
Angleterre, 1580. Un professeur de latin fauché, fait la connaissance d’Agnes, jeune femme à l’esprit libre. Fascinés l’un par l’autre, ils entament une liaison fougueuse avant de se marier et d’avoir trois enfants. Tandis que Will tente sa chance comme dramaturge à Londres, Agnes assume seule les tâches domestiques. Lorsqu’un drame se produit, le couple, autrefois profondément uni, vacille. Mais c’est de leur épreuve commune que naîtra l’inspiration d’un chef d’œuvre universel. (Source : Allociné)
Adapté du livre Hamnet de Maggie O'Farrell
Merci à LN31 qui a créé cette fiche
C'est sirupeux, dégoulinant et absolument sans intérêt !
C'est pas un Faucon bordel c'est une buse de harris!
C'est marrant ce film, il a plusieurs saveurs...
Au départ, je m'étais dit que ce serait un genre de biopic, et en fait, pas tellement. Puis je me suis dit que ce serait plutôt un film sur la famille, tout ça.
Après un long début un peu flou, le film a commencé à gagner en épaisseur.
Finalement, à un moment, je n'ai rien vu venir, j'ai senti mon cœur se briser et se recoller dans la foulée. ^^'
Ce qui fait que je note haut, mais j'ai vraiment beaucoup accroché au dernier tiers.
Un film d’une sensibilité bouleversante, profond, méditatif et d’une beauté mélancolique rare, qui invite à accepter la perte autant qu’à célébrer la vie. Le tout est porté par une BO sublime signée Max Richter. D’abord discrète, presque en retrait, la musique gagne progressivement en ampleur, magnifiant chaque instant clé du récit.
Jessie Buckley livre ici une performance tout simplement sidérante. Elle irradie le film par sa présence, son intensité contenue, sa capacité à exprimer le deuil, l’amour et la douleur avec une grâce presque irréelle. Une interprétation d’une justesse rare, qui mériterait amplement les plus hautes distinctions. Paul Mescal n’est pas en reste et propose un jeu tout en retenue, profondément touchant. Quant à l’enfant incarnant Hamnet, il est littéralement hypnotisant : une présence magnétique, déjà impressionnante de maturité. Ça donne clairement envie de le revoir très vite.
J'ai eu grave du mal a rentrer dans un scenario qui manque de contextualisation et de caractérisation, mais qui fini en fait par etre juste decousu. C'est dommage car Hamnet est incroyablement bien joué, jusqu'à un final touchant (malgré l'impression globale de "t'as vu, la pièce parle des événements du film en fait")
Broken people with broken heart.
Globalement j’ai bien aimé, je trouve que c’est un film maîtrisé, et touchant de la bonne façon. Et en même temps, une part de moi est déçue. Je pensais pleurer devant, et ça n’a pas été le cas (peut-être que si le projecteur de ciné n’avait pas planté tout seul au milieu de la séance, j’aurais été plus dans l’intensité des scènes, je ne sais pas).
Quoi qu’il en soit, ça n’enlève rien à la beauté de ce film qui traite merveilleusement bien [spoiler] du deuil, du sentiment de perte [/spoiler]. C’est vraiment un drame familial mené avec brio et sensibilité.
Il y a, il me semble, et c’est mon interprétation, une mise en abyme autour du théâtre, ce qui est d’autant plus malin que l’on suit ici la vie familiale de Shakespare (qui lui-même s’efface du récit au profit de sa femme et de ses enfants ; en l’occurrence les grands exploits de sa carrière se déroulent hors-champ).
Dans la mise en scène, Agnès est habillée en rouge, Will en bleu, comme dans la pièce Roméo & Juliette (en l’occurrence, ils sont ici les deux « héros » de la pire tragédie [spoiler] que des parents puissent vivre [/spoiler]) ; au niveau des décors, sans parler de huis-clos, on reste toujours plus ou moins soit dans la forêt, soit dans le cottage. Les personnages sont quant à eux plutôt caricaturaux ; le plus flagrant c’est Agnès qui nous est dépeinte comme une femme marginale, un peu sorcière. Mais c’est pareil pour Will ou les enfants, ils sont écrits comme des personnages je trouve.
Dans la façon de filmer, c’est pareil, on reste très souvent de face...
Tout ceci imite d’une certaine manière les codes du théâtre.
Et c’est ça le truc un peu génial : la tragédie d’une vie devient tragédie de théâtre. D’où la fameuse phrase en début de film « Hamnet et Hamlet sont interchangeables. »
Et concrètement, dans la gestion des symboles du film, tout tend à démontrer la tournure tragique des évènements.
Le but n’est pas de maintenir un suspens sur le déroulé de l’intrigue ; au contraire, le but d’une tragédie au théâtre, c’est la catharsis : l’exutoire des passions.
On vient voir les gens saigner sur scène pour se délester de ses propres maux. La dernière scène est en ce sens le clou du spectacle et tend à catalyser tout ce que je viens d’écrire.
C’est un film tragique dans tous les sens du terme.
Bref, pas un coup de cœur, mais un excellent film.