Franz26 a dit (17 Mai 2022 à 23:10)
A peine un an après la refonte du second opus, Capcom persévère et Resident Evil 3 fait à son tour peau neuve sur Playstation 4. Devant les similitudes entre les deux volets je ne m’éterniserai pas, et vous renvoie sans gêne à ma review de Resident Evil 2 remake réalisée l’année dernière :
https://www.seriebox.com/jeux-video/resident-evil-2-2019__ps4.html
Mais une nouvelle virée en enfer dans les rues de Raccoon City hantées par un Némésis au sommet de sa forme, ça ne se refuse pas !
Sans surprise, cet opus s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur et les premiers pas en compagnie de la belle Jill Valentine ne déboussoleront pas les habitués. En particulier si vous avez déjà replongé dans les affres de Raccoon City avec le remake de Resident Evil 2, puisque le célèbre commissariat de la ville se veut ici partiellement réutilisé. Un air de déjà-vu au rabais récurrent, car le level design de ce troisième volet n’égal pas celui de ses ainés et ne renouvèle guère son terrain de jeu. Si l’exploration se veut toujours aussi plaisante et efficace, aucun lieu ne rivalise avec la sublime architecture du manoir Spencer ou le génie des dédales du commissariat. Sans parler de la fidélité au matériau brut, remise en question avec tout un pan de jeu, le Beffroi, absent ! Conséquence immédiate : une durée de vie aussi faiblarde qu’à l’époque, en deçà de la dizaine d’heures pour la trame principale. Et ce n'est pas la présence anecdotique de Resident Evil : Resistance qui relèvera le niveau. Passons sur le scénario de série Z sans grand intérêt, nanar assumé qui tient la route, notamment grâce à une mise en scène bien fichue mais dont la prévisibilité prête à sourire.
Encore une fois Capcom s’efforce de moderniser la recette sans dénaturer l’esprit de la saga, en adaptant les mécaniques d’antan aux normes actuelles. Si les premiers épisodes misaient sur le sentiment d’insécurité avec des protagonistes sous-équipés privilégiant lâchement la fuite, cette fois l’accent est clairement mis sur l’action pure ! Les munitions en abondance permettent ainsi de défoncer sereinement toutes les horreurs en présence, même si la gestion de votre inventaire nécessite toujours un peu de bon sens. Mais la véritable S.T.A.R de cet opus reste le fameux Némésis qui, à l’instar du Tyran ou de Mister X, n’aura de cesse de vous poursuivre durant toute l’aventure. L’indestructible entité horrifique a bénéficié d’un sacré lifting et se révèle plus belliqueuse que jamais !
D’un point de vue technique rien de nouveau à signaler, le moteur de Resident Evil 2 (PS4) fait des merveilles et retranscrit parfaitement l’apocalypse de Raccoon City. Pour autant, de part une action omniprésente et une inspiration moindre en terme d’environnements, l’atmosphère ne prends pas aux tripes comme à l’accoutumé. Et si l’ambiance sonore joue très bien son rôle, on regrettera un fond davantage axé sur la tension et les « jump scares », peinant à encrer un réel sentiment d’angoisse dans le cœur du joueur.
Difficile de passer après le travail titanesque réalisé sur le second opus, et Resident Evil 3 souffre de la comparaison avec son prédécesseur, plus complet à tous les niveaux. D’autant que les développeurs, en manque d’inspiration et osant quelques partis pris contestables, semblent avoir vite expédié l’affaire ! Mais trêve de négativité : portée par une réalisation généreuse et un gameplay respectueux des mécaniques historiques, désormais digestes, l’expérience globale vaut largement le détour. Capcom nous livre ainsi un remake discutable mais un excellent survival-horror. On s’en contentera.
z0rr0 a dit (17 Mai 2022 à 19:11)
Tu meurs , tu meurs , tu meurs et tu meurs encore et
quand tu termines ce jeu t'es vraiment content ^^
Bref , jeu mythique
10 heures pour terminer sur le papier ..... j'ai arrete de compter , en realite des dizaines d'heures
Esperluette a dit (16 Mai 2022 à 10:29)
Un bijou de poésie, simplicité et d'amour. Une histoire douce, un gameplay agréable et pas demandeur, une carte assez grande pour pouvoir se perdre dans le jeu, c'est grâce à tout ça que ce jeu a une place toute particulière dans mon cœur. J'y joue dès que je me sens un peu mal, pour avoir une dose de beauté.
