Frayez-vous un chemin vers et au-delà des Enfers et affrontez le Titan du Temps dans ce deuxième volet ensorcelant du dungeon crawler de type rogue-like multiprimé.
Incroyable la propension qu'à ce jeu à happer dès les premières minutes dans une boucle de gameplay absolument parfaite. C'est comme le 1er Hades mais en différent, et en mieux : plus de quêtes secondaires, plus de possibilités, plus vaste. Je n'en suis qu'à 5h de jeu, mais déjà addict.
Rassure toi mon benben, connaissant ton amour comme moi pour le premier volet : tu n'es pas au bout de tes surprises et tu ne vas pas décrocher de si tôt !! J'ai dépassé les 60 heures et suis toujours addict tant la boucle de gameplay réserve encore des challenges et des surprises après autant de temps. Débloquer la vraie fin demande un investissement certain auquel on s'adonne naturellement pour le plaisir des runs et des infinies lignes de dialogues tissant les relations entre les personnages, au profit d'une histoire intéressante. Bref, je m'arrête la pour lui réserver une review aux petites oignons... mais pas avant de l'avoir poncé encore quelques dizaines d'heures sans doute !! On s'en parle IRL entre deux pintes dans une semaine. ;)
Cinq ans après avoir conquis la scène du « Rogue-Lite » indépendant avec Hades, Super Giant Games dévoile enfin la suite de son périple mythologique. Et quoi de mieux qu’une nouvelle héroïne pour fêter ce retour tant attendu ! Mélinoë, la cadette de la famille, sera désormais l’instrument de votre carnage. Au programme : une expérience plus dense, riche et ambitieuse dans tous les aspects de jeu qui excellaient déjà auparavant ! Pari audacieux : comment réussir à renouveler la proposition ludique sans trahir le charme et l’équilibre parfait d’Hades premier du nom ? C’est pourtant le tour de force réalisé par ce second opus, qui respecte et bonifie la formule tout en évitant, encore une fois, la répétition inhérente au genre.
Des années après que Zagreus ait réglé le conflit l’opposant à son paternel, naquit la petite Mélinoë. Mais l’enfant n’aura pas l’occasion de couler des jours heureux avec sa famille, puisque Cronos, Titan du temps et père d’Hades, s’échappe de sa prison millénaire et condamne toutes les divinités des enfers. L’entité emprisonne aussi son fils, qui confie in extremis Mélinoë à la sorcière Hécate. Tandis que le châtiment du Titan se manifeste par une stase temporelle généralisée aux enfers, Mélinoë grandi à la Croisée des chemins au milieu des âmes errantes. Formée par Hécate, qui l’initiera aux arts obscurs, elle n’a été programmée que dans un seul but : venger sa famille et rétablir la souveraineté des enfers ! Voici pour le pitch de base, qui ne cessera de s’enrichir au fil de la progression et des innombrables dialogues disponibles.
Car la progression d’d’Hades II tient autant de vos performances que des multiples échanges verbeux avec les protagonistes balisant votre chemin : résidents de la Croisée des chemins, dieux, demi-dieux, héros, rencontres fortuites, etc… tout un pan de jeu réside dans le relationnel en s’appuyant sur une narration impeccable et une foule de sous-intrigues intéressantes. Les PNJs jouissent d’une trame de dialogues quasi infinie et la quête principale bénéficie d’un synopsis travaillé, réussissant même à justifier le concept du « Rogue-Lite » via une pirouette scénaristique. S’ensuit un récit mythologique fictif dense et très bien amené.
Porté par une direction artistique exceptionnelle et un character design aussi original que somptueux, mis en valeur par des artworks incroyables, Hades II reprend cet aspect « dessin/Comics » du premier volet et nous offre des environnements 2D riches en couleur et fourmillant de détails. Chaque écran s’impose comme une petite œuvre d’art au sein d’une exposition enivrante, dont la pièce maitresse reste votre quartier général, au degré de perfectionnisme hors-norme. Malgré sa vue de dessus un peu éloignée, indispensable à la lisibilité générale, la beauté de ces lieux mythologiques impressionne. L’animation parfaite, la fluidité générale et les effets visuels grandioses parachèvent ce spectacle visuel hautement qualitatif, sans surprise dans la continuité de son prédécesseur.
