
Hong Kong, 1962. M. et Mme Chow emménagent dans leur nouvel appartement le même jour que leurs voisins, M. et Mme Chan. Sans comprendre comment cela a commence, Chow Mo-wan et Chan Li-zhen apprennent que leurs époux respectifs ont une liaison. Cette découverte les choque mais les rapproche. Ils se voient de plus en plus souvent mais le voisinage commence a s'en apercevoir. Il semble n'y avoir aucune possibilité pour eux de vivre une relation amoureuse. Mais la retenue, les réserves émotionnelles de Mme Chan hantent M. Chow, qui sent ses sentiments changer.
Rôle principal
Rôle principal
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Merci à baba qui a créé cette fiche
Une oeuvre d'art.
Un chef d'œuvre.
Sans vouloir faire le bourrin de service je n'affectionne pas vraiment ce genre et me suis plus ennuyé qu'autre chose. Un rythme vraiment lent et particulier qui, associé à une excellente réalisation et bande son, renvoie une mélancolique permanente. Original, j'imagine que la majorité des notes parfaites ou quasi parfaites proviennent du public féminin. ^^
C'est tellement réducteur de dire que la majorité des meilleures notes proviennent du public féminin... Surtout que ça n'a strictement rien à voir, et puis c'est assez fatigant de voir des oeuvres cataloguées de cette manière. Bref, pour en revenir au sujet ; un très beau film, qui me donne envie de découvrir le reste de la filmographie de Wong Kar-wai.
De l'art, c'est le mot qui n'a cessé de me revenir lorsque j'arrivais à réfléchir.
Je suis encore drôlement dans les vapes alors poser des mots sur ces sensations si délicates me fait mal au cœur, ce serait toucher de la dentelle avec les doigts pleins de cambouis (cf. le titre québécois, qui nous honore d'une nouvelle traduction avec "Les silences du désir").
Un film lent avec des couleurs pastels, à son image: fade...
Un film lent avec des couleurs pastels, à son image: fade...
Mon dieu l'ambiance de ce film était phénoménale.. J'ai adoré
Un film bouleversant. La musique est envoûtante et Maggie Cheung et Tony Leung possèdent une alchimie certaine. On voit le grand talent de réalisateur de Kar Wai Wong lorsqu'il arrive à rendre des scènes banales très classes. Le meilleur exemple constitue le moment où Madame Chan va acheter des nouilles au marché de nuit. La scène est en slow motion et se trouve magnifiée par la musique. Ce film qui aurait pu rapidement se transformer en banale comédie romantique devient une grande œuvre de cinéma grâce à la réalisation de Kar Wai Wong.
La meilleure analyse de l'œuvre est, à mes yeux, à mettre au crédit du critique Peter Walker pour The Guardian. Celui-ci explique que In the Mood for Love est un de ses films préférés et indique que le long-métrage contient : "de profondes et bouleversantes réflexions sur les fondamentaux de la vie. C'est un film sur l'amour oui; mais aussi sur la trahison, la perte, les opportunités manquées, la mémoire, la brutalité du temps qui passe, la solitude - la liste continue". Cela paraît fou mais In the Mood for Love est réellement tout ça à la fois. Nous sommes devant un chef d'œuvre du cinéma.
Attention, spoilers plus bas :
Revu aujourd'hui au cinéma avec deux amies que j'ai embrigadées dans ma mouise.
Mais quel chef d'œuvre ! Le revoir m'a fait réaliser que beaucoup de subtilités m'étaient passées sous le nez durant mon premier visionnage à 17 ans. Maintenant que j'ai vu d'autres films de Wong Kar Wai, je comprends encore mieux ses intentions, ce qu'il veut raconter dans chaque scène.
Chaque plan vibre en moi, c'est phénoménal.
In the Mood for Love, c'est à la fois son film le plus connu, mais probablement le plus romantique de toute sa filmographie.
C'est l'amour qui caresse du regard sans toucher, c'est les émotions à vif de deux personnes qui n'étaient pas prédestinées à finir ensemble (et qui de fait ne finissent pas ensemble.)
Ce film catalyse juste un instant T d'amour intense, qui n'est en réalité qu'un bref moment durant toute l'existence de deux personnes. C'est un amour qui est voué à ne jamais réellement éclore, et je trouve ça sublime.
Parce qu'il est plus commun dans la vraie vie de vivre des moments de fugacité romantique avec quelqu'un sans pour autant que ces moments n'aboutissent à quoi que ce soi. Ca n'enlève rien à la beauté de ces moments.
Ca n'a pas besoin d'être une grande histoire pour transformer ta vie entière.
Et Wong Kar Wai explore la fugacité romantique avec tellement de justesse dans ce film.
Dans la mise en scène, tout tend à donner des indices quant au destin éphémère de leur relation. Tous les objets montrent des choses fongibles, qui sont vouées à disparaître : les cigarettes de M. Chow, la fumée qui s'évapore, les romans feuilletons qu'ils écrivent, la nourriture qu'ils consomment...
Dans les cadrages, ils sont souvent séparés par une ligne invisible. Les moments ont ils sont réunis ensemble sont moins nombreux que les moments où ils sont séparés.
C'est atmosphérique, sensoriel. C'est un mood finalement. Un mood propice à l'amour.
Titre.