Et l'histoire, on crée un vrai lien avec les personnages au fil de l'aventure, j'ai pleuré pour chacun d'entre eux.
Jouez y vite vous ne le regretterez pas
Siltar a dit (14 Mai 2022 à 20:41)
Sérieux, c'est possible de finir ce jeu sans tricher, même au niveau de difficulté normal ? Quel enfer...
Mijak a dit (13 Mai 2022 à 16:39)
17H30 à 94% (tous les binious, sauf ceux qui sont pas marqués sur la carte). Assez court finalement, mais vu le rythme, ça se comprend. Mais je le pensais plus long cependant.
Un jeu bien vénère donc, qui ne vous laisse pas ou peu souffler (j'ai bien passé une dizaines d'heures avant de faire des voyages rapides pour récolter des trucs manquants, tant le jeu me laissait pas tranquille). Le scénar est haletant, l'action, la mise en scène, tout est urgent et empressé, tout s'enchaîne très vite et sans pause, avec dialogues et cutscenes pour souffler.
Mais ça en jette, ça oui. C'est de l'aventure, donc, et de l'action. On se retrouve avec une Lara jeune et inexpérimentée dans le domaine guerrier (mais ça va pas tarder, vu comme les améliorations d'armes changent l'arsenal). On a quelque chose de très scénarisé, très linéaire aussi et qui mêle le fantastique à l'aventure et le mystère.
Les persos donnent un ton plutôt série B au tout (j'avais vu le film avant, maintenant je comprends pourquoi il était très moyen), mais ça va, tout l'intérêt ne repose pas dessus.
Niveau gameplay ensuite.
Alors, perso mon expérience de TR s'était arrêtée au 3. J'ai joué au premier, au 2 (surtout) et au 3 (un peu). Du coup je suis familier du découpage "camion" des mouvements et les map à la Minecraft, plein de carrés pour que tout ça fonctionne.
Ici, c'est pas pareil. On escalade là où c'est prévu, il y a des marques (mais dans un environnement aussi détaillé, c'est nécessaire), Lara s'accroche où il faut quand il faut, mais elle ne dispose pas du panel de pirouettes qui avait nécessité les séances d'entraînement à la demeure de Lara, dans les premiers. J'ai cru comprendre qu'Uncharted était dans le genre, mais n'ayant pas la console idoine j'en suis privé. Le côté positif de ça, c'est que l'animation est bien foutue, ça change de la rigidité d'une Lara soumise à nos inputs.
Côté flingues, on est dans un TPS plutôt classique ; couvertures, zoom, corps à corps et headshots. Le fil du jeu et les ennemis nourrissent l'xp (sert aux compétences) et les collectibles servent à améliorer les armes.
A la fin, vous aurez de tout en trop. Je termine avec deux points non utilisés et plus de 1000 bouts de ferrailles (en ayant bien sûr tout à 100%). Le fait de refaire des maps plus tard, vu que les ennemis parfois repop, ça fait s'accumuler...
Sans trop insister sur la comparaison ; les premiers TR avaient ce flow agréable de Lara qui court, saute, sur les côtés, en arrière, s'accroche, etc. Là, le flow est un peu moins présent, du fait que beaucoup plus de choses sont scriptées ; les mouvements, quand Lara se met à marcher, à s'accroupir quand il y a des ennemis, quand elle se glisse entre deux parois... tout ça elle le fait toute seule, sans input.
Les énigmes sont équilibrées, j'ai trouvé, aucune ne vous retiendra longtemps, mais il faut le déclic. Pour le coup, c'est un plaisir de ne pas avoir à se taper des conneries comme pour les premiers. Mais j'aurais bien fait 5 ou 10 tombeaux de plus malgré tout.
Je testerai la suite, bien que j'ai lu qu'il est moins bien. Rha...
Franz26 a dit (08 Mai 2022 à 08:49)
Développé par PlatinumGames, à qui l’on doit entre autres les fameux Bayonetta, Astral Chain se présente comme un jeu d’action nerveux et déjanté typiquement Japonais. Exclusivité Switch accompagnant les premiers pas de la console, voyons voir ce que le dernier né du studio nous réserve.
