Biobazard a dit (10 Décembre 2015 à 20:12)
Déjà cultissime, Last Of Us nous propose une histoire attachante entre un homme dans la force de l'âge, meurtri par la perte d'un être cher au début de la catastrophe, et une jeune ado née dans ce chaos, au caractère bien trempé, et qui se révèle être LA solution à ce cauchemar. On se lie d'affection de facto à cette relation qui finit en apothéose, entre certains passages où l'horreur vous mets la pression (sans blague, je serrais les dents pendant des heures tellement la tension avait effet sur moi!), et d'autres où c'est l'humain qui est plus dangereux que le monstre. Avec un gameplay diablement efficace qui, au début, peut paraître difficile à prendre en main (j'ai acheté le jeu il y a un an, j'ai dût m'y mettre à trois fois pour enfin accrocher!), et une bande son sublime, TLOU est, pour ma part, LE jeu parfait. Le meilleur jeu vidéo de tous les temps. Il serait dommage de ne pas s'y essayer, au risque de ne plus retrouver ce petit quelque chose que tous les autres jeux n'ont pas.
Benben a dit (08 Décembre 2015 à 10:28)
Avec quel jeu attaquer la 8é génération de consoles ? Avec le portage d'un jeu de 7é génération pardi ! Mais tant qu'à faire, autant en choisir un bon, un très bon, un qui devrait imprimer les boutons de la manette sur les mains tel un fer rouge. Alors c'est parti pour un voyage en Drangleic avec Dark Souls II.
Sans surprises, From Software reprend la même recette que pour les opus Souls précédents et largue le joueur au beau milieu d'un monde hostile et oppressant. Histoire de rameuter du public, on a droit à un enrobage et une narration plus poussés et DEUX cinématiques d'intro vont venir expliquer pourquoi on se retrouve à poil au milieu des bois. On retrouve très vite ses marques après la 1ere mort qui doit survenir dans les deux premières minutes de jeu et qui donne accès au bien nommé succès "This is Dark Souls". Le ton est donné, l'aventure peut débuter.
La version Scholar of the First Sin propose un rendu visuel vraiment éblouissant : le jeu est fluide (60 FPS constants), les effets de lumière toujours bien placés, les décors variés et impressionnants, les effets spéciaux moins kitsch. Bref, c'est du tout bon et c'est vraiment plaisant de pouvoir apprécier la direction artistique à sa juste valeur dans des conditions idéales.
A l'image de Demon's Souls, on ne pourra ici monter de niveau qu'en un seul endroit de Drangleic, et ce, en allant discuter avec un PNJ aux relents tout aussi mélancoliques que ceux de la Maiden in Black. Si le fait de devoir retourner dans cette zone centrale peut paraitre rébarbative, il n'en est rien, car ce havre de pseudo paix permettra également de retrouver d'autres PNJ libérés, d'acheter des items uniques, d'améliorer ses armes, bref, de se préparer à affronter des créatures toujours plus fortes.
Cependant, j'ai trouvé la difficulté de cet opus bien moins élevée que dans Dark Souls. D'aucuns diront qu'après avoir terminé les deux premiers Souls, on est rodé au genre, mais rien dans la partie hors DLC ne m'aura tenu tête bien longtemps. Avec une atmosphère globalement bien moins sombre, si l'aventure n'a certes rien d'une balade champêtre, elle a peiné à me mettre dans l'ambiance qui m'avait complètement accroché dans les volets précédents.
Cela dit, certains lieux comme le Gutter, Lost Bastille ou Undead Crypt sont de dignes enfants du genre, et resteront collés dans mes rétines encore longtemps. La variété des zones apporte un renouveau constant et l'exploration, si elle est toujours sujette à des moments de gros stress, demeure un point crucial de l’œuvre. La découverte de passages secrets, les rencontres fortuites avec un bestiaire plutôt bien inspiré, l'ouverture de raccourcis, font partie intégrante du gameplay et s'avèrent nécessaires pour dénicher les meilleurs objets et comprendre Drangleic.
Les boss, nombreux, ne proposent hélas que peu de patterns et à part quelques exceptions (The Pursuer, salaud !) on retrouvera sous une apparence différente un même type de combattant qu'on aura tôt fait de mettre en pièce. Certains boss optionnels (Executionner's Chariot, Old Dragonslayer...) rendront quant à eux les duels plus variés et opposeront un challenge digne dont on sera plus que soulagé de sortir vainqueur.
Les 3 DLC proposés avec cette version apportent chacun beaucoup de choses : beaucoup d'heures de jeu, une difficulté démultipliée, de l'originalité. Si l'aventure principale m'a parue limite facile, ce fut une toute autre paire de manches pour récupérer les trois couronnes des rois déchus... Et que dire des boss optionnels carrément surpuissants et qui demandent de surcroît de survivre à un parcours du combattant avant de les atteindre ! Il y a donc ici de quoi rallonger le durée de vie déjà conséquente de Dark Souls II.