Après avoir sélectionné votre instrument de mort le temps d’une nuit parmi la multitude d’armes et de variantes disponibles, Mélinoë se lance à l’assaut des enfers dans une configuration proche d’un Hack & Slash nerveux en vue de ¾. Le concept général ne bouge pas et impose une progression linéaire où, salles après salles, des vagues d’ennemis se dressent devant vous avant de laisser libre accès à la chambre suivante, non sans avoir au préalable ramassé le bonus de zone.
Boost de vie, de magie, bénédiction divine, grenade de puissance, pièces d’or, etc… Se sont encore les récompenses proposées à chaque embranchement qui vont guider votre chemin, avec un aspect aléatoire propre à chaque session. Sans vous expliquer toutes les subtilités en détail, on s’attardera évidemment sur les fameuses « faveurs des dieux ». Héraclès, Déméter, Héphaïstos, Hermès, etc… tout le gratin de l’Olympe, et plus encore, vous prêtera main forte dans votre quête acharnée. Les capacités de Zeus sont ainsi basées sur l’électricité, celles de Poséidon sur l’eau, Aphrodite propose de nombreuses altérations d’états, etc… Chaque divinité possède une douzaine de bénédictions simples, dont l’efficacité varie d’une gradation basique à légendaire. S’ajoute des capacités « duo » ou « d’infusion » à force de privilégier un ou plusieurs dieux lors de votre run afin de démultiplier les variables.
De façon encore plus prononcée que dans le premier volet, la diversité des armes et les possibilités de build garantissent des sessions d’une variété insoupçonnée. Car, si la courbe de progression évolue vite, votre puissance va surtout dépendre des choix opérés. A vous de déterminer les bonus les plus adéquats à ramasser en fonction de votre arme de base, de la manière dont vous l’utilisez, des affinités entre les dieux, etc… Attaque de base/chargée, technique de base/chargée, dash ou pose d’un glyphe, Mélinoë, aidée par sa célérité déconcertante, ne manque pas d’atouts pour faire mal ! A vous de maximiser l’efficacité de cet arsenal en recherchant les meilleurs synergies entre toutes les variables présentées.
Si l’aspect aléatoire joue une partition claire, cette dernière peut être largement orientée. Déjà, par tous les bonus permanents que vous allez glaner via l’autel des tarots ou les incantations magiques. Le familier vous accompagnant est aussi d’une aide précieuse, tout comme les différents « souvenirs » à équiper entre chaque intermède, octroyant divers effets utiles (gain d’argent, dégâts réduits, possibilité de sublimer le pouvoir d’un dieu, soins boostés, etc…). Chacun des exemples précités pouvant s’upgrader et gagner en efficacité. Ainsi, vous n’êtes pas démuni pour mener à bien ce périple harassant, et bien qu’exigeant Hades II reste très accessible grâce à son challenge parfaitement calibré. Encore une fois, en « post-game », il est possible d’ajuster la difficulté avec une tonne malus afin de suer corps et âme comme à la première heure !
Pour entrecouper ces sessions d’action pure, il convient de fructifier vos escales à la Croisée des chemins, hub central servant de refuge après chaque tentative, réussie ou non. Outre les PNJs résidents qui ne manquent pas d’animer les lieux, Mélinoë peut allégrement profiter d’un comptoir commercial, d’un chaudron à incantations, d’un bout de jardin, d’une taverne ou encore d’un terrain d’entrainement. Liste non exhaustive, et je vous passe les possibilités purement cosmétiques à déverrouiller. Quoi qu’il en soit, cette petite halte récurrente permet de souffler entre deux parties frénétiques.
Car le bestiaire d’Hades II ne vous laissera aucun répit ! Puisant évidemment dans la mythologie Grecque mais aussi la Fantaisie pure, ces monstruosités familières s’invitent en nombre à la fête. Epaulées par quelques sous-boss puissants, ce sont avant tout les gardiens de niveau qui assurent le spectacle. S’ensuit des affrontements visuellement incroyables, quasi impossibles à remporter au premier essai tant le move-set de ces adversaires se révèle complexe. Un apprentissage par l’échec, jusqu’à maitriser les patterns à la perfection et finalement leur rouler dessus avec un sentiment d’accomplissement et de satisfaction incroyable… Jusqu’à la découverte de leurs versions cauchemardesques un plus tard dans le jeu via l’autel des Occultés ! Mais je ne vous en dit pas plus, et vous souhaite bien du plaisir…
Tous ces éléments rendent ainsi chaque session de jeu différente, même si des mécaniques de gameplay et de build finissent par sembler familières, surtout après plus de 100 heures de jeu ! Temps qu’il m’aura fallu pour tutoyer le 100%, c’est-à-dire déverrouiller le vrai épilogue, relever la quasi intégralité des défis proposés et développer toutes les relations avec les protagonistes. Et ce sans que la redondance ne vienne entacher mon plaisir ! Le fait de proposer deux périples distincts, un souterrain et un à la surface, aidant grandement à la variété des runs. Fin de l’aparté durée de vie, absolument dantesque.
