Franz26 a dit (30 Décembre 2022 à 08:49)
Sorti en 2012 sur les plateformes dématérialisées de l’époque, Sine Mora s’est fait une petite réputation dans le milieu. Ainsi, ce Shoot’em up en scrolling horizontal avait déjà attiré mon attention, mais il fallut attendre l’arrivée d’un portage Switch et de quelques jours de vacances pour que je tente enfin l’expérience.
« Version EX, c’est quoi ? » Noble question qui trouve sa réponse sur Google. En synthétique : ajout de contenu, réalisation rehaussée, mode 19:9, etc... Plutôt cool non ? Pas de quoi repasser à la caisse pour les vieux de la vieille, mais une excellente opportunité pour les autres !
Techniquement Sine Mora EX impressionne et se pare d’une 3D fine, pleine de couleurs, aux textures propres et à la fluidité remarquable. Des changements de perspectives, zooms et autres jeux de caméra du plus bel effet viennent enrichir l’expérience visuelle sans nuire à l’action frénétique. Car oui, « Shmeup » oblige, le concept du titre se résume à annihiler vos ennemis tout en évitant les projectiles et obstacles à l’écran.
Outre une esthétique particulièrement soignée, Sine Mora se distingue aussi par quelques mécaniques de gameplay originales. Tout d’abord, c’est une minuterie qui représente la barre de vie de notre vaisseau. On gagne du temps en tuant des ennemis, on en perd en se faisant toucher, et une fois à 0 c’est l’explosion. De nombreux bonus sont à ramasser en chemin : upgrades arme principale, munitions arme secondaire, bouclier, gain de temps, de points, etc… On notera surtout la capacité de figer le temps, bien utile pour éviter les salves de missiles envahissant l’écran et surmonter l’adversité imposée par les immenses boss du jeu. Malgré des arrière-plans fourmillants de détails, la lisibilité globale se veut excellente et vient pérenniser un gameplay à l’efficacité redoutable.
Cerise sur le gâteau, en sus du mode arcade, coopération, boss training, défis, etc…, Sine Mora EX propose une campagne scénarisée aux commandes de différents pilotes. Quelques cinématiques et pavés de textes entrecoupent les missions et accentuent l’immersion dans cet univers SF aux airs rétro post-industriel. Plusieurs vaisseaux dégagent un petit air vintage amusant. L’ambiance sonore n’est pas en reste, avec des musiques sympathiques et un sound design aiguisé au service d’un « game feel » bienveillant.
Avec sa réalisation de haute voltige, son gameplay énergique et sa direction artistique colorée, Sine Mora EX a tout des grands Shoot’em up. Les amateurs y trouveront largement leur compte en profitant de la myriade de modes différents et des joies du scoring. Paradoxalement, ma notation n’atteindra pas les sommets. Ni voyez rien d’autre qu’un manque d’affinités avec un genre que j’apprécie, mais pour lequel je reste relativement imperméable. J’ai tout de même passé un excellent moment, typé arcade, loin de mes carcans habituels.
Sunread26 a dit (26 Décembre 2022 à 15:27)
Camalia a dit (21 Décembre 2022 à 19:21)
Bon, c'est joli, mais c'est un peu lent, et on s'ennuie un peu... Vite. Ce qui sauve tout, c'est le côté instructif et ludique d'apprendre à reconnaître certains chants d'oiseaux. La mésange charbonnière, c'était elle qui accompagnait nos réveils tous ces matins !! Incroyable.
Sunread26 a dit (21 Décembre 2022 à 13:48)
http://sunread26.wordpress.com/2022/12/21/submerged-hidden-depths/
Cliffhunter a dit (17 Décembre 2022 à 14:35)
Terminé à 100% après maintes péripéties et réexploration. C'est vraiment un jeu gratifiant. Difficile, mais jamais punitif.
