
HowLongToBeat47 h
62.5 h
75 h
Unicorn Overlord est un jeu de rôle tactique dans un univers de fantasy développé par Vanillaware. Le titre propose un système de combat innovant à travers une expérience épique dans laquelle il faudra recruter des alliés de confiance parmi les 60 personnages uniques proposés.
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Obtenez tous les trophées.
Terminez L’anneau de la licorne.
Terminez Enlèvement de la Prêtre.
Terminez Un autre prince.
Terminez Héritier des terres draconiques.
Terminez Entre bois et eau.
Terminez L'augure d'une sorcière.
Terminez L’héritage du roi lion.
Terminez Un rêve éphémère.
Terminez Chevalier religieux
Terminez La route de la cathédrale.
Terminez La licorne libératrice.
Terminez Capitale infâme.
Effectuez le rite de l’alliance à Parévia.
Visitez les six sanctuaires et recevez le pouvoir des six sages.
Triomphez du Seigneur suprême Galvius.
Contrecarrez les plans sordides de Baltro et libérez Fevrith.
Terminez 30 quêtes.
Terminez 60 quêtes.
Terminez 90 quêtes.
Terminez 120 quêtes.
Terminez 150 quêtes.
Triomphez d'une unité à trois membres en une bataille.
Triomphez d'une unité à quatre membres en une bataille.
Triomphez d'une unité à cinq membres en une bataille.
Infligez 100 dégâts ou plus en une seule attaque.
Promouvez un personnage.
Atteignez le Niv. 50 avec un personnage.
Atteignez l'affinité maximale avec un personnage.
Aidez toutes les villes à se reconstruire.
Mangez dix repas en ville.
Débloquez les unités à cinq membres.
Débloquez tous les emplacements d’unité.
Obtenez 100 archives.
Obtenez 250 archives.
Obtenez 400 archives.
Enregistrez toutes les classes dans le Registre des classes.
Complétez la carte du monde à 30 %.
Complétez la carte du monde à 60 %.
Complétez la carte du monde à 100 %.
Trouvez cinq trésors cachés à l'aide de cartes.
Trouvez dix trésors cachés à l'aide de cartes.
Trouvez 20 trésors cachés à l'aide de cartes.
Atteignez une renommée de rang D.
Atteignez une renommée de rang C.
Atteignez une renommée de rang B.
Atteignez une renommée de rang A.
Atteignez une renommée de rang S.
Attrapez tous les poulets en fuite.
Volez le biscuit d'une chèvre.
Triomphez d'Amalia du colisée dans un combat hors ligne.
Merci à Vaniel qui a créé cette fiche
Décidément coutumier des productions atypiques et après un « 13 Sentinels : Aegis Rim » acclamé par la critique, Vanillaware s’essaye encore à un mélange des genres audacieux. Proposition unique de stratégie en temps réel et de tactical-RPG au tour par tour, Unicorn Overlord s’impose comme une œuvre unique d’une qualité rare.
Version Playstation 5 70 h de jeuDès l’introduction, l’empreinte esthétique du titre ne fait aucun doute et les équipes de Vanillaware régalent avec une réalisation 2D bluffante ! Décors d’une incroyable finesse et sprites aussi imposants que détaillés forment un enrobage somptueux, à la direction artistique inspirée. D’un château médiéval à un bourg paysan, en passant par une forêt elfique, un désert suffocant ou encore une contrée engeignée, ce mince échantillon ne rend pas justice à la diversité du voyage proposée par Unicorn Overlord ! Chaque écran prend vie avec maestria et s’apparente à une authentique œuvre visuelle d’Heroic-Fantasy. Moins tape à l’œil, le style SD de la carte du monde n’en reste pas moins joli et, malgré quelques ralentissements lors des combats chargés en sprites, l’animation parachève ce constat grandiloquent dans un style « old school » absolument charmant.
Monde médiéval-fantastique à l’équilibre délicat, Férith se découpe en 5 grandes nations et autant de souverains tentant désormais de vivre en harmonie malgré les rancœurs passées. Mais Glavius, un envahisseur sanguinaire, renverse le royaume de Cornia et vient troubler cette fragile période de paix. Dans un dernier élan de bravoure, la reine se sacrifie pour son fis et l’envoi en exil. Une décennie plus tard, le jeune prince héritier décide de venger sa mère et de rétablir la souveraineté des peuples : Glavius ayant conquis l’ensemble du globe tout en fricotant avec des forces occultes. Alain, roi en devenir, monte alors une petite troupe de guerriers fidèles et, au fur et à mesure des bourgades libérées, ralliera de nombreux alliés à sa cause. S’ensuit un scénario plutôt classique mais rondement mené, faisant la part belle aux dialogues et affinités entre les personnages qui s’étoffent au fil des rencontres et des batailles. Un casting 5 étoiles impressionnant de par son nombre et sa diversité, mis en avant par un character design magistral.
Familier des systèmes de jeu originaux, Vanillaware nous offre encore un gameplay peu commun et parfaitement maitrisé. Pour la partie combats, le concept consiste à préparer des escouades de combattants que l’on déplace ensuite sur le terrain à la manière d’un RTS. Au contact d’un groupe ennemi, la bataille se déclenche, non sans avoir au préalable affiché le résultat théorique du combat. Statistiques que vous pouvez même consulter en amont, dès lors que vous sélectionnez une unité pour l’envoyer en découdre. L’affichage change alors et zoom sur les combattants, afin que l’on assiste, spectateur, à la bataille. Les amateurs de Fire Emblem ne seront pas forcément dépaysés. En parallèle, il faut garder un œil sur l’oppressant compte à rebours, assez permissif dès lors que l’on applique une stratégie méthodique et tournée vers l’offensive, en construisant sa progression autour des bastions ennemis et des bonus de terrain (tour de guet, catapultes, etc…), tout en usant intelligemment des techniques spéciales des bataillons.