Si l’attractivité d’Hadès II repose en grande partie sur sa réalisation chiadée et son gameplay incroyablement addictif, impossible de ne pas créditer également sa bande son démentielle ! Des thèmes éclectiques empruntant à tous les genres. Rock, pop, métal, classique, balade chantée, etc… Une variété hallucinante de styles et de rythmes musicaux, chaque zone puisant évidemment dans un registre différent. Les mélodies accompagnent ainsi parfaitement nos escapades nocturnes, soutenues par un sound design puissant et un doublage anglais impeccable. Le tout consolide l’immersion et l’atmosphère mystique du titre, déjà largement colportées par l’incroyable DA susmentionnée. Hades II jouit ainsi d’une ambiance presque aussi addictive que son gameplay, sombre et mystérieuse, distillant même quelques notes burlesques des plus savoureuses rendant cette revisite de la mythologie Grecque absolument jouissive.
Loin des concoctions douteuses préparées dans l’immense chaudron de la Croisée des chemins, la recette proposée par Supergiant Games, malgré des airs de « déjà-vu », possède une saveur incomparable. En reprenant les bases de son prédécesseur mais en y ajoutant de l’épaisseur, l’expérience frôle désormais la perfection et Hades II s’impose comme un périple délectable, aux fondations néanmoins répétitives. En effet, malgré toute la diversité du monde et un game design parfaitement maitrisé, les cycles finissent par se ressembler au fil des runs. Rassurez-vous, des dizaines d’heures de bonheur vous attendent avant qu’un semblant de redondance ne vienne froisser le plaisir de jeu ! Car rarement un titre ne m’aura happé avec une telle hargne dans son univers atypique. Envouté par une réalisation grandiose, une bande son incroyable et un gameplay nerveux à l’ingéniosité folle, l’addiction fut totale ! Une aventure marquante, éreintante par moment, mais assurément divine.
Incroyable la propension qu'à ce jeu à happer dès les premières minutes dans une boucle de gameplay absolument parfaite. C'est comme le 1er Hades mais en différent, et en mieux : plus de quêtes secondaires, plus de possibilités, plus vaste. Je n'en suis qu'à 5h de jeu, mais déjà addict.
Version Playstation 5Rassure toi mon benben, connaissant ton amour comme moi pour le premier volet : tu n'es pas au bout de tes surprises et tu ne vas pas décrocher de si tôt !!
Version Playstation 5 100 h de jeuJ'ai dépassé les 60 heures et suis toujours addict tant la boucle de gameplay réserve encore des challenges et des surprises après autant de temps. Débloquer la vraie fin demande un investissement certain auquel on s'adonne naturellement pour le plaisir des runs et des infinies lignes de dialogues tissant les relations entre les personnages, au profit d'une histoire intéressante.
Bref, je m'arrête la pour lui réserver une review aux petites oignons... mais pas avant de l'avoir poncé encore quelques dizaines d'heures sans doute !! On s'en parle IRL entre deux pintes dans une semaine. ;)
Cinq ans après avoir conquis la scène du « Rogue-Lite » indépendant avec Hades, Super Giant Games dévoile enfin la suite de son périple mythologique. Et quoi de mieux qu’une nouvelle héroïne pour fêter ce retour tant attendu ! Mélinoë, la cadette de la famille, sera désormais l’instrument de votre carnage. Au programme : une expérience plus dense, riche et ambitieuse dans tous les aspects de jeu qui excellaient déjà auparavant ! Pari audacieux : comment réussir à renouveler la proposition ludique sans trahir le charme et l’équilibre parfait d’Hades premier du nom ? C’est pourtant le tour de force réalisé par ce second opus, qui respecte et bonifie la formule tout en évitant, encore une fois, la répétition inhérente au genre.
