qualités je n'ai pas réussi à apprécier ce jeu. C'est pourtant pas faute d'avoir fait des efforts en partant à la chasse aux trophées !
Fusion a dit (02 Mai 2020 à 17:18)
J'ai fait deux jeux Unreal Engine coup sur coup (Enslaved et celui-ci). Deux jeux qui ont adapté le moteur à leur univers pour en faire dans les deux cas quelque chose à part.
Pour ce Remember Me donc, ce que je retiendrai dans les grandes lignes, beaucoup de qualités, des petits défauts frustrants, mais surtout le jeu propose une vision forte et exotique : un néo-Paris, un scénario riche (il faut se donner la peine de chercher ingame les bribes de connaissances du monde) et une héroïne qui cherche à reprendre le contrôle de sa vie au moment où le joueur débarque dans la sienne.
Défauts :
Plusieurs fois le jeu se retrouve en miniblocage : un événement est censé se déclencher mais il ne se passe rien, on se retrouve à tourner en rond pendant des minutes entières. Alors que le joueur a fait exactement ce qu'il fallait. Ceux qui me connaissent savent que c'est ma bête noire :p
Il faut reprendre du dernier point de contrôle et ça passe. Ca m'est arrivé avec les interactions avec les cellules de prison, j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois.
Il y a eu aussi les fois où je me suis retrouvé dans le décor après une cinématique (AV78).
Enfin, il y a une bonne quantité de frustration par rapport au gameplay.
D'abord, le ressenti de l'esquive n'est pas clair. Plusieurs fois, le jeu a "refusé" une esquive que j'ai faite qui me paraissait pile au bon timing, et un peu après la même esquive passe crème. Un peu comme si les ennemis décidaient qu'ils passaient outre notre protection. Frustrant quand tu meurs à cause de ça.
Un des ennemis prise de tête oblige à se blesser pour le blesser. Plus tard dans la partie un des S-Pressen aide à les éliminer sans douleur, mais avant ce point, chaque fois qu'un d'entre eux (ou plusieurs) s'invite dans les ennemis en lutte, il y a de quoi avoir la sueur au front. Je pense à un passage sur un toit où je suis mort plus d'une fois à cause d'eux.
Lors de certains boss, une fois qu'on les a affaiblis, il faut appuyer sur une touche pour l'éliminer. Mais tout de suite après, un QTE se déclenche, qui ne commence pas par cette même touche. Pour peu que fébrilement on appuye deux fois sur la touche d'élimination (absolument pas du vécu ;) ), c'est mort ! Plus quà recommencer à l'affaiblir et c'est reparti pour un tour. J'ai vu que c'était une plainte régulière des joueurs US sur ce jeu.
Les quelques fois où face à un boss ou une pièce vide, on ne sait pas quoi faire. La réponse est presque toujours un S-Pressen, il faut choisir le bon.
Et dernier point, auquel on arrive à se faire : les monstres se massent sur nous et rendent difficile le fait de valider de gros combos. Au final, on modifie le combo de base (3 coups) selon ses besoins on-the-fly sinon la récupération de vie ou de barre de combos est trop hasardeuse.
Qualités :
Histoire menée tambour battant. L'héroïne est ballotée par les événements et on s'identifie sans peine à ses tourments. Et en même temps elle est suffisamment résiliente et forte pour passer à l'action.
La trame scénaristique, j'ai beaucoup accroché, le lore est incroyablement dense. Et les révélations (attendues ou non) donnent de vrais tournants à l'histoire.
La satisfaction de trouver une de ces bestioles pour complétionnistes, reconnaissable au bruit.
la satisfaction viscérale d'arriver à bout d'un boss ou d'une situation de combat compliquée, rien qu'en difficulté moyenne il peut souvent arriver que la vie vienne à manquer vite, alors renverser une situation tendue est un plaisir revanchard...
La satisfaction d'arriver à allonger un combo plus dense que d'habitude ou de faire un combat parfait, cela devient comme une danse... ces fois où j'y arrivais, j'étais dans le flow.
LA grosse originalité de ce jeu : les remix mémoriels. Des moments forts, et des ascenseurs émotionnels aussi.
La direction artistique, alors ingame c'est un endroit qui ne donne pas envie, mais en tant qu'univers de jeu, c'est fascinant, crédible, riche de détails.
Tous ces points font que malgré mon paragraphe assez imposant de défauts, cela vaut le coup de s'y investir.
J'ai commencé en VF, mais j'ai préféré la VO. Dans les menus de configuration, vous avez les sous-titres au besoin.
