Ryuzaka a dit (19 Mars 2017 à 15:27)
Un jeu dont je me rappellerais certainement toute ma vie. Simplement.
GrumpyAna a dit (17 Mars 2017 à 12:48)
Une merveille niveau graphismes. Une musique magnifique, un scénario et une fin très touchants, un petit bonhomme très attachant, un gameplay vraiment agréable, des énigmes difficiles mais sans prise de tête, des secrets à trouver qui demandent qu'on se creuse la tête et qui contribuent à une durée de vie convenable pour un jeu de plateforme. Tout ce que j'attendais y était, et j'en ai même eu plus ! C'est tout simplement un sans faute, absolument rien n'a été laissé au hasard. Ce jeu est à faire au moins une fois, ne serait-ce que pour la beauté visuelle et la poésie qui en émane.
Benben a dit (15 Mars 2017 à 09:02)
Metal Gear Solid 3 : Prequelle d'une saga mythique
La saga Metal Gear a débuté sur console en 1982, avec un jeu au titre éponyme. Mettant en scène Solid Snake, un agent de l'unité d'élite Foxhound, le soft proposait des phases d'infiltration et d'action, étoffées par un scénario prenant. A l'époque, Metal Gear posait les bases d'une saga qui allait devenir culte. Ce n'est qu'en 1998 (après la sortie entre temps de Metal Gear Solid : Snake's Revenge en 1990, et de Metal Gear 2 : Solid Snake la même année) que la saga obtient ses lettres de noblesse grâce à Metal Gear Solid. Avec un scénario beaucoup plus complexe, Hidéo Kojima, le créateur de la série, ouvrait la voie à une saga en voie de devenir culte. Sorti en 2004, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater, dont l'histoire se déroule en 1964 (soit 41 ans avant les évènements de Metal Gear Solid), nous met directement dans la peau du père de Solid Snake, j'ai nommé Naked Snake, le futur Big Boss.
La Guerre Froide fait rage, la crise de la Baie de Cochons est à peine terminée et les tensions entre les USA et l'URSS sont à leur paroxysme. La Maison Blanche décide d'envoyer Naked Snake, un soldat d'élite de l'unité Fox, libérer Sokolov, un ingénieur fait prisonner par une faction rebelle du KGB. Naked Snake, parachuté incognito, doit s'infiltrer dans une base perdue au milieu de la pampa russe sans se faire repérer. Sur place, il fait la rencontre d'Ocelot, un personnage récurrent dans la saga, et tombe nez à nez avec son ancien mentor, The Boss, récemment passée du côté russe. Vaincu lors d'un duel avec The Boss, Snake est exfiltré tant bien que mal de la Russie, tandis que le Colonel Volgin, le chef du GRU, unité défectrice du gouvernement Russe, fait exploser une bombe atomique sur la base où Sokolov était retenu prisonnier. Suite à ces évènements, Kroutchev, le président de l'URSS à l'époque, pose un ultimatum aux USA : pour prouver ses bonnes intentions après avoir infiltré un agent secret sur le sol Russe, dont la mission a conduit à l'explosion d'une bombe atomique, la Maison Blanche doit se charger d'éliminer les responsables de ces actes. Naked Snake est donc renvoyé en mission en Russie, avec pour objectif principal de retrouver Sokolov, et d'éliminer The Boss.
Un gameplay renouvellé
Le coeur du jeu est toujours basé sur l'infiltration discrète : que ce soit dans la jungle ou dans des bases militaires, Naked Snake devra être invisible aux yeux de ses ennemis. Pour ce faire, nous avons à notre disposition tout un panel de combinaisons de camouflage, chacune s'adaptant à des environnements qui leur sont propre. En revêtant la bonne combinaison au bon endroit, on pourra passer inaperçu ou presque aux yeux des soldats ennemis. Faire diversion en lançant des serpents sur les gardes, ou en faisant tomber sur eux des nids de frelons se révèleront des techniques très efficaces. Reste aussi la bonne vieille attaque furtive par derrière, qui se soldera au choix par un simple étourdissement, un brisage de nuque, ou un égorgement en bonne et due forme. Rien de nouveau sous le Soleil, car ces éléments trouvaient leurs équivalents dans les précédents opus. Mais s'ajoute à tout ceci une nouvelle variable : la gestion de la survie en milieu hostile, et la gestion de la santé de Snake.
