Benben a dit (28 Janvier 2017 à 20:18)
Franz comment peux-tu oser dire que la modélisation des personnages prête à rire, ou encore que le système de visée est atroce ? Si on va par là, alors Streets of Rage est dégueulasse et la visée dans Contra est à jeter aux chiottes !!
Tu l'as refait sur une TV cathodique ou sur ton 142cm ? La 2é hypothèse expliquerait l'amas de pixels auquel tu fait allusion.
Franz26 a dit (28 Janvier 2017 à 08:52)
Metal Gear Solid fait incontestablement parti des jeux les plus marquants de sa génération. S’affranchissant de nombreuses barrières il a su proposer, malgré des limites techniques aujourd’hui évidentes, une expérience hors norme contribuant à hisser le jeu vidéo dans une autre dimension. Rien que ça. Peut-être un poil moins enthousiasme que la majorité, ce titre m’avait néanmoins conquis et laissé quelques souvenirs impérissables. Souvenirs fraîchement ravivés en replongeant dans la peau du célèbre Solid Snake pour une seconde partie. Depuis le temps que ça me démangeait…
Revenir des années plus tard sur un jeu d’action-aventure 32 bits n’est pas évident tant les titres 3D de première génération ont majoritairement mal vieillis (d’autres genres se révèlent bien moins impactés heureusement). Je ne vise pas l’aspect technique, plutôt secondaire, mais bien le gameplay auquel pardonner rigidité et approximation s’avère plus difficile de nos jours. Et ce qui nous apparaissait comme convaincant aux balbutiements de la 3D se remet désormais vite en perspective ! Hors savoir replacer l’ensemble dans son contexte et conserver un regard objectif n’est pas toujours aisé… Fin de l’aparté.
Transition toute amorcée pour exposer le gameplay de Metal Gear Solid premier du nom. Vous l’aurez deviné : le constat n’est pas aussi rose qu’en 1998. L’ergonomie générale accuse un peu le coup, mais on pointera surtout du doigt les combats et l’imbuvable système de visé qui rend certaines phases plutôt pénibles. Certes, dans l’ensemble le gameplay reste une réussite grâce à des mécaniques efficaces et très poussées en matière d’infiltration et de réalisme, mais les sensations s’avèrent fatalement moins bonnes qu’à l’époque. Vu l’ambition affichée et les possibilités offertes, remises dans leur contexte, on lui pardonnera. Comptez juste un léger temps d’adaptation.
Techniquement aussi le titre accuse le coup et pique un peu les rétines. De nombreuses textures s’apparentent désormais à une belle purée de pixels, et la modélisation des personnages durant les cinématiques prête à sourire. En revanche, la plupart des décors s’en tirent assez bien, l’animation reste satisfaisante, et on observe un souci du détail constant au service d’une direction artistique de haute voltige. L’ensemble conserve, au final, un certain cachet.
Des environnements aussi réussis visuellement que conceptuellement et une pléiade de personnages originaux mettent en évidence une atmosphère unique, froide et implacable. La progression exige une bonne dose de discrétion, sous peine de punition rapide, renforçant ainsi une tension palpable qui trouve écho dans l’atmosphère glacée et métallique de cette base militaire en Alaska. Associée au ton mature de l’intrigue, généreuse en scènes mémorables et boss épiques, l’ambiance unique de Metal Gear Solid prend aux tripes !
Bien sûr, il faut aussi compter sur un scénario passionnant et une mise en scène exceptionnelle. C’est là l’un des gros tours de force de Metal Gear Solid, qui redéfini à sa manière la frontière entre le jeu vidéo et le cinéma. Toutes proportions gardés évidement. Au passage, cette forme de passivité cinématographique manette en main, due aux diverses vidéos et nombreux dialogues, sera l’argument principal des rares détracteurs de la série. Bref, s’ajoute une bande son grandiose pour parachever une immersion déjà phénoménale. Car outre des compositions magnifiques et des bruitages cultes (vous venez d’entendre le Codec sonner dans votre tête, ne mentez pas), le jeu bénéficie d’un doublage intégral ! Les voix Françaises sont honnêtes, même si à titre personnel j’aurais vendu ma couille gauche pour de la VO, et semblent à jamais encrée dans nos têtes tant le procédé était rare vingt ans auparavant.
En complément à la quinzaine d’heures nécessaire pour une achever sa première partie, le jeu regorge de secrets à découvrir et présente une durée de vie convaincante. Entres les accessoires bonus, les scènes cachées, un challenge rehaussé, et surtout l’envie de revivre myriade de scènes d’anthologie associées à une deuxième lecture du scénario souvent utile, le contenu de Metal Gear Solid ne souffre d’aucune lacune.