Et oui, ne serait-ce qu'avec les noms de succès, le jeu référence beaucoup d'éléments de culture, donc Doctor Who (Are you my mummy) (oui Benben), Street Fighter II (jeu édité par Capcom, DLC basé sur le jeu avec des mouvements du roster habituel), des films et d'autres encore, également à travers les noms de certains personnages.
Il ne faut pas hésiter à investir ce genre de jeu, qui propose des choses parfois imparfaites mais qui sortent des cadres habituels, pour nous éviter de nous retrouver avec que des jeux aseptisés, ou tout du moins qui suivent des sentiers bien balisés, sans sortir du chemin. Un bol d'air avec quelque chose de différent. Je voulais faire ce pas de côté depuis l'annonce du jeu, et je ne regrette pas du tout :)
PS : par rapport à un de mes anciens commentaires ici, DONTNOD n'est plus en redressement judiciaire depuis un moment, ils sont même en bonne santé, côtés en bourse, et très en vue (avec Twin Mirror notamment). Bonne nouvelle !
Dreadz23 a dit (02 Mai 2020 à 01:12)
Bon et bien je l'ai enfin fini sur PC après avoir subi un vieux bug sur ma version PS4 il y a quelques années ^^
Et bien c'est un très bon jeu, le scénar est vraiment sympa mais pas très long finalement, ce sont les quêtes annexes qui prennent le plus de temps. Un incontournable en matière de zombies :')
Mijak a dit (01 Mai 2020 à 19:27)
Avant de donner mon avis sur le fond, je tiens à dire que le jeu est buggé sur PC, out of bound, caméra qui change et t'empêche de bouger à un certain endroit, zones de respawn instantané, et tout dernièrement fuite impossible d'un combat et plantage (alt+F4 nécessaire)
edit :
Voilà, fini. Le jeu est assez court, bien que ce soit difficile à dire avec précision vu que ni lui ni moi n'avons compté nos heures, et que confinement oblige j'ai passé pas mal d'heures par jour dessus. Mais une bonne dizaine, tout de même.
Comme j'ai dit, très buggé hélas, l'impression globale est un jeu pas bien testé ou qui n'a pas eu les moyens de son ambition. Ainsi une quête secondaire n'est pas finissable à cause de soucis de caméra et de déplacement que j'ai mentionné plus haut, et côté VF les sous-tires sont là uniquement pour les cutscenes, donc celui qui ne comprend pas l'anglais loupera tous les échanges en bateau, les chansons, les dialogues pendant le gameplay.
Le jeu est aussi assez peu pratique en terme de quêtes ; il aurait bénéficié d'un journal de quête, notamment pour les secondaires, qui ne sont pas récapitulées, pas sélectionnables, il n'y a que la map pour vous rappeler ce que vous avez en cours. Mais elles sont après tout peu nombreuses, souvent locales, et sinon l'open-world est assez simple, donc on ne se perd pas.
Côté positif, comme pour South Park le jeu adapte très bien l'ambiance, dialogues et humour, personnages, bref tout comme la série, et c'est très agréable. On a vraiment l'impression de jouer à la série, les graphismes sont du dessin très fidèle, en cel-shading. Le système est un RPG au tour par tour très basique et assez simple (je n'ai jamais vraiment été en difficulté), même s'il y a pas mal de compétences (inutile de fait, la brièveté et simplicité du jeu rend toutes les nuances d'attaques et de stratégies un peu overpowered, l'utilité vous fera bien souvent utiliser la même chose). Le level-up se fait en payant l’augmentation des caractéristiques, et l'argent se trouve un peu partout (combats, destructibles... et vu que tout respawn...)
Bref malgré ses défauts qui sur la longueur seraient très chiants, ici la durée courte permet d'apprécier la légèreté et l'ambiance d'Adventure Time, en jouant Finn, Jake, d'autres personnages et en croisant les protagonistes emblématiques de la série.
La mouche a dit (30 Avril 2020 à 21:46)
Le jeu est bien remastérisée, très joli, par contre, moi qui a toujours eu l’habitude de jouer aux Oddworld sur la PS1 ! j'aime vraiment pas les commandes.. de ce 'remake' ! dommage que nous ne pouvons pas régler les touches comme pour la version PS1 !
Cliffhunter a dit (30 Avril 2020 à 01:04)
@tommyvercetti le cocktail du premier pas logique ?