Version Nintendo Switch 2 100 h de jeuDes années après que Zagreus ait réglé le conflit l’opposant à son paternel, naquit la petite Mélinoë. Mais l’enfant n’aura pas l’occasion de couler des jours heureux avec sa famille, puisque Cronos, Titan du temps et père d’Hades, s’échappe de sa prison millénaire et condamne toutes les divinités des enfers. L’entité emprisonne aussi son fils, qui confie in extremis Mélinoë à la sorcière Hécate. Tandis que le châtiment du Titan se manifeste par une stase temporelle généralisée aux enfers, Mélinoë grandi à la Croisée des chemins au milieu des âmes errantes. Formée par Hécate, qui l’initiera aux arts obscurs, elle n’a été programmée que dans un seul but : venger sa famille et rétablir la souveraineté des enfers ! Voici pour le pitch de base, qui ne cessera de s’enrichir au fil de la progression et des innombrables dialogues disponibles.
Car la progression d’d’Hades II tient autant de vos performances que des multiples échanges verbeux avec les protagonistes balisant votre chemin : résidents de la Croisée des chemins, dieux, demi-dieux, héros, rencontres fortuites, etc… tout un pan de jeu réside dans le relationnel en s’appuyant sur une narration impeccable et une foule de sous-intrigues intéressantes. Les PNJs jouissent d’une trame de dialogues quasi infinie et la quête principale bénéficie d’un synopsis travaillé, réussissant même à justifier le concept du « Rogue-Lite » via une pirouette scénaristique. S’ensuit un récit mythologique fictif dense et très bien amené.
Porté par une direction artistique exceptionnelle et un character design aussi original que somptueux, mis en valeur par des artworks incroyables, Hades II reprend cet aspect « dessin/Comics » du premier volet et nous offre des environnements 2D riches en couleur et fourmillant de détails. Chaque écran s’impose comme une petite œuvre d’art au sein d’une exposition enivrante, dont la pièce maitresse reste votre quartier général, au degré de perfectionnisme hors-norme. Malgré sa vue de dessus un peu éloignée, indispensable à la lisibilité générale, la beauté de ces lieux mythologiques impressionne. L’animation parfaite, la fluidité générale et les effets visuels grandioses parachèvent ce spectacle visuel hautement qualitatif, sans surprise dans la continuité de son prédécesseur.
Après avoir sélectionné votre instrument de mort le temps d’une nuit parmi la multitude d’armes et de variantes disponibles, Mélinoë se lance à l’assaut des enfers dans une configuration proche d’un Hack & Slash nerveux en vue de ¾. Le concept général ne bouge pas et impose une progression linéaire où, salles après salles, des vagues d’ennemis se dressent devant vous avant de laisser libre accès à la chambre suivante, non sans avoir au préalable ramassé le bonus de zone.
Boost de vie, de magie, bénédiction divine, grenade de puissance, pièces d’or, etc… Se sont encore les récompenses proposées à chaque embranchement qui vont guider votre chemin, avec un aspect aléatoire propre à chaque session. Sans vous expliquer toutes les subtilités en détail, on s’attardera évidemment sur les fameuses « faveurs des dieux ». Héraclès, Déméter, Héphaïstos, Hermès, etc… tout le gratin de l’Olympe, et plus encore, vous prêtera main forte dans votre quête acharnée. Les capacités de Zeus sont ainsi basées sur l’électricité, celles de Poséidon sur l’eau, Aphrodite propose de nombreuses altérations d’états, etc… Chaque divinité possède une douzaine de bénédictions simples, dont l’efficacité varie d’une gradation basique à légendaire. S’ajoute des capacités « duo » ou « d’infusion » à force de privilégier un ou plusieurs dieux lors de votre run afin de démultiplier les variables.
De façon encore plus prononcée que dans le premier volet, la diversité des armes et les possibilités de build garantissent des sessions d’une variété insoupçonnée. Car, si la courbe de progression évolue vite, votre puissance va surtout dépendre des choix opérés. A vous de déterminer les bonus les plus adéquats à ramasser en fonction de votre arme de base, de la manière dont vous l’utilisez, des affinités entre les dieux, etc… Attaque de base/chargée, technique de base/chargée, dash ou pose d’un glyphe, Mélinoë, aidée par sa célérité déconcertante, ne manque pas d’atouts pour faire mal ! A vous de maximiser l’efficacité de cet arsenal en recherchant les meilleurs synergies entre toutes les variables présentées.