A l’aube de la 3D le titre d’Hideo Kojima a su innover et concrétiser son ambition en proposant une aventure magistrale maîtrisée de bout en bout. Culte pour toute une génération de joueurs, Metal Gear Solid s’est imposé comme une référence en matière d’action-infiltration et hissé parmi les meilleurs jeux de la console ! Le temps a malheureusement œuvré et laissé quelques traces dommageables. En résulte un plaisir de jeu amoindri et une expérience légèrement ternie pour quiconque replongerait dans l’aventure aujourd’hui (d’où ma note plutôt sévère). Néanmoins, l’aura qui entoure Metal Gear Solid vaut le détour, et si la nostalgie biaise sans doute cette impression les qualités indéniables du titre y sont pour beaucoup. A jamais parmi les grands. Snake, terminé.
Benben a dit (27 Janvier 2017 à 11:05)
Un titre atypique, qui pourtant aime à aller puiser ses références chez les grands pontes du monde vidéo-ludique. Nier est un jeu qui reste, quoi qu'il en soit, unique en son genre, et qui propose une expérience méritant que l'on s'y attarde.
Souffrant malgré tout d'un retard considérable sur le plan visuel (même en 2010 j'entends), ce qui a valu à l’œuvre des critiques biaisées lors de sa sortie, et par conséquent un succès public plutôt faible, il serait dommage de s'arrêter au choc visuel provoqué par les premières minutes de jeu, car ce serait passer à côté d'un grand titre, certes inégal mais travaillé.
Nier se vit un peu comme un rêve, ou du moins comme une expérience éthérée, car l'on ne sait que peu de choses du monde dans lequel on est plongé. On accepte les quêtes que nous confie Popola pour sauver Yonah, fille du héros dans la version occidentale, d'une maladie mystérieuse, mais on ne sait ni d'où on vient, ni où l'on va. Le scénario s'égraine lentement, au fil des missions secondaires en mode facteur (d'ailleurs, le titre joue sur l'auto-dérision du début à la fin, grâce à de piquantes répliques de Weiss), qui nous permettent de mieux appréhender et de comprendre ce que l'on fait en ce bas monde.
Il n'y a que peu de personnages dans Nier, mais chacun est si puissant qu'on s'en contente largement : de Kainé, guerrière qui se bat en nuisette et qui n'a pas sa langue dans sa poche, à Emil, jeune garçon apeuré, en passant par Grimoire Weiss qui rend le verbe plus fort que l'épée, il y a de quoi se délecter rien qu'au niveau des dialogues, qui font toujours mouche.
Le gameplay est issu des action-RPG les plus basiques : des combats en temps-réel, des pouvoirs magiques et de la mêlée, du gain de niveau et des accessoires pour améliorer le tout (accessoires qui sont en fait des mots, trouvés au fil de l'aventure, à apposer sur une arme ou un pouvoir pour augmenter ses caractéristiques). Les combats sont dynamiques à défaut d'opposer une réelle difficulté, et le joueur assidu aura tôt fait d'être surpuissant par rapport aux ennemis qui bêtement vous fonceront dessus sans se douter qu'un seul coup de votre plus belle hache sera le one-shot fatal.
Des références à Zelda, et à Resident Evil, et énormément de symboliques japonaises donnent encore plus de profondeur à Nier, qui jongle entre les différents types de jeu : vue en 3D isométrique, vue de côté, phases en texte uniquement, ou bien vue classique à la 3é personne, sont autant de genres diablement bien intégrés les uns par rapport aux autres, et qui donnent un tout cohérent.
Pour finir, parlons de la musique, totalement géniale, point. Elle s'accorde tellement bien avec chacune des situations et chacun des lieux, qu'elle fait véritablement partie de l'identité profonde et multiple de Nier.
Un titre qui aura donc gagné ses lettres de noblesse pour une petite partie du public connaisseur, et une reconnaissance tardive mais amplement méritée. Vivement la suite !
GrumpyAna a dit (26 Janvier 2017 à 23:38)
@Pieuw : je comprends mieux ton point de vue. Je suis une fangirl, mais raisonnable ^^ Si tu as eu des bugs suffisamment importants pour gâcher ton plaisir du jeu vraiment tout le temps, ça n'a pas dû être une partie de plaisir. Ma moquerie n'était pas vilaine, je ne pensais juste pas que c'était "à ce point" ;)
Je trouve franchement dommage de passer à côté pour des bugs, d'autant qu'en mourant souvent, tu l'as quand même fini plus vite que moi ! A moins que tu ne l'aies pas fini ?