Astral Chain nous place dans la peau d’une jeune recrue des forces d’élites locales, dont la mission principale consiste à maintenir l’ordre et à lutter contre des entités dimensionnelles monstrueuses menaçant sérieusement l’humanité. Les hommes se sont retranchés dans une immense arche concentrant les derniers vestiges de civilisation, et espèrent ainsi échapper à la corruption et à l’extinction. A cet effet, les chercheurs ont mis au point un procédé peu banal : apprivoiser (ou plutôt enchainer) les chimères, baptisées Légions, et les retourner contre leurs congénères. Notre héros se découvre alors une affinité particulière avec la créature, et va multiplier les missions de sauvetage tout en enquêtant sur les dessous de cette situation critique. Malgré un casting plutôt convenu l’intrigue bénéficie d’un background travaillé et d’un univers futuriste crédible. L’ambiance apocalyptique, la tension permanente, les révélations scénaristiques et bien évidemment la bande son lient le tout avec brio, et assurent une excellente immersion. Les musiques se révèlent d'ailleurs très réussies : plutôt orientées "Electro", elles savent aussi sublimer le drame ou soutenir certaines scènes à coups de grands chœurs épiques lorsque la situation s'y prête.
Loin d’être une vitrine technologique, Astral Chain ne brille pas par sa réalisation datée et n’a guère l’occasion de se mettre en valeur. Environnements urbains grisâtres et zones dimensionnelles aussi épurées que psychédéliques représentent en effet l’essentiel du terrain de jeu. Le titre se rattrape via une animation exemplaire, un déluge d’effets visuels et une direction artistique réussie, mais n’émoustillera pas vos mirettes. Aux bons souvenirs de la génération PS360…
Dans les grandes lignes, le gameplay repose sur la complicité formée par le joueur et sa Légion enchainée au bras. En résulte une coexistence complexe qui va nécessiter un minimum dextérité. Car si votre Légion se comporte de façon autonome, c’est à vous de lui donner les consignes adéquates, d’exploiter ses coups spéciaux, de surveiller sa jauge de vie et de synchroniser vos attaques afin d’en maximiser l’efficacité. Vous devrez ainsi apprendre à jongler en temps réel entre cinq entités distinctes, tout en maîtrisant le polymorphisme de votre matraque X. Cette dernière peut, au choix, prendre la forme d’une arme de jet, d’une lame polyvalente ou encore d’une épée lourde mais peu maniable. S’ajoute un système d’esquive pour parachever un gameplay dynamique et jouissif, occasionnant des joutes aussi stylées que techniques. Un constat élogieux bonifié par un bestiaire de qualité et une multitude de boss bien vénères !
Mais définir Astral Chain comme un simple Beat’em all aux combats frénétiques ne serait pas lui faire honneur, car le titre de PlatinumGames comporte un aspect plus posé, centré sur la gestion et l’exploration. Commençons par présenter le QG de Neuron, détour indispensable entre deux missions. Outre dialoguer avec vos coéquipiers, en apprendre davantage sur le lore et déverrouiller quelques missions annexes, votre base opérationnelle se révèle surtout utile pour upgrader la matraque X et bichonner les légions, chacune dotée d'un arbre de compétences.
Conformément à ses fonctions, notre justicier ne fait pas que péter des dents et élargi son quotidien en s’improvisant détective de terrain. Il conviendra alors de dialoguer avec un maximum de PNJs afin de récolter des informations utiles pour le déroulement de l’intrigue et les regrouper judicieusement. Sans oublier de résoudre par la même occasion un maximum de quêtes secondaires, car votre degré d’implication sera pris en compte dans le scoring final de mission qui définit l’expérience, l’argent et les bonus alloués. Astral Chain, bien que très linéaire, insiste aussi sur l’exploration en récompensant le joueur avec une myriade de petits secrets (souvent révélés grâce à la compétence d’une Légion), et nous pousse à purger les amas de matière rouge, source de corruption. Enfin, on notera la présence d'énigmes passagères, ainsi que des phases de plates-formes et d’infiltration : un cocktail sympathique mais brouillon, insuffisant pour éviter une certaine forme de répétitivité.
Exploitant intelligemment des idées de game design audacieuses, Astral Chain sent pourtant bon le Beat’em all d’antan et renvoie à des titres mythiques tels que Devil May Cry ou Bayonetta, le côté Mecha en plus. Bourré d’imperfections mais généreux en terme de contenu, le soft de PlatinumGames n’a pas à rougir de sa proposition ludique. A n’en pas douter un excellent jeu, qui devrait combler les amateurs du genre et attirer les curieux.
Mijak a dit (04 Mai 2022 à 19:39)
Un jeu bien sympa, aventure narrative effectivement, avec des choix qui vont déterminer la suite des évènements.
