
HowLongToBeat20.5 h
28 h
36.5 h
Version remasterisée du RTS culte de Blizzard, profitant alors de nouveaux graphismes, avec des textures et des modèles complètement retravaillés, une définition d'image et un framerate débridés (on pourra passer aux anciens graphismes en un clin d'œil pour les nostalgiques), ainsi que de musiques et de sons désormais non compressés et mieux équilibrés. De nouvelles options ont aussi été apportées, comme la possibilité de personnaliser ses raccourcis en jeu. De quoi découvrir de monument du jeu de stratégie, à l'occasion des 30 ans de la franchise.
Comporte également son extension : Tides of Darkness
Merci à Franz26 qui a créé cette fiche
Après un premier opus ayant marqué de son empreinte le monde du Wargame, tel qu’on l’appelle à l’époque, Warcraft II confirme en 1995 ce succès planétaire et fait définitivement entrer Blizzard dans la légende. Enrichi plus tard d’un « add-one » (l’ancêtre du DLC) et d’une édition « Battle Net » mettant en évidence la dimension « on line/réseau local » alors émergente, c’est un titre mythique que nous abordons aujourd’hui. En version remasterisée s’il vous plait ! Une aubaine pour replonger dans l’un de mes jeux cultes.
Version PC 50 h de jeuQuelques petits mots de contexte pour commencer. Découvrant tout juste la masturbation, privé d’ordinateur et donc contraint de squatter le PC des copains, c’est d’abord à la manette sur Playstation que j’ai arpenté l’incroyable monde d’Azeroth. Pas la meilleure configuration, j’en conviens, et j’en profite au passage pour glisser une petite dédicace au magistral « Command and Conquer », lui aussi lié à mon amour du jeu de stratégie en temps réel. Et ce malgré la pénibilité et les limites du support console vis-à-vis du genre ! Mais je m’arrête là pour le petit historique, de toute façon déjà évoqué dans la review de « Warcraft Remastered ». Comprenez surtout que je voue une affection particulière pour le titre de Blizzard, et j’espère ne pas entacher ces souvenirs en relançant un jeu dont les mécaniques datent maintenant de trois décennies. Aie, j’ai mal à mon année de naissance…
Plus beau et plus complet, Warcraft II : Tides of Darkness reprend trait pour trait la recette de son prédécesseur et la consolide à tous les niveaux. Encore découpé en deux campagnes distinctes, orcs et humains, l’histoire, narrée via un simple défilement de texte entre les missions, assure des mises en situation variées grâce à un nombre de bâtiments et d’unités revu à la hausse. Outre le développement des unités navales, c’est aussi avec Warcraft II que l’on voit apparaitre les premiers héros, personnages uniques et puissants, qui prendront une place prépondérante dans le 3e volet. Sans doute pour conserver les sensations d’antan, on notera que l’IA n’a pas eu droit à un retraitement particulier. Il n’est ainsi pas rare de pester contre ses unités si l’on ne veille pas au grain, expertes pour se coincer ou décrocher de leur position en fonçant sur l’agresseur dans un élan patriotique aussi courageux que suicidaire.
Le gameplay s’inscrit donc dans la continuité de son prédécesseur, et les quelques options de confort supplémentaires ne bouleversent pas la donne, consistant généralement à accumuler plus de ressources que son adversaire tout en résistant intelligemment à ses assauts répétés. Notez toutefois que l’extension « Beyond The Dark Portail », presque aussi dense que le jeu principal, s’amuse à nous placer dans des situations très inconfortables en début de partie ! Exigeante sur la stratégie à utiliser et, surtout, sa vitesse d’exécution, elle apporte une diversité et un challenge supplémentaire fort appréciables.
Visuellement, le travail réalisé sur ce resmaster rend honneur à la formidable direction artistique déjà entrevue dans Warcraft : Orcs and Humans. Les modèles et textures 2D ont tous été redesignés dans un respect total du matériau originel, tout en apportant une finesse bienvenue. Le rendu à l’écran est impeccable, bonifié par un affichage lui aussi rehaussé aux normes HD et couplé à une interface remise légèrement au gout du jour. Le résultat, très propre, permet de s’immerger d’autant plus facilement dans l’univers fantastique de Warcraft. Et s’il faudra attendre le 3e opus pour franchir un gap scénaristique, le lore d’Azeroth commence doucement à se mettre en place. S’ensuit une ambiance Heroic-Fantasy au charme unique, orchestrée par une bande son magistrale.
Elles aussi entièrement retravaillées, les compositions de Warcraft II se révèlent d’une beauté affolante ! Privilégiant les rythmes et les mélodies épiques afin d’appuyer directement l’action, elles transcendent l’immersion avec des sonorités propre à la race. Consonances tribales pour les Orcs, dominance d’airs médiévaux pour les humains, l’ensemble force le respect et s’inscrit parmi les OST les plus marquantes du médium ! Associée à des bruitages solides et un doublage qualitatif (VO uniquement puisque l’excellente traduction française d’origine n’a pu être reprise), la bande son de Warcraft II fait partie intégrante de l’expérience de jeu. Une masterclass immuable.
Dans la continuité du travail réalisé sur Warcraft : Orcs and Humans, cette seconde itération HD du monument de Blizzard profite à son tour d’un dépoussiérage minutieux. Référence absolue en son temps, titre mythique devant l’éternel, il démocratise définitivement le genre du RTS sur PC. Plus que jamais accessibles et offrant désormais des conditions de jeu modernes, Warcraft II : Tides of Darkness et son extension Beyond The Dark Portal consolident les bases d’une saga légendaire. Si le gameplay peut sembler un peu limité et redondant aujourd’hui, d’où ma notation objectivement perfectible, l’expérience globale, portée par une ambiance incroyable et une bande son démentielle, n’en reste pas moins excellente. Pour l’histoire, pour la horde !