@RaceTrack : après 12h de jeu, je commence à apprécier vraiment le 2. J'ai mis plus de temps à m'y faire que le premier, je trouve l'interface plus complexe. Disons que les petites missions en Mako avec les repères oranges sur les cartes me manquent sûrement un peu ^^
Racetrack a dit (26 Janvier 2017 à 22:01)
A partir du 2 la saga s'oriente vers l'action et le combat en laissant de coté l'aspect RPG. Mais pour moi, le fond du jeu est le même. Le 1 et le 2 sont très différent, mais se complète. Le 3 c'est une autre histoire :(
En tant que fan inconditionnelle, il faut, pour moi, avoir jouer aux 3 jeux. L'un ne vas pas sans l'autre. Ca serait comme commencer un jeu sans le finir. Ou chopper la sauvegarde de quelqu'un en plein milieu de partie.
Apres, chacun perçoit un jeu différemment. Mais c'est dommage de passer à coté...
Je continuerai de toute façon a aimer ce jeu et a rêver a mes bébés bleus ;)
Pieuw a dit (26 Janvier 2017 à 21:34)
@Jadaither Je comprends que les mauvaises critiques te titillent si tu adores le jeu, mais le fait est que mon expérience avec celui-ci a été catastrophique...
Ça fait loin maintenant donc j'ai plus tout en tête, mais je t'assure que je me prenais des Game Over sans comprendre pourquoi. Quand je repense à ce jeu c'est un sentiment de frustration qui me vient.
Tu peux remettre en cause ma façon de jouer si ça te fait plaisir, après tout je suis peut-être une quiche qui s'ignore ^^
J'ai quand même tenté le 2 quelques temps plus tard et je ne le regrette pas puisque j'ai bien apprécié cette fois, comme quoi c'était pas de la mauvaise volonté :)
GrumpyAna a dit (26 Janvier 2017 à 15:07)
J'ajoute qu'en "sautant ME1 pour passer directement au second", on se prive de détails majeurs, comme l'importation du perso ME1, avec les conséquences que ses choix IG ont impliqués. Quand Arachnid dit "l'histoire tient à peu près la route", moi je dirais plutôt "L'histoire de ME1 est quasi indispensable pour apprécier l'expérience ME2 à sa juste valeur."
GrumpyAna a dit (26 Janvier 2017 à 15:03)
@Mca : Ce qui m'ennuie profondément dans le commentaire d'Arachnid, c'est qu'il dise clairement qu'à part l'histoire, y'a rien à sauver du jeu : "Heureusement que l'histoire tient à peu près la route, sinon je conseillerais de le sauter pour directement passer au second opus de la saga" Je trouve personnellement ce genre de commentaire très injuste d'une part, et franchement réducteur pour ceux qui voudraient y jouer et qui lisent les commentaires.
Le jeu est imparfait, comme tous les jeux vidéos sans exception, mais ME propose un contenu relativement inédit dans le monde du jeu vidéo, et mérite qu'on s'y intéresse pour autre chose que sa date de sortie ou ses graphismes, tout comme Bioshock.
J'ai joué à Bioshock Infinite avant Bioshock, et les graphismes sont forcément très loin devant, mais dire pour autant que le premier a mal vieilli parce qu'Infinite est plus joli, c'est injuste.
@RaceTrack : je suis entièrement d'accord avec toi. Il y a un avant, et un après.
Mais tu vois, je viens de commencer ME2, et j'ai du mal à m'y faire. Je trouve que l'interface est a été compliqué, particulièrement au niveau de l'exploration de la galaxie. L'accent a été mis sur l'aspect du combat au sol, avec la recherche de composants pour les armes, et ça ne m'enchante pas forcément. J'attends beaucoup de l'histoire, et du dénouement de l'action, mais je préférais le gameplay tel qu'il était dans le précédent, là je suis un peu perdue. Mention spéciale toutefois pour le "PDN", pour ceux qui ont pris le temps de lire le Codex de ME2 x'D
Racetrack a dit (25 Janvier 2017 à 23:42)
Même en y jouant aujourd'hui (et j'y reviens très souvent) je trouve tjrs ce jeu très beau. Mais si il y a bien un jeu pour lequel je ne serais jamais objective, c'est celui la ! Dans ma vie de joueuse, il y a un avant et un après ME. Ce jeu a vraiment une place à part pour moi.