La jungle est un terrain propice pour les rencontres fortuites, comme les serpents qui se coulent dans les hautes herbes et qui n'hésitent pas à mordre pour se défendre, ou comme les alligators qui n'aiment pas qu'on leur marche dessus. Les blessures infligées par les animaux ou les soldats ennemis infligeront différents types de dégâts, dont certains ne pourront être soignés qu'en les guérissant de manière appropriée. Par exemple, si Snake se brise une jambe en tombant de haut, il faudra lui poser une atelle et des pansements pour qu'il puisse continuer à courir et que sa jauge de vitalité ne baisse pas trop vite. Si il est empoisonné par une morsure de serpent ou à cause d'un champignon vénéneux, il faudra lui administer un sérum ou des pilules contre les maux de ventre. Pour s'assurer que la vie de Snake se régénère de manière effective, il faudra toujours avoir à l'oeil sa jauge de vitalité, qui se videra au fur et à mesure qu'il courra, et que son ventre se videra. Un régime sévère à base de serpents, de fruits tombés des arbres, ou de rations, permettra de garder la santé du héros dans des conditions acceptable.
Une symbolique forte
Comme tout bon épisode de Metal Gear Solid qui se respecte, ce troisième opus est fort en symboles inhérents à la saga en elle même, mais aussi en symboles plus universels. Tout d'abord, le traumatisme causé par les bombes lâchées sur Hiroshima et Nagasaki étant encore fort au Japon, c'est sans surprise qu'on assiste à une critique acerbe de la politique d'armement des deux grands blocs qui s'affrontaient pendant la Guerre Froide. Si le message est moins évident que dans Metal Gear Solid, la saga ne perd pas le fil de sa philosophie avec ce volet. Résolument influencé par James Bond, Hideo Kojima nous gratifie d'un générique d'introduction tout droit sorti des films de l'Agent 007, agrémenté d'une chanson aux sonorités qui ne trompent pas. De plus, après avoir terminé le jeu une première fois, on aura droit au désormais célèbre smoking dans la liste des combinaisons que Snake peut porter.
La Genèse est évoquée par le biais de deux personnages importants dans cet épisode : ADAM et EVA. Personnages centraux de l'histoire, dont les rôles sont à rapprocher des Adam et Eve de l'Ancien Testament. Grâce à une mise en scène et des cinématiques (plus de 216 minutes !) digne des plus grands films du genre, Metal Gear Solid 3 parvient à faire passer des émotions rarement vues dans le monde du jeu vidéo. Chacun des personnages est également porteur d'un symbole, de par leur personnalité et leurs actions. Ocelot est par exemple un personnage futé et agile, qui tire toujours son épingle du jeu et qui se révèle être étroitement lié à l'intrigue et à ses mystères. C'est donc là aussi que se trouve la force de la saga Metal Gear Solid.
Avec cet épisode, on a aussi l'occasion d'apprendre une multitude d'informations sur les personnages importants que l'on recroisera plus tard. Un régal pour les fans qui peuvent enfin lever le voile sur des zones d'ombres de l'histoire.
Regorgeant d'une multitude de petits détails (les grenouilles Kerotan dissimulées un peu partout dans le jeu...), Metal Gear Solid 3 a tout d'un grand jeu. Il est prenant de bout en bout, haletant, parfois difficile. Unique en son genre et visuellement toujours magnifique (le lissage HD sur PS3 et XBOX 360 est un régal), avec un scénario très très fouillé, voici un jeu qui mérite sa place au rang des oeuvres qui ne laissent personne indifférent.
http://www.geekunleashed.fr/metal-gear-solid-3-snake-eater_79.html
Franz26 a dit (15 Mars 2017 à 07:53)
Après un Metal Gear Solid unanimement encensé, le second opus aura mis plus de trois ans avant de débarquer sur nos Playstation 2. Pour pallier à cette attente j’avais, à l’époque, décortiqué une dizaine de fois la démo sur le Tanker fournie avec l’excellent Zone of The Enders, et brûlé d’impatience jusqu’à la sortie du titre, nouveau chef d’œuvre au demeurant. Présentation d’un jeu culte.
