La jeune Kuniko est pensionnaire d’une maison de réhabilitation pour anciennes prostituées. Malgré la bienveillance de la directrice, la vie n’est pas facile, et comme toutes ses camarades, elle espère s’en sortir. On lui propose une place dans une épicerie, mais le mari de la patronne et les hommes du quartier sont trop concupiscents. Kuniko doit s’enfuir, et part travailler dans une manufacture. Devant la méchanceté des autres employées, elle quitte son emploi, pour intégrer une pépinière. La vie semble devenir plus douce, mais le passé de la jeune femme la rattrape.
(Source : AlloCiné)
Non renseigné
Vraie claque aller-retour La nuit des femmes.
Loin de la pudibonderie trop académique de La Princesse Errante, Kinuyo Tanaka nous propose ici une œuvre tout à fait remarquable sur la condition des prostituées dans les années 60, dans un Japon encore très conservateur et moralisateur. Ce film ouvre des pistes de réflexion assez intéressantes sur l'hypocrisie sociétale vis à vis de la prostitution : d'un côté, on prétend que c'est mal de vendre son corps (sans que personne ne puisse dire vraiment en quoi c'est mal), et de l'autre côté, celles qui souhaitent échapper à cet univers sont jugées comme des femmes de petite vertu et ont du mal à se réinsérer dans la société.
C'est presque pire que pour les criminels. Ce qui est assez injuste, patriarcal, et paternaliste.
Sincèrement, je trouve ce film très intelligent, poignant, et audacieux par les thèmes - encore très modernes et actuels - qu'il propose.
Je comprends mieux pourquoi on salue le génie de la dame, qui était complètement avant-gardiste pour son époque. Elle était l'une des rares réalisatrices femme de son époque, et elle parlait de choses de femmes sans chercher à rentrer dans un standard de films en particulier. Elle raconte juste les thèmes qu'elle veut aborder, et c'est toujours pertinent.
En l'occurrence, La nuit des femmes est un film qui ose aborder ses sujets frontalement, et c'est d'autant plus remarquable que ce film date de 1961 dans une société très conservatrice. C'est presque un ovni temporel, raison pour laquelle j'ai été assez scotchée durant tout mon visionnage.