Mais y revenir apres un ME3 par exemple, les passages de baston sont vraiment pas les plus sympas a faire. Sur ce point, ca a mal vieillit, en effet. Mais perso, l’intérêt de ME c'est son histoire et ses personnages, le reste je m'y fait.
Et moi j'aime bien piloter le Mako :)
GrumpyAna a dit (25 Janvier 2017 à 16:03)
J'ai du mal à comprendre certaines critiques.
A part pour le Mako horrible à conduire où je rejoins tous les autres plus haut, je n'ai eu aucun problème avec ce jeu (à part quelques bugs graphiques, mais c'est un autre problème).
@Pieuw, mort plusieurs fois sans comprendre ??? Comme Pryest, je me demande avec combien de doigts tu as joué... Les seules fois où je suis morte, c'est parce que je l'ai cherché !!! A l'endroit de ton gif, j'ai roulé comme une grosse sauvage, je me suis pris la rembarde, et je me suis envolée pour tomber dans le vide x)
Mais j'ai repris plus doucement, et c'est passé sans embûche...
Et @Arachnid... lent ? C'est voulu. L'important dans Mass Effect, c'est le principe des choix, des discussions, et des répercussions de ton gameplay sur l'histoire. Donc oui, c'est long, mais c'est voulu.
Laborieux ? Je vois pas en quoi, j'ai joué à des jeux beaucoup plus courts mais aussi beaucoup plus chiants à jouer.
Interface lourde, allez, je te l'accorde, c'est vite fait compliqué à comprendre au début, mais une fois que t'as saisi le principe c'est pas plus chiant que ça, et pourtant je suis pas fana des interfaces compliquées (sur WoW ou Diablo ça me gonfle bien plus que sur ME, par exemple...).
Et les graphismes.... C'est la pire critique non-constructive que tu pouvais faire. Le jeu date de 2007, et de nombreux jeux étaient dotés de graphismes imparfaits. Mais je te trouve surtout injuste dans le fait que Mass Effect a été réalisé en tablant sur un concept plus que sur des graphismes... Des jeux avec des histoires comme celle-ci, je veux bien en voir plus souvent, quitte à sacrifier du graphisme. Sérieusement, des scénar à la fois touchants, intéressants, et bien ficelés, et surtout, le concept d'un jeu qui mise sur la continuité de la saga (pour ceux qui n'ont jamais joué, sachez que certaines situations pourront vous amener à tuer ou faire tuer certains personnages , qui de ce fait disparaîtrons dans les suivants opus s'ils meurent effectivement, mais resteront jouables si vous les avez sauvés) c'est presque du jamais vu ! C'est plutôt rare de trouver des jeux qui offrent une telle implication, et une immersion à ce point !).
@tommyvercetti, toi tu as une vraie critique constructive. Tu n'aimes pas le côté militaire, c'est une question de goût, ça peut se comprendre.
C'est un peu comme si on opposait deux personnes sur Tomb Raider, l'un disant qu'il aime pas parce qu'elle a les seins carrés, et l'autre parce qu'il n'aime pas le côté aventurier. Bon bah, désolée, mais pour moi, ne pas aimer l'ambiance d'un jeu est recevable, alors que critiquer les graphismes ne l'est pas.
Vu la quantité incroyable de contenu, c'est pas franchement la priorité absolue, les graphismes. Sans compter que pour un jeu commercialisé en 2007, ils ne sont pas non plus dégueulasses que ça !
Bioshock est sorti la même année, graphiquement il est bien, sans casser des briques, et pourtant c'est un pu**** de jeu aussi.
Assassin's Creed est lui aussi sorti la même année. Graphiquement il est superbe quand tu es avec Altaïr, mais quand tu retournes chez Abstergo, ça vole pas plus haut que Mass Effect ou Bioshock.
Alors même si je comprends que certaines personnes n'aiment pas les jeux avec des graphismes sous la moyenne actuelle, je trouve ça franchement réducteur de se limiter à ça pour faire une critique générale.
Mass Effect c'est surtout une histoire et une expérience basées sur les choix et l'intuition, pas sur la qualité du grain de la planète en arrière plan.
En ce qui me concerne, c'est la première fois que je me tape autant la chair de poule devant un jeu vidéo...
Et pourtant, j'ai une espèce de phobie du... néant. J'ai une trouille pas permise de l'espace, mais aussi des profondeurs marines, et ça ne m'a pas empêchée de dévorer le jeu en une semaine !!!
Tout ça pour dire que je le recommande, plus que chaudement, à faire au moins une fois dans sa vie.