A 30 ans, Jean est un chef opérateur reconnu et talentueux, avide de saisir dans sa caméra toutes les formes de vie. Il sait qu'il est séropositif et prend chaque jour un peu plus conscience que le virus le ronge inexorablement. Aussi vit-il en état d'urgence et ne craint-il pas de faire l'amour avec la belle Laura, rencontrée lors du tournage d'un film publicitaire, sans toutefois lui révéler sa maladie. Il partage par ailleurs cet amour naissant avec celui qu'il éprouve pour Samy, un jeune Espagnol tenté par le néofascisme. Laura, passionnée, refuse de n'être que pour moitié dans la vie de Jean, et de violentes scènes éclatent entre eux...
Adapté du livre Les Nuits Fauves de Cyril Collard
Rôle principal
Rôle principal
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle tertiaire
Rôle tertiaire
Rôle tertiaire
Rôle tertiaire
Petit rôle
Petit rôle
Petit rôle
Merci à gon17 qui a créé cette fiche
Il y a des films qui donnent envie de mettre des tartes à certains de leurs personnages et puis... il y a ceux qui nous forcent à nous remettre en question à un moment : pourquoi tant de violence ? Pourquoi diantre, ai-je envie d'en coller une non pas à un ou deux, mais à TOUS les acteurs ?
Peut-être parce qu'ils campent tous des gros sociopathes égoïstes et chiants, des racistes paumés, des privilégiés capricieux ? Ah oui c'est ça.
Alors d'accord, en remettant le film dans son contexte historique, c'est à dire 1992, en plein dans "les années SIDA", il faut louer le courage d'aborder le sujet aussi frontalement. De plus, il s'agit d'une autobiographie, et je ne sais pas à quel point elle est romancée, mais avoir cela en tête ancre "Les Nuits Fauves" dans une réalité bien tangible.
Cette fenêtre ouverte sur un Paris crasseux des années 90' demeure hypnotisante, même si la réalisation ou plutôt le montage, est complètement déglingué. Dans une même scène, on passe d'un sujet à un autre sans transition, de sorte que les personnages ont souvent l'air bipolaires.
Et le film a gagné un César pour son montage ? Sérieux... Les gars. Je vais être cru, mais ça sent vraiment les récompenses en hommage à Cyril Collard, décédé 3 jours avant la cérémonie. Je le redis, le film a ce quelque chose d'hypnotisant, mais quand même, il est sacrément bancal par moments.