Konami n’a pas lésiné sur les moyens et Sons of Liberty se pare d’une réalisation léchée démontrant avec brio tout le potentiel de la Playstation 2. Textures magnifiques, animation parfaite, 3D fine et décors criants d’authenticité : exceptionnelle en son temps, la performance reste encore convaincante de nos jours ! Quant au lifting HD sur PS3, il se révèle du plus bel effet et apporte un confort visuel inespéré.
Metal Gear Solid 2 marche dans les traces de son prédécesseur et lui réemprunte la quasi-totalité de ses mécanismes. Sans pour autant oublier d’améliorer l’ergonomie générale (génération d’écart oblige) et d’inclure quelques ajouts de taille, dont l'appréciable visée en vue subjective. L’infiltration n’aura donc jamais été aussi jouissive à travers un gameplay parfaitement étudié, aux possibilités impressionnantes d’un réalisme rarement atteint. Ah ce bon vieux M9 tranquillisant, quel pied ! Discrétion et subtilité vont de pair avec une progression (presque) sans encombre, pour un plaisir de jeu immense.
L’histoire prend place quelques années après les événements de Shadow Moses et se découpe en deux parties : la première nous permet d’incarner le mythique Solid Snake, et la seconde le mystérieux Raiden. De ce contexte émerge une intrigue complexe, tendue, bénéficiant d’une mise en scène magistrale et interprétée par un casting détonant. Sans pour autant égaler celui de Metal Gear Solid premier du nom et ses affrontements tous plus mémorables les uns que les autres. Rassurez-vous, les combats de boss valent quand même le détour ! Et si l’abondance de cinématiques nuit parfois à l’équilibre général, l’immersion se révèle totale. Le level design n’est pas en reste et nous impose avec brio d’étouffants espaces confinés à l’atmosphère pesante. Bien que les décors peinent à se renouveler, les lieux sont suffisamment bien conçus pour maintenir un intérêt constant et éviter toute forme de redondance. Au final, l’ambiance générale dégage sa propre personnalité malgré l’ombre imposante de son prédécesseur.
La bande son renforce ce sentiment et fait preuve d’une justesse remarque. En parfaite symbiose avec un excellent doublage VO, les compositions régalent de bout en bout et s’adaptent parfaitement à la situation. Sachant en permanence jongler entre quiétude relative et tension insoutenable. Mention particulière au main theme épique que l’on retrouve notamment dans l’incroyable cinématique d’intro précédent l’écran titre. Semi-érection garantie. Rien à signaler concernant la durée de vie, conforme aux habitudes de la saga et parfaitement respectable. Comptez une bonne quinzaine d’heures de jeu avant d'en voir le bout, à laquelle se greffe une ribambelle de bonus (notamment des missions VR sympathiques) qui vous occuperons encore un certain temps.
Marchant allègrement dans les traces de son aîné, Metal Gear Solid 2 garde une place privilégiée dans mon cœur et m’emplie d’une nostalgie enivrante. Quasi irréprochable tant sur le fond que sur la forme, bonifiant ainsi le savoir-faire précédemment acquis, Sons of Liberty apporte de surcroît son lot de scènes géniales et sa pierre à l’édifice Metal Gear Solid. Par ailleurs, le temps aura été beaucoup plus clément à son encontre et l’expérience régale de bout en bout. Un petit chef d’œuvre qui aujourd’hui se pavane dans une édition HD bienvenue.
Loroth a dit (14 Mars 2017 à 11:40)
Un incroyable gâchis.Il y a de quoi rager face à ce désastre.
Heureusement tout n'est pas à jeter, c'est un jeu vidéo moyen mais un mauvais final fantasy, puis la pêche est une activité annexe très intéressante...