GrumpyAna a dit (16 Décembre 2022 à 10:23)
Pourquoi je suis en train de regarder "Tammy and the T-Rex" sur la télé dans le jeu depuis 20 minutes ?! x'D
Sunread26 a dit (14 Décembre 2022 à 15:07)
http://sunread26.wordpress.com/2022/12/14/kena-bridge-of-spirits/
Franz26 a dit (14 Décembre 2022 à 07:46)
Petit jeu d’action-réflexion sorti en 2017, Little Nightmares nous plonge dans un univers macabre en défilement horizontal, à la manière d’Inside histoire de citer la référence du genre. Mais si le titre de Tarsier Studio peut se targuer d’une ambiance horrifique exceptionnelle, il pèche par des approximations de gameplay dommageables.
D’un point de vue réalisation, Little Nightmares brille davantage par sa direction artistique que sa technique pure. La 3D s’avère de qualité moyenne, et le filtre granuleux qui accompagne les teintes grisâtres ne flatte guère nos rétines. Néanmoins, cela ne nuit en rien à l’atmosphère délicieusement lugubre du périple. Des cales aux cuisines, en passant par la soute ou les cabines, ce sont les environnements peu reluisants d’un sinistre paquebot qui officient comme terrain de chasse, au rythme de la houle. Timidement guidé par la flamme vacillante de son briquet, notre chétif avatar au ciré jaune va tenter d’échapper à ses geôliers. Entités humaines décharnées et belliqueuses.
La bande son vient conforter cette ambiance pesante, en s’appuyant grandement sur des bruitages angoissants. Bruits de portes, craquement de planchers, cris stridents, résonnances métalliques, etc… c’est tout l’attirail de l’horreur qui se met au service de la peur. Un régal. En résulte une escapade réussie sur la forme, qui prend aux tripes et installe une réelle sensation d’empathie pour ce petit être martyrisé. Sur le fond en revanche, Little Nightmares souffre de quelques imperfections.
Nous voici en face d’un jeu d'action-réflexion au gameplay volontairement minimaliste. Six, notre héroïne malgré elle, peut courir, s’accroupir, sauter, attraper des objets et activer des mécanismes avec la vivacité d’un mollusque. Une lourdeur accentuant la vulnérabilité de la petite fille, mais qui finit par peser sur le confort de jeu… notamment lors des phases de plate-forme, déjà pénalisées par une perspective souvent difficile à appréhender ! Heureusement, les checkpoints sont légion et la progression, très linéaire, accorde une place prépondérante à la résolution d’énigmes. Salles après salles, il faudra faire preuve d’observation et de logique afin de surmonter les défis. Un ensemble équilibré qui, malgré quelques bonnes idées, manque toutefois d’audace et d’originalité.
Les 3 niveaux du DLC « Secrets de l’antre » corrigent un peu le tir en proposant des casse-têtes plus diversifiés, et notamment tout un pan de coopération avec les petits êtres au chapeau pointu que vous avez le loisir de croiser durant votre périple. Mention spéciale au dénouement de cette aventure additionnelle, tout aussi brillant que dérangeant, portant de ce fait la durée de vie à une petite dizaine d’heures de jeu, récolte des collectibles inclus.
Bien qu’imparfaite, l’expérience proposée par Little Nightmares reste largement positive. Une croisière de l’étrange à vivre dans le noir total, sauf âmes sensibles, histoire de profiter à fond de l’atmosphère lugubre des lieux et de la poignante narration muette qui l'accompagne. Il me tarde désormais de m’essayer à la suite, planifiée dans mon agenda pour l’année prochaine.
Goralden a dit (13 Décembre 2022 à 16:47)
Il y a de très bonnes idées, mais si le début de l'aventure nous laisse espérer du très bon, le dernier tiers est un énorme pétard mouillé, et les défauts du système de combat se font de plus en plus criants. C'est un des rares jeux que je vous conseillerais presque de faire en mode facile, tant la difficulté n'est synonyme que d'allongement parfois dramatique des combats, dont certains (les "boss" en tête) sont vraiment, vraiment ennuyeux. Si on ajoute à cela une histoire correcte mais au final très convenue avec un certain nombre de clichés, l'ambiance générale et la DA, au demeurant excellentes, ne suffisent pas à réellement sauver le titre. Dommage.
Ayslan a dit (10 Décembre 2022 à 11:56)
Super jeu, mise en scène incroyable, scénario aux petits oignons