Franz26 a dit (26 Mars 2025 à 07:35)
Mascotte la plus emblématique d’Ubisoft, Rayman s’est au fil du temps forgé une place de choix parmi les ténors du genre. Si l’on passera sur la multitude de spin-off plus ou moins discutables, les volets canoniques se sont révélés, eux, de franches réussites. Pourtant, alors que la tendance des jeux de plates-formes 3D bat son plein depuis deux générations suite à la révolution Super Mario 64, c’est en 2011 qu’Ubisoft nous propose de revenir aux origines avec... Rayman Origins ! Résultat : un jeu de plate-forme 2D « à l’ancienne », aussi exigeant que magnifique, à la prise en main impeccable et bourré d’excellentes idées de game design. Il n’en fallait pas plus pour tenir une nouvelle référence du genre, gratifiée d’une suite quelques années plus tard et dont il est question aujourd’hui. Mais cette nouvelle itération va-elle entrer dans légende ?
Opus multi plateformes, ce Rayman a toutefois été développé spécifiquement pour la Wii U afin de profiter des capacités de la controversée « mablette ». J’ai ainsi privilégié cette version, exclusivité partielle se matérialisant par une dizaine de stages spécialement conçus pour le gamepad, où le stylet permet de dicter la cadence de Rayman tout en dégageant les obstacles sur son chemin. Le capteur de mouvement du pad, pour le coup assez précis, va également servir sur de courtes sessions de jeu : concept sans réelle plus-value mais néanmoins sympathique. Pour le reste, le titre ne se démarque pas des volets PS360.
Au contrôle d’un Rayman déchainé et s’aventurant intrépidement dans une ribambelle de niveaux farfelus afin de libérer les « ptizêtres », il va falloir faire preuve de réflexes et d’un sens du timing impeccable pour déjouer un level design aussi tordu que génialissime. En partant du hub central matérialisé sous la forme de tableaux, les nombreux stages se déverrouillent au fur et à mesure des lums récoltés et des amis délivrés. Deux conditions nécessaires à la complétude du titre. Mis à part les spécificités propres à la version Wii U évoquées ci-dessous, on retrouve des commandes minimalistes au profit d’un gameplay accessible et dynamique. Rayman peut donc sauter, planer, courir, distribuer des tatanes et effectuer une chute plongeante rapide. Ni plus, ni moins. C’est donc bien le game et le level design qui assurent de prime le divertissement, en nous proposant une multitude de mécaniques géniales et rafraichissantes. Le titre joue ainsi sur de nombreux concepts et chaque niveau se révèle un incroyable condensé de fun et de divertissement !
Sans jamais perdre de vue son obsession de la plate-forme millimétrée, et donc exigeante quitte à prendre des airs de pur die & retry malgré une difficulté revue à la baisse, Rayman Legends trouve un bel équilibre dans sa proposition ludique. Les stages principaux nécessitent une bonne dose de dextérité mais aussi d’observation afin de mettre la main sur les 10 ptizêtres qu’ils hébergent. En parallèle, de pures sessions de parcours ou de contre-la-montre viennent pimenter la progression, bien facilitée par une abondance de checkpoints. Mention spéciale aux niveaux musicaux basés sur le rythme sonore : une dinguerie, aussi jouissive qu’addictive ! Etonnamment, Rayman Legends propose également une rubrique dédiée à son prédécesseur où l’on retrouve un large panel de niveaux d’Origins. Si l’on ne boudera pas son plaisir tant la qualité de ces derniers n’est plus à démontrer, ce choix peut interroger. Du contenu facile, que l’on aurait volontiers substitué à des stages inédits. Les autres modes bonus se révèlent assez anecdotiques, d’autant plus avec l’arrêt du one line sur la bécane.
Très proche de son aîné sur le fond, Rayman Legends l’est aussi sur la forme. Entièrement réalisé en 2D, la finesse et l’animation des décors émerveillent et baignent dans une direction artistique aussi colorée qu’envoutante. On classera donc aisément ce Rayman parmi les plus beaux jeux de plates-formes 2D existant. Visuellement incroyable, l’ambiance sonore n’est pas en reste et, outre sa contribution non négligeable à l’atmosphère « bon enfant » générale, les musiques se placent parfois même au cœur du gameplay. Airs complétement décalés, classiques ou métalleux, c’est une variation de style détonante qui nous est proposée.
Compléter le titre à 100% demande un peu de persévérance, et 20 à 25 heures de jeu restent nécessaires pour boucler ce petit chef d’œuvre. Car oui, Rayman Legends surfe sur la vibe d'Origins et s’inscrit généreusement dans sa continuité ! Malgré une prise de risque minime et des acquis aucunement remis en question, il s’impose comme une nouvelle pépite de la plateforme, venant définitivement encrer notre petit bonhomme désarticulé dans la légende. Un incontournable pour tous les amateurs du genre.
simcet a dit (25 Mars 2025 à 22:18)
J'adore ce jeu, je ne me lasse jamais d'y jouer. Le mieux, c'est d'être à plusieurs. Hâte de voir les nouvelles mises à jour. Je le recommande fortement !