à retenir: Direction Artistique / OST / La pêche / la team des 4 gars
à oublier : le scénario et sa mise en oeuvre / le système de combat non finalisé / le rush de fin de jeu / les quêtes FEDEX / la technique
17orly13 a dit (13 Mars 2017 à 07:25)
Un des jeux sur lesquels j'ai passé le plus de temps ! Ce remake d'un jeu déjà excellent et plein de souvenirs est juste génial. Pokemon HeartGold m'a fait redécouvrir la série (même si je n'avais pas arrêté j'ai replongé) Rien que d'y penser ça me donne envie de dépoussiérer la cartouche et de la remettre dans ma 3DS !
17orly13 a dit (13 Mars 2017 à 07:21)
Excellent jeu ! L'univers est vraiment sympa les personnages plutôt attachant (et oui même LukaO), de bonne cinématiques (meme si certains passages sont bizarres) on se prend vraiment dans l'histoire, les combats s'enchaînent.On a pas le temps de s'ennuyer avec les différentes phases de gameplay. Et même si l'histoire peut se terminer en quelques heures en mode très débutant il en faudra des dizaines pour tous débloquer et pour finir l'aventure en mode difficile !!
Bref j'ai vraiment accroché à toutes les facettes du jeu
+1 pour la petite touche d'humour à la Bayo (que j'espère retrouver dans le 2ème opus)
Franz26 a dit (09 Mars 2017 à 07:54)
TL DR , t'abuses (quel touchage de nouille au boulot ah ah ^^). Bon j'ai quand même lu ton avis en diagonale histoire de me conforter dans l'idée de ne pas toucher à ce FFXV de suite. Lorsque tous les patchs/MAJs seront arrivés je tenterais l'expérience, mais probablement sans m'investir bien au delà de la quête principale (70h sur un jeu moyen faut vraiment vouloir amortir son achat xD). Bref, tu me donne pas envie surtout avec les chefs d'oeuvre qui sortent en ce moment ! (Zelda BOTW, Nier, Horizon Zero, Mass Effect Andromeda, etc... !!)
Benben a dit (08 Mars 2017 à 11:48)
S'il est un jeu qui portait en lui de folles espérances et les promesses d'un renouveau de la franchise Final Fantasy, c'est bien ce 15é opus "canon" (on va délibérément omettre les Dirge of Cerberus, X-2, XIII-2, Tactics et autres After years) dont le développement a été source d'inquiétudes puis de soulagement, puis d'inquiétudes…
Que vaut donc ce titre tant attendu, ce Final Fantasy .jpg]« for fans and first timers » ?
On s’accordera pour délimiter un FF à certains critères clés : son scénario, son système de combat, sa musique, son rendu visuel, et enfin ses personnages principaux. Ce sont là les 5 piliers sur lesquels s’appuient la plupart des jeux, mais ceux de la saga FF plus particulièrement.
Commençons par le rendu visuel, qui est plutôt honorable. FFXV passe certes après les ravages causés par un certain The Witcher III, mais il n’a pas à rougir tant il propose des environnements bucoliques à souhait, des effets de lumière saisissants, et des effets de particules travaillés. Les animations sont fluides et la plupart du temps convaincantes même si on notera une certaine rigidité chez les PNJ. Et si le continent de Lucis est vaste, il n’en demeure pas moins vide et trop artificiel pour convaincre totalement : quelques voitures par-ci par-là, des troupeaux de temps en temps, et dans les zones urbaines, tout paraît figé. Alticia, la seule véritable ville, propose une revisite de Venise et amène un peu de vie mais là aussi, tout paraît trop artificiel.
Passons à la musique, qui constitue pour moi LE point positif du titre. Yoko Shimomura (Kingdom Hearts) signe ici une composition d’une rare beauté. Un sans faute auditif qui contribue énormément au poids dramatique que le scénario essaie d’insuffler, j’y reviendrai plus tard. Les thèmes d’ambiance sont variés (rock, country, hawaïan renaissance dans les villes, puis des sons plus cristallins et organiques pendant les donjons), les thèmes de combat (différents selon les zones, puis selon les types d’ennemis) sont grandioses et épiques, et enfin les thèmes liés aux événements du scénario font toujours mouche.