Mais un peu particulier cependant, car ici on joue successivement plusieurs personnages, jusqu'aux élections.
Car oui il est question d'élections. Plus précisément, pays qu'on devine en crise, un grand mur bloquant le passage de la frontière (wink wink), deux candidats qui s'affrontent, et les ados qui fuguent et partent seuls pour quitter le pays. Dans ce bordel, on a aussi un groupe "terroriste" qui est désigné par le pouvoir comme ennemi public, et qui représente pour d'autres la voix de la contestation et le vrai contre-pouvoir. On a donc un dilemme moral, des messages sur l'engagement, la responsabilité (beaucoup de choix vont pouvoir influer sur l'opinion public), mais le jeu se garde d'émettre des opinions politiques ; on ne sait pas ce que les candidats représentent ni ce que le groupe visiblement anarchiste a en tête.
Le but est de faire passer la frontière à l'ado qu'on contrôle, et certaines tentatives vont réussir, d'autres... pas. Au fil de l'aventure et des rencontres, on développe les arcs narratifs des pnj secondaires (Alex, Sonya, Zoé, Fanny...), et on acquiert des compétences, conservées à travers les rerolls, qui vont nous permettre de faire de nouvelles choses, de nouveaux choix, etc.
Chaque parcours est unique, dans le sens où les étapes/lieux sont mélangés à chaque fois, les pnj croisés à des moments différents, pas tous tout le temps, et les évènements toujours uniques. Du coup c'est très sympa, faire voyager notre perso n'est jamais une routine pénible et ennuyante.
L'aspect naïf et superficiel me fait penser à certains égards à Life is Strange, dans le visuel graphique, mais aussi dans le côté "alternatif mais sans choquer personne". C'est de la révolution très romancée et poétique, d'ailleurs le jeu parle de "road trip" pour désigner la fuite d'un régime autoritaire (mais on ne sait pas, puisque le jeu n'en parle pas, cependant oui, bon, les flics sont des c*nnards, et les médias sont à la botte de l'état, donc on est pas mal, classic shit quoi)
Mais bon, là on n'a pas de protagoniste à proprement parler : le PJ ne parle pas, on joue à la première personne, on ne le voit pas. Et les PNJ sont parfois loufoques ; il y a un gros côté humoristique, surtout incarné par Sonya et les deux débiles cagoulés.
S'ajoute à ça des musiques assez variées, selon les situations, de l'électro synthwave à la folk en passant par du rock parfois.
Voilà, il est cool donc, original et prenant, surprenant toujours, mais il va pas bien loin dans son propos hélas, se contentant du poncif : "on vit vraiment dans une société".
BaiXi a dit (02 Mai 2022 à 21:28)
Franchement la majorité des affaires étaient inutiles et trop prévisibles Je suis un peu déçue
Mais la fin était... WAW. Révélations sur révélations.
Mijak a dit (30 Avril 2022 à 20:07)
Pareil qu'Aurelia, j'aime beaucoup l'ambiance (bon, ça ne casse pas non plus des briques mais la musique, l'ambiance, la VF, sont sympas, on est vraiment dans la BD), mais omg les bugs. Par exemple, au début j'avais un endroit d'intérêt qui, si le l'affichais, bloquait toute commande sauf le menu principal, et m’obligeait donc à recharger.
Ah oui et le panthéon de sport j'ai renoncé, là carrément une fois sur deux ça me bloque tout le jeu et je dois alt+F4.
Je plussoie pour les dialogues, mieux vaut activer les sous-titres, car ils sont parfois totalement buggés et coupés.
Sinon le côté enquête, avec la déduction, le côté point & click, les QTE... rien de super original, ni de bien compliqué, mais ça fait le taf. Le jeu enchaîne beaucoup les scènes, la narration est abondante, on est plus dans l'histoire racontée que dans le point & click, d'ailleurs la voix off de Blacksad en récit rétrospectif va dans ce sens.
Le scénar est du polar assez classique, mais assez tortueux pour ne pas tout faire deviner à la première minute, en tout cas moi j'ai été un peu surpris, même si, comme j'ai dis, la thématique est loin d'être originale. Après, Blacksad ne l'est pas toujours non plus, mais certaines des BDs ont raconté des choses plus palpitantes.
Mijak a dit (30 Avril 2022 à 12:52)
Très drôle à jouer à plusieurs, mais peut être très décourageant aussi parfois.