Une escouade se présente sous la forme d’un quadrillage de 6 emplacements, répartis sur 2 lignes. D’abord limité à 2 unités, vous pouvez upgrader les emplacements de vos 10 troupes potentielles jusqu’à ce qu’elles contiennent toutes 5 combattants. En effet, plus il y a d’hommes dans l’unité, plus ceux-ci vont interagir au combat. Mais la force du nombre n’est pas la seule règle à prendre en compte, puisque chaque type d’unité est plus ou moins efficace contre une autre. Les archers massacrent les unités volantes, les cavaliers écrasent les fantassins mais à contrario s’avèrent très sensibles aux lanciers, les mages doivent être placés en seconde ligne pour éviter les coups mortels, etc… Derrière ces exemples basiques se cache des tonnes de combinaisons possibles ! Faut-il mieux équilibrer ses unités ? Spécialiser certaines brigades contre un type d’ennemi ? Placer un soigneur et une unité de soutien dans chaque groupe ? Ou au contraire privilégier uniquement des combattants offensifs pour maximiser la force de frappe ? A vous de voir ! Mais l’aspect stratégique des combats ne se limite pas à la composition des escouades…
Car en amont, toute la gestion et l’intendance de vos hommes joue aussi un rôle déterminant. Outre la montée en expérience et la gestion de l’équipement, l’efficacité de vos groupes dépend aussi du paramétrage des compétences actives et passives. Car si j’ai évoqué le fait d’être spectateur des combats (que l’on passera d’ailleurs la plupart du temps malgré la beauté des sprites et de leurs animations), les directives générales dépendent bien de vous ! Chaque soldat dispose de compétences actives et passives, et d’un nombre limité de points d’action. A vous de sélectionner les habilités qui vous intéressent et de les hiérarchiser avec des conditions spécifiques.
Concrètement, imaginons un prêtre lambda avec une directive première du genre : « Soin », associé à « si PV personnage allié inférieurs à 50% ». Sa deuxième tâche de la liste serait : « résurrection », couplée à « si personnage allié KO ». Et enfin, la troisième directive renvoie à un sort magique de lumière offensif et la condition « privilégier ennemis en armures ». Avec cet exemple primaire, les deux premières conditions ne se déclencheront pas forcement et votre mage blanc va agir selon le déroulé de la bataille. Si le combat ne met pas ses alliés en danger, il va donc dépenser tous ses points d’actions dans des sorts d’attaque, en commençant par les adversaires en amure. Cas contraire, il sera peut-être exclusivement concentré sur ses ordres curatifs sans lancer une seule attaque magique.
Un exemple simpliste mais qui illustre bien toutes les possibilités offertes. A vous de créer des synergies propres à votre escouade et gérer au mieux toutes les actions préétablies. Un concept passionnant, à condition de ne pas être allergique au temps passé dans les menus de paramétrage ! D’autant que ceux-ci deviennent vite indigestes… Si la montée en expérience permet de déverrouiller automatiquement de nouvelles actions régies par la classe de l’unité, armes, boucliers et accessoires sont aussi des leviers primordiaux pour s’attacher de nouvelles compétences et, surtout, augmenter le nombre de PA et de PP des personnages. Je passerais rapidement sur le système de médailles, récompenses post batailles permettant de promouvoir une unité à la classe supérieure, d’augmenter la taille des escouades et de s’offrir les services de mercenaires dans les forts. Bien que le roster scénarisé se révèle bien assez conséquent pour ignorer cette dernière prestation.
La mappemonde d’Unicorn Overlord pullule d’ennemis, de villes, de PNJs, de lieux secrets à visiter et, surtout, de ressources en tout genre ! Un système de crafting parachève ainsi une boucle de gameplay ingénieuse, avec comme enjeu principal la restauration des cités de Férith moyennant fourniture de matériaux. Bien évidemment, or et médailles récompenseront cet altruisme pas si désintéressé… Missions d’escarmouches, secondaires, principales, rencontres d’affinités, etc…, la carte sera vite saturée d’indications mais reste d’une lisibilité irréprochable, et propose un système de téléportation instantané très confortable.
Evoquons rapidement la bande son du jeu, pourtant elle aussi de grande qualité. Thèmes d’ambiance, mélancoliques, compositions envoutantes ou épiques, la variété est de mise et accompagne votre périple avec soin. Le doublage anglais se veut lui aussi impeccable, et ce malgré la quantité de protagonistes prenant part à l’aventure. Cet ensemble sonore conforte une ambiance Heroic-Fantasy plutôt classique mais non moins immersive, portée par la formidable direction artistique susmentionnée et une 2D aguicheuse.
Certes, Unicorn Overlord demande un peu d’investissement avant de pouvoir s’immerger complètement et savourer chaque composante du titre. Ensuite, ce sont des dizaines d’heures de bonheur qui vous attendent ! Passé cette petite contrainte d’accessibilité, et une fois tous les ressorts du gameplay maitrisés, les habitués du genre auront même tendance à rehausser la difficulté d’un rang pour maintenir un peu de tension et de challenge. Malgré tout, il m’a fallu près de 70 heures de jeu pour boucler l’aventure et tous ses à-côtés. Vanillaware nous propose un nouveau mélange des genres, équilibré, addictif et rafraichissant. Une prise de risque salutaire qui place Unicorn Overlord sur l'échiquier des meilleurs T-RPG de ses dernières années. Probablement la plus grande réussite du studio à ce jour : un indispensable pour tous les amateurs du genre !