Le psychiatre américain, Douglas Kelley, doit déterminer si les prisonniers nazis sont aptes à être jugés pour les crimes de guerre qu'ils ont commis pendant la Seconde Guerre mondiale lors du procès de Nuremberg. (Source : themoviedb)
Rôle principal
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Rôle secondaire
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Rôle tertiaire
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Merci à LN31 qui a créé cette fiche
Nuremberg est un film essentiel, nécessaire, presque vital, tant il participe à ce devoir de mémoire sans lequel l’Histoire serait condamnée à se répéter. La montée en intensité tout le long du film est remarquable, qui ne cesse de gagner en tension au fil des débats, des témoignages et des révélations. Russell Crowe et Rami Malek livrent des performances tout simplement époustouflantes, d’une justesse et d’une gravité impressionnantes. On est happé pendant deux heures trente, avec cette sensation troublante que le temps s’est contracté, tant l’attention ne faiblit jamais.
Le film pose frontalement une question vertigineuse : le Mal absolu existe-t-il ? On serait presque tenté de répondre non, tellement Russell Crowe incarne bien son personnage, jusqu'à le rendre presque attachant. Le procès, présenté comme « le plus grand de l’Histoire », devient alors un espace de réflexion morale autant que judiciaire. Les images d’archives des camps sont insoutenables, glaçantes, et certaines scènes du tribunal frappent par leur réalisme brutal. On ne regarde pas le film : on le vit...
Au-delà de la reconstitution historique, Nuremberg est tellement utile pour nous rappeler avec force que le fascisme n’est jamais définitivement vaincu, que les forces de l’ombre n’attendent qu’une faille, qu’un bouc émissaire, qu’un climat de peur pour s’engouffrer et reprendre le pouvoir. A bon entendeur avec ce qu'il se passe aux Etats-Unis et en France, pour ne pas citer d'autres pays...
Une daube hollywoodienne navrante qui refait Jugement à Nuremberg (Stanley Kramer, 1961) pour le filmer comme un Marvel.