L’aventure est portée par quatre personnages principaux, Noctis, Ignis, Gladiolus et Prompto, chacun proposant des compétences uniques, et un background/caractère plus ou moins mis en avant. Ici, ne comptez pas peaufiner une line-up du tonnerre, il faudra se contenter de ces quatre là. Côté narration c’est plus que chaotique, et les répliques scriptées répétées à l’infini ne permettant pas de tomber tout de suite sous le charme de cette bande de potes, c’est le temps qui fera son office, et l’habitude s’installant, on s’étonnera quelque peu de ressentir un léger pincement émotionnel lors du générique de fin. Quelques PNJ plus travaillés que les autres viennent garnir une galerie de personnages secondaires parfois physiquement intelligents (coucou Cindy), parfois oubliables, parfois têtes à claques. Les antagonistes quant à eux sont… En fait j’en sais rien vu qu’ils sont survolés et complètement mis au placard. C’est dommage, car un personnage comme Ravus aurait mérité plus que de simples pop-up et trois cinématiques bâclées.
Abordons le système de combat et le gameplay par extension. Accrochez-vous, préparez les sacs à vomi. C’est parti. Le système de combat de FFXV, c’est ça. Un immense bordel dans lequel on peine à se retrouver. Comme c’est de mise depuis FFXIII, on ne contrôle qu’un seul personnage, Noctis, (sauf pour filer des potions aux trois autres manches qui sont incapables de s’occuper d’eux-mêmes), dont la tactique principale est de foncer dans le tas. En même temps, on a pas vraiment d’autres choix que de bourriner vu que Noctis est souvent caché par des buissons, ou par des murs (faire un petit zoom sur le personnage, c’est pour les faibles, hein Square-Enix).
Même la magie qui pourrait apporter un peu de finesse aux combats, est un élément de destruction massif. En effet, les sorts sont de zone, et blessent vos ennemis mais aussi vos amis, perdus quelque part au milieu de la mêlée. Déjà que pour faire de la magie, il faut récolter des éléments puis les synthétiser (phase chiante), si en plus chaque sort défonce la moitié des HP de l’équipe, quel intérêt ? Heureusement que tout est fait pour que le game-over n’arrive jamais (à tel point que les combats perdent tout intérêt d’ailleurs), donc on se fiche finalement allègrement de brûler les copains au 4é degrés, et on lance Firaga au jugé, ça fait beaucoup de dégâts et c’est ce qui compte.
Le game-over est donc aussi présent que le scénario du jeu car quand les HP tombent à zéro, on peut encore filer une potion ou bien tapoter l’épaule du blessé pendant de longues secondes avant d’être forcé de gaspiller une queue de phénix. Grosso-modo, hormis pendant les 3 premières heures de jeu, pendant lesquelles on a pas assez d’argent pour acheter des queues de phénix, et uniquement si on tente d’houspiller des ennemis niveau 50 et plus, on ne verra jamais l’écran de game-over.
De toute façon, il suffit de taper à l’aveugle sur O pour que les combats se passent. Allez, soyons honnêtes, il existe tout de même deux ou trois ennemis optionnels intéressants car leur pattern oblige à regarder ce que l’on fait. Ne parlons pas du boss de fin qui est une insulte pure et simple adressée à tous les joueurs.
Le gameplay de FFXV est une énorme blague de mauvais goût. Il accumule mille petits défauts qui un par un ne sont pas problématiques, mais mis bout à bout, illustrent bien le fait que l’on est face à un jeu non terminé. Il est par exemple possible de passer du jour à la nuit automatiquement lorsqu’on l’on sélectionne des chasses qui n’ont lieu que la nuit, mais à l’inverse, il est impossible de passer de la nuit au jour pour les quêtes qui nécessitent que le soleil soit levé (enfin si, on peut passer au jour en allant camper, mais si on a pas envie de dépenser nos XP tout de suite, on fait comment hein?). Les murs invisibles (surtout ceux au dessus des barrières qui mesurent 20cm de hauteur), le fait de ne pas pouvoir descendre de chocobo si ce dernier a le bout des pattes dans une flaque d’eau, le fait de ne pas pouvoir sélectionner directement sur la carte le lieu où l’on désire se rendre (il faut faire sa sélection depuis une liste), les multiples quêtes secondaires sans intérêt, les missions de chasse qui consistent à aller défoncer de paisibles animaux (75 % des chasses quand même), l’obligation de se taper tous les « tipsters » un à un pour savoir lequel va proposer une nouvelle chasse, les trajets obligatoires à bord de la voiture… C’est quand même la première fois que, pendant un jeu, forcé de ne rien faire d’autre qu’attendre, je lis mon journal ou je fais la cuisine. Les premières heures de jeu sont vraiment une purge à ce niveau là car les fast-travel ne se débloquent qu’au fur et à mesure.
