Hubert, 16 ans, ne supporte plus Chantale, sa mère. Tout en elle l'irrite, depuis son comportement un rien vulgaire jusqu'à sa garde-robe de mauvais goût. Mais le garçon a beau l'accabler de reproches, celle-ci feint l'indifférence ou s'abandonne au jeu de l'engueulade, le temps d'un éclat vite oublié. Lorsqu'il lui annonce son projet de quitter la maison pour aller vivre avec son meilleur ami Antonin, elle cède sans réfléchir, mais quelques jours plus tard, elle se dédie. Ne vient-elle pas d'apprendre, par la maman d'Antonin rencontrée par hasard, que leurs fils sont amants? Lorsque Hubert, furieux, fugue et trouve abri chez une enseignante sensible à sa cause, Chantale, de guerre lasse, se tourne vers le père du garçon afin qu'il l'aide à faire entendre raison à leur fils.
Rôle principal
Rôle principal
Rôle principal
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Rôle secondaire
Apparition
Apparition
Non renseigné
Merci à Merkillia qui a créé cette fiche
Un premier film très prometteur dont on ne sort pas indemne
Un film qui ne peut pas laisser indifférent. Même si on sent que Xavier Dolan se cherche encore un peu en tant que réalisateur - et c'est normal pour un premier film -, J'ai tué ma mère présente une tranche de vie tellement véritable et tellement émouvante, qu'on attend jusqu'à la dernière minute de voir se profiler une solution à la relation conflictuelle de ce fils et sa mère. Une fin qui, peut-être à juste titre, n'en est pas véritablement une, même si elle laisse présager un retour sur eux-mêmes et une remise en question de la part des deux personnages, peut-être parce que les rapport familiaux sont destinés tout simplement à être ponctués de conflits. On sent d'autre part que ce film est emprunt d'une certaine dimension personnelle, de la part du réalisateur (la lettre à Dicaprio entre autre...); c'est peut-être ce qui le fait paraître aussi sincère.
Ce premier film de Dolan est très agréable à regarder, l'histoire est bien conçue mais ne parvient pas à transcender pour autant le spectateur. Ne vous attendez pas à apprendre quelque chose sur les mères et les fils. Inégale, mais drôle et audacieuse comédie adolescente d'un débutant talentueux. Xavier Dolan avait 19 ans quand il tournait ce film et son style et son talent s’affirment dès son premier long-métrage. C'est un film pas inintéressant mais le résultat n'est pas convaincant malgré le jeu des acteurs et la dynamique du scénario, on s'ennuie beaucoup.
Un bon film dans l'ensemble, qui doit beaucoup à la composition d'Anne Dorval mais surtout de Xavier Dolan, qui éclabousse l'écran de sa présence et de son charisme.
Je viens de le revoir parce qu'une amie à la fac voulait découvrir ce film.
Et j'avoue que je suis très perturbée parce que même après un second visionnage, je n'arrive pas à avoir un avis tranché sur ce film.
Ce qui est sûr, c'est que c'est un film qui ne laisse pas indifférent, de par son sujet déjà.
En effet, "J'ai tué ma mère" parle - et tout est dans le titre finalement - de ce passage très particulier de l'adolescence on l'on peut éprouver une forme de dégoût/de rejet/de haine/d'irritation à l'égard de ses parents. Pas forcément parce qu'ils ont fait quelque chose de mal, mais juste parce que tout change. Nous-mêmes nous changeons. Notre personnalité se forge ou s'affirme, et dès lors, c'est le clash si les caractères sont incompatibles.
Ce qui est fou, c'est que ces émotions contradictoires à l'égard de ses propres parents, c'est quelque chose dont on ne parle pas dans la fiction. Et jamais de manière aussi crue et frontale.
Car ce sont des émotions "de la honte" je dirais. Ce n'est jamais reluisant d'avoir des accès de rage à l'égard de ses parents, à fortiori s'ils ne les ont pas mérités.
Mais Xavier Dolan le fait, et il le fait même très bien.
Il le fait même peut-être trop bien, et ça m'a mise mal à l'aise, au sens ou ce n'est pas juste un sujet dont il voulait parler. On sent que ce qu'il met en scène, c'est LUI. C'est son vécu. C'est rentrer dans son intimité profonde. C'est presque une mise en abyme.
Et c'est autant un plaisir qu'un déplaisir. On est partagé entre empathie et impulsion sanguine de lui coller une baffe. (Genre pitié : "PARLE-MIEUX à ta mère PETIT !!)
Très franchement, on sent qu'il a voulu mettre pleins de choses qui turlupinaient l'adolescent qu'il a été (je rappelle que Xavier a fait tout seul ce film à 19-20 ans, sans compter qu'il ne s'est pas facilité la tâche en endossant également le rôle principal.) De fait, c'est parfois un peu brouillon, et la narration manque de netteté. On ne va pas d'un point A à un point B. On navigue autour du point A à travers tout le film (ce qui le rend un peu vain). Dolan ne propose pas de solution à ce conflit familial, peut-être parce que le lui de l'époque n'avait pas trouvé de résolution à ses propres soucis personnels. C'est donc un voyage intéressant, mais très frustrant aussi.
Mais dans la pertinence de ses sujets, dans sa façon de filmer, dans tout son délire artistique, on perçoit la sensibilité de Dolan. Il avait déjà une pâte.
Le casting est excellent !
Xavier Dolan gère tout aussi bien devant que derrière les caméras.
Mais la vraie star, c'est Anne Dorval qui m'a coupé le souffle durant tout le film.
Je ne suis pas mère, je suis très loin d'en être à ce stade dans ma vie, mais à travers un regard, une phrase, on ressent toute la difficulté qu'une maman (ni exemplaire ni mauvaise) peut vivre. C'est brillant.
Bref, vive le cinéma québécois ! Nous, Français, devrions nous y intéresser de plus près.