Benben a dit (19 Mars 2025 à 09:43)
Pas vraiment d'intérêt ludique sur ce spin-off / mini casse-croûte qui n'apporte pas grand chose à la saga. Situations et armes n'ont rien de bien nouveau, et même la narration, qui était vraiment bonne dans "The New Order" est ici reléguée au second plan. On avance et on bute du nazi dans une ambiance gore et fantastique qui rappellera le très moyen volet "Wolfenstein" de 2009 jusqu'à un final décevant.
Beaucoup d'easter-eggs viennent appuyer le fait que cet épisode est fait pour les fans purs et durs de la saga, qui sont toutefois et à mon sens, plutôt pris pour des jambons ici.
Au contraire de Wolfenstein II : The New Colossus que je viens d'attaquer et qui est bien plus peaufiné.
Benben a dit (12 Mars 2025 à 11:36)
Et bien, jolie récompense aux Pégase 2025 pour The Lost Crown !
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/03/06/prince-of-persia-s-impose-a-la-ceremonie-des-pegases-les-cesars-du-jeu-video_6576851_4408996.html
Benben a dit (12 Mars 2025 à 09:35)
L'une des premières phases du jeu, concernant la probable défaite de l'Amérique face au nazisme : "America could never fold..." et en réponse un simple "Hah !"
Cet échange a, en 2025, une toute autre saveur, qui n'a rien de savoureux.
Mais ça fait du bien quand même de poutrer du nazi à la chaîne !
Benben a dit (12 Mars 2025 à 09:30)
Ouah, en voilà une expérience ! Difficile de croire que Psychonauts n'a pas rencontré assez de succès pour devenir une franchise ultra lucrative tant ce premier volet comporte d'excellentes idées de gameplay et surtout, SURTOUT, de game-design mis au service du scénario !
Dans la peau de Razputin, Raz pour les intimes, réfugié dans un camp de vacances d'été pour enfants aux pouvoirs psychiques, le soft nous entraîne dans les méandres des esprits tourmentés d'un monde loufoque qui n'a rien à envier aux délires les plus psychédéliques de Tim Burton.
Au menu, visitons la psyché d'un peintre toréador et esquivons un taureau fou dans des ruelles décorées au couleurs du Día de Muertos, débloquons les frustrations d'une actrice en mettant en scène une pièce de théâtre dans son esprit, ou encore faisons gagner une bataille décisive contre Napoléon dans la mémoire d'un type qui se prend pour l'Empereur.
Le tout ayant pour but de sauver le monde, oui oui, car un vaste complot s'étend dans le camp de vacances, et Raz aura fort à faire pour aider ses amis dont les cerveaux ont été volés pour créer une arme de contrôle psychique !
Franchement, c'est l'éclate totale dans le déroulé du jeu : les situations sont toutes rocambolesques et variées, les personnages sont dingues à souhait, et l'humour décalé est omniprésent.
Bon par contre, la frustration qui te hante quand tu ne parviens pas à passer convenablement certains passages de plate-forme parce que la caméra est une atrocité... Et bien disons que cela ternit l'expérience et qu'on voit le chemin parcouru depuis 2006 en termes de jouabilité et maniabilité sur les jeux en 3D ! La difficulté ici étant d'appréhender correctement les distances, que ce soit pour effectuer un saut ou bien pour frapper un ennemi. Et cela ne fait qu'être encore pire sur certaines phases comme par exemple le boss-taureau sur lequel il faut envoyer des pics au petit bonheur la chance (oui les anti-corrida vous allez pleurer du sang mais attention en phase 2 il faut justement enlever les pics et les foutre dans le cul du toreador, match nul, balle au centre).
Pour mener à bien sa mission, Raz va débloquer tout un panel de pouvoirs : attaque à distance, pyrokinésie, double saut et planage, invisibilité, bouclier, possibilité de voir à travers les yeux de n'importe quel autre personnage (et c'est là qu'on voit toute la profondeur du lore quand on utilise ce pouvoir), télékinésie... Bref de quoi varier les plaisirs, même si souvent chaque situation ne pourra être résolue que d'une manière bien précise.
Une vraie petite pépite du jeu vidéo, pleine d'imagination et d'idées saugrenues, une bouffée d'air frais qui me donne maintenant envie de m'attaquer au second volet :)
Dreadz23 a dit (09 Mars 2025 à 23:50)
C'est mignon tout plein !
Simple mais efficace. J'espère un peu plus de difficulté, en revanche :)