Si l’aspect aléatoire joue une partition claire, cette dernière peut être largement orientée. Déjà, par tous les bonus permanents que vous allez glaner via l’autel des tarots ou les incantations magiques. Le familier vous accompagnant est aussi d’une aide précieuse, tout comme les différents « souvenirs » à équiper entre chaque intermède, octroyant divers effets utiles (gain d’argent, dégâts réduits, possibilité de sublimer le pouvoir d’un dieu, soins boostés, etc…). Chacun des exemples précités pouvant s’upgrader et gagner en efficacité. Ainsi, vous n’êtes pas démuni pour mener à bien ce périple harassant, et bien qu’exigeant Hades II reste très accessible grâce à son challenge parfaitement calibré. Encore une fois, en « post-game », il est possible d’ajuster la difficulté avec une tonne malus afin de suer corps et âme comme à la première heure !
Pour entrecouper ces sessions d’action pure, il convient de fructifier vos escales à la Croisée des chemins, hub central servant de refuge après chaque tentative, réussie ou non. Outre les PNJs résidents qui ne manquent pas d’animer les lieux, Mélinoë peut allégrement profiter d’un comptoir commercial, d’un chaudron à incantations, d’un bout de jardin, d’une taverne ou encore d’un terrain d’entrainement. Liste non exhaustive, et je vous passe les possibilités purement cosmétiques à déverrouiller. Quoi qu’il en soit, cette petite halte récurrente permet de souffler entre deux parties frénétiques.
Car le bestiaire d’Hades II ne vous laissera aucun répit ! Puisant évidemment dans la mythologie Grecque mais aussi la Fantaisie pure, ces monstruosités familières s’invitent en nombre à la fête. Epaulées par quelques sous-boss puissants, ce sont avant tout les gardiens de niveau qui assurent le spectacle. S’ensuit des affrontements visuellement incroyables, quasi impossibles à remporter au premier essai tant le move-set de ces adversaires se révèle complexe. Un apprentissage par l’échec, jusqu’à maitriser les patterns à la perfection et finalement leur rouler dessus avec un sentiment d’accomplissement et de satisfaction incroyable… Jusqu’à la découverte de leurs versions cauchemardesques un plus tard dans le jeu via l’autel des Occultés ! Mais je ne vous en dit pas plus, et vous souhaite bien du plaisir…
Tous ces éléments rendent ainsi chaque session de jeu différente, même si des mécaniques de gameplay et de build finissent par sembler familières, surtout après plus de 100 heures de jeu ! Temps qu’il m’aura fallu pour tutoyer le 100%, c’est-à-dire déverrouiller le vrai épilogue, relever la quasi intégralité des défis proposés et développer toutes les relations avec les protagonistes. Et ce sans que la redondance ne vienne entacher mon plaisir ! Le fait de proposer deux périples distincts, un souterrain et un à la surface, aidant grandement à la variété des runs. Fin de l’aparté durée de vie, absolument dantesque.
Si l’attractivité d’Hadès II repose en grande partie sur sa réalisation chiadée et son gameplay incroyablement addictif, impossible de ne pas créditer également sa bande son démentielle ! Des thèmes éclectiques empruntant à tous les genres. Rock, pop, métal, classique, balade chantée, etc… Une variété hallucinante de styles et de rythmes musicaux, chaque zone puisant évidemment dans un registre différent. Les mélodies accompagnent ainsi parfaitement nos escapades nocturnes, soutenues par un sound design puissant et un doublage anglais impeccable. Le tout consolide l’immersion et l’atmosphère mystique du titre, déjà largement colportées par l’incroyable DA susmentionnée. Hades II jouit ainsi d’une ambiance presque aussi addictive que son gameplay, sombre et mystérieuse, distillant même quelques notes burlesques des plus savoureuses rendant cette revisite de la mythologie Grecque absolument jouissive.
Loin des concoctions douteuses préparées dans l’immense chaudron de la Croisée des chemins, la recette proposée par Supergiant Games, malgré des airs de « déjà-vu », possède une saveur incomparable. En reprenant les bases de son prédécesseur mais en y ajoutant de l’épaisseur, l’expérience frôle désormais la perfection et Hades II s’impose comme un périple délectable, aux fondations néanmoins répétitives. En effet, malgré toute la diversité du monde et un game design parfaitement maitrisé, les cycles finissent par se ressembler au fil des runs. Rassurez-vous, des dizaines d’heures de bonheur vous attendent avant qu’un semblant de redondance ne vienne froisser le plaisir de jeu ! Car rarement un titre ne m’aura happé avec une telle hargne dans son univers atypique. Envouté par une réalisation grandiose, une bande son incroyable et un gameplay nerveux à l’ingéniosité folle, l’addiction fut totale ! Une aventure marquante, éreintante par moment, mais assurément divine.