68 heures m'auront donc été nécessaires avant de donner un dernier coup d'épée et de lever la malédiction pesant sur Drangleic. J'en ressors avec l'impression d'avoir vécu encore une fois un grand jeu d'aventure, digne successeur de la saga Souls, qui trouve sa propre identité dans les petites différences qu'il affiche par rapport à son épique grand frère.
Mijak a dit (08 Décembre 2015 à 03:41)
Moui bon, je pige pas bien tout cet engouement. L'ambiance m'a beaucoup fait pensé à celle qu'on nous invite à découvrir dans Gone Home (la petite sœur) ; une vie d'adolescente, ses amitiés et ses problèmes, la révolte, l'envie de briser cette cage, de partir... Ici on a tout ça, aussi, mais d'une façon bien différente, mais avec toujours l'ambiance lycée américain, la musique mélancolique à la guitare (elles se ressemblent toutes, dans le jeu, mais c'est ma perception - je suis pas fan du genre), et bien sûr le côté fantastique qui pimente les choses (un Marc Lévy du jeu vidéo ?)
J'ai trouvé l'héroïne très insipide, normale/sans personnalité, et l'histoire permet non sans mal de nous sauver de l'ennui du gameplay.
On se croirait dans un telltale récent (très narratif et avec des choix de parcours changeant le déroulement), moins foutage de gueule sûrement, car il y a moins de moments clés, mais ils ont plus d'impact ; mais j'avoue que depuis mon dernier de ce genre, le style narratif à l'extrême avec quelques choix par-ci par-là, ça me gave un peu.
La particularité du retour dans le temps, en plus de n'être pas originale ni si plaisante que ça (ok pour l'intégration à l'histoire, le pouvoir de Max, mais après, ben finalement, c'est comme charger une sauvegarde, rien de plus - d'ailleurs à certains moments c'est ce que j'ai fait), ne permet de revenir que peu de temps avant, ce qui limite les choix en connaissance des conséquences qui suivent directement le dilemme, donc niveau effet papillon, on repassera. De plus, tout est scripté, prévu, guidé, aucune impression de liberté (dans Gone Home, il y avait l'enquête, la découverte, la liberté, la progression sans script) ; même pour les informations recueillies pour être exploitées, c'est un élément qui vient ensuite se souligner, genre "vous avez cette nouvelle option de dialogue, maintenant", moui, bon, merci, ai-je le choix ? Pas vraiment. Et on vous le dit, quand il vous faut retourner dans le temps, surtout, on vous tient par la main. Et puis la liberté en tant qu'illusion nous est toujours rappelée dans ces moments où Max choisit un truc important dont l'option ne vous est pas présentée ; on s'en rend pas compte forcément, c'est le scénario, mais c'est là qu'on se rend compte qu'on est aux commandes de rien du tout et qu'on suit juste l'histoire.
Mais bon, ce qui m'agace surtout c'est Max elle-même, encore un de ces archétypes créée pour être aimable par tout jeune, à la mode mais pas pouf, insoumise mais pas rebelle, pas populaire mais pas rejetée ; bref une fille qui n'existe pas et n'existerait pas. La moyenne en toute chose.
Et puis bon, ajoutons qu'elle fait des études de photos et a une amie punk, pour le côté lien avec la rebellitude. Mais punk gentille hein, attention, que tout le monde puisse comprendre et s'y attacher ; rien de trop agressif ni trop singulier.
Bon, sinon c'est joli, touchant, agréable... mais très édulcoré et en rien exceptionnel. La seconde partie apporte du changement, et le dernier chapitre est plus intéressant et la fin est bien , mais je vais pas spoiler , même si là encore, on a peu de prise sur les évènements.
(edit : ah oui et j'oubliais ; ces jeux en épisodes ça commence à ME GAVER SÉRIEUX ! Foutre ces "précédemment dans..." et ces spoilers à la fin de chaque chapitre... ! Rhaaa !)
Greveche a dit (06 Décembre 2015 à 16:13)
Vraiment sympa pour oublier ses soucis de la vie de tous les jours, et permet aussi de se taper des bons délires quand on joue avec des amis :) Je conseille vivement!
Greveche a dit (06 Décembre 2015 à 16:09)
Non mais sérieusement quoi... Ce jeu c'est genre... le vide intersidéral.
Racetrack a dit (06 Décembre 2015 à 15:51)
C'est une expérience vraiment particulière que ce "jeu". Mais j'ai adoré !
Pour moi [spoiler] il n'y a pas de sœur jumelle, elle est juste folle [/spoiler].
Et j'ai bien aimé le petit détail à la fin [spoiler] que le protagoniste soit Sarah, la fille d'Hannah des vidéos [/spoiler]
Sammy a dit (05 Décembre 2015 à 21:37)
Le "fils" de Ghost'n'goblins en plus simple :).