Il s'agit de la dernière partie de la trilogie Kizumonogatari. (Source : Nautiljon)
Avec l'aide de Meme Oshino, spécialiste des apparitions, Koyomi triomphe des trois puissants chasseurs de vampires: Dramaturgie, Episode et Guillotinecutter. Koyomi reprend tous les membres de Kiss-shot Acerola-orion Heart-under-blade afin de redevenir un humain.
Adapté du livre Kizumonogatari : La légende de Kiss-Shot de NisiOisiN
Rôle principal
Rôle principal
Rôle principal
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
C'est toujours un plaisir de replonger dans l'univers des Monogatari et Kizumonogatari est sans doute l'un des meilleurs arcs de la série, avec ce dernier volet empli d'émotion qui permet une magnifique exploration de la relation entre Araragi et Kiss Shot.
Malheureusement il y a tout de même un petit bémol assez notable : la fameuse scène de... euh... de ça. De... voilà. Non mais si vous l'avez vu, vous savez de quelle scène je parle.
Je ne dis pas que je ne comprends pas l'idée derrière et ce que ça peut apporter pour le développement d'Araragi mais aussi pour la psychologie si complexe d'Hanekawa, mais quand même, ils sont allés très loin ! Même les seiyuus ont avoué n'avoir pas pleinement compris l'intérêt et avoir été gênés pendant le doublage.
C'est dommage, parce que ça casse le rythme et la puissance d'une scène qui était autrement parfaitement exécutée. Enfin, l'ecchi, on le sait, c'est LE point controversé de cette franchise, ce qui heureusement ne lui retire en rien toutes ses qualités (et puis ils partent tellement loin dans leur délire que ça devient plus drôle qu'autre chose, ce qui est sûrement voulu).
Sinon, je trouve vraiment que Kizumonogatari est l'une des meilleures histoires de vampires que l'on ait pu créer, car elle est explorée à travers une dimension extrêmement humaine. La vampire, Kiss Shot Acerola Orion Heart Under Blade (quel sacré patronyme franchement), est ici dépeinte comme un personnage à la fois terrifiant et tellement attachant, mais aussi si émouvant pour tous ses regrets que sa longue vie n'a jamais pu lui faire oublier.
Et les réactions d'Araragi face à toute la complexité du vampire et de ses actes sont fascinantes, encore une fois tellement humaines.
Mais ce qui est le plus marquant, c'est bien la relation entre ces deux personnages en apparence opposés. J'ai toujours été fascinée par la façon dont leur lien s'est développé, dont leurs besoins contradictoires ont été résolus (ou non), et ce que cela veut dire pour la suite de leur arc dans les saisons suivantes.
Les autres personnages ne sont pas en reste, avec un Oshino toujours aussi intriguant et plein de sagesse derrière sa nonchalance et son pragmatisme légendaires, et Hanekawa qui, si la pauvre n'a pas droit aux meilleures scènes dans ce troisième volet, a eu droit à un excellent et très beau développement tout au long de la trilogie.
Bien entendu, il faut aussi évoquer la réalisation ! Très différente du reste de la franchise, mais avec une atmosphère si prenante, presque liminale par moments, avec ces jeux de lumière toujours très travaillés et évidemment, cette animation qui est un pur régal pour les yeux (je dois avouer que ça fait un petit choc de revenir à l'animation un peu plus simpliste de la série par la suite, même si on se réhabitue vite).
Quand au travail de doublage, évidemment, rien à redire ! Je tiens d'ailleurs à faire une mention spéciale pour Hiroshi Kamiya et Maaya Sakamoto.
Dans l'ensemble, Kizumonogatari est vraiment à l'image de ce que Monogatari fait de mieux dans sa réalisation et sa manière d'explorer ses personnages, et j'aime énormément la façon dont elle explore la notion de monstre ou du moins d'entité paranormale, toujours en parallèle avec quelque chose de beaucoup plus psychologique mais aussi philosophique.
PS : Je me permets de faire un petit commentaire sur Owarimonogatari S2, pour ceux qui l'ont vu, car j'ai remarqué un parallèle assez poignant que je n'avais pas vu jusqu'alors : [spoiler] Le climax avec Araragi qui refuse de tuer Kiss Shot est très similaire, sans doute volontairement, à la célèbre scène du sauvetage d'Ougi à la fin d'Owari S2. L'entité désire mourir (qu'il s'agisse de volonté réelle d'en finir (Kiss Shot) ou de nécessité de disparaître pour l'équilibre du monde (Ougi)), et pendant un long moment, Araragi en vient à passer que la tuer serait réellement l'issue la plus positive, voire même la plus vitale... Pour finalement s'y refuser, et ressentir le besoin viscéral de laisser cette "aberration" vivre, même si elle-même voit cela comme une erreur. Araragi donne à l'entité la possibilité d'exister en tant que personne même si cela est douloureux, lui accepte de vivre avec ce "démon" qui représente une part de lui-même, et une nouvelle relation, plus saine, naîtra finalement de cette décision. Mais surtout, là où le sauvetage de Kiss Shot est dépeint comme un acte impulsif dont Araragi ne saisit pas toutes les implications, celui d'Ougi prouve son chemin parcouru et son acceptation de ses propres parts d'ombre, non pas comme un sacrifice, mais comme une volonté sincère de tendre la main à tous, y compris lui-même. C'est beau. [/spoiler]