Mettons tout de même au crédit d’FFXV quelques passages qui méritent le détour : les donjons sont les seules zones qui demandent un peu de challenge et d’investissement, et comme à l’accoutumée, acquérir certains objets requiert de longues heures de patience. Beaucoup de clins d’œil et de petites touches dénotent tout de même de la volonté des développeurs d’apporter un minimum de profondeur au titre : par exemple la Victory Fanfare de Prompto pendant son attaque « Recoil » certains dialogues, les invocations sont des éléments à ne pas négliger, et puis il y a d'innombrables easter-eggs.
Terminons ce calvaire en évoquant le scénario. Alors que le titre commence sous les meilleurs auspices avec une intro qui m’a laissé sur le popotin (je ne saurais expliquer pourquoi les secondes avant l’apparition du titre m’ont autant touché), c’est très vite la déconfiture. L’histoire se divise en 15 chapitres. Les 8 premiers ne servent à rien. Rien du tout. En plus d’être complètement incohérents. Les 7 restants s’enchaînent de manière inégale et, s’ils proposent quelques bonnes surprises et des passages plutôt épiques, ils sont eux aussi, très mal écrits.
[spoiler]
Le scénario tente de nous embarquer dans un imbroglio semi-politique, avec l’invasion d’Insomnia par l’Empire de Niflheim, et la destinée de Noctis. Tout est si mal raconté, qu’à aucun moment on ne s’intéresse réellement à ce qui va se produire, jamais on ne se sent acteur des événements relatés.
Le retour de Gladiolus (parti pour le 1er DLC du jeu...) par exemple est tellement maladroit, les éléments de scénario qui se produisent en background (l’évasion du commandant de la base qu’on attaque à un moment donné pour une raison trouble, le retournement de veste d’Aranea, l’exécution de Ravus, et MÊME les origines de Prompto PUTAIN, qui nous apprend en une phrase qu’il est une création Magitek mais tout le monde s’en fout…), l’Empereur Aldercapt qui disparaît et se transforme en démon (faut le deviner), le grand méchant dont on a rien à cirer, et Luna qui se fait poignarder, dont le corps disparaît, les 10 ans qui passent entre la fin du chapitre 13 et le chapitre 14Bref plein de choses balancées comme ça, sans explications.
Et pourtant, au milieu de tout ce marasme, émergent quelques points forts qui donnent une dimension dramatique au récit. Comme par exemple avec Ignis qui perd la vue, Gladiolus qui en veut à Noctis, ou Prompto qui disparaît le temps d’un chapitre. Le tout est certes traité rapidement, mais l’ambiance et la musique aident à installer une certaine tension, un intérêt pour le combat mené par les quatre frères d’armes. L’apparition d’Ifrit est une superbe illustration du lien entre les protagonistes.
Il est alors d’autant plus dommage que le reste du titre ne bénéficie pas d’un tel traitement.
[/spoiler]
En résumé, Final Fantasy XV est un jeu qui propose une durée de vie conséquente (pour ma part, 72h pour un premier jet, sans compter les nouvelles quêtes post-générique qui promettent d’apporter du challenge), mais à l’intérêt très limité, un gameplay digne d’une version beta, et un scénario affreusement mal amené. L’aventure n’en demeure pas moins vaste, et bénéficie d’une OST vraiment magique. C’est donc pour moi un gros échec, au vu du temps passé sur le projet.
PS : quoi qu'il arrive, faites FFXV avec les voix Jap' !
Fusion a dit (08 Mars 2017 à 00:42)
Pour un aperçu du jeu (sans spoilers) :https://www.youtube.com/watch?v=I9MC5WToA0I&