[spoiler] Il suffit de suivre la recette. Installer les ingrédients, trouver les boutons correspondants (fleur pour le miel, citron pour le citron et flocon pour la glace). Puis il faut déchiffrer la partition : deux séries de 7 notes pour les sept touches du piano, selon l'une ou l'autre des deux clés actionnées. La seule difficulté c'est d'estimer le "sens" du clavier, mais y'a une chance sur deux donc si ça ne fonctionne pas la première fois il suffit d'inverser les touches. [spoiler/]
Cliffhunter a dit (30 Avril 2020 à 00:58)
J'ai eu le malheur de prendre ce premier opus sur Switch... les contrôles à la manette sont vraiment atroce et m'ont souvent gâchée l'expérience d'un jeu pourtant très beau.
J'ai beaucoup aimé l'univers, l'évolution du personnage de Kate et la découverte fragmentaire des autres acteurs de l'histoire. Je ferai sans tarder les deux suivants, mais sur PC cette fois !
En espérant tout de même que l'allure de Kate soit un peu mieux gérée dans ces derniers et que l'interface soit un peu plus intuitive.
Benben a dit (29 Avril 2020 à 11:45)
A la recherche d'un jeu court pour me faire patienter jusqu'à la sortie imminente du très attendu Streets of Rage 4, mon dévolu s'est porté sur un titre qui me faisait de l’œil depuis déjà un certain temps. Ruiner, un shoot'em'up en vue aérienne, dont la notoriété n'a pas vraiment dépassé le cap du confidentiel. Dispo en version physique uniquement via des ventes limitées à quelques milliers d'exemplaires dans le monde, "petit" budget, ambiance néo-punk et musique synthwave, autant dire que le public visé n'est pas des plus large.
Mais force est de constater que Ruiner a fait son bonhomme de chemin et a tenu les promesses émises lors de sa phase de production. Le titre connaitra même un succès, tout relatif évidemment, parmi les joueurs qui s'y seront intéressés.
L'action prend place dans un monde futuriste, placé sous le signe de la cybernétique, où les corps humains sont augmentés par des implants. La société semble éclatée entre l'enfer et le paradis d'où l'on vient tout juste d'être expulsé, à moitié mort, mais recueilli par une pirate informatique dénommée Her, déterminée à nous aider à renverser l'équilibre des forces.
Dans Ruiner, l'ambiance crado, dégénérée, et la violence sont omniprésentes. Amateurs de bisounours, passez votre chemin car ici, on ne fait pas dans la dentelle. Le gameplay propose de parcourir des niveaux très linéaires, avec une arme de mêlée, et une arme à feu, puis de zigouiller tout ce qui bouge jusqu'au bosse de zone, et de recommencer.
Très classique dans sa structure, on notera toutefois la tentative de creuser un peu le background grâce à une zone "neutre", sorte de purgatoire, où l'on pourra parler avec des PNJ, réaliser quelques quêtes secondaires, et souffler entre deux missions. Un aspect RPG permet de distribuer des points de compétence glanés en trucidant à tout va, et, point crucial, il est possible à tout moment de complètement changer le build du personnage et d'axer ses capacités sur un tout autre profil. Utile devant certains ennemis coriaces qui demanderont de changer de tactique.
Un travail remarquable a été effectué au niveau de la direction artistique, qu'elle soit visuelle ou sonore. La musique déchire, vraiment. Au point où, jouer avec un casque devient quasiment obligatoire, à moins de disposer d'un home cinéma avec un 7.1 Dolby Atmos évidemment. Sur le plan visuel, on séparera la partie narrative de la partie jeu, les deux étant très différentes. La narration se fait au travers de personnages dessinés, avec un trait nerveux absolument génial, à la croisée entre les comics US et les mangas. Les décors du jeu, eux sont plus classiques, mais bénéficient d'un fabuleux travail sur la lumière et les animations.
Un mot sur l'histoire tout de même, qui n'est qu'une excuse pour aller toquer à la porte de nos futures victimes, mais qui se laisse suivre sans mal, les enjeux étant clairs dès le début de l'intrigue.
Au risque de comparer David et Goliath, je pense qu'en attendant Cyberpunk 2077, Ruiner se pose donc comme une alternative intéressante, au niveau de ses thématiques, et de son ambiance en tout cas.
Fusion a dit (29 Avril 2020 à 00:20)
Mentions spéciales aussi aux boss en QTE, où tu appuies sur la touche pour lancer l'élimination un peu fébrilement et tu rates le QTE dont tu ne te rends même pas compte de suite de l'existence, parce que la touche de l'élimination et la première du QTE sont différentes et que ça s'affiche MEGA vite.
Et j'ai aussi eu un autre blocage avec le Tetris des cellules : je ne comprenais pas pourquoi il ne se passait rien, et en effet un événement aurait dû se déclencher.
Mais oui, je m'accroche !