Hong Kong, années 60.
Zhang, un timide tailleur, est fasciné par son impérieuse cliente, Mademoiselle Hua.
Dès qu'il la rencontre, elle le séduit pour s'assurer qu'il se souviendra d'elle lorsqu'il dessinera ses vêtements.
Après cette première rencontre intime, une relation passionnante se développe entre les deux…
(Source : thejokersfilms)
Rôle principal
Rôle principal
Non renseigné
Merci à Aurégane Lemière qui a créé cette fiche
Le savoir-faire, le geste des mains. Joli parallèle entre l'amour et l'artisanat. La beauté du geste et la beauté des sentiments. On fait des objets, on fait l'amour.
Se faire briser le cœur en 56 minutes ?
Bien sûr que c'est possible avec Wong Kar Wai.
C'est désespérément et délicieusement douloureux. Une agonie douce-amère.
Ce que j'ai aimé dans ce court-métrage, c'est ce double-rapport entre création et érotisme, catalysé par la main.
Les mains de Mme Hua sont faites pour les choses de l'amour et du plaisir.
Les mains de Zhang sont faites pour l'art et la création. Et quand ils se touchent l'un l'autre, ils attisent la braise de l'autre. L'un explose de créativité et confectionne les plus beaux qipaos que j'ai vus sur écran, l'autre enchaîne les rendez-vous galants.
C'est très intelligent, et ça t'agrippe à travers l'écran.
Y a aussi ce truc un peu spécial dans le rapport de Zhang avec la création de ses robes. On sent qu'il aime Mme Hua à travers sa manière de lui confectionner des habits. Caresser le tissu, c'est comme la caresser elle au fond, car le vêtement est comme une seconde peau. Il connaît chaque pli et recoin de sa silhouette.
En même temps, ce rapport de cliente-prestataire est la seule chose qui les relie l'un à l'autre... Je sais pas. Je trouve que le réalisateur a une manière à la fois maline et poétique de représenter le désir, avec un vrai fil conducteur cohérent.
Ma critique n'est pas trop claire, il est 1h21 du matin, mais j'ai vraiment adoré ce court-métrage.
Je suis extrêmement réceptive à l'œuvre de Wong Kar Wai de toute façon, j'ai l'impression qu'on est branchés sur la même station radio lui et moi.